Bon, encore la fuite... Là, y'en a qui vont me taper, mais bon...(déjà qu'on a charlie pour la protection de Radek maintenant, alors hein...) Vous inquietez pas, on a pas fini de finir!
Carson examinait Yuè quand la tornade tchèque entra dans l'infirmerie.

Bousculant tout le monde, le regard fixe, un vrai dingue, les cheveux en pétard comme d'habitude.

Il se planta là, un sourire idiot aux lèvres, faisant éclater de rire la jeune femme.

- Oh si tu voyais ta tête!

Carson ne put réprimer un petit rire.

A cet instant, Radek ressemblait vraiment à un fou.

Il regarda Carson, puis Yuè, l'air ahuri, puis il finit par rire aussi.

- Désolé, j'étais inquiet alors quand Rodney m'a dit que vous étiez rentré et que tu étais là…

Le médecin n'en revenait pas de ses oreilles. Son regard allait du tchèque à l'Olympianne, qui se regardaient en souriant.

Lorsqu'il fut certain de l'évidence, il les laissa seuls. Ils auraient surement besoin de tranquillité.

Radek s'approcha timidement de Yuè, et la prit dans ses bras.

Elle se dégagea de son étreinte et l'embrassa doucement.

Cela faisait maintenant deux jours qu'ils étaient ensemble.

Rien de très poussé ne s'était produit, mais ils semblaient s'en contenter.

Enfin, le scientifique oui. Mais il n'était pas sûr que sa compagne soit du même avis.

Elle était plus vive et moins timide que lui, elle attendait certainement qu'il fasse le premier pas.

Mais il n'osait pas. Il se sentait un peu dépassé. Et puis (il fallait bien l'avouer), cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas approché une femme pour… enfin pour des rapports intimes.

Et, alors que son petit ami se torturait l'esprit sur les bas désirs humains, Yuè pensait à des choses bien plus simples, tout en étant bien plus compliquées.

La question était implicite et douloureuse.

Est-ce qu'elle était capable d'aimer?

Est-ce qu'elle l'aimait…vraiment?

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Teyla était en pleine séance de relaxation lorsque la porte coulissa.

Elle se redressa, et vit le visage de Yuè.

- Je…te dérange?

- Non… Non, entre, je t'en prie.

L'Olympianne entra, d'un pas hésitant, et s'assit sur le siège face au lit de Teyla.

- Quelque chose ne va pas?

- Pourquoi?

- Tu m'as l'air… Je ne sais pas, inquiète…

- Ouaip.

L'Athosienne s'assit sur le rebord du lit, se plaçant en face à face avec son amie.

- Raconte-moi.

Yuè hocha la tête et se mordit la lèvre supérieure.

- Je suis…perplexe va-t-on dire.

- A propos de quoi?

- De… De Radek et moi.

Teyla eut un mouvement d'appréhension. Elle était au courant pour eux depuis le tout début, mais le ton de Yuè montrait qu'il y avait un problème.

- Comment ça?

- Et bien… C'est que, tu comprends… Je ne sais pas si je suis encore capable d'aimer quelqu'un.

- Hein? Etre capable d'aimer? Je ne te suis pas…

- A vrai dire, il s'est passé des choses quand j'étais jeune… Qui m'ont énormément marqué, et … Depuis j'ai l'impression d'être dans l'incapacité de tomber amoureuse de qui que ce soit.

Un silence lourd s'installa.

Teyla ne comprenait pas.

- Mais… Enfin, pourtant tu es avec lui, tu apprécies bien ça, non?

- Oui, mais… Radek est un bel homme, agréable à regarder, gentil, attentionné,… Mais le problème ne vient pas de là. J'aime passer du temps avec lui, j'aime l'embrasser… Mais c'est tout. Pour moi, c'est plus comme… Un fantasme qu'un amour… Je ne sais pas si tu peux comprendre, mais… Je ressens la même chose pour d'autres personnes de la cité, et je sais que ce n'est pas de l'amour.

- Tu en es vraiment certaine?

- Oui…

- Je vois. Que comptes-tu faire?

- Je voudrais… lui en parler. Mais j'ai peur de sa réaction. Je ne veux pas le faire souffrir…

- C'est un risque à prendre, surtout que ne rien lui dire pourrait le faire souffrir d'avantage.

Yuè hocha la tête. Elle avait à nouveau cet air triste qu'elle arborait à son arrivée.

- Bien… Je crois que je vais te laisser alors…

Teyla se leva en même temps que la jeune femme et l'accompagna jusqu'à la porte.

Au moment de sortir, l'Olympianne se tourna une dernière fois vers son amie.

- Tu sais… J'ai voulu essayer… Pour lui, pour nous donner une chance… J'aurais tellement voulu… Malgré tout je tiens à lui… Mais mentir ne me ressemble pas.

- Je comprends. Si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là, n'oublie pas.

- Merci Teyla.

Lorsque la porte se referma, Teyla eut juste le temps de voir que Yuè pleurait.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Rodney, John, et Ronon était au mess, discutant de tout et de rien lorsqu'il arriva, titubant, une bouteille de vodka à la main.

Rodney cru qu'il avait des hallucinations.

John eut l'impression de voir un zombie.

Ronon pensa qu'il allait tomber.

Le runner tira une chaise à coté de lui, et fit signe à l'homme de s'asseoir.

Radek se posa, les yeux embués et rouges, les joues encore humides des larmes qui avaient coulé, les lèvres tremblantes. On aurait dit un enfant qui venait de se faire gronder.

JS : Radek, qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi êtes-vous dans cet état?

RZ : ona… má ona říká… (1)

Ils se regardèrent. Lorsqu'il était saoul, il ne parlait que le tchèque. Hors, aucun d'entre eux ne parlait cette langue; ça risquait d'être assez galère.

RM : Radek, parlez normalement, ce sera mieux pour tout le monde…

Le scientifique le foudroya du regard.

Rodney se dit qu'il aurait mieux fait de se taire.

RZ : Elle m'a quitté, voilà! Vous êtes content?

Il avait presque hurlé.

John avait sursauté et Ronon ouvrait de grands yeux.

Radek se leva, furieux, et sortit du mess.

Rodney voulu le rattraper, mais il fut retenu par John.

- Laissez-le, je crois qu'il a besoin d'être seul…

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Radek s'assit sur son lit.

En fond sonore, la musique de Jim Diamond. I should have known better. (2)

C'était exactement ça.

Il aurait du faire plus attention.

Il se souvenait de tout…

Quand il la vit pour la première fois, et qu'il sut que le coup de foudre existait.

Quand elle le serra dans ses bras pour la première fois, et qu'il se sentit heureux.

Quand ils s'étaient embrassés pour la première fois, et qu'il s'était cru au paradis.

Il avait passé 3 jours de pur bonheur.

Puis, il y avait à peine deux heures, tout s'était écroulé.

"Comprends-moi…" avait-elle dit.

Il comprenait. Ou du moins il essayait.

Il ne voulait pas qu'elle soit malheureuse.

Il avait accepté la rupture. Et était parti chercher une bouteille de vodka.

I should have known better… to love a girl as wonderful as you…

Est-ce qu'il s'était trompé quelque part? Est-ce qu'il avait gaffé à un moment donné?

Il ne savait pas.

Il regarda la mer qui s'étendait autour d'Atlantis.

La lune reflétait dessus, comme un plateau argenté.

Il aurait voulu être avec elle pour admirer cette beauté de la nature…

Mais il était seul.

Où était-elle maintenant?

Surement en train de se défouler en salle d'entrainement. Ou peut-être dans ses quartiers.

Il se prit à espérer qu'elle pleurait, qu'elle regretterait… Qu'elle reviendrait.

"Ce n'est pas ta faute… C'est moi. Je t'aime… Mais pas autant que ça, tu vois… Tu es… Comme un frère, un ami cher…"

Un ami cher?

D'accord.

Mais il n'avait pas dit son dernier mot.

Il la récupérerait. Il avait surement fait une erreur à un moment. Il fallait la réparer.

Il essuya ses larmes d'un revers de manche. Il allait se battre, et lui montrer qu'il en valait la peine.

Il était temps de passer à l'attaque.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Le lendemain, Radek se sentait prêt.

Il s'était habillé de façon à mettre son corps en valeur, et avait préféré mettre des lentilles à la place de ses lunettes.

Il s'était légèrement parfumé, et avançait d'un pas conquérant dans la cité.

Certains se demandèrent qu'est-ce qui avait bien pu se produire pour que le tchèque se soit ainsi métamorphosé.

Lorsqu'il se décida enfin à aller voir Yuè, il eut une mauvaise surprise.

Il la vit dans un couloir, parlant avec une personne qu'il ne voyait pas.

- Non, dit-elle, je n'ai pas quitté Radek pour ça, laisse-moi.

- Mais enfin, laisse-moi au moins te parler…

Rodney McKay. Le tchèque reconnu tout de suite la voix du canadien et préféra attendre dans un coin, histoire de voir ce qu'il se produirait.

- Yuè… Tu sais très bien que depuis ton arrivée tous les scientifiques de la base sont à tes pieds… Surtout deux en fait.

- Ah? Et alors?

- Et alors, si le premier se trouve être Radek, le deuxième c'est moi.

La gorge de l'intéressé se serra. Est-ce que Rodney essaierait de sortir avec l'Olympianne?

- Je… Je suis très honorée, Rod, mais… Où veux-tu en venir?

- Deviens ma petite amie.

- Non.

- Yuè… Tu es presque aussi intelligente que moi, et en plus tu es très belle…

- Ecoute, le problème que j'ai eu avec Radek est aussi applicable avec toi, alors laisse tomber.

- Hors de question.

- Alors tu galérera tout seul…

Elle allait partir lorsque le canadien la prit par le bras et l'embrassa.

Yuè ne s'attendait pas à ça.

Mais le contact des lèvres du scientifique était agréable… Si bien que, sans vraiment y prendre garde, elle se laissa aller.

Rodney jubilait intérieurement. Il le savait! Il savait qu'il y arriverait!

Il la serra plus fort contre lui.

Plus il y eut un bruit, comme si quelqu'un tapait contre un mur.

Yuè se détacha de Rodney, pour voir Radek, figé là, les regardant.

RM : Radek? Que…

Le tchèque tourna les talons et s'en fut prestement.

- Merde, grogna Yuè.

Puis elle abandonna Rodney et partit à la recherche du tchèque.

TBC...


(1) "Elle... elle a dit..."

(2) excellente musique, je vous la conseille!

aaaargh tapez pas, zut!! pitié, pitié! je vous promets que ça va s'arranger! arrggh noooon pas la mitraillette!!!!


Special Reviews!

Charlie : raaah pas défoncé moiii je voulais pas faire souffrir Radek...!!!! héhé un genie pas malin, ça existe (la preuve) "Radektorture forever" looooool... pitié me tue pas!