Coucou à tous… Alors me voilà, enfin, avec la fin de cette fiction, le tout dernier chapitre…
Je vais essayer (j'ai bien dit essayer) de faire court, ce chapitre est un chapitre qui termine l'Histoire d'Holly (que j'ai mis une année entière à écrire) et vous révèle enfin qui elle est vraiment, J'ai mis énormément de temps à écrire ce chapitre. Pas par manque d'inspiration, non, ma fin je l'ai en tête depuis le 3eme chapitre de la fiction pour vous dire ;-) Si ça a été si long, c'est parce que conclure c'est le plus dure de tout… j'espère que les mots, les termes, les phrases, les paragraphes, en fait j'espère que le chapitre entier vous plaira, parce que c'est incontestablement celui qui a été le plus dure a rédiger… Et parce qu'aussi c'est l'un de mes préférés… J'aimerais ajouter que sans vos commentaires et votre soutiens, autant sur le net, que dans la « vrai vie » pour certain, m'ont énormément apporter tout au long de cette année, cette histoire m'a permis de rencontrer des personnes auxquelles je tiens beaucoup maintenant, mais m'ont aussi appris certaine chose sur moi, tel que le fait que j'adore écrire et être lu…
Aussi sachez qu'une amie a moi, en qui j'ai beaucoup d'estime et dont le style d'écriture est superbe a commencé une fiction (4 chapitre pr le moment) sur l'Histoire de Dame Mariane de Morrel (vous vous souvenez, le texte en vers avec le loup-garou et la princesse ???) Vous n'avez qu'à me demander le lien en review puisqu'il m'est impossible de le mettre sur cette page, et puis peut-être que si vous l'encouragez un peu ça l'aidera à écrire la suite…
J'avais promis à plusieurs personnes un épilogue mais l'écrire est vraiment trop difficile, il devrait raconter tous les évènements important, de la fin de la fic, à la mort de Lily et James… Peut être que je le ferais… Je ne sais pas, plus, on verra ce que vous pensez de la fiction, et si cela en vaut la peine… Reviewer moi pour me dire ce que vous en pensez...
Pour une fois les parenthèses sont au début Histoire de bien vous laisser sur votre fin… Enfin façon de parler !
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(1) : C'est pour casser la « magie du moment » que vous interrompe, je veux mettre les choses bien au point, c'est Alice qui parle et elle n'est pas « amoureuse » d'Holly. Alice c'est une hétéro pur de dur ;-)
(2) : Emandate en latin veux dire : correctement, sans fautes, conformément aux règles. Comment ça vous ne saviez même pas ????
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Chapitre 27 : Un
Tout aurait du marcher comme prévu. Quel est le mot qui manque à cette phrase ? Vous ne trouvez pas ? Pourtant c'est plus qu'évident ! Ce petit mot amplifie tout, oui, celui qui fait la différence… Parce que lorsque l'on dit : « Normalement, tout aurait du marcher comme prévu. », c'est que l'on sait pertinemment que rien ne s'est passé comme il en était convenu. Parfois un simple mot peut donner encore plus de sens au subjonctif… Et c'est sur ces pensées fort regrettables qu'elle tira ses longs cheveux noirs en couette haute.
Et maintenant que tout avait complètement foiré il fallait qu'elle s'occupe vite, très vite, de réparer les dégats. Mais au fond d'elle, elle savait qu'elle ne pourrait rien faire. Empoisonner son professeur avait été aussi simple que se lier d'amitié avec une sang-de-bourbe, mais il avait fallu qu'entre temps elle fasse une grave, très grave, erreur de jugement. Elle s'était laissée prendre, comme tous les imbéciles qui peuplent cette école.
Dans son esprit, idées farfelues ou plans impossibles étaient entrain de germer. Elle n'avait jamais voulu tuer son professeur, encore moins juste avant que cette dernière ne mette au monde un enfant, mais on lui avait interdit d'avoir de la volonté, interdit de pouvoir choisir sa voix, interdit de vivre. Il dirigeait sa vie, Il ordonnait, elle, elle obéissait. La souffrance était quelque chose de terriblement convainquant, mais on s'y habituait au bout d'une dizaine d'années. Mais une fois qu'il a comprit qu'il n'a plus d'autorité sur vous, il trouve autre chose d'encore plus épouvantable pour vous faire obéir.
La peur de perdre quelqu'un qu'on aime est encore plus épouvantable que la souffrance. Elle le savait et c'est pour ça qu'elle avait essayé de ne jamais s'attacher à qui que ce soit. Mais encore une fois elle avait suivi l'un de ses ordres et s'était liée d'amitié avec une sang-de-bourbe.
Pourquoi le maître des ténèbres, l'homme le plus craint, celui-que-l'on-ne-nomme-même-plus, avait-il ordonné que la plus fidèle de tous ses fidèles choisisse pour amie la chose qui le répugne le plus au monde (mis a part les moldus) ? La réponse à cette question est très simple, pour mieux les espionner et apprendre à les démolir intérieurement encore plus facilement.
Elle, elle avait tiré de cet enseignement quelque chose de complètement diffèrent. Elle avait comprit en observant le monde qui l'entourait et en l'observant elle, la seule amie qu'elle n'avait jamais eut, qu'Il était complètement fou et que tout ce qu'il avait pu lui dire n'était que mensonge.
Seulement, elle s'était attachée à son amie, avec elle… Plus rien de ce qu'elle pourrait endurer ailleurs n'importait car elle savait que quelqu'un tenait à elle… Car elle savait qu'elle n'était plus seule… Mais bien sur elle ne lui avait jamais rien dit sur sa vraie vie et sur toutes les choses horribles qu'elle avait déjà faites…
Maintenant que faire ? Jamais Il ne lui pardonnerait la catastrophe de sa mission. Et elle n'était pas en mesure de réessayer de tuer Mme Turrina, de toute façon, elle n'aurait pas été capable de faire une deuxième tentative, la première avait était bien assez éprouvante.
Il y avait bien quelque chose pour se faire pardonner, lui offrir sur un plateau d'agent le plus pur, le plus parfait de tous les êtres qui habite cette terre. Mais encore une fois elle était incapable de faire ça. Il l'avait cherché toute sa vie, cet être inestimable dont parlait les légendes. S'Il l'avait entre ses mains, il serait capable de tout, la source de pouvoir que cet être représentait était inestimable.
Elle préférait mourir que de lui offrir la conquête du monde, il était bien capable de partir vaillamment s'offrir le monde sans aide ! Alors s'était décidée, elle n'essaierait pas de se faire pardonner, mais que faire alors ? Fuir.
Bien évidemment, Il la retrouverait où qu'elle soit, mais qu'importe, si elle n'arrivait pas à fuir elle pourrait toujours mourir… Mais avant de fuir, mourir, ou quoi que ce soit d'autre, elle devait déjà passer ce fichu examen de défenses contre les forces du mal ! La pause qu'elle avait eut entre midi et deux avait été bien trop courte à son goût. Elle n'avait eut le temps de rien… Et puis après il faudrait qu'elle ait une conversation avec Lily… La dernière de toutes sûrement. Rien qu'en pensant à ça quelques larmes tombèrent le long de ses joues.
- Elvira ? Eh la Miss ! ça ne va pas ?
- Oh… Si, si tout va superbement bien, je vais réussir ces examens avec une grande facilité et passer une journée formidable !
- Alors tu peux m'expliquer pourquoi tu pleures ?
- J'ai… Une poussière dans l'œil…
- Bien sur, et moi je suis amoureuse de Potter !
- Qu'est-ce que j'entends ? Voici une information fort précieuse dit moi !
En quelques secondes, elle avait essuyé ses larmes et retrouvé le sourire grâce à son amie. Elle était prête à tout affronter. Même à détruire l'image parfaite de la race humaine pour sauver le monde…
Elle regardait à l'horizon, plus aucune peur à l'esprit, juste de la douleur. Elle savait qu'Alice la fixait, qu'elle ne comprenait rien, qu'elle n'assimilait pas tous les éléments qu'elle avait. Elle savait que Johan évitait de la regarder, que s'il le faisait, il verrait un monstre dans ce vêtement de quiddich qu'elle n'avait toujours pas changer. Depuis toujours la seule chose qu'elle avait apprit de l'humanité c'était la douleur qu'elle représentait… Et là ces amis souffraient. Tout ces mensonges, ces secrets, que personne n'aurait jamais dû sortir de l'oubli, que jamais personne n'aurait du mettre à jour, s'étalaient devant les jeunes adolescents, et bizarrement cela ne se passait pas comme Holly aurait pu l'espérer…
Ils avaient mangé en silence ce midi là, ils n'avaient pas eut le goût de rejoindre tout le monde dans la grande salle et avait préféré l'intimité de la cuisine… Rares étaient les personnes à en connaître l'endroit et ils avaient été tranquilles.
Personne ne trouvait plus sa place et si Alice restait mitigée, Johan lui était emplit de rage. Holly ne comprenait pas pourquoi, mais elle savait que bientôt il allait explosait. Entre les blancs et les longs récits, la matinée avait été bien remplie et l'après-midi s'annonçait explosif.
Après toutes les explications qu'on lui avait donné Alice avait essayé tant bien que mal de comprendre et assimilé tout ce qu'on lui disait, mais Holly et Johan avait du lui réexpliquer de nombreuses fois sous différents points de vue l'état des choses.
Ce qui avait été le plus dur à comprendre était sans doute le fait qu'Holly n'avait pas d'âme. Rien n'était plus horrible que de vivre sans âme et ça le créateur des Détraqueurs l'avait compris puisqu'il leur avait donné le pouvoir le plus affreux de ce monde, celui d'aspirer les âmes… Pour Espérance c'était pourtant simple, comme son créateur n'avait pas pu en ajouter, il avait imaginé une façon magique d'avoir une âme… Il fallait que l'être parfait se façonne une âme à son image, et puis il fallait qu'il la mérite. Cela était un concept bien étrange puisque à la base, c'est l'âme qui anime tout ce qui vit… Mais c'était pourtant une réalité, à chaque nouvel être une âme naissait, vierge et neutre, puis se construisait en même temps que l'être grandissait et pour aboutir et passer dans la réalité il fallait que le Parfait passe une sorte épreuve…
- Quand j'ai compris qui tu étais… Espérance…
Dans la bouche de Johan, ce prénom devenait méprisant et dans son regard, sa personne était répugnante, plus le temps passait et plus elle avait du mal à supporter d'être avec lui.
- Je me suis souvenu de quelque chose que tu m'as dit il y a longtemps… C'était ça, mot pour mot : « Dans ta vie tu aimeras, Mais très tôt tu mourras. Si tu es réellement aimée Avant la mort, Il faut qu'un vrai baiser Prouve tes efforts. Cela est le seul moyen Pour que la vie reste en ton sein. ». Est-ce que maintenant Alice, tu comprends mieux quel est l'épreuve d'Holly ? Se faire aimer et embrasser…
Des larmes coulaient le long de ses joues, s'en était trop ! Pourquoi réagissait-il de cette façon ! Elle n'avait jamais rien demandé à personne ! Jamais voulu de cette vie ! Et encore moins être détestée par lui, le seul qui avait toujours était là pour elle, le seul à qui elle tenait plus que tout…
Elle prit alors la parole d'une voix tremblante et douloureuse.
- Vas-y… Dit moi ce que tu me reproches vraiment… Parce que pour le moment j'avoue que je ne comprends rien ! RIEN ! A ton attitude envers moi !
- Tu ne nous as rien dit… à nous… On était cessé être amis ! Tu nous as menti pendant tous ce temps !
- PARCE QUE TU CROIS QUE J'AVAIS LE CHOIX ?!
Alice n'en pouvait plus ! On n'était pas censé avoir une discussion pareille dans un couloir ! Elle poussa les deux protagonistes d'urgence dans une salle inutilisée, elle ferma la porte et insonorisa la pièce. Holly s'effondra par terre, le dos contre le mur les mains sur le visage… Elle aurait préféré rester dans le noir dans un moment pareil, mais des couleurs magnifiques s'imposaient à ces yeux…
- Tu aurais du nous dire depuis le début que tu étais maudites, ça nous aurait à tous évité de se rapprocher de souffrir…
Elle écarquilla les yeux, alors il la haïssait vraiment ! Pourquoi cela lui faisait tant mal au cœur, pourquoi avait elle l'impression qu'il était écrasé contre sa poitrine là tuant à petit feu ?
- TU ES DEVENU COMPLETEMENT FOU JOHAN !!! JE T'INTERDIS DE DIRE DES CHOSES PAREILLES !!!
- Ah, dans toutes nos explications on avait omit de te spécifier ce détail Alice ? s'étonna Johan de manière fausse et amère. Enfin Holly, dit lui qui à raison.
La jeune fille essaya bien de parler, mais les mots lui manquaient… elle était complètement bouleversée par cette situation et les larmes ruisselaient le long de ses joues.
- Tu ne dis rien, très bien, je vais m'en charger… Vois-tu Alice, un être parfait et pur ça ne se métamorphose pas comme ça devant toi… Il faut savoir que Serpentard n'a pas fait que se servir de la magie noire, il a aussi commit des actes horribles. Et le pire de tous fut de tuer une licorne, tout le monde sais que quelqu'un qui bois du sang de cette bête fantastique devient… devient maudit. Lui il n'a pas bu de son sang, il l'a récupéré et en a emplit les veines du premier des Emendata (2). La licorne tuée s'appelait Syana selon la légende. La lignée des Parfaits ne se termine jamais, parce qu'une fois qu'un Emendata gagne son âme il devient presque humain. Et si cet humain artificiel vient à mourir, il devient cendre et il renaît, grâce au sang de phénix qui se mélange lui aussi dans ses veines…
Les mains sur la bouche, Alice attendait désespérément qu'Holly se lève et contredise le jeune homme. Qu'elle redevienne la puissante fille qu'elle connaît et qu'elle défende son honneur avec un bon coup de point dans la gueule de cet abruti !
Mais elle était simplement assise sur le sol, les genoux contre son cœur, les joues mouillées et le regard perdu dans un coin de la salle.
- C'EST FAUX !!! VOUS MENTEZ !!! VOUS DELIREZ COMPLET… rien de tout ça n'est ni possible… ni vrai… vous mentez… c'est complètement faux… ce n'est pas possible… vous délirez complet….
Plus elle parlait, plus sa voix se mourait dans sa gorge…
Par terre, la jeune fille était effondrée, mais elle trouva la force de se relever. Elle s'appuya contre le mur pour s'aider, puis leva les yeux vers Alice qui chuchotait encore des choses incompréhensibles pour se convaincre elle même que rien de tout ça n'était la réalité…
Yeux dans les yeux comme pour un dernier au revoir, Espérance posa sa main sur le mur, à plat. Elle rentra son majeur à l'intérieur de sa main, sans quitter le mur avec ses quatre autres doigts. Puis lentement, très lentement, elle leva son annulaire.
Si Alice n'y comprenait rien, Johan, lui détournait du regard…
- ça… ça veux dire quoi ça ?
- ça confirme tout ce qu'on te dit depuis le début Alice. Ça conclu tout. Tu peux essayer de faire le geste qu'elle a fait, mais pour nous, humains, cela est impossible : l'un de nos os bloque ce mouvement. Les Parfaits sont génétiquement parfaits et magiques, il leur est possible de faire des choses qu'il nous est même impensable d'essayer sans magie. Son ouïe est si développée qu'elle s'est construite une façon de voir virtuellement. Son odorat est au moins dix fois supérieur au notre. Pour son goût c'est identique. Tandis que son touché, lui, est tellement puissant qu'elle ressent des actions passés sur des objets, ou les sentiments qui nous submerge sur nous, humain. Pour terminer cet exposé il reste sa vue… Non seulement elle voit bien mieux que nous, mais son champs de vision est tellement élargi qu'elle peut même apercevoir les ultras violets et infrarouges… Enfin elle a d'autre dons, des simples tels une agilité remarquable, ou encore de pouvoir rester autant de temps qu'elle le veut sous l'eau, il y a aussi le fait que qui conque croise son regard se sent submergé de vie et doté d'une force nouvelle, ou encore lorsqu'elle pleure de bonheur ses larmes se transforment en diamant… Après bien sur, il reste à dire que tant qu'elle n'aura pas gagné son âme, il lui est physiquement impossible de mourir… Je crois qu'on a fait le tour, pas vrai Espérance ?
- Tu oublies une dernière chose Johan, le fait que cet être, si parfait soit-il, est complètement raté en tous points… En tous points…
Les larmes qui coulaient le long de ses joues trahissaient l'allure hautaine qu'elle essayait de se donner. Elle voulu, juste une fois, l'unique de toutes, croiser le regard de Johan. Mais ses yeux marron étaient plus que sombres en cet instant, et surtout, il trouvait bien plus intéressant de fixer un point invisible sur sa droite, que la jeune fille qui se trouvait face à lui.
Elle s'en alla, tout simplement, partit en direction de couloir, mais avant qu'elle ait l'occasion d'ouvrir la porte, Alice s'était interposée. Ses yeux étaient mouillés eux aussi et la détermination enflait dans son regard. Sa main prit de l'élan vers l'arrière pour mieux venir s'écraser sur la joue d'Holly. Leurs regards se croisèrent juste une seconde, la suivante Alice entourait Holly de deux bras forts et la serrait tant qu'elle pouvait.
- Tu… Tu es la meilleure amie que j'ai jamais eut. Peu importe qui tu sois en fait, parce que seuls tes actes comptent Holly. Je sais que tu es quelqu'un de bien, quelqu'un de bon, ça me suffi. Tu m'as aidé quand j'avais besoin de toi, tu as toujours été là pour moi. Bien sur, je ne supporte pas qu'on se fiche de moi, qu'on me mente, mes parents l'on bien assez fait avant toi. Mais là, maintenant, je sais que ça devait se passer ainsi, je sais que toutes ces années tu as bien fait de ne rien nous dire. Même si au fond cette journée me montre que toute ta personne est ce que je hais le plus au monde, je t'aime Holly. Je tiens plus à toi que quiconque d'autre. Tu m'as appris énormément de choses en cette minuscule année et je t'en remercie. Je veux passer les années prochaines à en apprendre encore plus et ainsi pouvoir me rapprocher de toi. Holly tu ne peux pas dire que tu es ratée parce que tu es la plus belle chose que j'ai jamais eut l'occasion de voir. Et même s'il y a très longtemps quelqu'un a maudit ta personne et tous ceux avant toi, je m'en fiche ! Avec toi je me sens forte, avec toi j'ai l'impression d'être quelqu'un et ça Holly c'est encore plus puissant que de l'amitié !
Que peut-on répondre à ça ? Holly n'en savait rien et aucun mot ne venait à elle, alors elle la sera simplement dans ses bras à son tour, laissant ainsi son corps se secouer de sanglots violents qu'elle avait contenus si longtemps…
Plus loin elle ne vit ni sentit la larme que venait d'essuyer Johan.
- Une dernière chose Holly, où est le parchemin où l'on peut lire toute ta vie ? Parce que dans le texte en rimes que nous connaissons il n'y a que le début…
- Il n'y a que ça qui t'intéresse, vraiment tout savoir en détail des Parfaits ? Et bien vois-tu Johan, il n'est plus en ma possession des amis à moi l'utiliseront pour des choses bien plus intéressantes que pour lire ma vulgaire existence. Je l'ai offert aux Maraudeurs à Noël. Ce texte dont tu parles, personne ne le lira jamais, car qui de nos jours aurait l'idée de le lire ce vieux parchemin devant une bougie de cire ? Et oui, le citron est un ingrédient presque magique, il permet de faire des choses très discrètes… Mais à quoi bon continuer cette conversation ! Tu sais tout ce que tu voulais savoir, et maintenant ? Maintenant que fait-on ? Où tout cela nous mène-t-il ? Que va-t-il se passer après ? Tu vas continuer à me regarder avec dégoût ? Me reprocher d'être quelque chose qui n'aurait jamais du exister ? Me dire à moi qu'un être parfait ne mérite pas de vivre ? Je sais bien assez qui je suis ! Même si depuis toutes ces années où j'étais seule je n'ai fait qu'enterrer en moi ces secrets et ces dons, je n'ai pas pu le faire indéfiniment. Alors qu'est-ce qu'on fait maintenant Johan ?! Parce que moi, je ne peux vivre en lisant de la haine envers moi, dans ton cœur…
La porte s'ouvrit violemment. Holly n'utilisait même plus sa baguette pour faire de la magie. Elle sortit de la pièce et courut jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus contenir la nouvelle crise de sanglots qui s'emparait d'elle…
Pourquoi ?
Johan la haïssait.
Pourquoi ?
La question n'était pas pourquoi Johan la haïssait-il, ça elle avait des milliers de réponses à donner. Mais plutôt pourquoi cela lui faisait-il si mal ? Pourquoi avait-elle l'impression que son cœur devenait si chaud à l'intérieur d'elle ? Pourquoi se consumait-il à petit feu ? Pourquoi avait-elle le sentiment qu'il n'était plus que cendre ? Pourquoi cette douleur était si dure à décrire et si insupportable ?
Elle entendit des voix au bout du couloir, des voix qu'elle connaissait trop bien. Mione et Morgane se rendait dehors, si les cinquièmes années avaient des examens, les quatrième eux avaient la journée de libre, elle avait oublié ce détail. Qu'allait-on dire si on la voyait ? Mais surtout que dirait-elle, elle ? Elle mit ses lunettes de soleil, la seule façon qu'elle avait de cacher la couleur de ses yeux et son regard… Et maintenant ? Qu'allait-elle faire ? Pas rester à Poudlard, c'était bien trop dangereux. Et puis ici elle n'avait plus confiance en personne à part Alice…
Alice…
Elle ne pouvait pas l'abandonner ! Pas maintenant ! Alice, sans le savoir avait fait beaucoup pour Holly et en plus, maintenant, elle l'acceptait vraiment ! Espérance ou Holly, peu lui importait et ça, ça comptait énormément ! Mais comment rester près d'Alice tout en étant loin de tout ? Elle ne pouvait pas lui imposer une chose pareille.
Tout ça n'avait pas de solution… Elle, qui avait vécu moins d'une quinzaine d'années, était perdue. C'était normal. Et les centaines d'autres personnes qui avaient vécu avant elle, auraient-elles une aide à lui fournir ?
Cet examen avait été d'une facilité déconcertante, elle l'avait terminé depuis plus d'un quart d'heure. Ce qu'elle faisait en ce moment était pour elle bien plus dur. Elle était entrain d'essayer d'écrire une lettre à Lily…
Par moment elle levait la tête pour l'apercevoir, elle relisait son devoir accoudé sur la table. Mais à chaque fois qu'elle voulait regarder Lily elle voyait aussi une idiote qui observait Black d'un œil plein d'espoir… Si seulement elle savait qu'elle n'avait aucune chance ! Comme Il voulait l'héritier des Black de son côté, Elvira avait pour mission de l'amener vers les ténèbres et pour s'aider elle l'avait forcé à tomber amoureux d'elle. C'était si simple de glisser une très légère dose de philtre d'amour dans son jus de citrouille une fois par mois…
Sirius était tellement puéril ! Ses blagues débiles et son amitié tout feu tout flamme avec Potter, Lupin et Pettigrow en était la preuve. Pourtant elle avait beau le couvrir de reproche, au fond d'elle, elle l'admirait. Lui, il avait des idéaux et assez de volonté pour faire des choix, pour diriger sa vie. Lui il avait du caractère, une personnalité, on avait essayé de se servir de lui, mais il avait refusé, il avait fait tout le contraire de ce qu'on lui demandait, pour preuve : il était à Gryffondor…
Elle, elle était un pantin, un point qu'on dirige et dont on se serre pour espionner, convertir ou tuer des gens. Et ça elle n'en pouvait plus…
C'est ce qu'elle essayait d'écrire à Lily tant bien que mal et en si peu de temps. Elle dû s'arrêter quand la voix couinante du professeur Flitwick leur demanda de poser leurs plumes. Elle eut juste le temps de signer le petit mot de son nom de code avec Lily, celui qu'elles seules connaissaient : R.A.B.
Ensuite elle se força à poser un sourire sur ses lèvres… C'était dur de sourire, et encore plus de rire, mais ça Lily le lui avait apprit, comme beaucoup d'autre choses. Pourquoi encore une fois les larmes lui venait aux yeux ? Était-ce ça, être nostalgique ? Pourquoi ça faisait mal au cœur de penser aux moments heureux ? Peut-être parce qu'au fond d'elle, elle ne s'attendait plus à en ravoir.
Elle retint ses larmes, c'était complètement idiot de se mettre dans un état pareil juste pour des souvenirs… Elle se remit à sourire pour que Lily ne lui pose pas de questions, sa gorge lui brûlait tant elle se contenait. Enfin elle arriva près d'elle et Lily-la-pipelette fit éruption, signe qu'elle était anxieuse pour ses résultats… Une perte de temps, puisse qu'elle restait la meilleure sorcière qu'Elvira avait jamais connue.
Devant elles, Morgane et Mélissa les attendaient, mais Holly et Alice n'étaient pas avec elles. Alors que faisaient-elles ? Peu importait, Elvira verrait Holly bien assez tôt à son goût, pourquoi gâcher cette si belle journée ? La passer auprès du lac serrait bien plus intéressant…
- Faudra que tu m'expliques ! Parce que franchement là, j'avoue que je ne comprends pas plus qu'Holly ! Mais enfin qu'est-ce qui se passe dans ta tête !
- Tu ne comprends pas Alice ? Depuis tous ce temps elle nous ment ! Elle se sert de nous ! Elle…
- Elle se sert de nous ?? Mais qu'est-ce que c'est que cette invention ! T'as complètement pété les plombs ! Par Merlin, reprend toi ! Et vite ! Je n'ai pas compris toute votre histoire, j'ai encore du mal à croire tous ce que vous m'avez dit, mais moi au moins je ne lui tourne pas le dos pour rien !
- Pour rien ?? Alice elle…
- Elle nous a menti ? Elle est maudite ? ET ALORS !!! Bordel ouvre les yeux Johan ! Regarde une bonne fois pour toute autour de toi et regarde la, elle… Vous êtes encore dans le noir, tout les deux… Pourtant vous n'avez pas d'excuses, vos yeux fonctionnent comme il le faut, tous les deux… Elle nous a menti ? Tu lui mens aussi, Johan… Je sais ce qui se passe moi, je sais pourquoi tu te comportes ainsi. Tu as peur…
- C'EST FAUX !!! Je suis à Gryffondor et je suis courageux, je ne lui mens pas moi ! Je ne lui cache pas qui je suis…
- Johan… Si tu es si courageux et véridique que tu l'affirmes, pourquoi tu lui tournes le dos au moment où tu pourrais lui avouer que tu es fou d'elle ?
James raya brusquement les lettres « L. E. » qu'il avait griffonné sur son parchemin, puis se hâta de ranger ses affaires dans son sac en se levant d'un bond. Il balança son sac sur son épaule et attendit que Sirius vienne le rejoindre.
Il fallait vraiment qu'il cesse de penser à cette fille… ça devenait vraiment obsessionnelle, et il n'y avait jamais aucun retour, à croire qu'elle le haïssait vraiment, comme elle s'efforçait de lui cracher à la figure à chacune de leurs altercations… Pourtant il ne voulait pas croire tel fait… Elle ne pouvait pas le détester, il n'avait rien fait pour ! A part insisté sur le fait qu'il était le meilleur, le plus drôle, le plus beau, le capitaine de l'équipe de Quiddich… Mais elle ne l'écoutait pas et soit elle l'ignorait soit elle lui hurlait dessus. Pourtant il faisait tout pour être attirant, pour qu'elle le remarque… Mais bien sur elle ne voyait pas ça dans le bon sens. La vérité c'est qu'il ne savait pas séduire la seule fille qui lui plaisait, la seule fille qu'il n'ait jamais aimé…
- ça ta plus, la question dix, Lunard ? demanda Sirius tandis qu'ils arrivaient dans le hall d'entrée.
- J'ai adoré, répondit vivement Lupin. Donner cinq signes permettant d'identifier un loup-garou. Excellente question.
- Tu crois que tu as réussi à les trouver tous ? Demanda James d'un ton faussement inquiet.
- Je pense que oui… Premier signe : il est assis sur ma chaise. Deuxième signe : il porte mes vêtements. Troisième signe : il s'appelle Remus Lupin.
Queudver, qui les avait rejoints, fut le seul à ne pas rire.
James les adorait, tous les trois, jamais il n'avait vécus d'années plus heureuses que cette cinquième, maintenant, ils pouvaient accompagner Lunard au cours de ses transformations. Ils étaient encore plus complices qu'avant, si cela était possible… Il savait qu'il pourrait toujours compter sur eux et que aucuns ne trahirait jamais ce lien qui les liait si fortement, ce lien qu'on appelait aussi « amitié »…
Elle était avec les Parfaits,
Elle n'avait pas pleuré,
Elle l'avait voulu et ici s'était retrouvée.
Au plus profond de son être ou personne ne les chercherait,
S'étaient installées toutes ces âmes fabriquées.
Elle aurait pu venir plus tôt pour leur parler,
Mais elle les détestait,
Eux et tous ce qu'ils représentaient…
Ils s'étaient mis près d'un hêtre fasse au lac. Il avait sorti un livre et ne se préoccupait pas des autres, mais il avait beau avoir un livre dans les mains et le fixer intensément, il n'arrivait pas à lire. Trop occupé à penser…
Ça faisait quelques jours qu'il ressentait des choses étranges dans l'école… Où peut être en lui ? Il posait trop de questions. Il se compliquait la vie sans cesse. Ses pensées touchait à tous les sujets et venaient en nombre, mais c'était étonnant de se rendre compte qu'au bout du compte, elles revenaient toutes au même sujet…
Tient, ce lac par exemple ! Ce lac… Il se rappelait comme si c'était hier le moment où il avait convainque les Strangulos de mordre les Serpentard qui s'y baignait, et comment cela avait dégénéré en poussant les Strangulos à faire fuir finalement les Serpentards mais aussi tous ceux qui essayaient de s'y baignait… Ce même lac, où, le Noël dernier ils avaient poussé Holly alors qu'il était carrément gelé… Quand ils avaient même cru qu'elle y avait laissé la vie sur le coup… Où ils avaient tous plongé pour la ramener et failli finir gelés eux aussi ! Et comment il les avait tous accompagné à l'infirmerie… Johan, James et Sirius avait attrapé un rhum d'enfer au moment même ou ils étaient sortis ! Lui y avait échappé grâce aux gênes du loup en lui… Mais au fait comment Holly avait-elle fait elle ? Elle était restée si longtemps sous l'eau et pourtant n'était même pas passé à l'infirmerie… Holly… S'il savait ce qu'était aimer, vraiment aimer, peut-être se rendrait-il compte qu'il avait des sentiments pour elle… Mais ça lui faisait pourtant si peur d'être seul avec elle… Le loup était si calme en sa présence… Il était complètement inoffensif et ça lui faisait peur… S'il baissait la surveillance et que le loup soit assez fort pour prendre le contrôle dans un moment où il aurait pu se trouver avec elle… Il avait simplement peur, de ce qu'il ressentait et de ce qui pourrait arriver…
- Je m'ennuie, dit Sirius. J'aimerais bien que ce soit la pleine lune.
- Espère toujours. Fit-il d'un ton grave. Si tu t'ennuies, on a encore l'épreuve de métamorphose tu n'as qu'à me faire réviser. Tiens…
Mais Sirius était loin d'avoir envie de travailler. Et ce que lui proposa James lui plu bien plus…
Mione et Morgane se trempaient les pieds dans le lac, sans se risquer d'aller plus loin. Elvira regardait le lointain. Elle avait le regard voilé par quelque chose qu'elle n'arrivait pas à décrypter depuis quelques jours… Lily savait que la jeune fille lui cachait beaucoup de choses, mais ce lien qui les unissait était tellement fort qu'elle s'en fichait ! Elle savait que lorsqu'Elvira était près d'elle, cette dernière était bien, c'était quelque chose que Lily sentait. Mais dès qu'elle s'éloignait, lorsqu'Elvira retournait dans sa famille ou qu'elle partait en expédition la nuit, Lily savait que ce n'était plus la même fille que celle qu'elle connaissait…
C'était terrible de se dire que sa meilleure amie ne vous dise rien, mais Lily respectait ça, et elle savait qu'un jour viendrait ou Elvira déciderait enfin de tout lui dire…
Mais Lily ne put continuer à penser en paix au soleil. Cet imbécile de Potter faisait encore son malin… S'en était trop ! Ils s'en prenaient encore à Rogue ! Elle se dirigea vers le lieu de l'altercation pour forcer ces gamins à en finir !
Des bulles de savons roses s'échappaient de la bouche de Rogue. La mousse qui recouvrait ses lèvres le faisait tousser, l'étouffait à moitié…
- Laissez-le TRANQUILLE !
James et Sirius se retournèrent. James se passa aussitôt la main dans les cheveux. Elle détestait ça…
- ça va, Evans ? demanda James de sa voix de don Juan à la noix…
- Laisse-le tranquille, répéta-t-elle, en le regardant avec la plus grande répugnance. Qu'est-ce qu'il ta fait ?
- Eh bien voilà, le plus gênant, chez lui, c'est simplement le fait qu'il existe, si tu voix ce que je veux dire…
Bien sur tout le petit monde qui s'était rassemblé autours des Maraudeurs éclata de rire… Ils étaient tous si puérils…
- Tu te crois très drôle, fit-elle d'un ton glacial, mais tu n'es qu'une abominable petite brute arrogante, Potter. Laisse-le tranquille !
- C'est d'accord…
Ah, enfin il allait être sérieux, c'était tant…
- à condition que tu acceptes de sortir avec moi, Evans, répondit précipitamment le gros nigaud !
Mais quel imbécile il n'avait toujours rien compris… Holly avait beau dire ce qu'elle voulait ce type était un cas désespéré !
- Je ne sortirais jamais avec toi, même si je n'avais plus le choix qu'entre toi et le calamar géant, fit-elle.
- Pas de chance Cornedrue, dit Sirius qui se tourna vers Rogue. Oh ! Attention !
Mais c'était trop tard, Rogue avait pointé sa baguette droit sur James. Il y eut un éclair de lumière et une entaille apparut su la joue de James, éclaboussant sa robe de sang. James fit volte face. Un deuxième éclair de lumière plus tard, Rogue se retrouva suspendu dans le vide, les pieds en l'air. Le bas de sa robe était tombé sur sa tête révélant deux jambes maigres et un caleçon grisâtre.
Des acclamations s'élevèrent de la petite foule des élèves. Sirius, Peter et James rugissait de rire.
- Fais-le descendre !
- Mais certainement.
Rogue tomba par terre, se rhabilla en vitesse mais n'eut pas le temps de se venger, Sirius s'était chargé de lui lancer un petit sort…
- LAISSEZ-LE TRANQUILLE ! Hurla Lily.
S'en était trop, elle avait sorti sa propre baguette, à présent, sous l'œil de méfiant de James et Sirius.
- Ah, Evans, ne m'oblige pas à te jeter un sort, dit James avec gravité.
- Alors, libère-le du maléfice !
James poussa un profond soupir puis se retourna vers Rogue et marmonna la formule de l'antisort.
- Et voilà, dit-il tandis que Rogue se relevait tant bien que mal. Tu as de la chance qu'Evans ait été là, Servilus.
- Je n'ai pas besoin de l'aide d'une sale petite sang-de-bourbe comme elle !
Lily cligna des yeux. Elle n'en revenait pas ! La traiter de cette façon alors qu'il était entrain de se faire humilier devant tant de monde…
- Très bien, dit-elle froidement. Je ne m'en mêlerai plus, à l'avenir. Et si j'étais toi, je laverais mon caleçon, Servilus.
- Fais des excuses à Evans ! rugit James d'une voix menaçante, sa baguette magique pointée sur Rogue.
- Je ne veux pas que tu l'obliges à s'excuser ! s'écria-t-elle en se tournant vers James. Tu es aussi mauvais que lui.
- Quoi ? JAMAIS je ne t'aurais traitée de… tu-sais-quoi !
- Tu te mets les cheveux en bataille parce que tu crois que ça fait bien d'avoir toujours l'air de descendre de son balais, tu te pavane avec ce stupide Vif d'or, tu jettes des maléfices à tous ceux que tu n'aimes pas simplement parce que tu sais le faire… ça m'étonne que ton balais arrive encore à décoller avec une tête aussi enflée. Tu me fais VOMIR !
Elle lui tourna les talons et s'éloigna à grands pas.
- Evans ! EVANS !
Il avait beau crier, elle ne regarda pas en arrière. Elle le haïssait ! De tout son être elle le détestait ! Il croyait qu'il pouvait avoir toutes les filles qu'il voulait ? Et bien elle, il ne l'aurait pas !
Ces résolutions étaient simples, elle les avait toujours eut, mais pourtant quelque chose clochait. Pourquoi se posait-elle tant de questions ? Elle voyait de ses yeux chaque jour à quel point Potter était cruel et immature… Alors pourquoi ne cessait-elle pas de se demander si tout cela avait un sens…
Holly disait qu'il était bon, l'avait-il corrompu elle aussi ? Pourtant ses paroles semblaient si justes… C'est vrai que James était immature, mais pouvait-elle dire qu'il était cruel ? Il avait fait en sorte qu'Elye fasse l'amour avec lui, même si elle n'en avait pas envie ! Bien sur qu'il était cruel !! Mais Holly affirmait que c'était faux… que jamais James n'était passé à l'acte…
Pourtant… Qui croire ?? Ceci n'avait ni queue ni tête… Mais elle était sure d'une chose, elle haïssait Potter !!! Alors pourquoi, si elle le détestait, le fait qu'il soit si immature et arrogant la perturbait tant ?
- Si je lis entre les lignes, je dirais qu'elle te trouve un peu prétentieux, répondit Sirius.
- Ah, c'est ça ? Très bien…
Il y eut un autre éclair de lumière et Rogue se retrouva à nouveau suspendu les pieds dans l'air.
- Qui veut me voir enlever le caleçon de Servilo ?
- Pitié Potter, épargne-nous ça ! répondit Elvira.
D'un mouvement de baguette elle défit le sort de James.
- Alors toi aussi tu sais faire de la magie sans formule, je te savais forte mais être aussi intime avec sa baguette, bravo. Quel était le sort ? fit Sirius.
- Un sort que tu n'es pas prêt de connaître, fit la jeune fille en plongeant son regard sombre dans celui de Sirius.
Elle se tourna alors vers James pour ajouter :
- Potter, t'es vraiment pitoyable… Tant que tu ne grandiras pas un peu, tu n'as aucune chance avec une fille aussi bien que Lily. Tu ne la mérites pas alors, ne cherche pas à l'avoir.
- Alors c'est toi qui décides qui Lily doit fréquenter ? Je pensais qu'elle avait plus de personnalité que ça… fit-il avec un sourire en coin.
- Fais ton malin Potter, mais avec Lily, être le capitaine d'une équipe de quiddich, faire des farces en tous genre, ou encore être le meilleur en tout, ça n'a pas d'importance.
Elle lui tourna le dos à son tour et partit à la recherche de son amie.
« Nous ne pouvons te guider jeune Emendata. Nous ne sommes pas là pour ça. Ce qui va arriver devait arriver. Tu es prévenue depuis longtemps. Quoi qu'il se passe, ton destin est tracé, ne te souviens tu pas ? »
« Dans ta vie tu aimeras, Mais très tôt tu mourras. »
Alice l'avait laissé seul. Et maintenant, que faire ? Il savait bien, au plus profond de lui, qu'Alice avait raison. Il savait que la seule chose qui le poussait à haïr Holly n'était ni le fait qu'elle leur ait menti, ni pour ce qu'elle est, ni parce qu'elle était maudite. Alice avait raison, il avait peur… Peur de ses sentiments et peur de ce que cela engageait. Si Holly était découverte, elle serait en danger ! Et il y avait une chose qu'il ne voulait pas, c'était la perdre.
« Si tu es réellement aimée
Avant la mort,
Il faut qu'un vrai baiser
Prouve tes efforts. »
Ils ne lui avaient rien apporté de nouveau. A quoi sa vie rimait elle ? Le monde était beau, mais les personnes, celles qu'on appelle humains, s'amuse à s'entre tuer et se détruire les uns avec les autres. Ils savent blesser les autres et s'en servent à longueur de journée… Ils suivent chacun leurs propre idée et se battent pour les imposer. Tout ça ne rimait à rien. Elle n'avait pas sa place ici.
Elle croyait l'avoir trouvé dans les bras de son loup, mais elle s'était trompée, et cela ne lui avait pas tant fait mal que ça. Elle croyais savoir ce qu'était aimer, mais en elle tout se mélangeait. Elle était perdue… Elle ne savait plus où aller. Alors elle errait dans les couloirs de ce château qu'elle aimait tant. Elle découvrait son architecture magnifique et admirait les tableaux parler entre eux.
Elle ne savait où aller. Advienne que pourra, c'était son choix.
Elvira aurait du rejoindre directement Lily ce jour. Peut être que si elle n'avait pas essayé de raisonner Potter, elle ne se serait pas tromper de chemin en entrant dans le hall. Peut être qu'elle n'aurait pas pris celui qui passe par le deuxième étage et qu'elle aurait filé droit vers la salle commune des Gryffondors. Mais bien sur, ce n'est qu'une supposition. Rien ne prouve scientifiquement qu'elle n'aurait pas rencontré Holly aussi sur l'autre chemin. Le fait est que ces deux là se sont retrouvées dans le même couloir. Le fait est que tout était tracé.
Elle ne l'avait pas senti arriver, elle l'avait vu venir vers elle. Vu.
Mais quand elle la sentit, son odeur, sa présence, elle se souvenue d'autre chose. La nuit dernière, dans un couloir sombre, elle avait trouvé son professeur de défenses contre les forces du mal entrain d'accoucher, à ce moment là elle avait aussi sentit une autre personne. Cette personne elle avait ensuite cru l'avoir imaginé, mais ses sens ne la trompaient jamais… Elle n'était pas parfaite pour rien.
C'est elle qui l'interpella.
- Elvira… Elvira !
- Holly…
Pourquoi maintenant, pourquoi pas dans quelques heures ? Juste lui laisser encore un peu plus de temps… Du temps pour être avec Lily, du temps pour finir sa lettre, pour lui expliquer. Juste du temps, c'était beaucoup demander ? Trop apparemment, car devant elle droite et méfiante, se tenait celle que son maître avait tant cherché.
On ne se battait pas contre quelqu'un de parfait, c'était impossible de gagner. Mais elle n'avait plus rien à perdre. Et elle se devait de faire quelque chose de bien, ne serait-ce qu'une seule fois dans sa vie.
- Hier soir, tu étais là pas vrai ? Tu étais là et tu nous as vus !
- Hier soir ? demanda Elvira de façon innocente. Oui effectivement c'est possible que je me sois égarée dans les couloirs…
- Alors pourquoi n'as tu rien fait ?!! Il fallait aller chercher du secours !!!
- Tu veux vraiment savoir ?
- Tu… tu me demande si je veux vraiment savoir ? fit Holly indigné. Mais bien sur que je veux savoir ! Enfin… Notre professeur était entrain de perdre son bébé !
- Pourquoi l'aurais-je aidé alors que c'est moi qui l'ai empoisonnée ?
« Cela est le seul moyen
Pour que la vie reste en ton sein. »
Il arriva dans la salle commune au moment où Alice descendait du dortoir des filles.
- Où est-elle ?
Il n'avait pas besoin de spécifier qui, l'un et l'autre cherchait la même personne. Mais quand Alice lui fit non de la tête. Sans savoir pourquoi, il su qu'il lui fallait maintenant se dépêcher pour la retrouver…
Espérance n'avait d'abord pas répondu, scrutant le moindre fait ou geste de la jeune fille face à elle, mais elle avait bien vite compris que ce qu'Elvira venait de lui dire n'était pas une farce mais bel et bien la vérité.
Sur son visage on put lire alors une série d'expressions, l'incompréhension fit place la colère, puis fut suivit par la haine.
- ça t'étonne ? Pourtant je pensais que tu m'aurais découverte avant que je ne te trouve, Emendata !
- « Le mal rode autours de toi, plus près que tu ne le crois. » Alors c'était toi ?
- Je ne sais pas d'où tu tiens ça, mais me qualifier de « mal » me correspond assez…
- Mais qu'est-ce que tu me veux !
- Je veux te tuer. Tout simplement. Pour que personne ne puisse jamais utiliser ta magie, ou te recréer…
- Je ne peux pas mourir, c'est bien dommage pour toi, fit Espérance pour conclure la discussion.
- J'en sais bien plus sur les Parfaits que tu ne le crois, Emendata…
- Si tu penses me faire peur, c'est raté, fit-elle en enlevant ses lunettes.
- Comment ai-je fait pour ne pas comprendre plus tôt… Maintenant, en voyant la couleur de tes yeux, je comprends mieux pourquoi tu t'es faite passée pour aveugle… J'avoue que j'avais déjà des doutes en début d'année, mais il me semblait impensable qu'un Parfait ne sache contrer un simple Impero…
- Alors… En début d'année… C'était toi ?? Mais pourquoi m'avoir obligé d'embrasser Remus !
- Obligé ? je ne dirais pas ça… aidé plutôt… Mais là n'es pas la question ! C'était juste pour te tester. Et aussi parce que c'était bien drôle ! Tu aurais vu la tête de tes amis ! Eux qui te baratinaient depuis une demi-heure avec leurs histoires de mariages… On aurait dit Noël !
- Tu es complètement folle !
- Pense ce que tu veux, mais le fait est, que tu n'aurais jamais du avoir le droit de connaître la vie. Tu es une erreur et les erreurs, on les efface, fit Elvira en pointant sa baguette sur Holly.
« Mais quelques soient tes choix
Ta vie n'est point à toi »
Ils l'avaient déjà cherché dans la plus haute moitié du château, pas en détail, le château était bien trop grand, mais juste les lieux les plus importants.
Ils ne l'avaient pas trouvé. Ils continuèrent en silence, comme auparavant. Ils s'étaient déjà tout dits et gaspiller sa salive en paroles inutiles ne servait à rien, chacun était occupé dans ses pensées et ça suffisait.
Elvira n'avait pas la moindre chance en essayant d'utiliser la magie contre Holly. Espérance était bien plus forte qu'elle, avant qu'Elvira n'ait pu lancer le moindre sort un Expeliarmus l'avait atteint de plein fouet l'envoyant valser à travers le couloir.
Elle se releva.
Les deux adolescentes étaient face à face, le couloir était étrangement vide, chacune scrutait l'autre pour savoir ce qu'elle avait l'intention de faire…
Elvira était bien moins patiente, elle essaya de se battre contre Holly. Mais même si elle était puissante, sur ce domaine là encore elle était bien moins forte…
Alors qu'ils prenaient un couloir adjacent, Alice et Johan entendirent des bruits de coup. Sans réfléchir tout deux se précipitèrent vers l'endroit d'ou venait ce bruit de bataille. Tous les deux étaient fatigués, ils n'avaient pas dormi depuis plus d'une trentaine d'heures et étaient épuisés physiquement, tandis que leur moral était à chacun exténué.
Cet état explique sûrement le manque de réaction dont les deux adolescents ont fait preuve face au combat qui se déroulait face à eux.
Holly non plus n'avait pas dormi, mais elle, elle restait parfaite en tous point. Aucune cerne sous ses yeux, aucune fatigue ou courbature dans ses muscles. Elle sauta même en l'air pour porter un coup de pied qui éjecta Elvira deux mètres plus loin. Ses cheveux bouclées lui tombaient devant le visage et elle avait enlever son vêtement de quiddich qu'elle avait lancé plus loin, son chemisier avait deux bouton arrachés et son pantalon n'était pas assez souple pour les coups qu'elle voulait porter à son adversaire, mais même coiffée et vêtue ainsi, elle battait Elvira à plate couture et faisait fondre le cœur de glace de Johan.
La brune se releva encore une fois, lentement, prenant le temps de s'arrêter à sa cheville.
Espérance avait sentit Johan et Alice. Puis elle les avait vus. Pour la toute première fois elle regarda Johan dans les yeux, pour la toute première fois il soutint son regard. Il y avait quelque chose de plus dans leurs regards que le simple fait de se voir, même pour la première fois. C'était comme un lien magique qui les unissait en cet instant. Pas celui qui procurait à Johan une ivresse indescriptible, un pétillement de partout dans son corps, une joie inexplicable mais enivrante et reposante. Non pas ça. Ce lien là, il était magique au sens propre. Le second lui, il était éphémère. Il était simplement sincère. Ce lien qui les unissait en cet instant, il était différant de tout ce qu'ils avaient connu avant. Si fort et pourtant si frêle… Si beau et pourtant si terrifiant… Ce lien là, il était fragile, ce lien là il était magique… Mais ce lien là, il n'exista qu'une seule et unique fois…
Elvira se releva encore une fois, lentement, prenant le temps de s'arrêter à sa cheville. Elle perdait peu à peu ses forces, il était tant de finir toute cette mascarade. Tenant un fin et long poignard de la main droite, elle s'élança vers Holly le point gauche en avant.
C'est elle qui brisa le contact de leurs yeux.
Elle avait été surprise par l'attaque de son adversaire, même si elle l'avait senti venir. Alors lorsque point d'Elvira menaça son arcade gauche, elle le temps de le rembarrer avec son avant bras. Mais ce qu'elle n'avait ni vu, ni senti, ce fut le poignard qui essaya de lui transpercer le ventre, ce même poignard qui s'écrasa juste au dessus de son nombril…
Alice vit Holly s'écouler à terre. Elle comprit alors que l'éclat de lumière qu'elle avait aperçut était un poignard, et qu'Elvira avait forcé Holly à négliger sa défense en l'attaquant à l'opposé de sa cible prévu.
Alors elle courut dans sa direction, pas celle d'Holly, non, celle d'Elvira, pour lui fracasser les os, la tuer à petit feu, lui faire payer…
Elvira ne s'attendait pas à un autre combat et se prit le point d'Alice en pleine face, elle en encaissa un second qui failli lui démettre la mâchoire. Enfin elle se protégea d'un troisième, puis essaya de s'écarter d'elle, mais c'est Holly qui se chargea de le faire.
Elle se releva difficilement, le coup porté ne lui avait bien sur rien fait, rien ne pouvait la tuer, elle ne pouvait pas physiquement mourir. Après quelques secondes elle avait assez puisé de magie en elle pour se remettre en forme et bien sur durant ce laps de temps elle n'avait été victime d'aucunes blessures visibles même si elle en avait eut la douleur.
Alors elle empêcha Alice de continuer à dévisager Elvira. D'un sort elle la fit léviter plus loin et la bloqua en l'air, juste le temps d'en finir avec Elvira, de faire cesser toute cette mascarade…
C'était le moment d'être héroïque, de faire quelque chose, mais quoi ? Rien ne lui venait à l'esprit, et puis de toute façon, s'il avait essayé de s'interposer entre Elvira et Holly, elle l'aurait sûrement évincé, comme elle l'avait fait avec Alice.
Elle n'avait eut aucune marque, même pas la moindre trace de sang, il y avait une seule raison à ça…
- Comment est-ce possible ? Tu n'as donc pas encore d'âme ? Mais cela fait plus de quinze ans que tu es dans ce monde ! Tu es à ce point insociable et renfermée ? D'habitude les Emendata ne mettent pas tant de temps à la gagner.
- Comment en sais-tu autant sur les Parfaits ??
- Crois-tu que Serpentard en ai seulement fait un livre ? Non votre histoire s'est aussi transmise de Génération en génération… Et si tu savais depuis combien de temps je te recherche… Il m'a pratiquement élevé pour ça…
- Tu es l'une de ses fidèles…
- Comme si j'en avais eut le choix…
- Mais pourquoi essaies-tu de me tuer ? Ne devrais-tu pas me ramener à lui plutôt ?
- Comme si j'adhérais à ses idées… Non moi vois-tu je préfère mourir que de voir le monde sombrer de son côté… Tu n'imagines rien de ce qu'il serait capable… dit-elle un frisson dans sa voix. Tu n'imagines rien de ce qu'il serait capable s'il avait entre ses mains ta magie, et donc la possibilité de décupler la sienne… Tu ne dois pas vivre, et je me sacrifierais pour ça…
- NON ! s'écria Johan, s'interposant pour de bon entre les deux jeunes filles. Tu ne lui feras rien ! De toute façon elle ne peut pas mourir.
- Tu as raison, l'être parfait, sans âme, ne peut mourir ou être tuer… Tu as raison… Et jamais tu ne la verras mourir Johan. Mais il y a des choses pires que la mort… Et disparaître est l'une d'elle…
Il cria encore une fois un « non » déchirant, mais il ne pu répondre à son envie de sauter sur Elvira et la tuer à main nue, car une force magique le força à se tourner vers Holly.
Derrière lui, Elvira répétait la phrase.
Elle n'avait jamais compris pourquoi Il lui avait dit la phrase. L'incantation que Serpentard avait créée pour détruire les êtres parfaits. Mais c'était pourtant simple, cette phrase qui avait était traduite années après années, on se la répétait de pères en fils, et Jeudusort, lui, mis à part Elvira, n'avait aucun descendant, personne à qui donner un héritage. Et c'est à elle, celle qu'Il avait 'éduquée' depuis toujours, qu'Il avait décidé de confier ce secret comme beaucoup d'autres. Et si Elvira n'avait jamais compris ça, c'est parce qu'elle n'avait jamais compris qu'Il avait, pour elle, des projets plus grand encore que ceux qu'il se réservait à lui… Il l'avait adopté, pas seulement pour qu'elle soit l'un de ses fidèles, mais pour avoir une descendance qu'il pourrait contrôler parfaitement…
Elle, elle le haïssait, et de savoir qu'en ce moment même elle détruisait ce en quoi il avait toujours rêvé d'avoir en sa possession, c'était la plus grande des récompenses qu'elle pouvait s'offrir.
Alors elle répétait sans cesse en donnant toujours plus d'intensité à cette unique phrase, ces simples mots pourtant si puissants.
Bientôt Holly s'effacerait, et elle, elle fuirait.
C'est étrange que de ce dire qu'en cet instant, la pensée qu'eut Elvira fut pour Lily. Oui Lily. Tout en répétant la phrase, toute en entendant Alice se débattre dans les aires et crier, tout en voyant Holly et Johan s'échanger, dans les bras l'un de l'autre, des dernières paroles, en même temps que tout ça, elle, elle pensa à Lily et pris dans sa poche, la lettre qu'elle avait commencé à lui écrire, cette même lettre qu'elle n'avait pas eut le temps de terminer, cette lettre là, et elle savait que cette lettre, Lily la trouverait, peu importe ou qu'elle soit. Et elle savait que Lily en connaîtrait l'expéditeur, parce qu'il y avait une chose que jamais personnes n'avait su à part elles deux, c'était les surnoms qu'elles se donnaient.
Mais aussi amère que cela puisse paraître, dans cette lettre une chose manquait, une chose qu'Elvira avait décidé d'omettre. Pas qu'elle avait obligé, grâce à un sortilège interdit, à Elye de lui dire des choses horribles sur James, non ça elle lui avait avoué, mais plutôt que si elle se liait à James comme son cœur le lui criait, Il les pourchasserait et les tuerait, parce qu'il savait tout ce qu'Elvira savait et que c'était le destin qu'il réservait à tout ceux qui n'était pas de son côté. Si Lily s'échapé seule elle avait encore une chance, mais si elle fondait une famille, elle savait Il la retrouverait. Ça elle n'avait pas eut le temps de le lui dire, et maintenant qu'elle voyait Holly et Johan dans leurs derniers instants ensembles, elle savait qu'elle avait bien fait. Maintenant elle comprenait que l'amour méritait que l'on lui fasse des sacrifices, car en ce jour elle voyait comme c'était beau d'aimer quelqu'un et de le lui dire…
« Au delà des lois tu es née, et comme tel tu disparaîtras, car même Parfait, jamais tu n'existeras, maintenant disparaît, Emendata…. Au delà des lois tu es née, et comme tel tu disparaîtras, car même Parfait, jamais tu n'existeras, maintenant disparaît, Emendata… Au delà des lois tu es née, et comme tel tu disparaîtras, car même Parfait, jamais tu n'existeras, maintenant disparaît, Emendata… »
La magie opérait, tout simplement elle disparaissait, elle s'effaçait, peu à peu, de la réalité. Comme de l'eau elle devenait pure, limpide, et comme de l'air, immatérielle. Petit à petit, elle s'estompait comme un sentiment expiré…
Johan lui la serrait plus fort que jamais, ils étaient au milieu du couloir, à genoux, ensemble, et c'était tout ce qui comptait…
- Non… Je ne veux pas te perdre…
- Je le sais…
Puis il s'écarta, il savait ce qu'il avait à faire pour qu'elle reste, ce baiser, c'était tout simplement un baiser qu'il fallait lui donné. Mais quand elle comprit ce qu'il s'apprêtait à faire elle regarda ses lèvres rouges et pleines et posa deux doigts dessus.
- Non Johan, tu n'as donc pas compris ? C'est comme cela que ça doit se terminer… Elle a raison et je le sais depuis trop longtemps. Tu verras, tu vivras bien sans moi.
- Non… Je ne veux pas te perdre…
Sous ses doigts, il ne sentait même plus la douceur de sa peau, et même le nez plongé dans son cou son odeur s'effaçait peu à peu, alors il regarda une dernière fois son visage, sa bouche délicate son petit nez et ses yeux vert incomparable, mais même les couleurs s'effaçaient d'elle…
Alors d'une voix rauque il lui avoua… « Je t'aime ». Puis continua… « Oui je t'aime Holly Vaquora, ou Espérance Emendata, qui que tu sois, je t'aime toi. »
Il vit alors quelque chose de magnifique perler au coin de l'un de ses yeux, puis emplir son œil, et enfin s'en séparer pour glisser le long de sa joue pâle, cette petite pierre étincelante qu'il recueilla d'un doigt, l'unique chose qu'il resta d'Holly, d'Espérance, d'Emendata, cette magnifique pierre, une larme de joie.
« Je t'aime moi aussi… »
Dans ta vie tu aimeras,
Mais très tôt tu mourras.
Si tu es réellement aimée
Avant la mort,
Il faut qu'un vrai baiser
Prouve tes efforts.
Cela est le seul moyen
Pour que la vie reste en ton sein.
Mais quelques soient tes choix
Ta vie n'est point à toi
De la lignée des parfaits tu es née
Et jamais tu ne pourras t'en séparer
Ta légende, elle, demeurera
A jamais elle restera
Dans les cœurs de chacun
Pour que vie et chimère ne fassent qu'un…
Fin
