Alors comme ça, tu m'aimes ...
Disclamer : les personnages d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling. Seuls quelques uns sont à moi. Ainsi que l'histoire que je raconte.
Petit mot de l'auteur : Shame on me ! J'avais promis ce chapitre pour les vacances d'été, on arrive à la Toussaint et je me réveille enfin. Et encore, il a fallu la pression constante de mes lectrices de camarades de classe pour que je m'y mette. On dira que l'inspiration a fait un petit tour et puis s'en va. Maintenant qu'elle est revenue, je vais essayer de ne pas la lâcher. Sauf si vous me suppliez d'arrêter parce que ça devient vraiment mauvais. Je dis ça mais j'espère que ça ne sera pas le cas. Vous me le direz à la fin, sur ce, bonne lecture.
PS : attention, c'est plus romantique que jamais. Ne me lynchez pas !
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Promis ? (1ère partie)
Emily, une fois que MacGonagall s'était éloignée d'elle pour retourner dans ses appartements, avaient inventé un vague prétexte pour la rejoindre et poursuivre la conversation sur le chemin. Alors que la professeur de métamorphoses avait semblée abattue jusqu'à ce que Mary fasse publiquement aveu de son penchant pour Black, la belle Minerva était maintenant tout à son aise et discutait avec beaucoup de complicité avec son élève préférée. Seulement élève ?
A la porte de ses appartements, l'enseignante pourtant si assurée posa un regard timide sur Emily.
- Vous avez quelques minutes pour prendre un thé ?
Emily effectua mentalement une danse du bonheur doublée d'un cri de la joie. Extérieurement, elle se contenta de sourire chaleureusement et d'accepter avec empressement la proposition.
- Il faut bien que je vienne essayer votre canapé puisque vous m'avez proposé d'y dormir si j'avais besoin de repasser à Poudlard après la fin de l'année scolaire.
- D'ici là, j'espère que je pourrais même vous prêter un lit, sourit Minerva.
Un plomb explosa dans la tête d'Emily : mon dieu ! Est-ce que sa si réservée professeur de métamorphoses la draguait éhontément avec ces sous-entendus ? Ou Emily se faisait-elle des idées ? Et bien elle allait aussi jouer sur les deux facettes, on verrait bien laquelle se dévoilerait, ou non, la première.
- Il ne faut pas vous embêter pour moi, je suis à l'aise partout, même par terre. Et vous ?
- Par terre, pourquoi pas, mais avec un tapis bien épais, dans ce cas.
Le regard d'Emily dévia vers la fourrure posée devant la cheminée dans le salon de MacGonagall. Il fallait absolument que son cerveau cesse de lui envoyer des images trop torrides pour être seulement romantiques. Ce n'était pas gagné...
- Et le pyjama ? la relança Minerva.
- Je dors en chemise de nuit, parfois même sans, s'entendit répondre Emily. Je veux dire, quand je ne gêne personne bien sûr, rectifia-t-elle.
- Ne vous excusez pas, ça m'arrive aussi.
Ca n'allait plus du tout. Minerva était vraiment douée dans le flirt inavoué. Grâce à de nombreuses expériences ? En tous cas, pour aujourd'hui, Emily ne se tenait plus. Soit elle l'embrassait fougueusement, soit elle la faisait partir, sinon ses nerfs allaient lâcher.
- Vous êtes rouge, Emily. Vous êtes peut-être trop près de la cheminée ? Ou alors vous couvez quelque chose. Vu l'heure, vous devriez passer à l'infirmerie et rentrer vous coucher. De toutes façons, nous aurons l'occasion de nous revoir bientôt.
Avec un sourire très tendre, MacGonagall raccompagna Emily à la porte et la suivit des yeux alors qu'elle s'éloignait dans le couloir. Elle aussi était très rouge. Et pas non plus à cause de la cheminée.
Ooooooooooooooo
Mary se pelotonna contre son "répondeur d'annonce" comme elle l'appelait encore. C'était malin, à peine une semaine qu'ils se connaissaient et elle était tombée amoureuse. Et ils avaient franchi le pas. Les mains de la jeune fille avaient découvert le physique qu'elle ne pouvait pas voir. Elle laissait à présent ses doigts aller et venir sur ce qu'elle sentait comme une cicatrice qu'il avait à la clavicule. De son torse nu. Car oui, ils avaient enfin trouvé une utilité au lit de la salle sur demande. Et lui avait été... merveilleux. Et gentleman ! Dans le sens où il ne s'était pas éclipsé quelques minutes après en lui souhaitant d'autres rencontres. Au contraire.
Mais il ne voulait toujours pas qu'elle sache qui il était. Toujours aveuglée par le sortilège, elle passait et repassait son doigt sur ce qui devait être une cicatrice sur la clavicule de son homme invisible. Pourquoi ne se démasquait-il toujours pas ? Non pas qu'elle n'appréciât pas ce côté très tactile que cela donnait à leurs rapports. Mais après tout, ne pas vouloir être reconnu, ce n'était pas aussi la rendre poupée ?
- A quoi tu penses, Mary ? demanda le garçon allongé contre elle.
- Au mystère de l'homme invisible.
- Et ?
- Et comment je sais si c'est le même à chaque fois ?
Le garçon se leva brutalement du lit et elle l'entendit chercher ses affaires.
- Arrête ! Je sais très bien que c'est toujours toi, je te reconnais quand même, tu es particulier. Mais...
- Mais tu as raison. Je n'ai pas à te faire subir mon anonymat.
Youpiiiii ! Elle allait enfin connaître le garçon qui l'avait vraiment fait tomber amoureuse plus de quelques jours.
- Je ne te demanderai plus de me rejoindre ici, je ne te parlerai plus et tu trouveras un garçon qui osera te montrer son visage.
Nooooooon ! Il ne pouvait pas lui faire ça. Mais qu'est-ce qu'elle préférait après tout ? Un bon chagrin d'amour avant une histoire simple mais agréable ? Ou l'ignorance du visage, du nom, de celui qui la séduisait tant ?
- Stop ! Tu ne m'as pas demandé mon avis pour ne pas avoir de visage, tu ne me demandes pas mon avis pour ne plus venir, et après ça, ne viens pas me dire que tu es respectueux. Et arrête de te rhabiller, parce que si je ne te vois pas, je t'entends.
Un silence si long suivit ce coup de gueule que Mary se demanda s'il n'était pas parti pendant qu'elle l'enguirlandait. A tout hasard, elle tendit les mains devant elle et avança d'un pas... ce qui la fit se ramasser littéralement... dans les bras de son invisible pas si vêtu que ça finalement.
- Désolé, Mary.
- Au moins tu m'as rattrapée, sourit la jeune fille encore un peu irritée.
Elle allait reprendre sa diatribe enflammée là où elle l'avait laissée quand le garçon posa ses lèvres sur les siennes.
- Je vais continuer à t'engueuler.
Il l'embrassa encore.
- Et je ne vais pas te laisser me dicter tes quatre volontés.
Et encore.
- Je suis une féministe, moi.
Et encore.
- C'est tout.
Ce fut comme si elle lui avait donné son feu vert pour qu'il approfondisse encore le baiser et la remmène là d'où ils s'étaient levés. Et invisible ou pas, gentleman ou non, il ne reçut aucune réprimande pour ce qu'il fit ensuite...
Ooooooooooooooo
Ce samedi soir, Maraudeurs et Why s'étaient donné rendez-vous au Mixed Nuts. Puisqu'il était dit qu'ils devaient devenir amis, au moins "pour le bonheur de Lily", chacun faisait un (très) petit effort pour animer la conversation et sympathiser un peu plus qu'ils ne pouvaient le faire dans l'enceinte du château.
Car oui, inutile de nier, à part Lily qui faisait encore courir James pour profiter un peu de son autorité (et aussi parce qu'elle n'avait pas encore avoué à ses meilleures amies qu'elle n'avait pas besoin de se forcer pour être amoureuse de lui), la guerre entre les deux groupes avait cessé et révélait finalement plus qu'une entente cordiale.
Sirius se partageait entre des conversations sur les mérites comparatifs de telle ou telle jeune femme avec Emily puis retournait faire le joli cœur et lancer des piques à Mary. Cette dernière profitait de cette soirée pour tirer les vers du nez de Peter sur des secrets à propos de Sirius, si jamais elle avait besoin de les exploiter. Elle bavardait aussi avec Remus quand Lily n'accaparait pas le blond pour faire enrager James. Et James, justement, savourait le fait de pouvoir couver Lily des yeux sans même qu'elle le lui reproche.
Les deux groupes s'étaient installés à une table pas trop éloignée de la piste de danse où les filles comptaient bien se déchaîner et surtout, chanter ! Et bien entendu, pouvoir être admirées des danseurs restait une priorité pour toute fille en pleine "journée futilité bis" qui se respecte. Mais pour le moment tous sirotaient des cocktails sorciers en bavardant de tout et de rien, découvrant les joies de la conversation civilisée après s'être bagarrés verbalement (et plus si affinités) pendant des années.
Bientôt cependant, les Why poussèrent les garçons sur la piste, restant pour leur part confortablement installées. C'est qu'elles en avaient des choses à se dire ! Maintenant qu'elles côtoyaient régulièrement les garçons, elles n'avaient plus autant d'occasions de déballer leurs secrets et autres déboires amoureux. Bien sûr, elles auraient pu le faire devant les Maraudeurs mais quoi, ils n'avaient pas gardé les Scroutts à pétard ensemble ! Et pour le moment, les trucs de filles restaient les trucs de filles.
- Alors Emily ? A ton large sourire, je suppose que le numéro de Mary a fait plus qu'arranger les choses entre toi et McGo...
- En plein dans le mille, Lily ! Avoua l'amoureuse éperdue. D'ailleurs, il faut à tout prix que vous éclairiez ma lanterne.
- Dis-nous tout, la pressa Mary, tu sais à quel point nos dons de voyantes extralucides nous font tout interpréter au mieux.
Emily se pencha vers ses deux amies et parla le plus bas qu'elle put dans le vacarme ambiant.
- Vous me croyez si je vous dis qu'elle est maîtresse en l'art des sous-entendus coquins ?
Lily et Mary recrachèrent leur gorgée d'un bel ensemble et ouvrirent des yeux ronds.
- Répète !
- Des sortes d'avances implicites mais érotiques.
- Plus érotiques qu'implicites ? Questionna Mary.
- Ou l'inverse ? demanda Lily.
- C'est bien pour ça que je vous pose la questions, bêtes meilleures amies que vous êtes !
- Reprends tout du début, on va essayer de démêler tout ça.
Après qu'Emily le leur eut raconté, les jeunes filles restèrent perplexes un moment et leur regard se perdit à l'horizon... qu'était la piste de danse.
- Oh, Merlin ! Balbutia Mary. Vous voyez ce que je vois ?
- Comme tu dis, renchérit Lily.
- Je comprends...
Et il y avait de quoi comprend ce que les Maraudeurs avaient d'incroyables sur la piste. Quand les quatre garçons disaient ne pas savoir danser, ils n'avaient vraiment pas tort. Sauf que pour combler cette lacune, ils avaient pris des cours pendant les vacances. Avec pour professeur la mère de Peter, spécialiste des danses de salons et de spectacle.
Les quatre idoles de Poudlard se livraient donc à un numéro de claquettes et chapeaux digne des comédies musicales sorcières (mais si, vous les connaissez, comment pensez-vous qu'ils marchent à la verticale sur un mur dans "Singing in the Rain ?").
- On dirait Gene Kelly ! s'extasia Mary.
- Rappelez-moi vite que ce sont les Maraudeurs et que je les déteste, supplia Lily.
- Au contraire, Lily, la poussa Emily. Profite de n'avoir pas besoin de te forcer pour sauter sur James Potter !
Au lieu de réfréner les ardeurs de Lily, ces paroles ne firent que l'encourager et elle dut se forcer à prendre un air indécis pour demander :
- Vous êtes sûres ?
- Absolument, l'encouragea Mary. Avec Emily on s'est dit que quitte à devoir l'épouser, autant que tu t'y habitues et que tu saches à quoi t'attendre.
- Et puis que tu le fasses pendant que tu es encore amoureuse de lui et que tu n'as pas encore envie de demander le divorce.
- Hey ! Je ne suis pas amoureuse de Potter. Je le déteste, se défendit vaguement Lily.
- Mais pas de chance pour toi, nous sommes des voyantes extralucides, on te l'a déjà dit, la contredit Mary.
- En gros, on a lu tous tes poèmes, avoua Emily.
- Et maintenant, va danser au lieu de songer à la meilleure manière de nous étriper pour cette haute trahison, ordonna Mary en croisant les doigts pour que Lily obéisse.
- C'est bien parce que c'est vous, sourit Lily avant d'aller danser.
En quelques enjambées, elle avait rejoint les Maraudeurs et attiré James dans un autre coin de la piste.
- Finalement, on pourrait la faire maintenant la leçon de rock, non ? proposa Lily avec un sourire mutin.
- Alors que tu n'as même pas ta baguette pour te défendre de mes attaques répétées ? la mit en garde le beau brun.
- Je jure d'être très accommodante.
- Promis ?
Il sembla en tous cas aux autres que Lily n'avait pas menti puisqu'elle se laissa d'assez bonne grâce emporter sous le boule à facette pour une danse un peu plus serrée qu'un rock.
- Et nous, on danse ? demanda Mary à Emily.
- Traduction : as-tu le droit de te jeter sur la cicatrice à l'épaule que la chemise entrouverte de Sirius laisse dépasser ?
Les rouages grincèrent dans la tête de Mary : cicatrice + clavicule homme invisible ! Alors son homme invisible, c'était Sirius ?
- A moins que tu ne préfères celle qu'arbore Peter au même endroit, continua Emily.
Peter ? Peter l'homme invisible ? Oh, non !
- Ou celle de Remus. Ou de James. Dis donc, ils ont tous la même, tu avais déjà remarqué ça, toi ?
- Non, répondit distraitement Mary.
Alors comme ça, les quatre Maraudeurs portaient cette cicatrice. Donc son homme invisible était sûrement un d'eux. Pas si étonnant qu'il n'ait pas voulu se dévoiler, leurs rencontres avaient commencé alors que les deux groupes se détestaient encore avec assiduité. Même alors lequel était-ce ? Pas Peter, par pitié, supplia-t-elle mentalement. Quels autres indices pouvaient alors lui permettre d'éliminer l'un des deux (elle avait d'emblé effacé James de la liste) restant ?
- Tu t'y connais en cape d'invisibilité, toi ? Demande-t-elle à Emily.
- Disons que mon charme légendaire a troublé Minerva au point qu'elle m'a divulgué que James Potter en possédait une des rares. Et selon moi, même un idiot comme lui doit savoir qu'il a intérêt à en prendre soin.
Oups ! Est-ce qu'en prendre soin signifiait ne pas la pêter ? Auquel cas, il était urgent de faire une...
- Réunion au sommet ! Glapit Mary.
- Ca ne peut pas attendre? La calma Emily. Parce qu'un rapprochement Lily/James bien net est en cours si je ne m'abuse.
- Ooh ! Désespéra Mary. Est-ce que je prends le rique de dire une grosse bêtise et d'empêcher que Lily sorte enfin avec James ou est-ce que je dis un truc désagréable pour l'empêcher de faire une grosse bêtise ?
- Situation de crise ! Réagit Mary. Statistiques ?
- Cinquante/Cinquante.
- Moyen de préciser les statistiques ?
- Chope-moi Rémus ou Sirius le plus tôt possible et rappelle-moi de tuer Peter dès que je le vois.
Emily était peut-être une rêveuse invétérée, une amoureuse qui savait minauder, mais quand le code noir des Why était enclenché, elle était aussi d'une redoutable efficacité. En deux secondes et demi, elle avait rapatrié les deux garçons et les avait assis près de Mary, pesant sur leurs épaules d'une main de fer.
- Bon, les petits chous, on fait comme si nous n'étions pas du tout amis, nous sommes les Why, nous sommes sans pitié, vous répondez gentiment et tout rentre dans l'ordre.
- Pas mal ton sourire carnassier, répondit Sirius qui récolta une claque bien sentie sur le crâne.
- A ton tour, Mary.
Mary quitta des yeux l'intimité toujours grandissante de James et Lily pour regarder ses deux sauveurs.
- On sait que James a une cape invisible, pas besoin de nous mentir. Est-ce qu'il lui arrive de vous la prêter ?
- Tic, tac, tic, tac...
Emily était vraiment stressante quand elle s'y mettait. Remus et Sirius avait d'abord rougi puis serré les dents pour ne pas céder mais enfin, le coureur de ces dames répondit.
- Oui, il lui arrive de la prêter, quand je veux aller discrètement à un rendez-vous galant, par exemple.
- Ou quand je dois aller chez ma grand-mère, marmonna Remus.
Oooooouf !
- Merci ! Je vous aime, les mecs. Tu peux les lâcher, Emily. Et maintenant, tout le monde s'assied pour regarder James et Lily qui se retienne de ne pas se bécoter en public.
Se posant à côté d'Emily, Mary lui résuma en quelques mots le pourquoi de son dilemme. Mais la réponse de son amie lui en posa un autre.
- Alors maintenant tu sais qui est ton homme invisible ?
En fait, non. Sirius avait peut-être tenté un aveu, mais en même temps, il avait tellement de conquêtes. Quant à Remus, l'excuse bateau de sa grand-mère camouflait-elle comme d'habitude ses transformations ? Et Peter qui ne leur avait jamais parlé de cette cape, avait-il pour une fois fait preuve de préméditation ?
- J'en sais rien, gémit Mary.
- Alors arrête de réfléchir et regarde, ordonna Emily, piochant dans le pop-corn que Sirius venait de faire apparaître.
Car le spectacle était intéressant, pour sûr. Si les probabilités établies en vitesse pas les quatre spectateurs s'avéraient vraies, les lèvres des deux tourtereaux, étant donné leur éloignement et leurs propriétaires, allaient entrer en collision dans...
- 10... 9... 8...
Mais c'était compter sans Lily dont l'ouïe fine et le regard perçant avaient démasqué les voyeurs. La jeune fille arrêta là sa "leçon de rock" et proposa plutôt à James de pousser la chansonnette.
- Chanter, Lily surprise ?
- Oui, nous sommes dans un bar karaoké, tu le sais bien.
- Et des chansons moldues ?
- Ton éducation légendaire ne les englobait pas ?
- C'est que... j'ai peur de te choquer, biaisa James.
- Mais fais ! Et si tu sais me surprendre par ta chanson, tu auras le droit de me surprendre par un baiser.
- Je te prends au mot.
- Promis ? Lança Lily, énigmatique, avant de laisser James seul sur "scène".
La jolie rousse vint donc se creuser une place entre Mary et Remus, un sourire satisfait aux lèvres, qui reflétait bien celui de James.
- Vous êtres faits l'un pour l'autre, remarqua Remus, vous avez la même expression machiavélique en ce moment, j'espère que tu sais ce que ça veut dire...
- Qu'ils se marieront et auront beaucoup d'enfants ? Plaisanta Emily.
- Non. Que James se prépare à transformer les filles de la salle en groupies hystériques au moyen d'une chanson paillarde ?
- Paillarde comment ? demanda Mary en essayant de couvrir le fou rire naissant de Lily.
- Paillarde sophistiquée, conclut Remus en montrant James du menton.
Les Why ne restèrent pas longtemps perplexes face à cette réponse. La musique s'éleva et James, un sourire en coin dédié à Lily, commença son cinéma.
- Il
est des mots qu'on peut penser
Mais à pas dire en
société.
Moi je me fous de la société
Et
de sa prétendue moralité
J'aim'rais simplement
faire l'amour avec toi
J'aim'rais simplement faire l'amour avec
toi
Oh oh oh... Oh oh oh...
Oh oh oh... Oh oh oh...
Oh oh
oh... Oh oh oh...
Bien sûr, moi, je pourrais te dire
Que
je n'vis que par ton sourire
Que tes yeux sont de tous les yeux,
les plus bleus
La la la... La la la...
J'aim'rais
simplement faire l'amour avec toi
J'aim'rais simplement faire
l'amour avec toi
Oh oh oh... Oh oh oh...
Oh oh oh... Oh oh
oh...
Oh oh oh... Oh oh oh...
D'aucuns diront : on ne
peut pas
Parler à un' jeune fille comme ça !
Ceux-là
le font, mais ne le disent pas
Moi, c'est un rêve et ce soir
c'est pour ça :
Que moi je veux faire l'amour avec
toi
Que moi je veux faire l'amour avec toi
Oh oh oh... Oh oh
oh...
Oh oh oh... Oh oh oh...
Oh oh oh... Oh oh oh...
James finit son interprétation par un clin d'œil suggestif mais pas vulgaire pour un sou. Dire que Lily était estomaquée aurait été un doux euphémisme. Mais elle restait souriante ce qui était a priori de bonne augure. A priori.
- Tu as vu comme toutes les filles ont bavé à chaque refrain ? explosa-t-elle dans un chuchotement adressé à ses amies.
- Et tu as vu comme il n'a regardé que toi ? Précisa Sirius.
- De quoi je me mêle monsieur Je-suis-un-garçon-qui-s'incruste-dans-une-conversation-de-filles ?
De rétablir la vérité sans doute, car James vint s'incliner devant Lily en lui tendant le micro.
- A toi...
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Fini pour aujourd'hui, j'espère que le temps que j'ai laissé passer n'a pas rendu mon histoire trop fade. Promis, je ferai plus vite la prochaine fois. En attendant, lâchez-vous sur les reviews sans hésiter.
