ET BIEN VOILA. CA Y EST. LE PREMIER CHAPITRE DE MOBIUS WARS. DEPUIS LE TEMPS QUE JE BOSSE SUR CE PROJET, ET APRES PAS MOINS D'UNE DIZAINE D'ESSAIS, ENFIN UNE VERSION DE L'HISTOIRE QUE JE PRESENTER SANS AVOIR ENVIE DE ME PLANQUER SOUS LE BUREAU .
J'ESPERE QUE VOUS AUREZ AUTANT DE PLAISIR A LIRE QUE J'EN AI EU A IMAGINER ET ECRIRE CETTE HISTOIRE.
Prologue
C'était une nuit sombre et froide. Une de ces nuits sans lune, où seules les étoiles, faibles éclats d'argent, semblent pouvoir percer l'obscurité épaisse.
Debout au sommet de la falaise, une silhouette se tenait, sentinelle solitaire dressée face à l'océan. Loin sous lui, au pied de la muraille de calcaire, les vagues se brisaient inlassablement, heurtant et se fracassant en gerbes d'écume contre la haute paroi. Une légère brise soufflait, chargée d'embrun de sel et d'iode.
Mais la silhouette semblait ne prêter aucune attention à tout cela. Les contours de vêtements légers flottaient doucement au gré du vent, donnant l'illusion d'une ombre mouvante et ondulante.
Un léger bourdonnement se fit entendre, résonnant légèrement dans la brise nocturne. Un étrange objet s'était élevé du sol et flottait en direction de la silhouette. L'objet ressemblait à un simple orbe de métal de la taille d'un pamplemousse, sur lequel quelques lueurs rouges clignotaient. La petite sphère s'approcha et s'immobilisa légèrement en retrait de la silhouette. Une voix s'en éleva alors, une voix grave et légèrement grondante, au ton autoritaire.
« Toujours rien sur les moniteurs. Tu es sûr des données que tu m'as apportées ? »
La silhouette se contenta de hocher lentement la tête. « Patience, Docteur, patience. » répondit-il et sa voix était lente et claire, confiante. « Ca ne va plus tarder, maintenant. Cette opération a été planifiée depuis longtemps. Un délai supplémentaire est tout simplement impossible. »
Le silence retomba, brisé seulement par le fracas des vagues contre la falaise, le bruissement du vent et le bourdonnement discret de l'orbe flottant. Les minutes s'écoulaient, lentement, inlassablement, inexorablement. Loin sur l'océan, sur la ligne d'horizon, de faibles lueurs vacillèrent. Probablement un navire quelconque, peut-être en chemin pour rallier le port voisin. Cela n'avait pas d'importance. Cette nuit, d'autres évènements autrement plus intéressants allaient se dérouler.
Soudainement, la silhouette se retourna d'un mouvement fluide. Deux grands yeux en amande, d'un jaune d'ambre et aux pupilles allongées comme celles des chats, semblèrent s'allumer au milieu de son visage. Son regard d'or luisant dans l'obscurité nocturne se détourna de l'océan et se porta vers l'intérieur des terres, au sud, derrière le vaste dôme de métal qui perçait le sol.
« Docteur … » commença-t-il.
« Oui. » confirma la voix dans l'orbe flottant. « Les capteurs ont repéré le signal. Dans la zone des Green Hills, quadrant huit. »
C'était parfaitement exact. La silhouette aux yeux ambrés l'avait ressenti également. D'abord juste un léger frisson le long du dos. Ensuite, les poils qui se hérissaient sur la nuque, puis cette sensation si particulière, semblable à un crépitement électrique qui se propageait à travers chacune de ses cellules. L'espace d'un instant, le champ magnétique de la planète avait été troublé par une onde puissante, dont la source se trouvait approximativement à trois cent soixante kilomètres au nord-est.
« On dirait bien qu'ils sont venus, finalement. » dit la silhouette en se retournant vers la sphère flottante, sa voix trahissant un léger amusement. « Où en sont nos préparatifs, Docteur ? »
« J'ai terminé les derniers réglages, et les chaînes de montage sont opérationnelles. Nous pouvons lancer la construction du Barracuda dès à présent. »
« Parfait. Dans ce cas, il est temps de commencer. »
La silhouette se retourna et se dirigea vers le large dôme d'acier, un léger cliquetis résonnant à chacun de ses pas, comme de petits morceaux de métal qui s'entrechoquaient. Dans le flanc de la coupole, une ouverture s'était découpée, projetant un carré de lumière vive au-dehors et révélant les entrailles métalliques de la structure.
« Mobius ne connaîtra donc jamais de paix ? » reprit la voix dans le petit orbe flottant en soupirant. « Je ne suis sans doute pas le mieux placé pour dire cela, mais je dois avouer que je suis las de tous ces combats. »
« Allons, docteur. Vous n'allez pas renoncer maintenant ? Pas si près de notre nouvelle heure de gloire ? » rétorqua la silhouette d'un ton enjoué, juste devant l'ouverture. D'ailleurs, ce ne seront pas de simples 'combats', cette fois-ci. C'est une véritable guerre qui va commencer. »
La silhouette pénétra dans le dôme et la porte se referma en coulissant derrière lui. A nouveau, les ténèbres nocturnes s'étendirent sur la plaine, au sommet de la falaise.
MOBIUS WARS, vol. 1 : Nom de code C.S/xxx
1.
Mobotropolis. La capitale de Mobius. Egalement connue sous le nom de Robotropolis, à l'époque du règne tyrannique du Docteur Robotnik sur le monde. Deux ans plus tôt, suite à un accident dû à l'une des armes conçues par le dictateur scientifique, ce dernier et un poignée de Mobiens avaient été projetés dans un Autre Monde, la terre des Humains. Profitant de la disparition du despote, les Combattants de la Liberté, les membres de la résistance, parvinrent à reprendre le contrôle de la cité et à stopper les armées de robots du docteur. La famille royale légitime, la lignée des Acorn, fut remise sur le trône.
Lorsque les disparus revinrent sur Mobius, malheureusement suivi par le Docteur Robotnik, celui-ci avait découvert un monde libéré de son emprise. Sans aucune ressource ni armée pour reprendre le pouvoir, le scientifique s'était exilé dans un recoin de Mobius, et nul n'avait plus entendu parler de lui depuis.
C'était six mois plus tôt.
Le soleil pointait à peine à l'horizon, nimbant le ciel de teintes pourpres et or. Lentement, comme chaque jour, la grande cité revenait à la vie, à mesure que les rayons de lumière s'étendaient. Mobotropolis gardait encore les traces profondes du règne du Docteur Robotnik, et de la guerre menée contre lui par les résistants. Certains quartiers entiers n'étaient plus que champs de ruines, et malgré un effort pour rebâtir la cité, il faudrait encore du temps avant que les dernières marques de cette période sombre ne disparaissent.
Le palais royal était à l'image du reste de la capitale. L'aile ouest avait été dévastée lors de l'offensive finale des Combattants de la Liberté, et la tour centrale ressemblaient encore trop a la citadelle d'acier et de béton du Docteur. Et comme pour le reste, il faudrait du temps pour effacer les marques du passé.
Malgré l'heure matinale, le palais royal résonnait déjà de bruits familiers, serviteurs vaquant à leurs occupation, gardes effectuant leur patrouille, une porte qui claque un peu trop fort, murmures et bribes de conversations résonnant dans les couloirs. Et, dans l'aile nord, où se trouvaient les appartements royaux, une silhouette qui arpentait les corridors en courant, ses pas claquant en écho sur les dalles de marbre. Approchant d'une porte fermée, il s'arrêta devant et se mit a frapper contre en appelant : « Sally ? Sally ? »
La princesse Sally Acorn s'éveilla en sursaut et se redressa vivement dans son lit. Un rapide coup d'œil à la petite horloge posée sur sa table de chevet confirma qu'il était anormalement tôt. Cela, ajouté au manque de protocole avec lequel on frappait à la porte suffit à la convaincre que quelque chose se passait.
Même si la paix était revenue sur Mobius depuis deux ans, elle ne parvenait pas à se débarrasser d'un sentiment d'angoisse à chaque événement inattendu et potentiellement porteur de mauvaises nouvelles. Mais après tout, la jeune princesse avait passé la majorité de sa vie en tant que leader des Combattants de la Liberté. Certains pensaient d'ailleurs qu'une vie d'aventure et de danger était ce qui lui convenait le mieux, et elle devait admettre que par certains aspects, c'était vrai. La vie au palais était parfois ennuyeuse, et de temps en temps, elle regrettait de ne plus vivre dans le petit village caché de Knothole.
« Sally ? Tu es là ? » répéta la voix de l'autre côté de la porte.
La princesse reconnut immédiatement la voix. Miles Prower, dit Tails. Le jeune renard sur qui elle avait veillé pendant les premières années de leur guérilla contre Robotnik. Tails avait grandi depuis, et ses compétences scientifiques avaient beaucoup aidé la rébellion. Mais surtout, il restait un grand ami de Sally et de son fiancé, Sonic le hérisson.
« Entre, Tails, c'est ouvert. » répondit-elle en sautant à bas de son lit.
La visite du renard lui faisait plaisir, même si une part d'elle objectait qu'une visite à une heure si matinale n'était sûrement pas de pure politesse. Prestement elle traversa sa chambre jusque derrière le petit paravent dressé devant le penderie.
« Sally ? » appela Tails tandis que la porte s'ouvrait lentement.
« Je suis là, juste un instant. » répondit la princesse, derrière le paravent.
Le renard acquiesça machinalement, et se dirigea vers les hautes fenêtres de la chambre. En attendant que son amie soit prête, il tira les épaisses tentures pourpres, laissant la lumière douce de l'aube éclairer la chambre. Il portait un t-shirt rouge vif et un bermuda couleur crème.
« Alors, comment vas-tu, Tails ? » demanda Sally depuis derrière son abri.
« Bah … la routine. » répondit le renard en haussant les épaules. « Je travaille toujours dans mon atelier, dans les montagnes au-dessus de Knothole. »
« Vraiment ? Et sur quoi est-ce que tu travaille en ce moment ? »
« Oh, je cherche un moyen d'intégrer des moteurs verticaux au Tornado. Mais, et toi, Sally ? Comment ça va ? »
La princesse émergea de derrière son paravent, vêtue d'un simple chemisier blanc et d'une paire de blue jeans. Passant machinalement la main dans son abondante chevelure, elle adressa un sourire chaleureux au jeune renard.
« Oh, pas trop mal, je suppose. Les travaux de rénovation avancent dans l'aile ouest. Mais il reste tant à faire. » Elle haussa les épaules et écarta les bras en signe d'impuissance. « Maintenant que tout est à peu près rentré dans l'ordre, père a beaucoup à faire pour remettre le royaume en état. Et il refuse de déléguer ses tâches. Du coup, moi, je n'ai pas grand chose à faire, à part déambuler toute la journée dans le palais. Parfois je vais visiter un peu la ville pour voir comment ça va, mais j'avoue que je m'ennuie ici, de temps en temps. » Elle pencha la tête sur le côté. « Vivre à Knothole me manque un peu, je crois. »
La princesse s'interrompit et secoua la tête, fronçant légèrement les sourcils.
« Mais dis-moi, Tails, tu n'es pas passé si tôt au palais juste pour prendre de mes nouvelles, n'est-ce pas ? » demanda-t-elle avec une pointe d'amusement dans la voix.
« Non, c'est vrai. » admit le renard en fouillant dans les poches de son bermuda, avant d'en ressortir une puce-mémoire. « En fait, les détecteurs de mon laboratoire ont repéré quelque chose d'étrange, hier soir. J'ai pensé qu'il fallait que j'en parle, à toi ou au roi. »
« Quoi donc ? » demanda-t-elle encore en inclinant un peu la tête sur le côté, curieuse.
Pour toute réponse, Tails tendit la main vers elle, la petite puce roulant dans sa paume.
« Tiens. » lui dit le renard en la lui remettant. « Je pense que tu devrais demander à Nicole d'analyser ceci. »
Sally recueillit le petit carré de plastique au creux de sa main et se retourna, avança jusqu'à sa table de nuit. Posé dessus, entre le réveil et la lampe de chevet, se trouvait une sorte de boîtier monté sur un bracelet aussi large que l'avant-bras. Sur le côté, les lettres 'Nicole 2.0' étaient gravées. Le princesse s'en saisit et le fixa sur son bras gauche, puis pressa sur un bouton sur le devant. Aussitôt l'objet sembla s'animer : un couvercle bascula révélant un petit clavier et un écran, tandis que divers bips et autres sons électroniques résonnaient. Finalement, une voix monotone, métallique et féminine, retentit.
« Chargement effectué. Système en ligne. Bonjour, Sally. »
« Bonjour, Nicole. Est-ce que tu pourrais lire les données contenues là-dedans ? »
Sally introduisit la puce dans le terminal de l'ordinateur. De nouveaux sons retentirent, tandis que la voix électronique de Nicole annonçait : « Accès en cours. Lecture des données. »
Sur le petit écran, un diagramme apparut, affichant divers relevés.
« Qu'est-ce que c'est que ça ? » demanda la princesse en fronçant un peu les sourcils.
« Il s'agit des relevés de l'activité géomagnétique globale de Mobius. » répondit Nicole.
« C'est exact. » confirma Tails. « Ce sont les relevés des variations du champ magnétique qui entoure la planète. »
« Et alors, qu'est-ce qu'il y a de si particulier ? Je ne vois rien de vraiment extraordinaire. » fit remarquer Sally, détournant les yeux des informations, adressant un regard interrogateur à son ami.
« Attends un peu. » répondit ce dernier. « Nicole, est-ce que tu peux afficher les données correspondant à minuit et vingt-six minutes ? »
« Tout de suite, Tails. » répondit l'ordinateur.
L'image se troubla pendant que Nicole cherchait les informations demandées. Puis le diagramme réapparut, presque identique, relevant seulement quelques variations magnétiques, mais rien qui sorte de l'ordinaire.
« Je ne comprend toujours pas, Tails. »
« Attends encore un peu. C'est juste … là. »
Au même instant, sur l'écran de Nicole, le diagramme s'était soudain modifié, déformé, tordu. Les données affichées s'emballaient complètement. Et puis, tout aussi brutalement qu'il avait commencé, le phénomène cessa, et à nouveau, la lecture des relevés géomagnétique redevint normale.
La jeune princesse resta là, incrédule, à contempler l'écran, à nouveau aussi normal que si rien ne s'était passé.
« Qu'est-ce que s'était que ça ? » murmura-t-elle.
« Il semble que le champ magnétique terrestre de Mobius a été brièvement altéré. » répondit l'ordinateur Nicole de sa voix calme.
Tails acquiesça d'un mouvement de la tête. « C'est ce qui s'est passé, apparemment. »
« Mais, quelle peut être la cause d'un tel phénomène ? » demanda Sally, qui semblait douter encore de ce qu'elle avait vu.
« Je l'ignore. » avoua le jeune renard. « Techniquement, il faudrait une source d'énergie monumentale pour créer un tel choc magnétique. »
Sally tourna les yeux vers lui, en fronçant les sourcils. Aux derniers mots de son ami, un nom lui était venu immédiatement à l'esprit. « Robotnik. » murmura-t-elle.
« On ne peut pas en être sûr. » fit remarquer Tails. « Mais je ne serai pas surpris qu'il soit mêlé à cette affaire. »
Tous deux restèrent encore penchés sur Nicole, qui repassait en boucle l'étrange phénomène. Sur l'écran, la déformation du diagramme faisait désagréablement penser à la silhouette d'une explosion. Enfin, Sally se redressa et posa la main sur l'épaule du renard.
« Tu as eu raison de venir, Tails. » dit-elle, d'un ton reconnaissant ou pointait cependant une note d'inquiétude. « Nous devrions aller montrer cela à mon père. Peut-être que ce n'est rien qu'une anomalie magnétique, mais j'ai peur que ce soit plus grave que cela. »
QUELLE EST L'ORIGINE DE LA MYSTERIEUSE PERURBATION ? QUI EST DONC CETTE SILHOUETTE AVEC CES YEUX DORES ? LA SUITE AU PROCHAIN CHAPITRE. (Read & Review, s'il vous plait Vous avez aimé ? Vous avez détesté ? Certains points pas très clairs ou simplement des idées pour la suite ? N'hésitez pas à me le faire savoir.)
LMN
