Alors comme ça, tu m'aimes ...
Disclamer : les personnages d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling. Seuls quelques uns sont à moi. Ainsi que l'histoire que je raconte.
Petit mot de l'auteur : Pour moi les épreuves anticipées du bac sont enfin finies, je peux donc me mettre de ce pas à l'écriture d'un nouveau chapitre après la position délicate dans laquelle j'avais laissé James et Lily. Je vous préviens tout de suite que ça ne m'intéresse pas tellement de raconter la vie de ce couple une fois formée et de vous noyer sous la guimauve en vous contant leur bonheur, sachez donc que cette fanfic prendra fin à peu près avec la formation définitive du couple. Ce qui ne tardera peut-être pas tant que ça. Allez, assez de blabla et de prédictions à la Trelawney, place à la suite.
XXXXXXXXXXXXXXX
Vu les circonstances
Lily arrêta la musique d'un mouvement de tête et se retrouva dans le silence, serrée à James Potter.
- On s'arrête déjà, Lily sylphide ? demanda le garçon avec un immense sourire, sa partenaire toujours entre ses bras. Je suis trop mauvais élève ?
- Narquois, hein ? Figure-toi, Potter, qu'on s'arrête parce que tu as égaré tes mains loin de la position académique.
- Vraiment ? Oh, non, elles se sont encore perdues. Tu les as retrouvées ?
James avait ris un regard innocent, angélique, même. Mais Lily n'était pas dupe et elle lui offrit son plus beau sourire carnassier pour lui répondre. De manière surprenant, il fallait bien le remarquer.
- Quels sont tes autres prénoms ?
- Enfin, Lily idolâtrée, que ferais-tu de mes seconds prénoms alors que tu n'utilises même pas le premier ?
- Sache, jeune Potter, que j'aime utiliser le patronyme complet de ceux que je me prépare à réprimander violemment...
La voix de Lily s'était faite menaçante et ses jolies canines blanches brillaient d'un éclat effrayant.
- James Pulcher Venustus Potter.
- Tu te fiches de moi, Potter ? Tes parents n'ont pas pu te donner ces noms de baptême ou alors la prétention les étouffe autant que toi !
- Qu'est-ce qui te fait dire ça, Lily intelligente ?
- Fiche-toi de moi en plus. Tu sais très bien que les "seconds prénoms" que tu m'as sortis veulent dire en latin "beau" et "élégant".
- Toujours à la hauteur de mes espérances, savante Lily. Effectivement, ce ne sont pas mes noms de baptêmes, mais ceux que la nature m'a donnés pour réparer la triste erreur de mes parents. Ils m'avaient affublé des noms Maxence et Auguste.
- Très bien, James Maxence Auguste Potter ! Figure-toi que j'ai une bonne nouvelle pour toi !
- Ah oui, releva James intéressé, qui sourit tout en gardant un œil sur la mâchoire menaçante de sa partenaire.
- J'ai retrouvé tes mains. Et si elles ne prennent pas la fuite immédiatement pour s'éloigner du bas de mes reins où elles sont tombées, je doute que tu puisses encore faire quelque chose pour eux.
James resta figé une seconde à peine, remonta ses mains dans le dos de sa cavalière et éclata d'un rire sonore.
- Les coquines ont encore quelques problèmes d'équilibre, je suis tout à fait désolé, harmonieuse Lily.
- Harmonieuse ?
- Les vilaines, je leur avais bien dit de ne pas aller voir et de ne rien me dire, mais elles m'ont tout de suite raconté leur aventure dans tes formes.
Cette fois-ci, devant la première allusion à peine voilée à son corps que lui faisait James depuis son aveu, Lily rougit lamentablement. Et abandonna la partie pour la journée. Si elle voulait laisser James mariner encore un peu, elle devait se contrôler. Et dans cette position, il fallait avouer que c'était légèrement au-dessus de ses forces.
- On recommence une leçon demain, mais tu as pratiquement déjà saisi toutes les subtilités de la valse.
James se reprocha mentalement d'avoir si vite "appris". Laisser tomber ces moments d'intimité la chagrinait, car autrement comment Lily accepterait de le voir en tête-à-tête alors qu'elle prenait sur elle pour ne pas l'étriper? Mais on est un Maraudeur ou on ne l'est pas et une idée germa dans la tête du garçon. Il se fabriqua immédiatement sa plus belle moue de cocker abandonné et regarda Lily droit dans les yeux, ses mais à présent sur ses hanches.
- Tu sais, Lily, je sais que je t'ai associée de manière barbare à ma vie, mais tu m'accorderais quand même une faveur pour le mariage ?
Qu'est-ce qu'il allait encore bien pouvoir proposer ? Enfin, après tout, elle n'était pas contre. Et il était si adorable à dévoiler son brin de romantisme.
- Un rock après la valse, ça te dérangerait ou c'est envisageable ?
- Je ne sais pas danser le rock.
- Ce n'est pas une excuse. Je ne savais pas non plus danser la valse avant ce cours.
Menteur, pensa très fort Lily. Menteuse aussi, lui souffla sa conscience. Evidemment qu'elle savait danser le rock. On ne côtoyait pas Emily pendant sept ans sans danser le rock.
- Dans ce cas, je suppose que ce serait mesquin de refuser. Et je connais quelqu'un à qui ça fera très plaisir... Ca ne te gênes pas que MacGo vienne à la cérémonie, au fait ? demanda Lily avec un sourire qui révélait ses arrières pensées.
- Tant que tu la mets sur la liste de tes invités et que Sirius ne peut pas se fiche de moi, tout ce que tu veux, Lily de ma réalité.
- Tiens, avant, j'étais "Lily de tes rêves", releva la jeune fille, un peu cynique.
Ce fut au tour de James de rougir. La gaffe ! Quand réussirait-il enfin à lui faire oublier ce serment Inviolable à la noix ? En prenant son temps, peut-être, lui souffla une petite voix dans sa tête. Ce devait être ça...
- On se retrouve ici demain après-midi, donc ? demanda-t-il pour reprendre le dialogue.
- J'ai des choses à faire demain alors je préfèrerais qu'on se retrouve au moment de la ronde des Préfets.
- Mais tu es préfète, Lily chérie.
- Et alors ? demanda la rousse en arquant un sourcil.
- Je disais ça pour faire la conversation, s'excusa James.
- Puisqu'on est d'accord, je retourne dans la Salle commune. Tu viens ?
Quelle question ! Evidemment puisqu'elle y allait.
- Je te suis, tu ne crois pas que je vais rater une occasion d'être dans la même pièce que toi, quand même ?
- Personnellement, je me demande s'ils se sont entretués ou non, dit Lily sans relever la remarque précédente.
Oooooooooooooooooooo
- C'est pas vrai ! Ne me dis pas que tu es sortie avec Violette aussi ? S'insurgea Sirius.
- Et pourquoi pas ?
- Cette fille s'est faite toutes mes ex ! cria le brun en désignant Emily qui se retenait de rire.
- Pas ma faute si tu les as tellement dégoûtées qu'elles ont décidé de changer radicalement de bord.
- Dis plutôt que ma prestation les a tellement impressionnées qu'elles n'ont même pas pris la peine de chercher en vain mieux du côté masculin et qu'elles ont voulu trouver mon hypothétique homologue féminin.
- Hypothétique ? Non mais tu m'as regardée, Sirius, est-ce que j'ai l'air d'être hypothétique ? s'esclaffa Emily. Black m'a traitée d'hypothétique... Tu ne t'es pas regardé, renvoya-t-elle à son interlocuteur, toujours pliée en deux. Tu es à mourir de rire quand tu es indigné aussi véritablement que je le suis.
- Tu sous-entends que je ne suis pas vraiment indigné ? demanda Sirius en montant soi-disant sur ses grands chevaux. Espèce de coureuse de jupons en jupons va !
Face à l'éclat de rire encore plus fort d'Emily, il reprit son sérieux.
- Il faut absolument qu'on discute plus souvent d'ailleurs, Emily, tu as des tuyaux qui pourraient m'intéresser.
Ce ne fut qu'à ce moment là que les deux énergumènes sur le canapé remarquèrent la présence de James et Lily... que Sirius se fit un plaisir de prendre à parti.
- Non mais franchement, qu'est-ce que cette fille a de plus que moi ? J'embrasse comme un dieu !
- Justement Sirius, répondit Lily en s'asseyant à côté de son amie, Emily, elle, t'embrasse mieux que ça, elle t'embrasse comme si tu étais absolument unique.
Cette remarque plongea Sirius dans une profonde réflexion pendant que les deux filles discutaient de tout et de rien. Soudain, le jeune Maraudeur bondit de son siège.
- Lily ! Mais ça veut dire que tu as embrassé Emily !
- Oui... Et alors ? demanda l'intéressée en levant un sourcil.
- Alors tu vas te dépêcher de m'embrasser et de nous départager, je te prie.
C'est ce moment opportun que choisit James pour intervenir.
- Franchement, Sirius, tu épargnerais un mauvais moment à Lily si tu embrassais directement Emily.
- Hey ! Mais c'est un mec, se récria Emily.
- Et tu ne veux pas faire un tout petit effort pour me permettre de maîtriser ta technique exceptionnelle ? s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît, supplia Sirius à genoux.
- Bon, mais juste une fois et c'est bien parce que c'est toi... accepta Emily en regardant suspicieusement le brun à ses pieds. Et le fait que je t'embrasse comme si tu me plaisais ne signifie absolument rien, retiens-le. Tu n'es pas assez féminine à mon goût, prévint la jeune fille.
- Juré !
Et devant les regards ébahis de la Salle Commune, toutes les années confondues virent le seul et unique baiser jamais enregistré jusqu'alors entre une Why et un Maraudeur, qui plus est une jolie homosexuelle et un fameux Dom Juan. Hélas, ce moment, qui resterait à jamais gravé dans les mémoires comme un exemple flagrant de miracle, se déroula malencontreusement sous les yeux de la jeune MacGonagall, venue faire une annonce aux membres de la maison dont elle était responsable. La belle professeur, sous le choc de voir sa protégée embrasser à pleine bouche un homme, se figea et sortit précipitamment... ce qu'Emily ne vit pas, trop occupée qu'elle était à enseigner son art à celui qui serait le seul connaisseur masculin de ses baisers.
- Ouah ! Ton amie est mirifique, Lily... Pourquoi nous avoir si longtemps caché ses innombrables talents ?
- Alors que tu m'as révélé dès le début la vraie nature de James, je sais, c'est cruel, acquiesa Lily mélodramatique.
Vraie nature. Que voulait-elle dire par là ? Ce qu'elle montrait qu'elle pensait de lui ou le reste ? Aux autres d'éclaircir l'ambiguïté.
- Où est Mary, au fait ? demanda Lily.
- A son fameux rendez-vous ! J'espère qu'elle va tout nous raconter sans qu'on ait besoin de lui tirer les vers du nez, remarqua Emily
- Tu bluffes ! Je sais que tu adores lui tirer les vers du nez. Et Remus, où est-il ?
- A la bibliothèque, comme d'habitude, répondit Sirius avant de se lever pour commencer à chanter à tue-tête la chanson homonyme. (celle de Claude François, mais si, souvenez-vous !)
- En voilà un qu'il faut qu'on emmène au Mixed Nuts, souffla Emily à sa voisine. Et puis on pourra faire plus ample connaissance là-bas. Pour ton bien, ajouta-t-elle.
- Et le tien, sourit Lily. Enfin, tant mieux que tu apprécies Sirius, il est vendu en lot avec James autant que toi et Mary avec moi. Et vu les circonstances...
- Désolée de me réjouir quand tu as de quoi te plaindre, tenta Emily, peu habituée à ce ton chez son amie.
En fait, ce qui dérangeait un peu Emily, c'est que Lily avait pris sa voix des jours spéciaux, celle qu'elle prenait peu avant chacune de ses aventures amoureuses. "Vu les circonstances", se répéta mentalement Emily. Et si...
- Ah ! Voilà Mary ! interrompit Lily.
- Et Peter ! rajouta James. Où étais-tu ?
- Euh... dans les cuisines, marmonna Peter en rougissant, s'effaçant pour laisser place à Mary qui rayonnait de joie.
La jeune fille se laissa tomber au milieu de ses deux amis et poussa un grand soupir-sourire.
- Vous m'attendez depuis longtemps ? demanda-t-elle ?
- Sirius et moi nous sommes rencontrés ici il y a dix minutes, James et Lily nous ont rejoint un peu après et te voilà arrivée en même temps que Peter. Nous sommes donc tout ouïe pour que tu nous racontes comment ça s'est passé, déclama Emily d'un trait, plus qu'impatiente d'obtenir tous les détails de ce rendez-vous tant annoncé.
- Et bien en fait, après avoir attendu en sautant comme une puce l'heure du rendez-vous, Sirius m'a dit que pour le bien de tous, je devrais y aller. Il m'a même accompagnée un peu pour être sûr que je m'éloignais définitivement d'eux... Ensuite, je suis allée dans le couloir dont celui qui a répondu à l'annonce m'avait parlé et j'y ai découvert une porte que je n'avais jamais vue avant.
- Ce doit être la Salle sur Demande, intervint James. On n'est pas nombreux à la connaître, c'est drôle.
- Chut ! l'interrompirent à l'unisson Emily et Sirius.
- On voudrait écouter, renchérit Lily.
Mary poursuivit donc son récit. Elle était entrée dans cette salle mystérieuse, petite, meublée de canapés douillets. Pensant qu'elle était en avance, elle avait posé son sac et s'était installée confortablement. C'est alors qu'elle avait entendu quelqu'un murmurer un sort. Instantanément, elle s'était retrouvée sans vue. Après avoir paniqué quelques instants, elle sentit quelqu'un à côté d'elle, quelqu'un qui lui expliqua d'une belle voix grave ce qui se passait.
- Hello Mary. Tu n'as pas à avoir peur pour tes yeux, je lèverai le sort tout à l'heure. C'est juste que je ne tiens vraiment pas à ce que tu vois mon visage, tu te souviens.
Mary avait hoché la tête, rassurée. Et elle avait entamé la conversation.
- Tu n'as pas peur que je te reconnaisse à la voix ? demanda-t-elle à la présence qu'elle sentait en face d'elle.
- Certains sortilèges font bien les choses, fut la réponse qu'elle reçue. J'ai pris toutes les précautions pour que tu ne puisses pas deviner qui je suis.
- Jamais ?
- Pas maintenant, en tous cas.
Tenir une conversation en aveugle était très troublant pour la jeune fille et elle avait timidement demandé à son interlocuteur de s'asseoir à côté d'elle, qu'elle puisse au moins le toucher, avoir une présence palpable. Elle avait obtenu la permission de détailler son visage avec les doigts, mais si ses mains pouvait à présent le reconnaître, elle était incapable de désigner au vu qui était son nouvel ami. Après être resté ensemble près d'une heure, il avait levé le sortilège de ses yeux, lui demandant d'attendre cinq minutes avant de sortir à son tour.
- Et me voilà, vous racontant tout.
- Par Merlin, il t'a marqué ce jeune homme, s'exclama Emily, toute contente d'avoir eu droit au récit détaillé.
- Il n'aurait pas des amis à nous présenter ? demanda Lily avec entrain, sans penser que la plaisanterie machinale pouvait blesser un des autres présents.
Etonnamment, les garçons restaient plutôt silencieux, considérant que la conversation ne les regardait plus, qu'elle entrait dans le domaine privé des Why et qu'il n'avait pas à se mêler de ce qui ne les regardait pas vraiment. Même si ce n'était pas l'envie qui leur en manquait. C'est d'ailleurs pour cela qu'à la révélation que fit Mary, ils se sentirent suffisamment concernés pour venir mettre leur grain de sel.
- ... et en arrivant ici, j'ai vu MacGo sortir en courant. Comme ça ne lui ressemblait pas, je l'aie un peu suivie. Elle avait vraiment l'air patraque et elle est restée cinq minutes appuyée au mur du couloir. Je comptais sur vous pour m'expliquer.
Alors qu'Emily restait interdite, Sirius donna sans le vouloir une explication au comportement de leur directrice de maison.
- Mais c'est très simple, ma chère Mary ! Pour me montrer à quel point mes baisers sont rustres et goujats, Emily et moi nous embrassions goulûment quelques minutes avant ta venue. Minerva chérie a dû arriver à ce moment là et me voyant moi, son élève chouchou, dans les bras d'une autre, elle a eu un choc amoureux et a quitté la pièce. Simple comme bonjour, vu les circonstances...termina le garçon en tirant sa révérence.
Mais son explication destinée à faire rire n'eut pas vraiment l'effet escompté. Interdite, Emily regarda ses amies et trouva dans leur regard la confirmation à ce qu'elle espérait et craignait : Sirius n'était pas si éloigné de la situation. Sauf que ce n'était pas exactement lui le chouchou...
- J'y vais ! déclara Emily.
- Je t'accompagne, décida Mary. Lily, tu restes ici au cas où elle reviendrait et tu nous prévient tu sais comment. On te donne des nouvelles dès qu'on en a.
- Essayez au moins de limiter les dégâts, les encouragea Lily en les regardant partir.
La jeune fille se saisit ensuite d'un livre qui traînait par là et se plongea dans sa lecture, ne prêtant aucune attention aux regards interrogatifs des Maraudeurs.
Les Maraudeurs en question essayaient plus ou moins discrètement de choisir lequel d'entre eux allait poser la question qui leur brûlait les lèvres. Et puisque Rémus choisit ce moment pour arriver, ils l'envoyèrent en éclaireur après lui avoir brièvement résumé la situation.
- Bonjour Lily, salua Rémus un sourire aux lèvres en se laissant tomber sur le canapé. Tu vas bien ?
Lily releva la tête de son livre, hocha la tête, sourit rapidement au Maraudeur et se replongea dans les aventures palpitantes des ingrédients de potions. Rémus, qui ne s'attendait pas à une telle absence de réaction le va la tête vers ses amis qui essayèrent chacun de lui envoyer par signes un message différent.
- Rémus, dis aux imbéciles de derrière d'arrêter de gesticuler, s'il te plaît. Tu as une question à me poser ?
Rémus toussota légèrement, à moitié pour prendre le temps de formuler sa question, à moitié aussi pour cacher son fou rire face à la déconfiture de ses amis.
- On voulait juste savoir pourquoi Emily prenait l'affaire MacGonagall tellement à cœur...
- Et comme tes amis ont pensé que j'allais les manger, ils t'ont envoyé poser la question.
- En quelque sorte, répondit Rémus un peu gêné.
- Mais tu as beau être le plus mignon des Maraudeurs, je ne te le dirais pas plus qu'à eux. A ce propos, dit Lily en se retournant vers James et en se fabriquant un sourire dentifrice et une voix hypocrite, quand nous serons mariés, mon chéri, rappelle-moi de faire voter que tu viennes me poser tes questions toi-même...
Alors que Sirius, Peter et Rémus éclataient de rire à la remarque, James vint précipitamment s'asseoir à côté de Lily.
- Non, mais tu es sérieuse ? Tu trouves que Rémus est le plus mignon ?
- James... Lui au moins n'a pas été défiguré par mes baffes renouvelées. Ce n'est pourtant pas ma faute si tu t'es acharné jusqu'à en détruire ta beauté, fut la réponse pseudo navrée de Lily.
- Alors avant tu me trouvais beau ?
Lily arqua un sourcil et sourit. Oh que non, elle n'allait pas répondre ! Il n'aurait qu'à se poser des questions encore quelques temps ce délicieux petit emmerdeur.
- Mignon, au moins ?
Marine, marine dans ton jus, bel arrogant.
- Pas trop moche ?
Toujours pas de réponse.
- Avant que j'oublie, interrompit Lily sans plus de délicatesse, Emily a proposé qu'on se fasse une soirée à Pré-au-lard ensemble.
- Contraints et forcés, n'est-ce pas Lily ? demanda Sirius avec un clin d'œil.
- Pour toi je n'en jurerais pas, répondit la rousse sur le même ton. Sur ce, je vous demande pardon mais j'ai un compte-rendu à recevoir. Bye
Et en effet, la rousse se leva pour aller rejoindre Mary qui venait juste de revenir. Toute seule.
- Alors ?
- On a sauvé les meubles.
- Quelle tactique ?
- Et bien, expliqua Mary avec un grand sourire, je me suis sacrifiée pour la bonne cause.
- Explique la tactique, demanda Lily, plus curieuse depuis qu'elle était rassurée pour Emily.
- Nous sommes passées "l'air de rien" devant la table des professeurs où on a trouvé MacGo et j'en ai profité pour déclaré haut et très fort qu'Emily n'était vraiment pas sympa d'avoir embrassé Black alors que je lui courrais après.
- Quel courage, la félicita Lily. Tu viens de perdre ta crédibilité en matière de goût amoureux. Mais c'était pour la bonne cause.
- C'est ce que je me suis dit. En bref, Emily m'a expliqué en parlant tout aussi fort que Black l'avait supplié, qu'elle était l'enjeu d'un pari et qu'il l'avait tellement suppliée qu'elle avait fini par accepter. Au final, nous sommes allées très naturellement saluer notre professeur chéri et Emily y est encore...
- Génial ! Mais c'est plus que sauver les meubles, ça !
- Tu parles, maintenant je dois poursuivre Black de mes ardeurs en présence de MacGo. La poisse !
- C'est de moi que tu parles, Grey ? Tu n'as pas l'air aussi charmée que tu devrais l'être rien qu'à prononcer mon nom aux douces sonorités.
- Black... tu me désespères, mon garçon, s'apitoya Mary comme face à un garçon de quatre ans. J'ai passé l'après-midi à t'expliquer que j'avais rencontré l'homme de ma vie. Tu penses bien que maintenant, pour me séduire, il faudra attendre au moins... ce soir !
- Effectivement, beaucoup trop loin pour moi, Grey. A part ça, t'as fait le devoir de botanique ?
Rassurée que les choses reprennent un cours plus ou moins normal, Lily se laissa tomber dans un fauteuil après avoir récupéré son livre.
- Lily poids plume ?
- Hum ?
- J'étais sur le canapé avant que tu ne t'y affales...
- Et ?
- Et j'y suis toujours. Toi par-dessus en plus.
Ooooooooooooooo
Voilà un nouveau chapitre, j'espère que ça vous plaît toujours. Après réflexion, je me dis que cette fic ne devrait pas dépasser les 10 chapitres (sauf inspiration subite ou souffleur bienveillant). Si vous trouvez que je délaye trop, dîtes-le moi et je pourrais même raccourcir pour arriver plus tôt au but. N'espérez quand même pas que je vous raconte comme ils filent le parfait amour après, ça ne m'intéresse pas (sinon me connaissant je vais les faire s'étriper et divorcer juste avant la naissance d'Harry, ça casserait le mythe, vous savez...). En bref, bisous et à bientôt. Et n'oubliez pas, une petite review, ça ne prends pas trop de temps et ça fait toujours plaisir (siouplaît).
