Et voilà le der des der ! Le dernier chapitre du ""voleur de Mémoire". Je vous remercie de m'avoir suivie jusque là, malgré les rebondissements et les critiques pas toujours positives que j'ai recu, par rapport notamment à un certain couple qui s'est un peu prit pour la vedette du show... (je n'en dirais pas plus sinon je vais me faire taper :p)

Bien voilà, j'espere que ce dernier chapitre vous plaira et quant à moi, je vous retrouverait fidèles à mes autres fics qui ne sont pas, comme vous pouvez le croire, en standby, mais bel et bien en cours d'ecriture

Aller, atchitchao, les gens ! Kissouilles !

Phénix


Epilogue

Pfiouuu…

Harry posa son bras sur son front pour protéger ses yeux du soleil flamboyant de cette fin juin. Affublé d'un t-shirt arborant un grand G, il tenait de son autre main le manche de son balai et surveillait l'entraînement de son équipe, ruisselant de sueur sous un soleil de plomb.

Le dernier match était passé, et la coupe de Quidditch était à nouveau posée dans le bureau de McGonagall, mais toute l'équipe avait insisté pour un dernier entraînement avant le départ pour les vacances d'été, le dernier pour Harry et les autres jeunes sorciers de septième année.

Harry se tourna vers les gradins en essuyant son front dégoulinant du revers de son bras. Il sourit en voyant que plusieurs élèves les regardaient en s'éventant avec un cahier, une feuille de parchemin pour un éventail, comme Hermione, une bouteille d'eau à la main.

Parmi tout ce petit monde qui cherchait comme il le pouvait à se protéger du soleil brûlant et de la chaleur épuisante, Harry repéra Drago Malefoy, son compagnon. Il était assit à une place d'Hermione et discutait avec Blaise. Il portait autour du cou un fouloir noir que Harry devinait mouillé, le blond disant que cela ne servait à rien de se faire du vent, qu'il fallait plutôt chasser la chaleur du système sanguin directement.

Harry sourit. Il tourna ensuite la tête vers ses coéquipiers puis il siffla un grand coup entre ses doigts et tous se ruèrent sous la douche des vestiaires avec bonheur.

En sortant des vestiaires, Harry retrouva Malefoy et il l'embrassa furtivement sous les gloussements des filles de son équipe. Il leur tira la langue et Ginny lui rendit sa grimace en lui faisant un clin d'œil.

C'était quoi ça ? demanda Malefoy en passant un bras sur les épaules de son compagnon. Depuis quand la petite Weasley te fait des clins d'œil ?

Des clins d'œils, dit Harry en roulant des yeux. Tout de suite. Elle me charrie, Dray…

Malefoy haussa un sourcil puis tous deux regagnèrent le château pour retrouver un peu de fraîcheur dans l'ombre des pierres.

Je veux de l'eau froide ! s'exclama Harry en se jetant sur le banc de la première grande table qui se présenta.

Aussitôt un grand verre, style verre à bière, rempli d'eau et de glaçons, apparut devant lui, et il le vida en un clin d'œil.

Ce n'est pas bien de boire si froid, dit Dumbledore en apparaissant, alors que le brun suçait un glaçon d'un air pensif, Malefoy sirotant un jus de citrouille si frais que des gouttes d'eau glissaient le long de son verre.

Je sais, professeur, dit Harry en souriant. Mais j'ai tellement chaud…

Moi aussi, dit le vieux sorcier, les mains dans les manches de sa robe. Mais nous n'y pouvons rien. Allez piquer une tête dans le Lac si vraiment vous ne pouvez pas tenir, où passez vos heures libres dans les cachots, il y fait toujours frais, même quand la température extérieure dépasse les quarante degrés.

Harry sourit à nouveau puis le vieil homme s'en alla par les Grandes Portes. Harry se tourna ensuite vers son compagnon, s'installa à cheval sur le banc et dit, les deux mains posées entre ses jambes, sur le bois brun et lisse :

Chéri…

Mhm ?

Ce soir tu viens avec moi dans la Salle sur Demande ?

Harry, fit le blond en fronçant les sourcils. Tu me fais encore des avances alors que tu sais parfaitement que je ne veux pas coucher avec toi ?

Mais Dray… Demain c'est les grandes vacances, on ne se reverra plus…

On se reverra en octobre, à l'Université pour Sorcier de Premier Cycle, dit le blond en se tournant pour faire face à son compagnon.

Parce que tu vas y aller, peut-être ? Ton père ne mettra sûrement pas son fils dans ce qui équivaut à une université de quartier pour les Moldus.

C'est certain, dit Malefoy. Mais je suis majeur maintenant, je décide où je veux aller faire mes études. Je n'ai aucune envie d'aller dans une de ces Universités clinquantes et prestigieuses. Je veux aller là où tu iras, c'est tout.

Même si c'est une Université de moindre importance bourrée de demi-sang ?

Même, dit le blond. Je t'aime Harry, tu saisis ce que ça veut dire ?

Oui, Drake, oui je sais, seulement si tu m'aime autant que ça, au point de me le répéter dix fois par jour, pourquoi tu refuse de coucher avec moi ? Tu as peur ?

Malefoy regarda le brun puis il détourna la tête, les lèvres pincées. Harry lui prit les mains puis il déposa un baiser sur sa joue. Le blond tourna la tête et leurs lèvres se rejoignirent dans un long baiser amoureux qui fut brisé par un raclement de gorge et la voix ébréchée du professeur McGonagall :

Dites, vous deux, il y a d'autres endroits pour cela…

Rouge, Harry la regarda puis, voyant qu'elle souriait légèrement, il eut un sourire penaud. Il baissa ensuite la tête puis se leva et entraîna Malefoy dans les couloirs du château.

Comprenant où son petit-ami l'entraînait, Malefoy stoppa net :

Non ! fit-il en se campant sur ses jambes. Non, Harry…

Harry, grimaçant à cause de la secousse sur son épaule provoquée par le brusque arrêt du Serpentard, vint sur lui et l'entoura de ses bras en soupirant. Malefoy l'entoura à son tour en murmurant des excuses, et Harry recula en prenant le visage du blond dans ses mains :

Chéri, j'ai de plus en plus envie de toi… De quoi as-tu peur ? De la douleur ? De l'inconnu ? Je ne suis pas plus expérimenté que toi, souviens-toi…

Très mal à l'aise, Malefoy détourna la tête puis il s'éloigna de quelques pas, revint vers Harry, s'éloigna à nouveau, revint, puis refit le même parcours une troisième fois avant de dire :

Oui Harry, j'ai peur… Tu te souviens quand je t'ai dis que je n'étais pas gay mais que je sortirais quand même avec toi pour détourner mon esprit de Granger ? J'étais sincère à l'époque, mais maintenant, je ne sais plus trop où j'en suis. Je sors avec toi depuis six mois, je ressens bien évidemment d'énormes sentiments pour toi, quand tu n'es pas dans les parages, je me surprends à te chercher des yeux, et quand tu es là, que ta main serre la mienne ou que ton bras est sous le mien, je me sens aussi bien que possible. Je suis complètement accro à toi, Potter, mais ça me fiche une trouille du diable, qui ne s'arrange pas avec tes avances…

Les sourcils haussés, Harry referma la bouche :

Je te demande pardon, fit-il alors. Je… J'ignorais tout cela… Pourquoi ne pas me l'avoir dit plus tôt, Drago ?

Je ne sais pas, dit le blond en déglutissant.

Il ferma les yeux puis soudain, il sentit les bras de Harry passer sur sa taille. Il rouvrit les yeux et sentit le menton du brun sur son épaule. L'odeur de vanille du Gryffondor lui chatouilla les narines et il se retourna en tenant le brun par les poignets :

C'est à moi de te demander pardon, Harry… Tu as une confiance aveugle en moi, depuis toujours, je m'en rends compte maintenant… Mais je me suis aussi rendu compte, à l'instant, que je te faisais du mal en repoussant tes avances. A cause du fait que je ne voulais pas coucher avec toi, tu pense que je ne t'aime pas autant que je le dis et je…

Chut… dit soudain Harry en posant un doigt sur les lèvres du blond. Ne dis plus rien, tu t'embrouilles…

Le blond eut un sourire puis Harry l'embrassa doucement. Il l'entoura de ses bras puis le poussa doucement contre le mur. S'attendant à sentir la pierre dans son dos, Malefoy se laissa faire mais soudain, le bruit significatif d'une porte qui s'ouvre le tira de ses songes. Il voulut briser le baiser mais Harry ne le laissa pas faire et il referma la porte d'un coup de pied. Le blond se dégagea alors et regarda autour de lui :

Où sommes-nous ? demanda-t-il.

Dans la Salle sur Demande, mon ange, fit le brun en souriant. Tu en as activé l'entrée en faisant les cent pas tout à l'heure… Et regarde autour de toi, Dray…

Le blond s'exécuta en regardant un peu mieux et la première chose qu'il vit fut l'immense lit qui trônait au milieu de la pièce décorée de rouge, de bleu, de vert, le tout élégamment harmonisé. Un immense feu de cheminée brûlait vivement dans un foyer où un chêne entier aurait pu y être couché sans aucun problème, et le blond sembla alors réaliser :

C'est… C'est moi qui ait fait apparaître ça ?

Oui, Dray, dit le brun en l'entourant de ses bras. Tu as accompli le rituel devant la porte et la Salle à exaucé ce à quoi tu pensais le plus… tout ce mobilier ne serait pas là si tu écoutais ce que te dis ton cœur, chéri.

Doucement, Harry recula et soudain, le blond sentit le lit contre ses jambes. Il trébucha et s'effondra sur le doux matelas de plumes, Harry sur le ventre. Celui-ci lui sourit puis il l'embrassa vivement et Malefoy sembla soudain être totalement différent.

Dévorant la gorge de Harry, il cherchait fébrilement à remonter le t-shirt de son compagnon, ses mains brûlant la peau de Harry qui gémissait. Soudain, ce dernier se redressa sur ses genoux, à cheval sur le blond, et il retira son t-shirt, dévoilant un torse bronzé et finement musclé avant de reprendre possession de la bouche du Serpentard tout en déboutonnant, les mains tremblantes de désir, les boutons de la chemise en soie du blond.

La chemise dégagée, Harry lâcha la bouche de Malefoy et descendit sur son épaule. Il lui pinça la peau du cou, descendit plus bas et trouva un mamelon durci qu'il saisit entre ses dents. Il le suça un moment tout en torturant l'autre de ses doigts et Malefoy lâcha un jappement de surprise. Harry releva la tête et sourit. Il descendit ensuite plus bas, savourant le goût sucré de la peau de son compagnon, y laissant une traînée de lave en fusion. Le blond gémit. Harry buta soudain contre la ceinture du pantalon et Malefoy s'assit brusquement. Harry roula sur le côté, surprit, et Malefoy se prit la tête à deux mains.

Chéri, fit Harry, essoufflé, sentant son désir au maximum. N'aie pas peur, Dray…

Le blond eut un soubresaut puis Harry l'attira à lui et l'embrassa. Sa langue s'enroula autour de l'autre et il chercha de ses doigts fébriles la boucle de ceinture du blond. Il la trouva, la défit, puis s'attaqua aux boutons du jean.

Malefoy était à genoux au-dessus de lui et Harry le sentait tendu. Son désir était là, son envie aussi, mais tous ses muscles tremblaient et le brun sentait que la peur dévorait son petit-ami. Lui aussi il avait peur mais sur les deux, il fallait bien qu'il y en ait un pour mener la danse et montrer à l'autre qu'il n'y avait rien à craindre.

N'aie pas peur mon amour… lui souffla-t-il entre deux baisers.

Malefoy s'allongea alors sur Harry et l'entraîna avec lui de façon à se retrouver sous lui. Il plongea alors ses mains dans le pantalon du brun, le long de la chute de ses reins, et Harry gémit. Il sentit son désir augmenter de plus belle. Il se releva alors sur les genoux et chercha d'une main à défaire son pantalon. Malefoy repoussa la main et déboucla la ceinture d'un geste, comme s'il avait toujours fait. Il repoussa le pantalon de Harry qui lui glissa sur les genoux, puis Harry l'entraîna avec lui. Il se retrouva dessous et se débarrassa de son pantalon d'une ruade. Malefoy en fit autant puis Harry ouvrit ses jambes, s'offrant ainsi à son petit-ami, ayant décidé de lui laisser le choix de le dominer afin qu'il domine également sa peur.

Prends-moi, Dray, haleta le brun dans le cou de son amant qui lui caressait les flancs et les cuisses.

Tu… tu es sûr ? fit Malefoy en se redressant.

Harry sourit puis Malefoy l'embrassa et, d'un geste, il se débarrassa de son boxer. Harry en fit autant et il sentit contre son ventre la brûlure du sexe érigé du Serpentard. La brûlure de son propre sexe le laissa indifférent, toute son attention se portait sur son compagnon et il releva les genoux. Malefoy brisa le baiser et, en appui sur ses bras, il regarda Harry. Celui-ci, les joues rouges et le souffle court, lui sourit avant de s'emparer du membre dressé sans quitter le blond du regard.

Vas-y… dit-il en caressant la hampe.

Malefoy posa sa main sur celle du brun qui il la repoussa et Harry ferma les yeux en renversant la tête. Le blond fronça les sourcils et doucement, il s'enfonça à l'intérieur de Harry qui gémit de douleur.

Malefoy s'enfonça lentement, de peur, sans doute, de faire mal à son amant et, cela faisant, il sentait les chaudes parois se resserrer convulsivement sur son mini-lui. Harry se mit à haleter et à japper au milieu des gémissements et Malefoy fut tenté de se retirer. Lorsqu'il amorça le mouvement, Harry noua ses jambes sur ses reins et resserra leur prise. Malefoy n'eut d'autre choix que de s'allonger sur son amant et de le pénétrer d'un coup.

Harry hurla alors en enfonçant ses ongles dans le dos de Malefoy qui serra les dents. Il donna un coup de reins et Harry enfonça ses ongles un peu plus, puis il se retira doucement et le brun gémit longuement avant de japper quand Malefoy le pénétra de nouveau.

Harry eut l'impression que tout cela dura des heures alors que deux minutes plus tard, Malefoy s'effondrait sur lui en criant son nom, alors que lui-même appelait Drago en tenant fermement une poignée de cheveux blonds entre ses doigts crispés.

Essoufflés, incapables de bouger, les deux amants finirent par s'endormir, emboîtés l'un dans l'autre, se serrant l'un contre l'autre comme si leur vie en dépendait.

Harry revint à lui en premier quelques minutes plus tard, et sa mémoire avec. Il sourit et serra le blond dans ses bras. L'étreinte réveilla Malefoy qui se retira en roulant sur le côté. Harry se blottit dans ses bras et Malefoy l'embrassa sur le front, sur le nez, puis sur la bouche avant de tirer sur eux les draps et de s'envelopper dedans pour se reposer un peu.

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Où est Harry ? demanda Ginny en prenant place à la table des Gryffondors, ce soir-là. Tiens ? Malefoy n'est pas là non plus, fit-elle ensuite en louchant sur la table de l'autre côté de la salle.

Bah ! Ils doivent être dans un coin du château à faire des choses pas très catholiques, dit Seamus avec un sourire diabolique.

Seamus ! gronda Hermione, les joues soudain rouges.

Ron pouffa de rire en remarquant que sa sœur rougissait également, puis soudain, Hermione tourna la tête vers les portes de la Grande Salle :

Quand on parle du loup… fit-elle. Ah ! Te voilà enfin toi ! dit-elle ensuite quand Harry s'effondra entre Ron et Neville. Où tu étais, on ne t'a pas vu depuis ce matin…

Haha, fit Harry mystérieusement avec un sourire. Avec Malefoy, dit-il ensuite.

Hermione arrondi ses lèvres dans une exclamation muette puis elle rougit soudain violemment et plongea derrière ses mains. Ginny en fit autant puis l'extrémité de la table des rouges et or explosa de rire.

Harry regarda alors ses amis tour à tour, songeant au fait que, dès demain soir, il n'allait pas les revoir avant deux mois, mais songeant également que, dès octobre, il retrouverait la plupart d'entre eux à l'Université Magique de Londres, pour six nouvelles années à passer ensemble à faire les quatre cents coups.

Un coup d'œil sur la table des Serpentards lui fit également comprendre que son petit-ami, le terrible Drago Malefoy qui terrorisait les premières années d'un simple regard, allait également aller dans cette université de moindre importance et qu'ils allaient s'y retrouver et continuer à filer le parfait amour.

THE END !