Wahou ! 15 reviews rien que pour le prologue ! J'en suis pas revenue ! Merci merci beaucoup ! range la corde avec le noeud coulant Je vais pas me pendre, promis juré ! lol
Aller, voila la suite, en esperant qu'elle va vous plaire !
Chapitre 1
- Où suis-je ? demanda-t-il. Et qui êtes-vous, tous ?
Hermione regarda Harry, étonnée.
- Mais enfin, tu es à l'Infirmerie… Et nous sommes tes amis, Ron – elle désigna le rouquin du menton – et Hermione – elle posa sa main sur sa poitrine. Et elle c'est Mrs Pomfresh, l'Infirmière…
- Tu nous monte un char, là, Harry, dit alors le dénommé Ron.
- Non, dit le brun en secouant la tête. Où suis-je ? répéta-t-il. Et que fais-je ici ?
- Mais enfin, Harry… dit Hermione, de plus en plus perdue.
La brunette regarda alors Ron en face d'elle, puis Pomfresh à sa gauche et se retourna soudain. Harry leva les yeux et découvrit deux adultes approcher à grands pas, un homme immense au visage à moitié mangé par une longue barbe blanche, et une femme tout aussi grande, sèche, au visage rigide et fermé.
- Harry, tu te réveille, dit l'homme à la barbe. Pompom, qu'est-ce qu'il a eut ?
- Je l'ignore, professeur, dit l'Infirmière en secouant la tête.
- Monsieur ? dit alors Harry.
- Oui ? dit l'homme en le regardant.
- Qui êtes-vous ?
La stupeur tomba sur la salle. Que le brun face le coup de l'amnésie à ses amis, passe encore, mais au Directeur du collège, là, il y avait un problème.
- Enfin, Harry, dit Dumbledore. Je suis le professeur Dumbledore, le Directeur du collège…
- College ? dit Harry. Mais où suis-je ? Et surtout, qui suis-je ?
Dumbledore regarda McGonagall, étonné, et celle-ci demanda :
- Monsieur Potter, de quoi vous souvenez-vous ?
- C'est à dire ? demanda Harry.
- Hé bien… De quoi vous rappelez-vous avant de vous réveiller ici.
Harry la regarda puis il fronça les sourcils et secoua la tête :
- De rien, c'est le trou noir, dit-il.
McGonagall se redressa alors, relevant le menton, et elle diagnostiqua :
- Amnésie totale.
- Quoi ? s'exclama Hermione. Mais enfin, professeur, comment est-ce possible ?
- Quand monsieur Potter s'est évanoui, s'est-il cogné la tête ? demanda le professeur de Métamorphose.
- Non… Non, dit Hermione en fouillant dans sa mémoire. Nous marchions dans les couloirs du château, vers la salle de Défense Contre les Forces du Mal quand soudain, il s'est effondré, c'est Ron qui l'a rattrapé…
- Avez-vous vu quelqu'un ou quelque chose rôder près de vous trois pendant votre promenade ? demanda à nouveau McGonagall.
- Non, professeur, répondit Ron. Nous étions seuls, nous… nous retournions à Gryffondor…
- Minerva, à quoi pensez-vous ? demanda alors Dumbledore.
- A rien de précis pour le moment, monsieur, répondit le professeur en secouant la tête.
- Vous êtes certain qu'il n'y avait personne ? dit alors Pomfresh.
- Sûre et certaine, dit Hermione en hochant vivement la tête. Il n'y avait que nous trois et les occupants des tableaux. Demandez-leur si vous ne nous croyez pas.
Harry, assit sur son lit au milieu de ces personnes, était complètement largué. Il les regardait à tour de rôle, essayant de comprendre de quoi ils parlaient, espérant peut-être une explication qui ne parvenait pas. Demander aux tableaux ? Quoi donc et pourquoi ? Amnésie ? Ha bon ? Harry était perdu. Il ne comprenait absolument pas où cherchaient à en venir les trois adultes et les deux jeunes, mais il ne posa pas de questions, préférant les laisser débattre tranquillement.
Au bout d'un moment, la grande femme fit volte-face et quitta la pièce avec le grand homme. La petite femme s'en alla, elle aussi, mais entra dans une pièce attenante à la grande salle. Le rouquin et la brunette restèrent là et se tournèrent vers le brun, visiblement chagrinés.
Un peu plus tard dans la matinée, après avoir avalé des dizaines de fioles toutes plus répugnantes les unes que les autres, et avoir manqué vomir de nombreuses fois, Harry décida qu'il en avait marre. Il repoussa la main aux longs doigts fins qui approchait une énième fiole en disant :
- Ca suffit, j'en ai marre, c'est dégueulasse vos trucs !
- Monsieur Potter, je vous conseille de coopérer, dit une voix sèche et froide.
- Ecoutez, qui que vous soyez, fichez-moi la paix, dit Harry.
- Harry ! gronda la fille brune. Laisse le professeur Rogue faire ce qu'il peut.
- Mais c'est pas bon… dit alors le brun avec le ton d'un enfant que l'on forcerait à manger des épinards.
- Je sais, monsieur Potter, dit alors Rogue en débouchant une fiole. Mais j'ai besoin de savoir ce qui vous arrive.
- Et puis d'abord, vous êtes qui ? lâcha Harry en regardant l'homme en noir.
Rogue roula des yeux et Hermione dit :
- C'est le professeur Severus Rogue, il enseigne les Potions ici, à Poudlard.
- Les Potions, allons bon, vous vous prenez pour un sorcier ? railla Harry.
- Harry ! dit Hermione sur un ton sec. Nous sommes tous des sorciers, ici, tous autant que nous sommes et toi aussi alors cesse d'être aussi désobligeant.
- Vous avez de la chance, Potter, dit alors Rogue, les sourcils froncés. De la chance d'être amnésique sinon je ous aurait déjà retiré vingt points pour rebellions envers un professeur.
- Professeur, dit alors Hermione.
Rogue grogna quelque chose puis il posa ses fioles dans une caisse, prit la caisse puis s'en alla en disant :
- J'ai tout essayé, miss Granger, rien ne fait. La magie utilisée, si magie il y a, pour effacer la mémoire de monsieur Potter, est plus puissante que la mienne.
- Amateur… souffla alors Harry.
- Harry ! s'exclama Hermione, exaspérée en roulant des yeux.
Rogue fronça les sourcils puis Hermione le regarda en haussant les sourcils, d'un air de dire « excusez-le », puis l'homme quitta la pièce et la brunette dit :
- Toi, je te saurai gré de cesser d'être aussi arrogant. Tu ne l'as jamais été alors maintenant, ça suffit, pigé ?
Harry la regarda puis il baissa les yeux, comme un gamin prit en faute. Il demanda alors :
- Heu…
- Hermione.
- Hermione, est-ce que… est-ce que toi et moi on…
- Non, dit Hermione. Nous ne sommes pas amants. Tu es mon meilleur ami depuis sept ans, et nous formons un trio avec Ron, le rouquin qui était là tout à l'heure. Je m'appelle Hermione Granger et le roux, c'est Ronald Weasley, mais tout le monde l'appelle Ron. Toi, tu es Harry Potter, le sorcier le plus connu d'Angleterre.
- Le plus connu d'Angleterre ? répéta Harry avec un sourire en coin. Qu'est-ce que j'ai fait pour ça ?
- A l'âge de un an, tu as défait le sorcier le plus puissant alors : Lord Voldemort. Il a essayé de te tuer mais le sortilège de mort qu'il a lancé sur toi s'est retourné contre lui et a anéantit une grande partie de ses pouvoirs et de son âme. Il y a trois ans, il a reparut après t'avoir capturé alors que tu affrontais Cédric Diggory, Viktor Krum et Fleur Delacourt dans la dernière tâche du Tournoi des Trois Sorciers. Grâce à ton sang, un morceau de son fidèle serviteur et les os de son père, il s'est refait un corps et depuis, il sème la terreur en Angleterre. Personne n'ose prononcer son nom, tous ont peur de lui, et tous se reposent sur toi pour le vaincre à nouveau, et si possible, définitivement.
- Pourquoi a-t-il essayé de me tuer ? demanda Harry.
- On l'ignore, répondit Hermione avec un haussement d'épaule. Tout ce que l'ont sait c'est qu'il a tué ta mère et ton père avant de s'en prendre à toi. Il y a deux ans, il a également fait assassiner ton parrain, Sirius Black, par son fidèle Mangemort, Bellatrix Lestrange, la propre cousine de Sirius, qui est la sœur de Narcissa Malefoy, Black de son nom de jeune fille, mère de Drago Malefoy, ton pire ennemi et élève à Serpentard... (n/a : vous suivez, lol)
- Du calme, attend un peu, je n'arrive pas à suivre, dit Harry en levant les mains. Qui est Drago Malefoy ?
- C'est moi…
Hermione fit un brusque volte-face et son visage se durcit. Harry se demanda pourquoi puis la brunette dit :
- Qu'est-ce que tu fiches ici, toi ? Tu viens ennuyer Harry ?
- Non, miss je-sais-tout, dit le blond, les sourcils froncés. J'ai autre chose à faire, vois-tu.
- Alors pourquoi tu es là et non pas avec tes amis serpents ? siffla Hermione.
- Hermione, dit alors Harry. Laisse-le parler…
Hermione se figea, la bouche ouverte, puis elle regarda Harry et bafouilla :
- Mais… Harry…
- Qui est-tu ? demanda alors Harry en regardant le blond.
- Sir Drago Malefoy, répondit celui-ci sur un ton pompeux.
- Sir ? dit Harry en haussant les sourcils.
- Ma famille est très riche, dit le blond. La tienne aussi mais moins.
- Pfu ! fit Hermione, les bras croisés.
- Ma famille ? demanda Harry, étonné.
- Ne l'écoute pas, ce serpent à sonnettes, dit Hermione.
- Granger…
- Laisse, dit alors Harry. Hermione, s'il te plait…
La brunette regarda le brun avec étonnement puis, quand elle vit qu'il la regardait fixement, elle fronça les sourcils, serra les mâchoires puis s'en alla, le nez en l'air, en martelant le sol de ses souliers. La porte de l'Infirmerie claqua férocement puis Harry dit
- Excuses-la, elle est inquiète.
Malefoy regarda vers la porte puis se tourna vers Harry. Il semblait étonné.
- Quoi ? demanda Harry avec un sourire. Qu'est-ce que tu as ?
- Hier à la même heure, c'est moi que tu aurais chassé ainsi, dit le blond, surprit. Cette fille est ta meilleure amie…
- Elle me l'a dit, dit Harry. Mais je la trouve plutôt désobligeante.
- Elle a toujours été comme ça, dit Malefoy. Et tu ne t'es jamais plaint, au contraire, tu riais quand elle me remballait de cette manière.
- Peut-être avant, dit Harry. Mais si je suis bel et bien amnésique, alors je ne connais plus personne. Tous les griefs que j'avais contre certaines personnes ne sont plus et si je te détestais, j'aimerais savoir pourquoi.
Malefoy regarda le Gryffondor puis haussa les épaules avec une grimace :
- Je l'ignore moi-même…
C'était vrai. En y réfléchissant bien, il ignorait parfaitement pourquoi il haïssait Harry Potter…
- Tu disais que ma famille était riche ? demanda alors Harry pour briser le silence. Tu connaissais mes parents ? Hermione a dit qu'ils étaient morts…
Malefoy hocha la tête :
- Oui, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom les as assassinés pour X raison. Personne ne sait la motivation de cet assassinat. Tes parents n'avaient rien à se reprocher, ils étaient sorciers, vivaient paisiblement, sans se préoccuper du monde extérieur à leur entourage amical et familial. Ton père a été dans la même classe que le professeur Rogue et à sa mort, Rogue à promit de veiller sur toi. Il t'a déjà sauvé la vie plus d'une fois, tu sais ?
- Je l'ignorais, répondit Harry en secouant la tête. Tu as connu mes parents ?
- Non, mes parents ne le aimaient pas vraiment, mais entre familles de sorciers, nous nous respectons un minimum. Mes parents n'ont jamais fréquenté les tiens, nous n'étions pas du même du milieu, mais aujourd'hui, personne n'ignore ton histoire. Certains, comme Granger, la connaissent par cœur et si tu le lui demande, elle se fera un plaisir de réciter toute ta vie, de ta naissance à maintenant, sans oublier un seul passage.
Harry eut un sourire puis il demanda :
- Est-ce que toi et moi nous sommes… amis ?
- Non, pas du tout. Rappelle-toi, je t'ai dit que nous nous détestions, dit Malefoy en secouant la tête.
- Je voulais dire…
- Oh ! dit Malefoy. Non, encore moins.
- Pourtant c'est bizarre, dit Harry en fronçant les sourcils. J'ai l'impression de me sentir mieux en ta présence qu'en celle d'Hermione ou de… heu...
- Ron ?
- Oui, Ron. C'est bizarre…
Malefoy haussa les épaules :
- Je ne sais pas. Peut-être est-ce parce que je suis un garçon, tout comme toi, je ne sais pas. Bien ! ajouta-t-il. Je dois partir.
- Déjà ? Mais tu viens d'arriver…
- Je dois aller déjeuner, dit le blond. Tu n'as pas faim ? Moi si…
Harry sentit alors un creux dans son estomac et Malefoy lui fit un signe de tête. Il quitta l'Infirmerie et Pomfresh apparut avec un plateau chargé de choses alléchantes. Elle le déposa sur les genoux du Gryffondor qui, perturbé par le blond, picora plus qu'il ne mangea.
Dans la Grande Salle, cependant, Malefoy était assit sur la table des Serpentards, les pieds sur le banc. Il semblait réfléchir et la venue d'Hermione ne le réjouit guère.
- Malefoy…
- Quoi ?
- Je voulais m'excuser pour tout à l'heure, dit la brunette.
- T'excuser ? dit le blond en sautant de la table. Toi ? Ha ! Laisse-moi rire, ce serait bien la première fois.
- Pourtant, je suis sérieuse, dit Hermione, les joues rouges.
- Soit, dit le blond en reprenant son sérieux. J'accepte tes excuses. Il y a autre chose ? ajouta-t-il en voyant que la Gryffondor ne bougeait pas.
- Hem, oui je…
- Hé bien parle ! dit le blond, agacé.
- Malefoy, je voudrais te demander de t'occuper de Harry à ma place, dit alors Hermione rapidement.
- Pardon ? dit le blond. J'ai bien entendu ?
- Cela m'est très dur de le demander, dit la brunette, la tête baissée et les mains sur les cuisses. Seulement, il semble être plus à même de t'écouter toi que moi… J'ai entendu votre conversation à l'Infirmerie, j'étais derrière la porte et je… Malefoy, je te le demande comme un service… Sil te plait.
- Redresse-toi, Granger, dit alors le blond. Je ne suis pas un prince, ce n'est pas la peine de t'incliner ainsi. Cependant, ton attitude m'honore et je vais réfléchir à ta demande.
Hermione se redressa, les joues rouges, puis elle hocha la tête et le blond la contourna. Il quitta la salle, bouleversé, et gagna sa chambre de Préfet, qu'il partageait du reste avec la brunette.
En fin d'après-midi, alors qu'Hermione et Ron racontaient un bon de leur chemin d'étudiants en sorcellerie de premier cycle à Harry, qui les écoutait, avide, ce fut un déferlement de jeunes gens, tous arborant le blason de Gryffondor.
Hermione et Ron furent noyés dans la foule de rouge et or, puis Pomfresh les chassa tous, et le brun resta seul dans le silence. Sa table de nuit débordait de cadeaux, bonbons, fleurs, cartes, et il prit une drôle de boîte en forme de polygone, bleue et argent.
- Chocogrenouille, dit alors une voix traînante.
Harry leva les yeux et sourit en reconnaissant le Serpentard. Il ouvrit la bouche et fronça les sourcils :
- Désolé, j'ai oublié ton nom…
- Malefoy, répondit le blond avec un léger sourire en coin.
- Tout le monde s'appelle par son nom de famille, ici ? demanda alors Harry.
- Oui, ça a toujours été comme ça, dit Malefoy.
Harry poussa ses jambes et le blond prit place sur le lit – il n'y avait pas de chaise à proximité – et reprit :
- Il n'y a qu'entre amis proches que nous nous appelons par nos prénoms.
- Malefoy… Parle-moi un peu de cet endroit ? Où sommes-nous exactement ?
- Tu te trouves en ce moment dans l'Infirmerie d'une école de sorcellerie nommée Poudlard. C'est un grand château, avec un immense domaine qui comprend un lac et une forêt, ainsi qu'un stade de Quidditch, dit le blond en trouvant tout de même étrange de dire cela à une personne qu'il connaissait depuis bientôt dix ans.
- Quidditch ? Qu'est-ce que c'est ?
Malefoy eut un sourire puis il reprit :
- Poudlard a été fondé il y a plus de mille ans par quatre puissants sorciers : Godric Gryffondor, Helga Pouffsouffle, Rowena Serdaigle et Salazar Serpentard. Ils voulaient créer une école où l'ont enseignerait la magie à de jeunes sorciers. A l'époque, les sorciers étaient très mal vus. Ils étaient pourchassés, traqués sans relâche, et quand des Moldus – les Humains – en attrapaient un, ils le mettaient sur le bûcher et le brûlaient vif. Les quatre Fondateurs ont alors commencé à rassembler des enfants âgés de onze ans pour leur apprendre les rudiments de la magie. Ils ont installé le château quelque part en Ecosse, et l'ont caché à la vue des Humains. Je crois qu'à leurs yeux, il ressemble à une vieille ruine branlante avec un panneau « Interdit d'entrer, Danger », un truc dans le genre. Il y a deux autres écoles connues dans le monde, Beauxbâtons, en France et Durmstrang, dans le Grand-Nord.
» Un jour, Salazar Serpentard s'est prit de bec avec les trois autres fondateurs. Eux acceptaient n'importe qui dans l'école. Du moment qu'ils avaient des prédispositions pour la magie, peu importait qu'ils aient des parents sorciers ou Moldus ou un sorcier et un Moldu. C'est le jeune qui comptait, pas ses parents. Salazar n'a pas accepté cela. Il ne voulait que les sang-pur, comme ma famille, ceux des sorciers qui n'ont pas une goutte de sang Moldu dans les veines. Toi, tu es un sang pur, mais ta mère non. Elle était ce qu'on appelle vulgairement, une Sang-de-Bourbe parce que ses parents sont des Moldus.
» Voyant qu'il était seul contre tous, Salazar a quitté l'école, non sans laisser une petite surprise dans les tréfonds du château, sous la forme d'un Basilic. Les fondateurs, avant de mourir, probablement de vieillesse, ont donné une partie de leur intelligence à un chapeau, appelé le Choixpeau, ainsi que leurs noms à quatre « maisons » : Pouffsouffle, Serdaigle, Gryffondor, et Serpentard. Tu es à Gryffondor, et moi à Serpentard. Ces maisons ont chacune un directeur, pour Gryffondor, c'est McGonagall, pour Serdaigle, Flitwick, pour Pouffsouffle, c'est Chourave, et pour Serpentard, Rogue.
- Et… combien sommes-nous ?
- Près de cinq cent, dit Malefoy. Il y a sept années différentes. On arrive ici en première année, on a alors onze ans, et on en sort sept ans plus tard, à l'âge de dix-sept ans, avec des BUSEs et des ASPICs en poche. Ce sont des diplômes. Les BUSEs se passent en cinquième année et les ASPICs, en septième. Dans huit mois, nous allons passer les nôtres, et le but est d'en récolter le plus possible afin de pouvoir ensuite trouver un bon travail ou entrer dans une bonne université. De la première à la quatrième année, nous bûchons dur, la cinquième année, c'est plus des révisions et beaucoup de contrôles. La sixième année, encore du travail et des choses à apprendre, potions, sortilèges, etc… La septième année est plus calme mais il y a encore des choses à apprendre en plus des révisions pour les ASPICs. Beaucoup d'élèves ont du mal à tout gérer et il n'est pas rare de voir des élèves plus jeunes les aider dans leurs révisions ou même des élèves des autres maisons.
» Depuis le début de l'année, je suis ce qu'on appelle, Préfet-en-Chef. J'ai un homologue féminin qui n'est autre que ton amie Granger. Nous avons sous nos « ordres », si je puis dire, huit Préfets, deux dans chaque maison, un garçon et une fille de cinquième année à chaque fois. Eux sont chargés de faire respecter le règlement dans leurs maisons respectives, et nous, dans l'ensemble du château et du parc. C'est une grosse responsabilité d'être Préfet ou Préfet-en-Chef, quand en plus il faut le combiner avec les leçons et les devoirs, sans parler de la vie privée. Granger et moi bénéficions de certains privilèges dus à notre rang dans le château. Nous sommes en mesure de retirer des points à des élèves ou de leur en donner, mais ça, c'est rare. Nous bénéficions aussi de notre propre Salle Commune, notre propre maison, si tu préfère, ainsi que notre propre salle de bains.
- Tu vis donc avec Hermione, dit Harry.
- Si on veut, dit le Serpentard. Je ne vis pas avec elle au sens propre. Je partage simplement le même espace de vie qu'elle, espace de vie qui est bien petit, entre-nous soit dit.
Harry sourit puis Malefoy reprit :
- Du lundi neuf heures au vendredi soir dix-sept heures, nous avons cours, toute la journée. Il y a de nombreux cours dans le programme, mais je ne vais pas tous te les répéter, du reste, je ne les connais pas tous. D'abord, il y a la Métamorphose, enseignée par le professer McGonagall, une grande femme tirée à quatre épingles. Ensuite, la Défense Contre les Forces du Mal, enseignée par le professeur Lupin, un ancien camarade de classe de ton père. Il y a aussi la Divination, avec le professeur Trelawney, l'Astronomie, avec le professeur Sinistra, la Botanique, avec le professeur Chourave, les Potions, avec le professeur Rogue, les Soins aux Créatures Magiques, avec le professeur Hagrid, qui est un grand ami à toi et le Garde-chasse du collège. Il y aussi les Sortilèges, avec le professeur Flitwick, ainsi que l'Histoire de la Magie, avec le professeur Binns, le seul professeur fantôme de l'école. Il y a aussi l'Arithmancie, l'Etude des Runes et l'Etude des Moldus. Parfois, nous avons droit à des cours surprises, décidés par Dumbledore en début d'année, comme l'Entraînement aux Duels, que nous avons eut en deuxième année, mais ils sont rares.
- Il y a tant de choses que j'ai oubliées… se désola alors Harry en secouant la tête. Pourquoi, a ton avis ? Pourquoi ais-je la tête vide ? Je sais maintenant que je n'étais pas ainsi avant, puisque vous semblez, toi, Hermione, Ron, les professeurs, me connaître depuis ma plus tendre enfance…
- Presque, dit Malefoy.
- Mais je n'en ai plus aucun souvenirs… C'est rageant !
- J'imagine, dit le blond. Seulement, tant que les professeurs n'auront pas trouvé comment ça se fait que tu aie perdu la mémoire aussi subitement, tu devras te contenter de ce qu'on te dira. Je dois également avouer que le nouveau Harry me plait bien.
- Nouveau Harry ? Suis-je si différent d'avant ? demanda Harry avec un sourire étonné.
Malefoy eut un bref sourire et Harry dit :
- Je te trouve sympa, tu sais… Je me demande pourquoi je te haïssais avant…
- Moi aussi, dit le blond.
Un silence passa alors puis Harry regarda le Chocogrenouille qu'il tenait toujours dans la main. Il le reposa sur sa table de nuit et bu un peu d'eau au verre posé près de la bougie éteinte.
- Malefoy… dit-il alors.
- Mhm ?
- Quand je sortirais d'ici, tu resteras avec moi ?
- C'est à dire ?
- Hé bien… Je préfère ta présence à celle d'Hermione, tu me parais plus accessible qu'elle…
- Quand ta mémoire te reviendra, tu diras le contraire, dit le blond. Et tu n'auras qu'une envie, que je m'en aille le plus loin possible de toi. Ca a toujours été ainsi et ça ne changera jamais.
- Si, ça peut changer, dit Harry en avançant une main.
Il la posa sur celle du blond qui détourna la tête avant de retirer sa main de celle de Harry et de se lever du lit :
- Je ne sais pas ce que tu cherches, Potter, mais je ne peux pas te le donner. Reste avec tes amis. Si tu as besoin de moi, appelle-moi, mais autrement, reste avec les tiens. Nous ne sommes pas du même milieu, Potter…
Il se détourna alors et quitta la salle. Harry serra ses doigts et Hermione entra au même moment, suivie de Ginny.
- C'était Malefoy ? demanda la rouquine.
- Oui, répondit Harry. Et tu es ?
- Ginny Weasley, la petite sœur de Ron, dit Ginny. J'ai… Disons que je suis ta petite-amie, en quelque sorte.
- En quelque sorte ? demanda Harry, surprit.
- Nous sommes sortis ensembles l'espace de quelques semaines, mais tu m'as écartée pour me protéger de Tu-Sais-Qui, dit Ginny. Après la mort de ton parrain, tu ne voulais pas qu'il s'en prenne à moi alors tu as préféré me mettre de côté mais nous n'avons pas rompu.
- Je suis désolé, dit Harry. Je ne me souviens de rien…
- Ce n'est pas grave, dit la rouquine en baissant les yeux, la gorge nouée. Bien ! ajouta-t-elle. Je vous laisse, je dois retrouver des amies à la Bibliothèque.
Hermione sourit à son amie puis Ginny les quitta et la brunette se tourna vers Harry, le visage en point d'interrogation :
- Quoi ? demanda le brun.
- Qu'est-ce que Malefoy faisait là ?
- Il m'a raconté l'histoire de Poudlard, dit Harry. Il m'a expliqué diverses choses sur les cours, les maisons, le château lui-même…
Un silence passa ensuite, à peine troublé par le hochement de tête d'Hermione, puis Harry ajouta :
- Je suis désolé de t'avoir chassée, ce matin, mais ta façon de couper la parole à Malefoy m'a exaspéré.
- Ce n'est pas grave, dit la jeune fille en hochant la tête.
Harry lui fit un petit sourire puis la jeune fille lui montra un gros livre relié de cuir brun. Le château de Poudlard était dessiné sur la couverture, en relief, et en grosses lettres d'or étaient inscrit « L'Histoire de Poudlard ».
Absorbé, Harry s'abîma dans le livre jusqu'au dîner et Pomfresh le dérangea en lui apportant son repas. Il mangea en lisant puis se coucha, fatigué, mais la tête déjà plus pleine grâce à Hermione, Ron, et Malefoy.
Voilà ! Je sais, c'est court, mais bon... Dites-moi ce que vous en pensez ! Kissssssssss
