Alors comme ça, tu m'aimes ...
Disclamer : les personnages d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling. Seuls quelques uns sont à moi. Ainsi que l'histoire que je raconte.
Petit mot de l'auteur : Vous remarquerez mon effort pour poster plus vite que la dernière fois (même pas un mois entre deux updates, je ne sais pas si ça m'était déjà arrivé). Mais rassurez vous, ça ne se reproduira pas trop, il y a de grande chance que ce chapitre soit le dernier. Je vous le concocte donc un peu plus long. En plus, j'ai été retardée par la recherche de la chanson que je voulais faire chanter par Lily. J'ai enfin trouvé, et j'espère que vous ne serez pas déçu. Quant à l'homme invisible, j'avoue ne pas avoir encore décidé qui il sera. Suspens, donc ! Et toujours du romantisme, ça ne me lâche plus, toutes mes excuses. Et désolée à ceux qui ne supportent pas les happy end...
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Promis ? (2ème partie)
- A toi...
Lily se retrouva d'un coup intimidée. Il fallait qu'elle réponde ? Pourquoi ce filou de Potter ne l'avait-il pas prévenu ? Enfin, en un sens, si. Elle lui avait demandé de la surprendre. Il l'avait fait par une chanson. Et maintenant par une proposition. Elle aurait presque préféré une autre sorte d'avances... Mais quand on s'appelle Lily Evans, on ne lance pas des défis sans pouvoir soi-même les relever. Chassant son hésitation par un sourire triomphant, Lily attrapa la main de James pour se relever et saisit le micro.
- En scène, Lily ! la poussa Sirius, goguenard, pendant que James prenait la place de sa dulcinée.
- Désolée de te décevoir Sirius, mais avant ça, j'ai besoin d'une préparation supplémentaire.
- Comment ça ? demanda James.
- Du genre "réalisation d'un vieux fantasme", répondit Lily en s'éloignant.
- Oh, oh ! s'inquiéta Emily.
- Ca veut dire quoi, ça ? demanda James aux Why restantes.
- Qu'elle a toujours eu envie de coucher avec le barman avant de monter sur scène, dit Mary comme si c'était la chose la plus naturelle au monde.
- Quoi ?
Un James amoureux n'est pas le meilleur public au monde et Mary dut mettre rapidement fin à la plaisanterie pour sauver la vie du barman en question.
- Sérieusement, vous savez ce que ça présage ? interrogea Remus.
- Oh, oui, avoua Mary en un immense sourire.
- Et donc ? relança Sirius.
- Que vous n'allez pas être déçus ! conclut Emily.
Mais en attendant que la rousse revienne sur scène, les Why avait un mystère à élucider. Le plus discrètement possible, espérait Mary qui aurait préféré ne rien savoir si l'homme invisible était finalement Peter. Et pour cela, elle envoyait Emily en éclaireur et lui laissait le soin d'entrer dans le vif du sujet.
- J'ai vu que vous aviez tous une cicatrice sur la clavicule, lança donc la jeune fille innocemment. C'est une nouvelle mode ou ça veut dire quelque chose ?
- Emily, tu me choques, lança Sirius comme une vierge effarouchée (notez l'oxymore). Tu disais que notre baiser ne représentait rien pour toi et maintenant tu me mates sans même t'en cacher. Je suis outré.
- T'inquiète pas Sirius, je regarde mais je ne touche pas, le rassura Emily. Je n'ai les mains baladeuses que sur les statues grecques et les femmes.
- Si ce n'est que ça, se calma notre nouveau pudique, je peux t'avouer que cette virile balafre sur nos torses musclés vient d'une banale affaire de croque-mitaine mutant.
- Vraiment ? sourit Mary en haussant un sourcil. Moi qui croyais que vous étiez plus résistant, je suis affreusement déçue.
- Tu as raison, je vais donc vous dire la vérité, moi, intervint James. Et n'oubliez pas de le raconter à Lily. Un soir d'hiver, sombre et sans étoile, alors que mes pauvres camarades de dortoir dormaient d'un sommeil sans ronflement, un vilain lutin fourbe vint tenter de les assassiner. Mais le lutin sournois était petit et, croyant les égorger, il les égratigna seulement, n'attentant qu'à la propreté de leurs draps nouvellement rouges. Arrivant à moi, il agit de même et me laissa pour mort. Mais n'écoutant que mon courage, je tendis le bras, l'attrapai par le pied, et le balançai de mes muscles puissant dans le lac où il doit encore reposer. Imaginez vous donc que toute la literie de Poudlard a été sauvée du carnage par votre serviteur...
Cabotin, Sirius l'applaudit et James salua, tandis que Remus se demandait où il avait pu trouver des amis pareils.
- Voilà ce que c'est que l'imagination, mon petit Black. Prends en de la graine, assena James avec sa voix de vieux loup de mer.
- Oui, maître, s'inclina Sirius pour que Remus lâche enfin son fou rire.
Amusées mais toujours pas avancées, les deux jeunes filles essayèrent encore de tirer les vers du nez aux Maraudeurs pour obtenir la vérité. Mais ils devraient reporter à plus tard les explications car d'un coup, la figure de James les inquiéta. Il s'était enfoncé dans son fauteuil, les mains dans les poches, livide et il bafouillait semble-t-il un prénom, "Rita" ou "Gilda", peut-être.
- Ben c'est Lily qui va être contente s'il s'amourache d'une autre pendant qu'elle est en coulisse, remarqua Emily.
- Justement, je crois que c'est parce qu'elle n'est plus en coulisse qu'il est dans cet état là, corrigea Remus.
Et effectivement, Lily était à présent sur scène, les cheveux bouclés en un brushing délicieusement vieillot, moulée dans un fourreau de satin bustier rouge bordeaux et les bras recouverts de longs gants de la même couleur. On dit que les roux ne devraient jamais porter de rouge. Ce soir, elle était l'exception qui confirme la règle. Et pour James, surtout, elle était éblouissante, à en tomber par terre, et heureusement d'ailleurs qu'il était assis car ses jambes ne le portaient plus. Néanmoins, il ne lui en aurait pas fallu beaucoup pour se précipiter sur Lily et la dévorer autrement qu'avec les yeux. Il était à la limite de sa maîtrise de lui-même.
Or Lily n'avait jamais fait les choses à moitié, et ce n'est pas un petit spectacle qu'elle présenta, un qui aurait pu permettre à James de garder le peu de sang froid qui lui restait encore. Non, Lily sur scène, c'était du grand art. Et elle chanta d'un air langoureux.
-
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout
de suite, pas trop vite
Sachez me convoiter, me désirer, me
captiver
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Mais ne
soyez pas comme tous les hommes, trop pressés.
Et d'abord,
le regard
Tout le temps du prélude
Ne doit pas être
rude, ni hagard
Dévorez-moi des yeux
Mais avec
retenue
Pour que je m'habitue, peu à peu...
Et pour accentuer encore le supplice de James qui restait assis à sa place, elle commença à retirer lentement ses gants en une parfaite imitation de Rita Hayworth dans "Gilda" que la culture du jeune Potter avait reconnu. Celui-ci était certain d'une chose, c'est que Lily lui faisait beaucoup plus d'effet que lorsqu'il avait vu le film, pourtant prêté par son père pour lui expliquer la théorie des "fleurs et des abeilles", à une âge où ses hormones se manifestaient trop souvent. Et Lily qui continuait...
- Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas
tout de suite, pas trop vite
Sachez m'hypnotiser, m'envelopper, me
capturer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Avec
délicatesse, en souplesse, et doigté
Choisissez bien
les mots
Dirigez bien vos gestes
Ni trop lents, ni trop lestes,
sur ma peau
Voilà, ça y est, je suis
Frémissante
et offerte
De votre main experte, allez-y...
Déshabillez-moi,
déshabillez-moi
Maintenant tout de suite, allez vite
Sachez
me posséder, me consommer, me consumer
Déshabillez-moi,
déshabillez-moi
Conduisez-vous en homme
Soyez l'homme...
Agissez!
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Et
vous... déshabillez-vous!
Et en un final, en une apothéose, la sulfureuse rousse envoya ses gants dans la figure de James avant de descendre vers ses amis, sa longue jambe blanche dépassant de sa robe fendue à chacun de ses pas.
- Les mecs, je crois que James syncope, avertit Sirius.
Pas tant que ça, finalement, car, même s'il dut desserrer la cravate qui lui avait servi pour jouer Gene Kelly, il parvint à respirer. Avec difficultés, il fallait le dire, tant et si bien qu'il resta muet alors que Lily s'asseyait, assaillie de compliments de toutes parts.
- J'avoue que si tu n'étais pas déjà engagée, Evans, je ne dirais pas non, prit le risque de dire Sirius, profitant de l'état pétrifié de James.
- Je sais que je ne devrais pas, mais je vais prendre ça comme un compliment, remercia Lily, rayonnante.
- J'espère que MacGo ne va pas t'apercevoir comme ça, sinon il y a de grandes chances qu'elle se désintéresse de ma petite personne, s'effraya Emily.
- Tu la sous-estimes, corrigea Mary. Elle n'est pas du genre à collectionner les conquêtes à la plastique parfaite.
- Tu ne dirais pas la même chose si tu avais entendu ses sous-entendus. Elle n'a pas l'air d'une oie blanche, si tu vois ce que je veux dire.
- Mais au fait, pourquoi MacGo viendrait ici ? demanda Remus qui s'intéressait à la conversation après avoir vaguement pris le pouls de James.
Comme une seule personne, Mary et Lily jetèrent un regard suspicieux à Emily qui se ratatina en rougissant sur la banquette.
- Je ne vous avais pas dit que je l'avais invitée ? demanda la voix de la jeune fille, dépassant d'un des coussins.
- Si je ne m'abuse, tu avais omis ce détail, gronda Lily d'un air menaçant.
- Vous m'en voulez beaucoup ?
- Oh que oui ! On n'a même pas eu l'occasion de t'élaborer un plan ! On s'est ennuyée tout l'après-midi alors qu'on aurait pu te trouver un moyen génial de la faire définitivement tomber dans tes bras, se lamenta Mary.
- Bah, j'espère quand même qu'avec mes "petits moyens du bord" et sans votre aide j'arriverai au même résultat, s'insurgea Emily, un peu vexée.
- Evidemment. C'est bien pour ça qu'on t'en veut, sourit Lily.
La belle rousse allait continuer sa phrase mais elle fut brusquement coupé dans son discours par... un baiser de James Potter. Surprise ! Non content d'avoir relevé le défi de la chanson, Potter enfin réveillé de son hypnose, avait aussi décidé de surprendre sa belle par le baiser qu'elle lui avait autorisé.
- En voilà deux sur lesquels il ne faudra plus compter pour le reste de la conversation, je suppose, soupira Mary d'un air envieux.
- Mais on ne peut pas leur en vouloir de tant de romantisme, renchérit Sirius, les mains jointes en une pose de béatitude.
- Justement, si, on peut, déclara Remus. C'est si mièvre. On attendait mieux de l'un des Maraudeurs.
Mettant fin au baiser pour faire cesser les commentaires, James se leva et entraîna une Lily enfin rougissante et conquise.
- Ne t'en fais pas Remus, là c'était la partie du livre d'amour autorisée aux âmes sensibles. Pour ce dépasse le stade de ta collection Harlequin, vois comme nous prenons le soin de nous soustraire à ton regard.
- Petit voyeur, va ! lui lança Lily avec un clin d'œil. Bon, je vais me rhabiller normalement et j'arrive, reprit-elle à l'adresse de James.
- Oh que non, Lily conquise, la retint James. Crois-moi, cette robe te va à ravir. Et pourtant je l'ai bien détaillée pour en chercher le moindre défaut. Ou plutôt pour lister les qualités.
- Très bien, je la garde et je ne chercherai pas à l'enlever.
- Mais j'espère que tu ne te défendras pas trop non plus si quelqu'un d'autre le fait à ta place.
- Coquin. Puisque tu le prends comme ça, tu devras essayer pour savoir si je serai ou non Lily la Tigresse.
- Parce que je pourrai essayer ? Merlin, béni sois-tu !
- Arrête de discuter, on ne va pas passer toute la nuit ici, le coupa Lily en essayant de baisser le ton.
- Ah bon ?
- Oui, je tiens absolument à fausser compagnie à nos amis pour connaître tes talents d'habilleuse.
- Promis ?
Levant une dernière fois les yeux au ciel devant une telle remarque, Lily prit à son tour l'initiative d'embrasser James pour le tirer hors du bar sans plus de commentaire.
- D'où l'intérêt d'avoir une chambre réservée aux Trois Balais à cause des affaires de son père, soupira Sirius en voyant le couple s'éloigner.
- Et c'est moi le voyeur ?
- En l'occurrence, là ce serait plutôt Peter.
Pauvre Peter, ils l'avaient presque oublié. Le dernier des Maraudeurs était en fait toujours sur la piste et n'avait rien suivi au rapprochement réussi entre les deux futurs "époux Potter". Et pour cause ! Son attitude servile semblait avoir séduit une Serpentard tout de cuir vêtue réputée pour des activités nécessitant cravache, bracelets cloutés et latex, or Peter avait toujours eu un faible pour le cuir... Et il ne se gênait pas pour détailler l'imposante demoiselle qui jouait à lui passer un fouet autour du cou.
- Je me demande si je ne préférais pas le romantisme de Lily et James, finalement, remarqua Remus.
- C'est normal si d'un coup Indiana Jones perd tout son charisme dans mes fantasmes ? demanda Mary.
- Tu rêves d'Indiana Jones, Mary ? Allonge-toi sur le divan et explique-moi, intima Sirius d'un air inspiré.
- En fait, j'ai toujours préféré les cow-boys... commença Mary en se penchant pour se coucher.
- Je te déconseille de t'allonger sur un divan en la présence de Sirius si tu n'as aucune arrière-pensée, eut la bonne idée de prévenir Remus.
- Eh bien moi, je veux bien jouer la psychomage pour celle qui vient d'arriver dans le bar, intervint enfin Emily, ce qui amena les trois autres à tourner la tête vers celle qu'ils ne pourraient décemment plus appeler "professeur".
Sirius laissa échapper un sifflement appréciateur et reçut en retour une pichenette derrière le crâne de la part d'Emily qui s'était levée pour rejoindre la nouvelle venue. Et quelle nouvelle venue ! Sa tenue était au moins à la hauteur de ses sous-entendus : attirante. Et la très jolie robe noire mettait en plus en valeur le port altier de la future figure sévère pour prochaines générations en manque de limites.
- Minerva, je suis contente que vous ayez trouvé, l'accueillit Emily. Vous êtes absolument ravissante. Je m'en serais voulue de vous manquer un tel soir.
A sous-entendus coquins, sous-entendus coquins et demi, telle serait à présent la devise d'Emily.
- Et je n'aurais pas voulu que vous pensiez que j'étais du genre briseuse de cœur à me défiler au premier rendez-vous, sourit MacGonagall.
Ca commençait fort. Emily n'avait plus d'yeux que pour sa belle enseignante de métamorphose, et après un dernier clin d'oeil en direction de ses amis, elle entraîna Minerva vers une table un peu à l'écart, prenant bien soin de lui tenir la main pour la guider à travers la foule pourtant pas si dense.
- Tout s'explique ! Fut le seul commentaire de Remus qui eut un regard de connivence avec Mary.
- Même la plus inaccessible, elle a réussi à la débaucher, s'exclama Sirius. Mais qu'est-ce qu'Emily a de plus que moi ?
- Sa confiance en lui légendaire vient de prendre un gros coup, le pauvre.
Mary tapota la tête de Sirius avec un semblant de compassion tout en avalant son cocktail et en surveillant vaguement les deux tourterelles potentielles du coin de l'œil.
- Vous me faîtes danser, demanda-t-elle au bout d'un dizaine de minutes où sa main était toujours dans les cheveux de Sirius dont elle se demandait s'il ne s'endormait pas.
- Je serais toi, Mary, j'attendrais encore un peu, lui conseilla Remus.
- Pourquoi ? demanda la jeune fille intriguée.
- Viens voir !
Mary alla donc s'asseoir à côté de Remus, sur la banquette en face, dérangeant au passage Sirius qui la suivit à son observatoire.
- Vous voyez ce que je vois ? demanda-t-elle à ses deux "chevaliers servants", soit deux Maraudeurs esseulés que la soirée tenait à sa disposition.
- Si tu vois Minerva MacGonagall, surnommée la chouette par Sirius, se saisir du micro pour chanter, alors oui, je vois la même chose.
- Oh, mince, Emily a vraiment de la chance, elle est merveilleusement bien faîte.
- Sirius ?
- Oui ?
- Tais-toi ! fut le rappel à l'ordre un peu brutal de Remus et Mary pour réfréner les ardeurs de Black, un peu trop réveillé.
- Elle commence.
Et en effet, le regard rivé à Emily qui s'était avancée vers le devant de la scène, Minerva et sa taille fine, Minerva et sa ronde poitrine, Minerva et ses délicats cils entonnèrent la mélodie tant attendue par l'élève la plus impliquée de sa promotion.
- Moi,
si j'étais un homme, je serais capitaine
D'un bateau vert
et blanc,
D'une élégance rare et plus fort que
l'ébène
Pour les trop mauvais temps.
Je
t'emmènerais en voyage
Voir les plus beaux pays du
monde.
J' te ferais l'amour sur la plage
En savourant chaque
seconde
Où mon corps engourdi s'enflamme
Jusqu'à
s'endormir dans tes bras,
Mais je suis femme et, quand on est
femme,
On ne dit pas ces choses-là.
Je t'offrirais
de beaux bijoux,
Des fleurs pour ton appartement,
Des parfums à
vous rendre fou
Et, juste à côté de
Milan,
Dans une ville qu'on appelle Bergame,
Je te ferais
construire une villa,
Mais je suis femme et, quand on est
femme,
On n'achète pas ces choses-là.
Il faut
dire que les temps ont changé.
De nos jours, c'est chacun
pour soi.
Ces histoires d'amour démodées
N'arrivent
qu'au cinéma.
On devient économe.
C'est dommage :
moi j'aurais bien aimé
Un peu plus d'humour et de
tendresse.
Si les hommes n'étaient pas si pressés
De
prendre maîtresse...
Ah ! si j'étais un homme !
Je
t'appellerais tous les jours
Rien que pour entendre ta voix.
Je
t'appellerais "mon amour",
Insisterais pour qu'on se
voie
Et t'inventerais un programme
À l'allure d'un soir
de gala,
Mais je suis femme et, quand on est femme,
Ces
choses-là ne se font pas.
Il faut dire que les temps
ont changé.
De nos jours, c'est chacun pour soi.
Ces
histoires d'amour démodées
N'arrivent qu'au
cinéma.
On devient économe.
C'est dommage, moi
j'aurais bien aimé
Un peu plus d'humour et de tendresse.
Si
les hommes n'étaient pas si pressés
De prendre
maîtresse...
Ah ! si j'étais un homme,
Je serais
romantique...
Mais à la grande joie d'Emily, "les temps ont changé" car Minerva n'avait pas besoin d'être un homme pour toutes ces choses là. Elle redescendit d'ailleurs de scène, les yeux brillants, encore un peu éblouie par les projecteurs, pour se retrouver face à face avec Emily. Laquelle saisit délicatement la main de son aînée pour lui faire un baise main délicat. Et lui dire en papillonnant des yeux sous le coup de l'émotion.
- Madame, je vous aime.
Nos trois esseulés sur les banquettes rouges n'eurent ensuite plus besoin de s'échiner à lire sur les lèvres car le spectacle se fit plus explicite. Et un baiser discret scella tous les conditionnels de la chanson en une certitude qui promettait tout dès la fin du dernier ASPIC.
- Meuh ! Pourquoi ça n'arrive qu'aux autres ? grogna Mary.
- Te plains pas, mamzelle, tu as les deux plus beaux spécimens mâles de tout Poudlard à tes côtés, lui répondit Sirius du tac au tac.
- Ca y est ? Ta crise d'auto flagellation est passée ?
- Revoilà le plus grand séducteur d'Angleterre, pour vous servir.
- Je me demande si je ne te préférais pas déprimé, dit Remus en secouant la tête devant un tel ego.
Les deux garçons s'asticotèrent encore un peu et Mary se dit que c'était le moment de mettre les choses au clair avant que chacun n'aille danser et que l'occasion ne se présente plus. L'homme invisible n'était décidément pas James, bien plus à l'aise avec Lily (d'ailleurs, que faisaient-ils en ce moment ? oh, elle préféra chasser l'idée de sa tête). Pas non plus Peter (ouf !), qu'avait recueilli la Serpentard cloutée. Restaient donc Remus et Sirius. Mary attrapa donc la cuisse de chacun de ses deux voisins pour les empêcher de se lever et donna le ton avec un sourire carnassier et la célèbre expression de mauvais présage :
- Il faut qu'on parle !
Sirius et Remus échangèrent un regard un peu inquiet avant de reporter leur attention vers la jolie fille aux yeux bleus qui les tenait d'une main de fer. Dans un gant de velours de féminité, bien entendu.
- Que pouvons-nous faire pour ton service, marquise ? s'enquit Sirius.
Voilà, c'était le moment fatidique, plus moyen de reculer.
- Vous vous souvenez du jour de mon premier rendez-vous avec mon répondeur d'annonce invisible ?
- Oui. Tu nous en as fait le récit détaillé peu après, répondit Remus.
- Et tu as refusé mes avances à cause de lui, se rappela Sirius, fidèle à lui-même.
- Ne jouez pas les innocents avec moi. Il a la même cicatrice qu'un de vous. Et je veux que le "coupable" se dénonce.
Face au long silence qui suivit, Mary se sentit obligée de reprendre sa démonstration.
- Le jour du premier rendez-vous, je suis arrivée environ dix minutes après Sirius dans la Salle Commune, sachant que j'avais pris mon temps pour revenir et donc que l'homme invisible était parti, environ, juste après que tu as rejoint Emily. Tu n'es donc pas exclu. Et toi Remus, l'alibi de la bibliothèque, ça ne me convainc pas.
Après un énième silence lourd, Mary compléta.
- Et vous avez tous les deux accès à la cape d'invisibilité de James, vous me l'avez dit tout à l'heure.
Si les garçons n'y mettaient pas un peu du leur, Mary allait vraiment devoir faire le travail toute seule.
- Bon, on commence par l'origine de la cicatrice et vous avez intérêt à être un peu bavard.
Mary, si elle ne laissait rien paraître, était déprimée au possible. Son homme invisible l'avait peut-être séduite par son romantisme, mais il semblait ne pas vouloir la reconnaître au grand jour. Pourtant c'était elle, l'aveugle.
- Le serment inviolable, marmonna Sirius.
- Pour que James puisse jurer, il fallait le sang de tous ses témoins. On a tous entaillé près de la clavicule, avoua Remus.
- Il fallait qu'elles soient toutes au même endroit et je trouvais que ça faisait viril, dit piteusement Sirius, conscient de son indécrottable manie de tout rapporter à sa beauté.
- Il paraît que ça fait cow-boy, a-t-il dit.
- Et comme tu avais déjà dit que tu les aimais bien...
- J'ai accepté... conclut Remus, laissant une Mary abasourdie.
C'était bien un aveu de Remus, là ? Pour en être sûre, mieux valait vérifier. Sa main gauche lâcha le genou de Sirius pour tourner vers elle le visage du loup garou et l'embrasser avec tendresse.
- Faîtes comme si je n'étais pas là, surtout, se renfrogna Sirius.
- Il y a une blonde, là-bas, le rembarra Remus, extrêmement gêné par ce baiser public, qui plus est devant son tombeur de meilleur ami.
- J'aurais du me dire aussi, que tu étais si sensuel que c'en était presque animal, sourit Mary, heureuse de qui se cachait sous le masque, ou plutôt la cape.
- Pas besoin de me la rappeler, rougit le garçon qui s'était justement rendu invisible en grande partie à cause de sa lycanthropie.
- Je t'aime comme ça, mon loup, le fit taire Mary.
- Et je t'aime mieux les yeux ouverts, avoua Remus, surmontant sa timidité pour officialiser ses aveux.
Ooooooooooooooo
Et le lendemain matin, le soleil se leva sur un Pré-au-lard dont quelques uns des habitants avaient passé une nuit certes fatigante mais néanmoins heureuse et comblée...
- Surtout heureuse ou surtout comblée ?
- Sirius aurait-il déteint sur toi, Potter ? grogna Lily avant d'avouer un "les deux, mon général" qui satisfit le deuxième occupant du lit, lequel jouait nonchalamment avec un long gant de satin... Mais ajouta néanmoins d'un air coquin.
- Promis ? Ou tu veux que je recommence pour vérifier ?
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Fini ! Ne manque plus que l'épilogue que je vous posterai très bientôt puisqu'il est écrit depuis que j'ai commencé la fic (je fonctionne comme JK Rowling ;-) héhé). J'espère que la fin ne vous aura pas déçus et que vous serez nombreux à donner votre avis. Les adieux au prochain épisode ;-) Et pour rendre à César ce qui est à César, les trois chansons que j'ai utilisée cette fois-ci étaient de Plonareff, Juliette Gréco et Diane Tell.
