Déjà la suite? me direz vous...
Ben oui, sinon Charlie va me tuer... Et puis j'attendais ce passage avec impatience!
Vous voulez savoir pourquoi? Ben z'avez qu'à lire! lol
Le lendemain matin, John se réveilla au chant de sa montre.
Il arrêta le bip et s'étira.
Il avait bien dormi.
Il avait d'ailleurs rarement aussi bien dormi.
Il se retourna et la regarda.
Yuè dormait encore…
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Flash-back
Le colonel John Sheppard était énervé. Passablement énervé. Très énervé.
Cette sale petite garce lui avait fait un sal coup.
Elle voulait venir en mission.
Venir dans ses missions.
Les seuls moments où il pouvait être relativement tranquille, où il se sentait bien, avec son équipe.
Et le pire, le pire, c'était qu'Elizabeth avait joué le jeu. Et l'avait renvoyé chier devant toute son équipe.
Il n'en voulait pas à la diplomate.
Il lui en voulait à elle.
Yuè.
Pour se calmer, il était donc parti faire un grand footing dans la cité.
Deux de course à pieds, rien de mieux pour mettre ses nerfs en mode dodo.
Lorsqu'il était revenu à ses appartements, la nuit était tombée, et quelle ne fut pas sa surprise.
Elle était là, devant la porte.
Assise au sol.
Yuè.
Il voulut s'énerver, l'engueuler.
Mais il vit.
Il vit qu'elle pleurait.
Et toute sa haine se volatilisa, pfft, envolée.
Il s'accroupit à coté d'elle et demanda:
- ça va?
Elle sursauta; elle ne s'était pas aperçue de sa présence.
- Qu'est-ce que vous faites ici? Demanda-t-il encore.
Elle le regarda dans les yeux, et, pour toute réponse, elle se mit à pleurer de plus belle.
Il la prit par les épaules, la faisant entrer.
Elle s'assit sur le lit, se forçant à reprendre le contrôle de ses larmes.
Il alla dans la salle de bain et changea son t-shirt.
Lorsqu'il revint, elle s'était calmée.
- ça va mieux?
- Je… Je suis désolée, mais je ne savais pas où aller, j'ai pensé que peut-être vous pourriez me changer les idées…
Il la regarda, l'air perplexe. Etait-ce une proposition douteuse?
Elle croisa son regard et sourit.
- Non, John, je ne vous parle pas de ça.
Rassuré, il vint s'asseoir à coté d'elle.
- Et maintenant, si vous me racontiez…
Elle ne dit rien. Elle le regarda.
Et il sut.
En silence, avec des images, dans son esprit, elle lui montrait ce qu'elle avait vécu.
La guerre, les combats, la perte des êtres chers… Et les paroles de Radek. Lui rappelant tout, comme un coup de couteau.
John ne comprit pas tout, l'histoire de Yuè était très floue, mais il comprit une chose : la colère.
Et aussi la tristesse, le regret, l'amertume, tout ces sentiments bavards que l'on voudrait oublier.
Tous ces sentiments.
L'Olympianne en était remplie.
Voilà les raisons de son caractère, de sa force apparente, de son état d'esprit.
Le militaire se sentit triste.
Sans s'en rendre compte, il pleura.
Il la prit dans ses bras, la serrant fort contre lui, murmurant tel un psaume mille paroles d'apaisement.
Il sentit peu à peu les muscles de la jeune femme se détendre et ses propres larmes partir.
Lorsqu'il s'écarta de Yuè, son regard était parfaitement calme.
- Merci, dit-elle. Merci d'avoir partagé un peu de mon fardeau.
Et il l'embrassa.
Sans même y réfléchir.
Sans même savoir ce qu'il faisait.
Les lèvres de la jeune femme répondirent aux siennes.
Il la bascula sur le lit, la serrant toujours plus fort contre lui.
Lorsqu'il se détacha d'elle pour la regarder, elle lui dit:
- Je ne suis pas là pour ça.
- Je sais, répondit-il.
- Alors vous savez aussi que je ne vous aime pas… d'amour.
- Je sais. Moi non plus. Mais j'en avais besoin. Vous vous sentez mieux?
- Oui. Merci.
Il se coucha à ses cotés, et ils s'endormirent paisiblement.
Fin du flash-back
John ne comprenait pas pourquoi il avait fait ça.
Pourquoi il l'avait embrassé.
Mais il s'en foutait.
Il en avait ressenti le besoin.
Yuè ouvrit alors les yeux, s'étirant comme un chat.
- Bonjour.
- Salut.
- Bien dormi?
- Comme une marmotte. Encore merci.
- Mais de rien. Petit déjeuner?
- Nan, merci. J'ai un truc à faire avant.
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Lorsqu'elle entra dans le laboratoire, Rodney passait un savon à Radek, qui semblait en avoir rien, mais alors vraiment rien à faire.
Accoudé à sa table, les yeux dans le flou, le tchèque était à mille lieues d'ici.
Il ne comprenait pas.
Hier, tout allait bien.
Il avait l'impression que ses sentiments envers Yuè étaient… disons… partagés.
Et tout d'un coup, à l'instant où il voulait l'embrasser, où il en avait l'opportunité…
Elle s'était tirée, l'air visiblement en colère.
Puis Elizabeth l'avait appelé, lui demandant s'il s'était produit quelque chose de particulier.
Rien, d'après lui.
Mais il du s'avouer que l'élue de son cœur l'évitait.
De tout le reste de la journée, il n'avait pas réussi à la voir une seule fois.
L'avait-il offensé, d'une manière ou d'une autre?
Il aurait bien voulu le sav…Bonté divine!
"Pane na nebi…"(1)
Il avait murmuré dans sa langue natale sans le vouloir.
Rodney s'était subitement tut, regardant dans la même direction que Zelenka.
Yuè était entré.
Elle se jeta sur le tchèque et le serra contre elle.
McKay pensa que, fort heureusement, il n'était que trois dans cette pièce, sinon, gare aux bruits qui courent… Il préféra d'ailleurs s'éclipser, discrètement, tout ceci n'était pas fait pour lui.
Radek, lui, tentait d'analyser la situation, tout en tenant la jeune femme dans ses bras.
Elle se détacha de lui et le regarda droit dans les yeux.
- Je suis désolée, Radek.
- De quoi?
- D'avoir réagi comme ça hier.
- Euh… Mais, non, enfin… Mais, que s'est-il passé?
Elle voulut lui expliquer, mais se ravisa.
En fait, cela importait peu.
Elle s'approcha de lui doucement, et leurs fronts se touchèrent.
Radek se rapprocha d'elle, attiré comme un aimant.
Doucement, il posa ses lèvres contre les siennes.
Ce fut un baiser silencieux, prude, timide.
Il la regarda encore, et elle lui retira ses lunettes.
Il l'embrassa à nouveau, la serrant fort contre lui.
Leurs langues se mêlèrent. Doux ballet que celui-ci.
Les mains de Yuè couraient maintenant dans les cheveux du scientifique, qui se contentait de caresser doucement le dos de sa princesse.
Mais la radio ne peut jamais rester silencieuse longtemps sur Atlantis.(2)
" Docteur Zelenka? Vous êtes attendu pour la réunion des scientifique de la base dans cinq minutes."
Radek se détacha de Yuè en grognant.
- Les espèces de petits…
- Allons, allons, ne nous énervons pas. File, on se verra plus tard.
Le tchèque ne réalisa pas tout de suite qu'elle le tutoyait.
Inconsciemment, il fit de même.
- D'accord, mais ne te fais pas dégommer pas Teyla et Ronon à l'entrainement.
Il lui déposa un dernier baiser sur les lèvres et s'en fut, heureux.
TBC...
(1) "Nom de Dieu"en tchèque (encore merci Severusslave)
(2) c'est pas Rodney qui dira le contraire dans "Je t'aime, moi non plus" (de Laura et un peu de moi)
Bon, alors, Charlie, rassurée? lol
Prochain épisode, attention, risque de lemon... Je verrais ça selon mon humeur.
Special reviews!
charlie : non mais attends ça va etre plus compliqué que ça... niark niark... euh en fait le lemon j'ai abandonné, ça marchait pas pour la chronologie de l'histoire...
