Vous ne me tuez pas ? Promis ?

¤ sors de sa cachette ¤

Je suis vraiment navrée, les updates pour cette fic sont extrêmement irrégulières, je m'excuse encore… Plusieurs mois, c'est ça ? ¤ court se cacher ¤

J'ai eu beaucoup de mal à écrire ce chapitre, entre les cours et le manque d'inspiration ! J'espère que vous récompenserez mon travail en m'envoyant beaucoup de reviews, s'il vous plaît, j'ai vraiment besoin d'encouragements ces temps-ci…

Sinon, les réponses aux reviews seront sur mon skyblog dès que j'aurai fini d'updater.

Note importante

Je précise bien que dans le dernier chapitre, Hermione n'a pas tout révélé aux Maraudeurs ! Elle leur a raconté sa fuite, son arrivée en 1976, et le fait qu'elle soit amie avec Harry, et que, par conséquent, elle les connaisse ! Mais rien d'autre ! Les Maraudeurs ne savent rien de la trahison de Peter et de tout ce qui s'en suit, il n'y a que Lily qui est au courant de tout.

Merci, et bonne lecture !


.oO° Chapitre 6 °Oo.

« Debout, Mione ! »

Hein ? Késako ? Quichékaparlé ? La tête à moitié dans l'oreiller, je tentais d'échapper au réveil matinal de « Tiger Lily ».

Nooooooon, Lilyyy, I love my plumard ! Je reste au pieu ! Et les cours, vous allez les mettre où je pense !

« Debout, moussaillon ! Une tempête s'annonce !

- Barre à tribord, cap'taine, et va te coucher, si tu chavires, après, c'est ton problème… »

Et elle rit à mes conneries pas drôles, en plus ? Mais où va le monde….

« Granger, tu ne pourrais pas arrêter de dire des idioties ? Ca nous changerait ! »

Aaaah, vous ne savez pas qui a parlé ? C'est la magnifique Susan O'Maley, la fille la plus dégoulinante de maquillage du château.

« Va essayer de te faire belle au lieu de t'occuper de moi, O'Maley,… dis-je d'une voix à moitié endormie. »

J'entendis Lily pouffer. Aussi vite que je le pus, je sortis de mon lit me lavais et m'habillais. Lily me tira par le poignet jusqu'à la salle commune où les garçons nous attendaient. Au passage, je glissai le miroir d'Harry dans ma poche.

En traînant les pieds, je descendis dans la Grande Salle en compagnie des autres. J'avais l'impression d'avoir la tête dans un chaudron de Budolpus.

« Potter, nous avons un problème majeur sur les bras…

- Poudlard appelle Miss Granger, me recevez-vous ?

- Je vous reçois zéro sur cinq, Cap'taine Jamesie… »

Le dénommé Jamesie soupira, et dit d'un air de dramaturge :

« Merlin qu'ais-je fait pour qu'ils m'accablent ainsi de surnoms plus stupides les uns que les autres ? N'aies-je pas été un loyal débiteur de conneries ?

- Fais dans le mélodrame si tu veux, petit pote Potter, mais par pitié, peux-tu nous laisser manger en paix ? Merci, grommela Hermione. »

James tourna un regard étonné vers Lily qui haussa les épaules.

« Petite fleur fait une crise de fatigue aiguë ? »

Hermione leva la tête à l'entente de ce surnom. Sirius l'irrécupérable.

« Petite fleur te dit de la fermer et de la laisser dormir si tu ne veux pas qu'elle t'envoie sa main dans la figure. »

Sirius prit un air faussement vexé, la main sur son cœur.

« Ah ! Quelle ignominie !

- Parce que tu sais ce que ça veut dire, peut-être ? ricana Lily.

- Aaaaah… C'est une très bonne question. »

Irrécupérable, je vous dis.

« Non, sérieusement, Hermione, qu'est-ce que tu as ? »

Je me tournai vers mon interlocuteur et croisais deux yeux dorés. Mon ventre fut traversé par une colonie de papillons et je me sentis rougir sous ce regard magnifique. Oh non ! Pas dès le matin ! Tentant de reprendre contenance, je déclarais :

« Je suis fatiguée. Je n'ai pas dormi de la nuit.

- Et pourquoi donc ?

- Ces imbéciles d'Harry et Ron m'ont parlé toute la nuit ! Et malheureusement, ils n'ont pas lâché le morceau. Harry est pire que toi, James, c'est dire… »

James bomba le torse, fier de sa descendance, et Lily lui jetait un regard moqueur. James se dégonfla bien vite, et ils se lancèrent dans une bataille de toasts, où Lily se révéla être très serpentarde.

Irrécupérables, tous.

.oO°Oo.

Un kilomètre à pied, ça use, ça use, un kilomètre à pied, ça use les souliers…

Le professeur Brûlopot, enseignant la botanique, nous avait en effet emmené dans la Forêt Interdite, malgré les protestations de certains Serpentards très soucieux de leur apparence. Nous marchâmes jusqu'à une clairière peu éclairée, mais cependant assez vaste pour nous accueillir tous.

« Bien bien bien, commença le professeur en se frottant les mains, ce qui avait l'air d'être un tic chez lui. Aujourd'hui, nous allons étudier un spécimen très intéressant : le Sombral. »

J'eus un sourire sardonique. L'est pas un peu en retard, le prof ? Mais mon sourire passa inaperçu, et le professeur continua :

« Eh bien, qui pourrait m'énoncer les particularités des Sombrals ?

- Les Sombrals ne sont visibles qu'à ceux qui ont vu la mort, professeur.

- Bien, cinq points pour Serpentard ! Oui Miss Granger ?

- A cette définition peuvent être ajoutés certains éléments, professeur. Les Sombrals ne sont effectivement visibles que par les personnes qui ont vu la mort, mais les Sombrals sont aussi tout à fait capables de comprendre la langue humaine. Ils ne peuvent être complètement apprivoisés, et ils ont une volonté qui leur est propre. Rajoutons aussi qu'ils ont une durée de vie beaucoup plus longue que celles des humains, et une mémoire sans faille. »

Le professeur resta coi pendant quelques instants, la bouche entrouverte et un air stupéfait collé sur le visage.

Un ange passe… Deux, puis trois…. Un Malefoy en salopette jaune criard à pois roses, une Trelawney en costume de Père Noël, une McGonagall marchant sur les mains, un Dumbledore en rocker, un Sirius intelligent, un Remus à moitié …

Hum, vaudrait mieux que je m'arrête …

« Hum… Parfaite définition, Miss Granger ! Vingt points pour Gryffondor ! balbutia le professeur, tentant de reprendre contenance en adoptant une allure sévère et tout à fait pathétique. Passons à présent au côté pratique de la leçon. »

Lily leva la main à la vitesse de l'éclair.

« Mais professeur, il a bien été dit que les Sombrals n'était pas visibles par tous ! Comment voulez-vous nous apprendre à s'en occuper ? »

Le professeur cligna des yeux et fronça les sourcils.

« Combien d'entre vous peuvent voir les Sombrals ? »

Une poigne de mains se levèrent. Serpentards, deux ; Poufsouffle : un ; Serdaigle : un… Je me tournai vers mes amis, et sursautai en voyant les mains de Sirius et Remus en l'air. Je fus tellement stupéfaite que ma bouche forma un « o » parfait qui amusa beaucoup Sirius.

« On dirait un poisson hors de l'eau… »

Je me repris immédiatement, et levai les yeux au ciel.

« Avant c'était une fleur, maintenant un poisson…. »

J'échangeai un regard avec Lily et haussai un sourcil.

« Je crois que je préférais la fleur… »

Sirius eut un sourire crispé qui ressemblait plus à un rictus qu'à son sourire colgate de 360 degrés habituel. Je lui offris un sourire rassurant qui eut tôt fait de lui remonter le moral.

« Bien ! reprit Brulopôt. Vous êtes trente et seulement six d'entre vous sont capables de voir les Sombrals. Je demanderai à ses six personnes d'en prendre quatre sous leur charge pour leur décrire le physique des Sombrals, pour qu'ils puissent les reproduire sur papier. »

Cette demande fit sourire Sirius, qui s'empressa de mettre James et Lily dans son équipe, puis de me murmurer à l'oreille :

« Phase un : Rapprochement des deux tourtereaux… »

Je ris doucement. Soudain, je me stoppai. Avec qui allais-je aller ? Avec Remus ? Sirius et Lily allait encore se moquer de moi… Mais se mettre dans le groupe de Sirius n'était pas chose envisageable ! Des papillons plein le ventre, je m'avançais vers Remus d'un pas mal assuré.

« Je peux aller avec toi ? Car faire équipe avec ces trois crétins ne me plaît guère… »

Il rit, et son rire résonna à mes oreilles comme la plus belle mélodie du monde…Hermione, Hermione, pas en cours ! Mais mes sens furent brouillés dès qu'il me prit le bras. La chaleur de sa main se répandit en moi, et je sentis ma température corporelle se hausser de plusieurs degrés… Je crois bien que j'avais envie de plus, beaucoup plus…

Et il dut s'en rendre compte, car il me lâcha rapidement et détourna les yeux. Nooooooon ! Par là ! Par là ! Je suis là ! Tourne tes yeux, espèce de loup-loup !

Décidément, j'adore mes insultes.

« Euh… D'accord. Peter va venir avec nous, ainsi que Susan O'Maley et Mark, son frère. »

Ah oui…

Pardon ?

« QUI ? REPETE? »

Pourquoi rentre-t-il sa tête dans ses épaules lorsque j'hurle ? C'est Lily la tigresse, pas moi !

« Euh… Susan et Mark O'Maley, pourquoi ?

- Pourquoi devons-nous faire équipe avec cette crétine congénitale ?

- Peut-être parce que nous sommes les derniers à ne pas être en groupe, répondit Peter. »

Je lui jetai mon plus beau regard noir et m'asseyais auprès des deux imbéciles quoi constituaient la fin de notre groupe.

Vous ne connaissez pas Susan et Mark ? Oh, excusez-moi…

Susan, non contente d'être la fille la plus enfarinée de Poudlard, s'est aussi proclamé la fille la plus magnifique du château ( je la qualifierai plutôt de cruche, si vous voulez mon avis…). Elle s'amuse chaque début d'année à faire des paris avec ses « amies », paris qui sont généralement dans le genre : celle qui couche avec le plus grand nombre de garçon dans l'année. Bref, c'est une des filles qui est prête à entrouvrir les cuisses à n'importe quel prix.

Mark, quant à lui, est un peu plus intelligent : je veux dire par là qu'il ne fait pas de paris et ne met pas trois couches d'after-shave le matin, ce qui est déjà un énorme pas sur sa sœur. Ses bonnes notes en classe sont du à ses "maîtresses" et à sa mère, qui a passé sa stupidité à ses enfants, pour notre plus grand malheur. Mais Mark se démarque de sa sœur grâce à son physique : si Susan est trop superficielle pour être jolie, lui est plaisant.

Remus s'assit à mes côtés et me chuchota à l'oreille :

« C'est tout aussi difficile pour moi, mais nous n'avons pas vraiment le choix… »

Je lui offris mon plus beau sourire.

« Au moins nous sommes ensemble contre ces abrutis du porno… »

Il éclata de rire.

« Bon, on commence ? demanda Mark en tentant d'afficher une mine intéressée. »

Remus se racla la gorge, et plissa les yeux en regardant dans la direction où se trouvait le Sombral. Les têtes de Susan, Mark et Peter se tournèrent dans cette direction, mais je ne pus détacher mes yeux de Remus. Qu'il était mignon avec cet air sérieux ! Choquée par mes pensées, je rougis légèrement. Remus dut se rendre compte que je l'observais, car les yeux dérivèrent jusqu'à moi, et je détournais la tête, ma rougeur s'accentuant. Lorsque je me tournais à nouveau vers lui, il observait le Sombral, mais ses joues s'étaient colorées.

« Bon, en avant… »

C'était simple, en fait. Le Sombral ressemble beaucoup à un Pegase, à quelques détails près. Et puis, Remus la décrivait avec une multitude de détails. J'allais continuer mon croquis quand Susan ouvrit la bouche :

« Ca doit être vraiment horrible à regarder, n'est-ce pas Remus ? »

Hein ?

Je me tournais vivement vers ma « coéquipière », et la vit battre des cils comme une pimbêche en chaleur. Ah la garce ! La vipère !

« Regardes-toi dans un miroir avant de juger les autres, O'Maley, grommelai-je. Je suis sûre que ces animaux te sont supérieurs en beauté et en intelligence. »

Peter éclata d'un gros rire et tomba à plat dans l'herbe, la respiration haletante. Pour une fois que j'aime ce rat… Je regardais Remus, qui affichait auparavant un air gêné. Ma réplique avait du lui plaire, car il m'offrit le plus merveilleux des sourires.

Ah, la vie est belle…

.oO°Oo.

« Où vas-tu, Hermione ? demanda Sirius alors qu'il tentait de copier la dissertation de Lily avec discrétion.

- Voir Dumbledore, répondis-je. Il faut que je lui parle de cette fichue fée Lothimachinchouette, et que je lui explique ma situation.

- Tu veux que l'un de nous aille avec toi ? demanda James. »

Je souris.

« Ne t'inquiète pas, je connais bien la château. Je ne me perdrai pas, promis. »

Je lui fis un clin d'œil et sortit en riant de la salle commune, tout en glissant mon Miroir à Double Sens dans ma poche. Je marchais tranquillement jusqu'au bureau de Dumbledore. La neige tombait à gros flocons dehors, et je voyais quelques élèves s'amuser près du lac. Mes souvenirs me revinrent en tête, et je fermai les yeux pour les oublier. Il ne fallait pas que je me remette à pleurer, non…

Je relevai la tête, le menton en avant, et m'approchai de la gargouille.

Oh non…

Quel est le mot de passe ? J'ai encore oublié…

« Euh… Patacitrouille, chocogrenouilles, suçacides, plumes en sucre…

- Nougat ! »

Je me retournai brusquement et sursautai en voyant le professeur Dumbledore devant moi.

« C'était bien essayé, Miss, mais ce n'était pas encore ça !

- Vous aimez les sucreries moldues ? demandai-je, interloquée.

- J'avoue qu'elles sont parfois meilleures que les nôtres ! Mais allons, montez ! Vous n'êtes pas venue pour rien ! »

Avec un sourire bienveillant, il m'indiqua la gargouille qui avait laissé place à un escalier qui m'était familier. Je montais les marches avec appréhension, cherchant déjà par où j'allais commencer. Lorsque nous fûmes assis dans le somptueux bureau, je me raclai la gorge et commençai :

« Professeur, les lettres que vous m'avez envoyé contenait le secret de ma venue.

- Je vous écoute.

- Eh bien… Il se trouve que j'ai été envoyée ici par la fée dont je vous avez parlé…

- Celle que tu as vu dans le lac ? La certaine Lothiriel ?

- Oui, exactement. Cette fée a révélé que son sortilège m'avait envoyée ici pour changer le futur...

- C'est impossible, répliqua Dumbledore, pour la bonne raison que tu es dans ton passé, tout ce qui se passe ici s'est déjà passé dans ton présent, c'est un véritable cercle vicieux… Et tu n'as pas le droit de te dérober aux Règles du Temps…

- Je n'ai pas fini, Monsieur…Le sortilège ne m'a pas envoyé dans mon passé, mais dans un monde parallèle identique au mien, en dehors du fait que ici, nous sommes en 1976 et chez moi en 1996… »

Je me tus, les larmes me montant aux yeux. J'entendis Dumbledore se lever et s'approcher de moi, et je sentis ses mains me serrer les épaules.

« Tu n'as pas tout dit, Hermione, dit-il d'une voix douce.

- La fée a aussi dit que j'étais coincée ici, et qu'il n'y avait aucun moyen pour me renvoyer chez moi… Je vais rester ici jusqu'à la fin de mes jours… »

Je ne pus retenir mes larmes plus longtemps, et je sanglotais doucement. Je sentis avec étonnement les bras de Dumbledore se refermer autour de moi. Cette étreinte me soulagea, et je me laissai aller conte lui… J'avais l'impression d'être dans les bras de mon père. Je me sentais si petite…

« Ne pleure pas, ma belle petite Hermione… Tout n'est pas fini… »

Ce n'était pas la voix de Dumbledore…

Je m'écartai avec gêne de mon directeur et sortait de ma poche le Miroir. J'avais oublié…

Le visage d'Harry m'était renvoyé par l'objet. Il souriait, même si un pli d'amertume venait gâcher son si beau sourire…

« On sera toujours là pour toi, ma jolie Hermione. On ne t'abandonnera pas de sitôt ! Et puis Ron va… »

PLAF !

Un énorme oreiller vint s'aplatir sur la tête d'Harry, qui sortit hors de mon champ de vue. Puis Ginny, toute souriante, apparut.

« Ecoute-moi bien, Hermione, je veux bien qu'Harry te réconforte mais si vous commencez à vous envoyer des mots doux, je vous TUE ! »

J'éclatai de rire, ma tristesse complètement oubliée. J'allais répliquer à ma meilleure amie mais un toussotement me fit revenir à la réalité. Je rougis soudainement et rangeai le miroir.

« Je suis désolée, Monsieur…

- Ce n'est pas grave, pas grave du tout ! Je suis heureux de voir que vous amis vous aient offert un cadeau aussi précieux ! Prenez-en soin, finit-il avec un sourire en coin. »

Je ne répondis rien, et il alla s'asseoir à son bureau. Quand je levai la tête ers lui, il avait repris un air sérieux.

« Occupons-nous maintenant de votre cas, Miss. Si vous devez changer le futur, il faudra bien que vous me révéliez deux ou trois choses… N'est-ce pas ? »

J'hochai de la tête, approuvant ses paroles.

« Avez-vous créé l'Ordre du Phénix, professeur ? »

Il eut l'air surpris.

« Eh bien, non… C'est un ordre secret complotant contre Voldemort, n'est-ce pas ? ( j'acquiesçai.) Bien. J'avoue y avoir pensé, mais je n'arrivais pas à trouver un nom satisfaisant pour ce groupe… Mais voilà que tout finit bien ! dit-il ave un petit rire. »

J'haussai un sourcil, étonnée. Pourtant je savais bien que Dumbledore était un peu farfelu…

« Je ne sais pas quand cet ordre a été créé, mais j'en connais quand même un rayon sur lui. Vous nous avez révélé son existence à Ron, Harry et moi alors que nous allions entré dans notre cinquième année, et… »

.oO°Oo.

Soulagée par mon entretien avec le directeur, je descendis les marches de l'escalier secret et prenais le chemin ramenant à ma salle commun, lorsqu'un bruit étrange attira mon attention. Je suivis ce couinement jusqu'à sa source, et entrai dans une salle de classe désaffectée. Tout était poussiéreux, et je me surpris à éternuer. Je tendis l'oreille pour apercevoir le couinement, mais le silence répondit à mon appel. Enervée, je me retournai pour sortir de la pièce, quand je m'aperçus que la porte s'était refermée. Ma colère croissant de minutes en minutes, et m'approchai de la porte et tournai la poignée.

Fermée…

« Alohomora ! »

Rien ?

Exaspérée, j'examinai la salle. N'était-ce pas celle que Ron, Harry et moi avions découvert à la fin de l'année, celle qui cachait un passage secret menant au Grand Hall ?

Rassurée, je m'approchais du mur où devait se dissimuler le passage. Je partais du coin gauche, comptait dix-huit briques, puis quinze en partant du sol. Arrivée à l' « entrée » de la cachette, je pointais ma baguette sur la brique et la tapotait trois fois.

Rien.

Je tapai à nouveau sur la brique, avec plus d'énergie cette fois-ci.

Toujours rien !

« Espèce de passage secret imbécile ! Tu vas t'ouvrir ? »

J'appuyai sur la brique, le visage déformé par la fureur.

Le passage secret s'ouvrit enfin, me faisant tomber par terre.

Ah ? C'était comme ça qu'il fallait l'ouvrir ? J'ai du confondre avec un autre passage secret…Oui ! Celui en-dessous de la salle commune des Serpentards !

Soulagée de pouvoir enfin sortir de ce trou miteux qu'était la salle de classe, j'avançais dans le passage secret. Des torches s'allumaient alors que j'arrivais près d'elle, et je pouvais juger de la propreté des lieux. Rusard passe par là, parfois ? A moins que ce soit Miss Teigne qui balaie ! Un sourire aux lèvres, je continuai ma traversée…. Jusqu'à ce que le couloir se divise en deux.

« Oh non ! Je ne me souviens pas de ça ! »

Je croisai les bras et réfléchissait. L'un des deux passage menait au Grand Hall, et l'autre à Trifouillies-les-Oies. Que choisir… Mon esprit s'était tellement déconnecté de la réalité que je ne sentis pas quelqu'un s'approcher de moi par derrière, et je ne réagis pas quand une main souleva mes cheveux. Mais je sursautais quand un souffle chaud balaya mon cou.

« La petite princesse s'est perdue ? »

Je voulus me retourner, mais mon corps ne me répondait plus. La personne derrière moi avança la tête et mon regard croisa deux yeux magnifiques. Deux yeux dorés…

Mon corps réagit cette fois, et je reculais pour faire face à mon interlocuteur.

« Remus ! Tu m'as fichu une peur pas possible ! m'écriai-je, les poings sur les hanches. »

Il afficha un sourire en coin qui me fit fondre. J'oubliais toutes les phrases acides que j'avais l'intention de lui cracher à la figure. Il s'approcha lentement de moi et murmura à mon oreille :

« Petite princesse a besoin d'aide pour retrouver son chemin ?

- Je ne suis pas une gosse ! répliquai-je. Et je sais très bien où nous sommes ! »

Décidément, je ne savais vraiment pas si j'aimais ou si je détestais son sourire malicieux…

« Ah oui ? dit-il en haussant un sourcil. Eh bien, dis-moi, à gauche ou à droite ? »

Je me tournai vers les deux chemins et réfléchis à nouveau. Remus approcha à nouveau sa bouche de moi et me souffla dans le cou.

« Petite princesse est perdue…

- Si tu arrêtais de m'embêter, peut-être que j'arriverais à me souvenir ! »

Il rit doucement mais ne prit pas en compte mon avertissement. Sa bouche s'approcha plus près encore… Je me sentis défaillir quand ses lèvres se posèrent au creux de mon cou. Il m'embrassa plusieurs fois, et je fermais les yeux. Comment résister…

« Hermione ? Remus ? Où êtes-vouuuuuuus ? »

Remus s'écarta rapidement de moi et recula jusqu'à être à une distance raisonnable de moi. Je vit James sortir du couloir de gauche.

« Ah ! m'exclamai-je alors. Je savais que c'était celui-là ! On était passé vite parce que Miss Teigne nous courait après ! Je me souviens maintenant ! »

Je ne vis pas Remus sourire, mais je le sentis. C'était évident.

« Enfin je vous trouve, Je vous ai cherché partout ! Ton entretien avec Dumbledore a été plus long que ce que l'on pensait, Hermione.

- Je lui ai expliqué plusieurs choses en détails, répondis-je en haussant les épaules. Je devrais d'ailleurs le voir tous les vendredis soir, histoire de faire avancer le cours des choses, tu comprends ?

- O.K, dit James. En tout cas, Lily voudrait te parler, Hermione. Elle a quelque chose d'important à te dire, apparemment ! »

Sa mine boudeuse en disait long sur ses pensées ! Echangeant un regard amusé avec Remus, je courus à la suite de James, tentant de la rattraper. C'est qu'il a une sacrée endurance, ce cornichon !

.oO°Oo.

Je fus la seule essoufflée lorsque nous arrivâmes au portrait de la Grosse Dame. Notre entrée fut insolite : je m'appuyais tant bien que mal sur les deux garçons qui affichaient des mines snobs et méprisantes à mon égard. Je les lâchais et m'approchai de Lily, qui voyant les regards moqueurs des deux Maraudeurs, me murmura : « Tarentallegra. »

Je la remerciais d'un sourire et criais la formule. Son effet fut immédiat : Remus et James durent s'asseoir pour éviter que leurs jambes ne les déséquilibrent.

Lil éclata de rire devant ce spectacle. Remus et James étaient peut-être assis, mais leurs jambes ne se privaient pas de gesticuler dans tous les sens !

« Hey, mais attention ! s'écria Sirius avec sévérité. »

Etonnée, je m'assis à ses côtés. J'appuyais ma tête sur son épaule et regardais la feuille qu'il avait entre les mains.

C'était moi ! Je fus si stupéfaite que je reculais brusquement et m'enfonçais dans la canapé.

« Tu dessines ? demandai-je, abasourdie. »

Il releva la tête et me fit un sourire.

« Oui, même si le temps me manque. Mais les portraits sont les dessins que j'affectionne le plus. »

Timidement, je regardais le dessin et m'observais.

Quelle ressemblance ! Tout était identique, la forme de mon visage, mes cheveux, mes yeux, mon nez, tout ! Je regardai le futur parrain d'Harry adoucir les ombres de son doigt, et j'eus un énorme sourire.

« Tu m'as embelli… C'est peut-être mieux comme ça ! »

Sirius se tourna à nouveau vers moi, le visage sérieux, pour une fois.

« Ne dis pas ça. Tu es une fille magnifique, intéressante, et intelligente. Même si ton imitation du poisson est très mauvaise, je…

- Crétin ! »

Je lui balançais un coussin en pleine figure, mais ne répliquai rien d'autre. Ces paroles m'avaient énormément touchées. Mon physique n'était pas ma priorité, à vrai dire, je m'en souciais peu. Je n'étais qu'un cerveau sur pattes, après tout. Mais le fait que des gens me trouvent belle ne me laissait aucunement indifférente.

« Hermioooooone, libère-nous de ce sooooort ! gémit James en parfait dramaturge. »

Les mines suppliantes de Remus et lui m'amusèrent, et mon côté serpentard ressortit très vite.

« Oh que non ! Je veux que vous vous mettiez à genoux et que vous me suppliez de vous lancer le contre-sort.

- Mais on ne peut pas se mettre à genoux ! Le sort nous en empêche ! »

J'éclatai de rire et les regardai chercher un moyen de se défaire de mon maléfice.

« Cher Moony, notre situation est très instable, il nous faut un plan d'urgence !

- Mais lequel, mon cher Prongs ?

- Les menaces ?

- Non, impossible ! Le sort lancé nous rend parfaitement ridicule !

- Un autre sort ?

- Lui en jeter un serait mal avisé !

- La drague ?

- QUOI ? »

Je me levai brusquement, les poings serrés, l'air furieux.

« En fait, Moony, ça aurait pu marcher si elle ne nous avait pas entendu…

- Ah oui ? Et qui m'aurait dragué ? Toi ? Un Strangulot aurait pu mieux réussir que toi !

- Tu te serais laissé draguer par un Strangulot ? dit James, les yeux ronds.

- Rooh , tu m'énerves ! Espèce de Corny-chon va ! »

Le fou rire de Lily atteint son paroxysme, et elle tomba par terre, les mains crispées sur son ventre. Remus et Sirius éclatèrent de rire eux aussi. James, reprenant son air dramatique, se mit debout sur le fauteuil, ou plutôt tenta, vu la situation dans laquelle il s'était empêtré.

« Ah, que le monde est cruel avec moi ! Que vous ai-je fait, ô Dieux de la Bêtise, pour mériter cette sentence implacable et si injuste ? Aaah, sauvez-moi !

- Ouiiiiii ! s'écria Lily avec un air de groupie. Je veux bien t'aider, Jamesie-chouuuuu ! »

James descendit de son piédestal et s'approcha tant bien que mal de Lily, alors que je décidais pour un temps de lever le sortilège. Il s'accroupit devant elle et lui prit le menton entre les mains.

« C'est vrai ma Lily ? »

Lily rougit fortement, et baissa les yeux. Les garçons et moi nous étions tu, attendant la réponse de Lily. Mais elle ne semblait pas jouer le jeu, et les yeux de James posés sur elle devait grandement l'intimider.

Sirius n'y tint plus.

Il explosa de rire.

James devint aussi rouge que Lily, et tout deux déclarèrent la guerre contre les Black en jetant deux coussins sur notre Sirius international. Ce fut le départ d'une longue et furieuse bataille d'oreiller, où ma cible préférée fut une certaine personne aux yeux dorés qui avait torturé mon cœur dans un couloir poussiéreux du château…

Mais c'était prévisible, bien sûr.

A suivre...