Et l'avant dernier chapitre…

Là où tout se précipite...

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Chapitre 26 : Lumière

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La meilleure chose qu'elle savait faire… C'était fuir… Toujours fuir plutôt qu'affronter… Etait-ce dans ses gènes ? Elle n'en savait rien… Mais encore une fois elle fuyait.

Quelle ironie de savoir qu'elle était allée à Gryffondor ! La maison des courageux ! Oui elle était courageuse… Mais en apparences… Il y a plusieurs sortes de courage, et Holly était loin de toutes les posséder.

Se lever chaque matin, dans le noir, c'est courageux. Affronter le regard des autres, chaque jour, c'est courageux. Prendre des décisions, et les appliquer même si elles font souffrir, c'est courageux. Affronter toujours plus de danger, braver les interdits, c'est courageux ! Mais fuir ses amis, c'est lâche…

Pourtant depuis quelques temps elle ne savait plus tellement où elle en était… Ne savait plus ce qu'elle voulait. Depuis le début elle aurait aimé leur dire la vérité, mais on le lui avait toujours empêché. Toutes les fois où elle aurait voulu, où elle avait été faible, ses ancêtres l'avait appelé pour l'en empêcher. Elle n'en avait pas le droit, c'était ainsi. Et maintenant qu'ils savaient, pourquoi les fuir au lieu de tout leur dire. Pourquoi ?

Elle était sortie de la tour une fois qu'elle fut sûre que ni Alice ni Johan ne redescendrait. Holly parcourait les couloirs, sans savoir lequel elle empruntait… Pour la première fois depuis des années elle arrêta de réfléchir pour s'orienter. Pour se diriger elle posait sa main contre l'un des murs et le suivait. Toutes ses pensées étaient tournées vers la même question, pourquoi ne leur disait-elle pas toute la vérité ?

Un gémissement lui fit reprendre conscience de la réalité, quatre couloirs plus loin, quelqu'un souffrait le martyre. Holly se mit à courir dans cette direction, la personne poussait un cri déchirant…

L'odeur du sang et de la sueur la prit au nez, le souffle déréglé et bruyant d'une femme s'élevait un peu plus loin, son professeur de défenses contre les forces du mal était adossée contre l'un des murs, elle était en train de mettre au monde son enfant.

- Mme Turrina !

Pour réponse Holly eut l'un des cris les plus déchirants qu'il lui fut donnée d'entendre.

- Infirmerie… Il faut que j'aille… Infirmerie… Ce n'est pas l'heure… Pas encore le moment…

D'autres pas se firent entendre, puis bientôt Holly reconnu Elvira, l'amie de Lily, arriver près d'elle.

- C'est répugnant.
- Elvira ! Va chercher l'infirmière ! Vite !!!

Leur professeur cria encore une fois à s'en déchirer les poumons… Elvira était partie, et si Holly n'avait pas eu les pensées ailleurs elle aurait remarqué que c'était dans le sens inverse de l'infirmerie.

- Madame Turrina ? Madame écoutez moi…
- Holly… Appelle-moi Aurore voyons…

Sa phrase ne fut pas terminée car elle poussa encore une fois un hurlement, la pauvre femme essayait en vain de se changer les pensées.

Pourquoi l'infirmière n'arrivait-elle pas ??? Où était passée Elvira ? L'avait-elle rêvée ? Elle ne pouvait pas aider son professeur car elle ne voyait rien ! Si seulement… Si seulement…

Son professeur cria une nouvelle fois… Les contractions étaient bien trop rapprochées, ce n'était pas normal, il devait y avoir un problème… Holly n'eut plus le choix. Elle récita le contre sort, puis se mit elle aussi à transpirer, elle commença à trembler… Puis ne ressentit plus rien du tout.

Soudain elle émergea, reprenant son souffle coupé pendant un court instant et… Elle rouvrît les yeux… Elle voyait. Son professeur était juste devant elle, elle voyait des tâches blanches de partout, elle ne se faisait pas au noir alors qu'elle avait vécu avec durant…

Son professeur cria une nouvelle fois, la faisant revenir à la réalité. Aurore était en sueur, ses cheveux noirs étaient collés le long de son visage, elle était habillé d'une chemise de nuit blanche mais du rouge avait recouvert tout le bas de sa robe… Il y avait un problème… Un gros problème… Elle voyait, mais ce quel observait était… Elle préférait ne pas se le décrire elle-même.

Dans un moment pareil, qu'aurait-il fallu qu'elle fasse ? Holly ne pouvait rien faire. Mais elle avait recouvré sa vue dans le but d'aider son professeur et en cet instant Holly avait disparut, Espérance devait aider son professeur, il le fallait, et elle n'avait plus rien à perdre… Une amitié peut être, mais quoi d'autre ? Si l'amour est immortel, l'amitié, elle, est éphémère. C'est ce qu'elle pensait du moins. Alors elle était prête à se dévoiler. De toute façon Johan et Alice savaient tout.

Elle posa ses mains sur le ventre rond de son professeur.

La magie est quelque chose de beau, réel, et surtout pleine de possibilités. La magie est à la base de tout, mais aussi, est un tout. Il suffit de contrôler ce tout, et tout ce que l'on veut devient une base. Si on maîtrise la magie, alors on peut faire tout ce que l'on veut…(1). On veut un vase, on utilise un sort de métamorphose. Faire oublier quelque chose à quelqu'un par la magie, on utilise le sortilège oubliettes. Pour contrôler les autres, il suffit d'un impero. Les hommes voulaient voler, ils ont créé les balais magiques. On avait besoin de remonter le temps, on l'avait fait magiquement grâce aux retourneurs de temps. Devenir immortel, Nicolas Flamel l'avait fait avec la pierre philosophale. Créer le mal, la douleur, la tristesse, avait été facile pour celui qui avait conçut les Détraqueurs. Repousser la mort magiquement, Voldemort en était capable, il le ferait dans quelques années. Et celle qui était le plus à même de prendre conscience que l'on pouvait avoir ou faire ce que l'on voulait par la magie… C'était bien Espérance Emendata.

Lumière… Lumière… Lumière…

Ce mot raisonnait dans sa tête plus qu'elle n'en prenait conscience.

Mouvement… Ombre… Tout était éblouissant… Blanc…

Elle revenait à elle, elle émergeait petit à petit. Ses idées étaient loin d'être claires, mais quand elle prit conscience qu'elle voyait et que deux personnes l'entouraient elle ferma aussitôt ses paupières.

- Mme Pomfresh ! Mme Pomfresh ! Elle revient à elle s'écria Alice.
- Holly est-ce que ça va ? lui demanda Johan.
- Miss Vaquora ! Enfin ! J'ai eu beau faire tout les examens que j'ai pu, je n'ai rien trouvé d'anormal chez vous… Est-ce que vous vous sentez bien ?
- Oui tout va très bien merci. Je crois que j'ai eu un choc en voyant…

Elle se reprit au dernier moment et se corrigea aussitôt.

- En sentant Mme Turrina accoucher.
- En sentant ? Vous n'avez donc rien fait pour l'aider ?
- Non, comment aurais-je pu ? Je l'ai trouvée dans un couloir et j'ai sentit beaucoup de sang et… Je ne me souviens plus de rien.
- Ah… Très bien… Alors… Je… Je ne comprends absolument rien, fit l'infirmière d'un ton perdu avant de laisser sa patiente pour retourner voir les autres occupants de l'infirmerie.
- Alice, je peux te demander un service ? fit la jeune convalescente.
- Bien sûr ! Que veux-tu ?
- Une paire de lunette de soleil… celle qui est dans ma malle.

Holly la sentit trembler à côté d'elle. Sa discussion avec Johan devait être bien fraîche dans sa mémoire… Et avant même de lui demander ce service, elle l'avait sentit tendue.

- Comme tu voudras. A toute suite, fit Alice difficilement.
- Pompom !! Si je te dis que je vais très bien ! Thomas ! Aide-moi voyons !

Quelques lits plus loin, Aurore se battait contre l'infirmière. Elle finit par avoir le dessus et son mari, Thomas Turrina tentait de retenir l'infirmière le temps que sa femme puisse venir parler à Holly.

Espérance gardait difficilement les yeux fermés, comme si la lumière qui l'entourait la brûlait, lui priait d'ouvrir les yeux…

Enfin son professeur arriva au bord de son lit, une magnifique petite fille dans les bras, sage et endormie. La jeune femme s'approcha et se mit à genoux pour être plus près d'elle. Holly sentait l'odeur salée des larmes qui s'étendaient le long de ses joues, elle serrait son bébé comme le plus précieux des biens, tout droit sur son cœur. Elle, elle faisait tout pour se retenir de lever ses paupières, se retenir de contempler…

- Merci… Merci, merci, merci, merci… sanglotait la jeune femme sans arrêt.

Elle ne put s'empêcher d'ouvrir les yeux, de regarder cette femme et son nouveau né, de voir qu'elle l'avait rendue heureuse, d'observer le tout petit être à qui elle avait aidé à donner la vie. Ses yeux scintillaient sous l'émotion, tandis que la lumière partout dans la pièce l'éblouissait.

Elle voyait la jeune femme aux cheveux noirs, quelques tâches de rousseurs éparpillées sur le visage, une drôle de lueur dans son regard embrumé… Elle était radieuse et irradiait de bonheur, si Espérance la voyait heureuse, Holly elle la sentait comblée et rayonnante de bien-être. En cet instant, elle aurait cru n'importe qui si on lui aurait certifié qu'Aurore Turrina ne rencontrerait plus jamais le malheur.

Finalement la jeune mère cessa ses pleurs, dans ses bras, le petit être gigotait. Elle s'approcha de l'oreille d'Holly pour lui chuchoter ce qu'elle voulait que personne n'entende…

- Ne t'inquiète pas Holly… Je ne dirai à personne que tu es un ange…
- Aurore je ne suis pas…
- Chut… Ne dis rien. Grâce à toi Mira vit, jamais rien ne comptera plus pour moi. Merci.

Elle s'était redressée sur son lit blanc, son regard croisa celui d'Aurore et cette dernière frissonna de vitalité. Holly tendit la main et effleura la peau douce du petit être qui se présentait à elle. Aurore l'observait et souriait. Holly l'avait aidée à donner la vie, et aujourd'hui rien ne comptait plus à ses yeux que de vivre. Aurore ne croisa plus son regard, elle était captivée par ça fille, elle rayonnait… Elle retourna voir son mari qui ne s'en sortait plus avec l'infirmière, mais avant elle posa pour la dernière fois le regard sur Holly, un dernier merci put se lire au fond de ses yeux.

Au même moment Alice revint. Elle était essoufflée et quand elle vit Holly voir (2), elle s'arrêta et laissa tomber les lunettes sur le sol. Espérance se tourna vers Johan, évitant de croiser son regard, il avait suivit tout l'échange entre elle et son professeur.

- Dumbledore va bientôt arriver, il est temps de sortir en cachette.

Johan avait raison, elle se dépêcha de sortir du lit, tandis qu'Alice reprenait ses esprits et ramassait le précieux objet.

Dans le couloir tout était plus sombre, Alice ne la quittait pas des yeux tandis que Johan, lui, avançait devant sans se retourner. Holly ne savais plus quoi faire, quoi dire, ce silence devenait gênant et tous étaient mal à l'aise. Mais quelque chose les sortirent de leurs pensées, des élèvent arrivaient dans leur direction ! Sûrement pour se rendre dans la grande salle, les examens des cinquièmes débutaient aujourd'hui. Holly prit la paire de lunettes teintées et les mit le plus rapidement possible.

Johan se retourna une seule fois…

- On devrait aller à la tour d'astronomie, personne n'aura l'idée d'aller nous chercher là-haut.

Il aurait dit « Il faut qu'on parle » (3) personne n'aurait distingué de différences.

Le chemin fut long, un silence pesant s'était installé entre les trois amis.

Quand elle arriva en haut, une fois sûre que personne n'était dissimulé dans les parages, la première chose qu'elle fit ce fut enlever la paire de lunette. Tout était si beau… Magnifique…

C'est Alice qui brisa ce long silence.

- Holly… Je ne comprends plus… depuis mai, je ne t'ai posé aucune question, mais maintenant il faut que je sache… Pourquoi es-tu aveugle ?
- Tu veux vraiment que je te réponde ?

Johan devança Alice :

- Oui, je crois que maintenant on aimerait bien la vérité ! ça fait un moment que tu nous mens n'est-ce pas ? Alors pour une fois est-ce que tu pourrais être honnête ?

Le ton de sa voix blessa la jeune fille, c'était le moment des révélations, mais pourquoi Johan était-il si froid avec elle ?

- Les yeux sont le miroir de l'âme, ma seule façon de ne pas être découverte était de les cacher, de les condamner à rester fermés.
- Bien sûr.. se cacher. Mais miss Emendata est découverte maintenant, n'est-ce pas ?
- On dirait.
- Alors Johan avait raison ? intervint Alice. Toutes ces choses qu'il m'a dites… Ce n'étaient pas des histoires ?
- Je ne sais pas ce que Johan t'as dit Alice.
- Il a dit que…
- La vérité ! tout simplement la vérité !

La vérité… Alors soi-disant ils la connaissaient… Mais il fallait la raconter encore une fois, qu'ils l'entendent par sa voix. Mais elle n'avait pas le droit de parler, d'en parler ! Alors elle leur pris la main à tous deux et leur montra des bouts de souvenir. Pas les sien, pas ceux de ses ancêtres, mais les souvenirs de leur créateur.

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Tout avait commencé avec la folie d'un seul homme, cet homme, aussi sombre que puissant, avait recherché tout au long de sa vie la perfection. Etant jeune, il avait été naïf, il avait cru qu'il pouvait l'élever, cette… Perfection. Il avait cru en l'humanité et il avait voulu l'élever. Mais dans cette dure tache il n'était pas seul, étaient avec lui ses trois amis, ensemble ils auraient bâti un monde irréprochable, mais le grand Serpentard ne pouvait concevoir cette perfection avec des personnes dont le sang aurait était impur. On ne pouvait pas élever des bâtards, on ne pouvait pas les mélanger avec des futurs parfaits ! C'était inconcevable ! Inimaginable ! Pourtant ses fidèles compagnons n'étaient pas de son avis. Alors il partit mais laissa derrière lui de quoi anéantir ces sang-de-bourbe en cas de besoin…

Ce fut le début d'une autre vie pour le grand Serpentard, il prit femme pour assurer sa descendance et durant tout le reste de sa vie il se consacra au plus noir de tout ses projet, de tous ses rêves.

Il l'avait cherché longtemps sans jamais le trouver, l'Etre Parfait. Alors il avait essayé de l'éduquer, mais ça n'avait pas marché. Alors il s'épuisa à le créer. Personne n'y serait jamais parvenu, c'était une idée chimérique, irréalisable, mais il comprit vite qu'avec la magie tout était possible, il comprit qu'il pouvait le faire. Son être était devenu plus noir que les ténèbres, sa magie de même.

Il créa cet être à l'image qu'il avait de la perfection, il lui donna la beauté d'une apparence humaine, le rendit invulnérable, concentra en lui toutes les qualités possibles et imaginables. Mais comment le rendre humain ? Longtemps Salazar ne sut comment faire, mais finalement il trouva une solution, il lui donna des sentiments. Il lui apprit aussi la douleur et, quand quelqu'un auquel l'Etre portait un sentiment aussi fort que l'amour ou l'amitié souffrait, il le ferait partager sa douleur. Il consacra jusqu'à ses dernières forces à la création de la perfection, ce fut l'œuvre de toute sa vie. Il lui donna des dons magiques : si cet Etre si parfait décidait de pleurer de joie, alors ses larmes se transformeraient en diamants ; si cet Etre décidait d'offrir un regard à quelqu'un, alors ce dernier se sentirait vivre, vivre comme il n'avait jamais vécu, vivre comme chacun devrait vivre chaque jour, juste vivre avec bonheur.

C'est au plus sombre de son être, qu'enfin le grand Serpentard acheva l'Etre Parfait, mais dans son œuvre il oublia la seule chose qui aurait pu rendre cet être réel, il oublia de lui donner une âme.

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(1) : Chui gentille, je vous résume d'une manière compréhensible les deux phrases compliquées qui sont juste avant… mdr !
(2) : ça me fait trop rire cette phrase… Faut pas chercher a comprendre parfois…
(3) : depuis quelques jours, je sais pas pourquoi mais j'ai la même PUB dans la tête… Alors j'avais envie de placer la « maman faut qu'on parle » quelque part… désolée que ce soit tomber sur la fic lol !

Oh fait !

Je voulais juste savoir si quelqu'un voulait avoir le dernier chapitre d'ici ce soir...

Sinon je peux attendre la fin du mois...