Hop hop hop ! Et un nouveau chapitre, un ! J'en dis pas plus lol ! Bonne lecture !


Chapitre 6

Le 14 février, jour des amoureux, le Voleur de Mémoire frappa à nouveau, emportant quatre nouvelles mémoires, de trois Serdaigles et un Serpentard, le premier depuis le début. Ce Serpentard, c'était Blaise Zabini, le meilleur ami de Malefoy, et ce dernier devint enragé quand son ami se réveilla en demandant où il était.

- Attend, Drago, attend, dit Harry en le suivant. Où tu va ? Mais attend, bon sang !

- Laisse-moi, Harry, répliqua le blond. J'en ai assez, mon meilleur ami été attaqué, on en est à douze victimes, douze ! Je ne sais pas ce que cherche ce malade mais je le trouverais !

- Drago…

Harry le prit par le bras et le plaqua dos au mur en lui prenant le visage entre ses mains.

- Calme-toi, lui dit-il. Calme-toi, ça ne sert à rien de t'énerver comme ça, tu ne peux rien y faire, nos amis ne sont pas en danger de mort…

Le blond dégagea son visage et Harry posa ses mains sur son torse :

- Je t'en prie, laisse faire les adultes et ne t'en occupe pas…

- Mais Blaise est mon meilleur ami… dit-il d'une voix misérable.

- Je sais, dit le brun. Mais toi tu es mon petit-ami et je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose… J'ai déjà eut tant de mal à t'apprivoiser…

Malefoy pinça les lèvres puis, le regard triste, il passa ses bras autour du cou de Harry et soupira. Le Gryffondor l'enlaça et l'embrassa dans le cou en lui caressant les épaules avant de le repousser et de lui faire promettre qu'il ne se mêlerait pas de cette histoire. Le blond promit.

La neige disparut avec le mois de février mais le froid mordant était toujours là, avec, en plus, de violentes gelées matinales. Pomfresh cessa de compter les poignets foulés ou cassés, les coccyx fêlés ou les maux de dos qu'elle eut à soigner, rien que pour le mois de mars… ainsi que les amnésies totales.

- Et de trois, dit Dumbledore en soupirant, alors qu'il marquait le nom d'un Serpentard de sixième année sur un parchemin qui ne cessait de s'allonger. Trois nouveaux cas pour le mois de mars. Minerva, que va-t-on faire ?

- Je l'ignore, monsieur, nous en sommes à quinze élèves amnésiques après un malaise, je ne sais plus quoi dire pour rassurer les autres, tous ont peur d'être le prochain sur la liste de ce dégénéré mental qui s'en prend à des enfants.

- Comment savez-vous que c'est un humain et non une maladie ? demanda Lupin.

- Je m'en doute, dit McGonagall. Une maladie n'est pas aussi sélective.

- Ce qui veut dire ? demanda Rogue.

- Enfin, Severus, regardez donc les noms des élèves, dit McGonagall. Tout a commencé avec monsieur Potter et personne n'ignore qu'il est de loin le plus doué de tous en Défense Contre les Forces du Mal.

Lupin approuva d'un signe de tête et McGonagall reprit en montrant les noms des élèves, sur le parchemin, de son index :

- Ces deux élèves là sont respectivement très doués en Potions et en Divination, celui-là, en Botanique, celle-ci, en Runes, et celui-là, en Sortilèges. Ca ne peut pas être une coïncidence, avouez-le. Cette « chose » que les élèves appellent le « Voleur de Mémoire » ne choisit que les élèves qui ont les meilleures connaissances dans des matières choisies.

- Mais pourquoi faire ? demanda Lupin. A quoi cela servirait-il ? Est-ce un coup de Voldemort ?

- Non, dit Rogue en secouant la tête.

Dumbledore hocha la tête puis il baissa les yeux sur le parchemin et soupira.

- La bonne chose, dit-il. C'est que nous n'avons pas autant de matières enseignées que d'élèves. Si vous dites vrai, Minerva, alors nos douze matières sont parties.

- Seulement, quinze élèves ont étés attaqués, dit Rogue. Comment vous l'expliquez ?

- Nous avons douze matières scolaires, Severus, dit Dumbledore. Mais nous enseignons aussi cinq autres choses fondamentales comme le développement individuel, le respect, l'attention portée aux autres, l'honnêteté et l'équité des actes. Si notre corbeau s'y prend bien, nous n'aurons que dix-sept malades sur les neuf cent quatre-vingt-seize élèves du château.

- Vous dites cela comme si c'était bénéfique pour eux, gronda Rogue en croisant les bras. Non mais franchement, regardez dans quel état est Potter, sans parler des autres ! Le voilà qui s'est prit d'amitié pour Malefoy, son pire ennemi ! Sans parler des rumeurs qui courent sur Granger et Malefoy mais là, c'est autre chose…

McGonagall hocha la tête. Elle n'aimait guère savoir son Gryffondor préféré avec le leader des Serpentards, même s'ils ne semblaient rien faire de mal. Visiblement, Rogue n'appréciait pas non plus la brusque entente entre Malefoy et Harry.

- Je ne peux rien y faire, dit Dumbledore en haussant les épaules. Ce n'est pas à moi de les empêcher de se fréquenter.

Rogue roula des yeux puis il soupira et Lupin en fit autant.

Au même moment, bien plus bas, en ce dimanche, les élèves erraient à droite et a gauche dans le château ou le parc. Malefoy et Harry imitaient leurs camarades, marchant côte à côte dans le parc, aux alentours du Lac Noir gelé.

- Ca va aller ? demanda le brun à son compagnon. Tu tiens le coup ?

- Oui… Il faut bien, dit Malefoy en soupirant. Blaise a peut-être la tête vide, mais comme tu dis, il n'est pas en danger de mort…

Harry eut un sourire puis il s'arrêta et fit tourner le blond en face de lui. Il noua ses bras sur sa nuque en disant :

- Je t'admire, tu sais ?

- Non ?

- Si. Et tu veux savoir pourquoi ?

- Vas-y…

- Parce que même le cœur brisé et ton meilleur ami amnésique, tu reste avec moi volontier.

- Et tu sais pourquoi ? demanda le blond en dénouant le bras du Gryffondor. Parce que tu me permets de décompresser.

Quand j'aurais recouvré la mémoire, est-ce qu'il en sera encore ainsi ? demanda alors Harry.

- Je ne sais pas, répondit le blond. En perdant la mémoire, tu as eut une nouvelle vision sur certaines choses, et tu as comprit que malgré mon rang de Serpentard, je ne suis qu'un être humain comme les autres. Ca, le Harry que tu étais avant ne voulait pas le comprendre.

Harry hocha la tête puis il demanda :

- Dis-moi, comment est-ce qu'Hermione et toi en êtes rendus à vous fréquenter ? Elle m'a dit que les Gryffondors ne supportaient pas les Serpentards et j'ai aisément pu m'en rendre compte, mais…

- C'est tout bête, dit Malefoy en reprenant sa marche, suivit par Harry. L'été dernier, je suis sortit avec une fille qui me plaisait beaucoup. Ma mère avait même projeté de nous marier avant la rentrée scolaire, mais nous avons du rentrer en Angleterre plus tôt que prévu car elle est tombée malade. Du coup, j'ai abandonné Katerina et j'en ai été très malheureux.

- Et Hermione ?

- Krum, se contenta de dire Malefoy.

- Ha oui, dit Harry. C'est vrai qu'elle ne le voit pas souvent…

Il baissa ensuite la tête, regarda un moment le sol recouvert d'herbe jaune, puis Malefoy dit :

- J'ai beaucoup de respect pour Granger, mais nous ne pouvions pas continuer ainsi. Nous avions trop de choses à gérer en même temps pour continuer à nous voir ainsi.

- Et…

- Oui ?

- Vas-tu me quitter pour la même raison ?

- Quoi ? Mais non, idiot, dit Malefoy en faisant une grimace. Tu es bête des fois. Tu n'es pas Préfet-en-Chef ni rien, tu n'as que tes cours à t'occuper et ça me va très bien.

Il passa alors son bras sur les épaules du Gryffondor qui lui sourit avant de l'embrasser sur la joue puis de lui souffler quelque chose à l'oreille. Quoi que cela fut, le Serpentard rougit violemment et Harry pouffa de rire dans le creux de son épaule.

La semaine passa, tendue. A chaque seconde de silence, chacun s'attendait à entendre un appel à l'aide ou un cri de terreur, mais rien ne vint de toute la semaine.

Quand arriva le vendredi soir, une note dans les maisons annonça une sortie à Pré-au-Lard pour le week-end et la tension s'envola d'un coup.

Le lendemain samedi, à huit heures, tout le monde était debout, tout du moins tout le monde à partir de la troisième année.

Harry, content d'aller prendre l'air, se rua sur Malefoy dès qu'il le vit dans le hall. Il le saisit par le cou en disant :

- Tu vas à Pré-au-Lard avec nous ?

- Avec vous non, répondit le blond. Avec toi, oui.

Harry pouffa puis relâcha le blond et lui prit la main pour l'entraîner dehors. Sur le perron du château, on les arrêta brusquement et un septième année de Pouffsouffle, visiblement mécontent, commença à leur balancer toute sortes de noms d'oiseaux au visage. Surprit, Harry regarda Malefoy car les insultes s'adressaient à lui particulièrement et, ne pouvant plus le supporter, il dit :

- Dis donc toi ! Tu va le laisser tranquille ? Qu'est-ce qu'il t'a fait ?

Le Pouffsouffle fronça les sourcils et Harry reprit :

- Cette situation, je l'ai voulue alors laisse-nous passer et va donc jouer ailleurs !

- Tu ne rends pas compte qu'il joue avec toi ? demanda alors le Pouffsouffle. Dès qu'il en aura marre de toi, il te jettera, comme toutes les filles qui sont passées avant toi.

- Ca suffit ! s'exclama Harry. Tais-toi ! Tu ne sais pas de quoi tu parle ! Tais-toi, tu entends !

- Harry ! s'exclama alors Malefoy en le saisissant par les épaules, empêchant ainsi que le Gryffondor se ruer sur le Pouffsouffle. Laisse, ça suffit.

Harry se démena pour se libérer et Malefoy ne put le tenir. Il le lâcha, ses doigts ripant sur le manteau du brun, et celui-ci se jeta sur le Pouffsouffle qui, surprit, bascula en arrière avec le Gryffondor. Ils roulèrent dans les escaliers et tombèrent dans l'herbe humide au pied des marches.

- Harry ! dit Malefoy. Ca suffit ! Arrête tout de suite !

Mais le brun ne l'entendait pas. Il était furieux et il voulait protéger celui qu'il aimait.

- Je ne te laisserais pas insulter mon petit-ami ! hurla-t-il en donnant un coup de poing dans la mâchoire du Pouffsouffle qui le saisit à la gorge.

- Harry ! dit Malefoy en le saisissant par les côtes. Harry, lâche-le, ça suffit !

- Laisse-moi ! dit le brun en repoussant les mains de son compagnon.

Un attroupement s'était formé sur le palier. Les Pouffsouffle encourageaient leur représentant tandis que les Gryffondors et Malefoy tentaient tant bien que mal de faire cesser la bagarre.

- Harry, ça… commença Malefoy.

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que le brun se figea, le poing levé. Il fronça les sourcils puis soudain, il roula sur le dos en se tenant la tête et il se recroquevilla sur le sol. Malefoy se rua sur lui et des gémissements parvinrent d'un peu partout dans l'assemblée.

- Les amnésiques, dit Hermione en bousculant des petits Serpentards. Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle à un Pouffsouffle qui se tenait accroupit au sol, se tenant la tête à deux mains et semblant souffrir le martyr. Qu'est-ce qu'il vous arrive ?

Harry se mit alors à crier de douleur et les autres amnésiques en firent autant en s'écroulant. Soudain, le ciel s'obscurcit et le tonnerre se mit à gronder.

Tout le monde leva les yeux vers le ciel où roulaient d'énormes nuages noirs, menaçants. Un éclair frappa la Forêt Interdite et des flammes s'élevèrent brusquement.

- Les nuages ! s'écria soudain une fille de Gryffondor en tendant le bras vers le ciel. Regardez ! Ils bougent !

Hermione leva la tête et vit avec horreur que les nuages bougeaient bien, mais pas comme un nuage doit bouger normalement. Non, ils s'étaient mis à tourner sur eux-même, formant un tourbillon de dégradés de gris et de noir. Le tonnerre gronda, un éclair craqua puis le nuage se mua en tornade sans vent. Il tournait toujours sur lui-même, de plus en vide.

Accourut par l'assombrissement soudain de l'intérieur du château alors qu'il était encore très tôt, les professeurs vinrent aux nouvelles et se hâtèrent de faire rentrer les enfants dans le hall et d'en fermer les portes. Seulement, les amnésiques, comme paralysés, étaient incapable de bouger. Malefoy essaya de soulever Harry dans ses bras, mais c'était comme si son corps pesait des tonnes et, pressé par Dumbledore, il finit par se résigner et rentra prestement dans le château.

Les plus agiles des élèves grimpèrent alors sur les hautes fenêtres qui bordaient la porte d'entrée et tenaient ainsi informés les autres massés en bas.

- Mais qu'est-ce que c'est ? demanda Malefoy à Dumbledore. Pourquoi sont-ils dehors avec ça ? Professeur…

- Monsieur Malefoy, calmez-vous, dit Rogue, les sourcils froncés. Panique ne sert à rien.

- Je vous y verrais moi ! s'exclama alors le blond. Ce n'est pas votre petit-ami qui est dehors, terrassé par quelque chose d'inconnu !

- Monsieur Malefoy ! tonna alors McGonagall.

Le blond se tut aussitôt, mais furieux, il grimpa agilement sur une des fenêtres et en vira le petit Gryffondor qui s'y trouvait. Celui-ci arriva un peu vite en bas et le blond, nullement occupé de savoir s'il était encore vivant, dardait son regard d'acier sur les corps recroquevillés sur le perron, et particulièrement sur celui de Harry, au pied des marches de pierre.

Pendant ce temps, dehors, le nuage continuait de tournoyer sur lui-même, créant un champ magnétique qui fit sauter le bouclier du château. Dumbledore disparut alors du groupe et se rua dans son bureau pour le réactiver, mais il y avait trop de perturbations électriques et il finit par abandonner, regardant le spectacle terrifiant depuis son bureau.

Se reprenant, Harry réussit à faire baisser la pression du sang dans sa tête. Il avait l'impression qu'elle allait exploser et, lentement, il se tourna sur le ventre puis se mit sur les genoux, mais il se sentait écrasé par une main invisible qui était en fait l'énergie électrique du nuage noir.

- Drago… souffla-t-il.

Dedans, le blond porta brusquement ses mains à son cœur et poussa un petit cri de surprise et de douleur.

- Malefoy ! dit Hermione alors qu'il se cramponnait au montant de le fenêtre. Malefoy, qu'est-ce que tu as ?

- Harry s'est relevé, dit le blond. Mais on dirait qu'il a du mal à marcher… Hung ! fit-il ensuite en baissant la tête, serrant son poing droit contre son cœur.

Il haleta brièvement et Hermione se tourna vers McGonagall qui dit :

- Monsieur Potter semble se servir de l'énergie de monsieur Malefoy pour bouger… J'ignore où il a apprit ceci, c'est une magie qui dépasse de loin ses capacités…

- Ne sous-estimez pas celui qui a été choisit par Lord Voldemort, dit alors Lupin en montrant son front. Harry recèle de capacités étonnantes pour son âge.

McGonagall regarda l'homme puis elle pinça les lèvres et se tourna vers Hermione qui regardait Malefoy accroupit sur le rebord de la fenêtre.

- Courage… souffla le blond.

Harry s'était remit debout et, demandant mentalement pardon au Serpentard, il fit un pas en avant. Dans le château, un cri de douleur retentit et Malefoy haleta de plus belle, en proie à une douleur sans nom, comme si on tentait de lui arracher le cœur à vif.

Harry visa le nuage à travers le brouillard de ses yeux, et avança dans sa direction, écrasé par la force invisible mais bel et bien réelle de l'électricité générée par le nuage. Il avait l'impression d'avoir des blocs de béton aux pieds et il traînait les pieds dans l'herbe encore humide de la nuit.

Le nuage se mit soudain à grésiller et, accélérant, il abattit un morceau de lui-même sur le sol, une large et haute colonne noire, zébrée de blanc.

La colonne, Harry était situé à vingt mètres, même pas. Le vent généré soulevait de grandes vagues sur le Lac Noir et secouait les arbres de la Forêt Interdite. Le Saule Cogneur se cramponnait à son rocher comme il le pouvait, secouant ses rameaux de temps à autre pour montrer son mécontentement.

- Qui… es-tu ? demanda Harry.

Sa voix se perdit dans le vent soudain, la colonne se figea, comme si on avait mit « pause » sur un magnétoscope. Le nuage au-dessus la libéra puis, comme un œuf qui aurait éclot, la colonne se fendilla et une vive lumière obligea Harry à se protéger les yeux d'une main lourde.

Un grand craquement se fit ensuite entendre et le Gryffondor fut projeté au sol. Il glissa sur quelques mètres puis roula sur le flanc et se releva, arrachant un nouveau cri de douleur à son compagnon qui n'était pas loin de tomber dans les pommes tant la douleur était grande.

- Tiens le coup, Malefoy, l'encouragea Hermione. Fait-le pour Harry…

Le blond la regarda puis déglutit et porta son regard par la fenêtre. Harry s'était déplacé d'environ trois mètres mais il était à nouveau sur le sol et un Serdaigle, accroupit sur l'autre fenêtre dit :

Le nuage à laisser tombé une sorte de colonne noire qui s'est figée. Elle a explosé et Potter a été envoyé au sol. Ha, il se relève !

L'action fut confirmée par un gémissement de Malefoy.

Soudain, n'y tenant plus, Hermione rejoignit le blond sur le rebord de la fenêtre et l'en fit descendre, d'une pour éviter qu'une ne se rompe le cou en tombant s'il venait à s'évanouir, et de deux pour pouvoir se rendre compte par elle-même des dires du Serdaigle.

- Ce n'est pas Voldemort, dit-elle en se servant d'un sort pour agrandir ce qu'elle voyait par la vitre. C'est un homme… d'âge moyen… Il est habillé d'une longue robe de sorcier bleue et noire, il a une longue barbe noire aussi, et il tient un bâton à la main… On dirait un sorcier comme Merlin mais bon…

- Allons, miss Granger, dit Rogue. Merlin est mort, il y a des siècles.

- Je n'ai pas dit que c'était lui, siffla Hermione. Juste qu'il lui ressemblait.

Rogue fronça les sourcils puis Hermione dit :

- Il s'avance vers Harry… Il n'a pas l'air hostile…

- Hostile ? couina McGonagall. Vous voulez rire, miss Granger !

Un rayon de soleil caressa alors la joue d'Hermione qui regardait McGonagall, et elle se tourna vers la fenêtre :

- Le nuage se dissipe, dit-elle. Et Harry se redresse sans forcer, on dirait, les autres aussi…

- Et moi aussi, dit Malefoy en se relevant des marches de l'escalier sur lesquelles il s'était assit, sous la surveillance de Pansy.

La brunette sauta alors de la fenêtre et se précipita sur les Grandes Portes mais McGonagall l'empêcha de les ouvrir.

- Laissez, Minerva, dit Dumbledore en apparaissant. Allons voir ce que veux ce visiteur…

Hermione eut un léger sourire goguenard puis elle tira sur les lourds anneaux de fonte suspendus aux portes qui s'ouvrirent en grinçant.

Malefoy fut le premier dehors. Il se rua sur Harry et s'effondra près de lui en le serrant dans ses bras, terriblement inquiet :

- Tu m'as fait une des ces peurs, dit-il en le serrant. Ne recommence jamais d'accord ?

Harry passa un bras autour du cou du blond, touché, puis celui-ci se releva en le remettant sur ses pieds.

- Qui vous êtes ? demanda alors Malefoy en regardant l'homme qui s'était arrêté à trois mètres de Harry quand le Serpentard s'était rué sur lui. Qu'est-ce que vous avez fait à nos amis ? Rendez-leur leur mémoire !

- C'est impossible, je le crains, répondit l'homme en secouant la tête, étrangement calme. Je mourrais.

- Peu m'importe, dit Malefoy. Rendez-leur ce que vous leur avez volé !

- Qui êtes-vous ? demanda Hermione en prenant l'autre bras de Harry sur sa nuque. Un sorcier ? Un mage ? Un démon ?

- Je suis Lord Flirtyroy, gente dame, pour vous servir, répondit l'homme en s'inclinant.

- Et qu'est-ce que vous avez fait à nos amis ? Rendez-leur leur mémoire ! Elle ne vous appartient pas !

- Maintenant si, répondit l'homme en se redressant. Et vos amis devront faire avec.

- Sûrement pas ! s'exclama Malefoy.

- Et puis quoi encore ? demanda l'homme. Vous pensez peut-être que j'ai erré dans le monde invisible des sorciers pendant dix mille ans pour rien ? Non mais vous rêvez mon jeune ami ! Pendant toutes ces années, j'ai collecté les mémoires des gens pour accroître mon savoir déjà immense et grâce à cela, j'ai pu reprendre corps !

Il le va alors les bras et se mit à rire à gorge déployée, provoquant une vague de colère chez toutes les personnes agglutinées au pied du château.