Chapitre III : Prisonnière
Quand Saya se réveilla (NDLA : ben oui, elle est pas morte, sinon mon histoire serait niquée), elle se trouvait confortablement installée dans un lit. Elle ne savait pas où elle était, en tout cas, pas à Konoha. Elle scruta l'endroit avec son chakra et y reconnu une chambre mais elle semblait être seule. Elle essaya de se lever mais n'y parvint pas. Soudain, elle entendit des voix, qu'elle écouta avec attention :
(… Je comprends bien qu'il n'était pas loin du repaire mais en quoi c'est une raison pour le ramener ici et le garder en plus ? Vivant pour pas pousser !)
(Tu as vu le katana à côté de lui ?)
(Oui, et alors ?)
(Tu ne le connais pas ? s'étonna une autre voix.)
(Ben non.)
(C'est celui d'un shinobi très réputé.)
(Et alors ? Qu'est-ce qu'ça peut bien faire ?)
(Et alors, on ne sait pas comment mais s'il meurt, son chef l'apprend aussitôt et sait où il est mort et comment. Il reçoit toute les données de ses combats passés… etc…)
(C'est la galère quoi.)
(Et vous croyez à ces salades ? N'importe quoi.)
(Il parait même qu'on ne peut pas voir son vrai visage sans se faire tuer.)
(C't'une vraie légende c'type.)
(Faut croire.)
(On ne peut pas voir son vrai visage, tu dis ?)
(Non.)
(Sous peine de se faire tuer ?)
(Il semblerait… Attends, qu'est-ce que tu fais ?)
(Ca m'a donné envie de voir sa frimousse tout ça.)
(T'es con !)
Saya entendit la porte s'ouvrir. Elle attrapa son katana et le dégaina :
- Eh ! Venez voir ça. Notre invité est réveillé.
(Déjà ? s'étonna une voix.)
Un autre homme entra dans la chambre :
- Je rêve ! Il était tellement empoisonné qu'il devrait être mort et le voilà debout !
- Pas tout à fait, reprit le premier homme.
- On dirait bien qu'il n'arrive pas à se lever, s'amusa un autre. Eh ! Doucement avec cette arme ! C'est pas un jouet.
Saya venait d'essayer de lui trancher la gorge alors qu'il s'approchait un peu trop près. Son bras tomba sur le lit. Elle le releva aussitôt quand elle vit qu'un autre homme s'approchait :
- Wou ! T'es dangereux mec. Eh ! Tu devrais essayer de t'calmer un peu. Ca va pas t'aider de t'exciter comme ça. C'te poison, l'a l'air fort… Si Sasori dit qu't'aurais dû crever, c'est qu't'es sacrément balèze… Allez, on va t'laisser dormir un peu.
(Quoi ?)
- Faudrait pas qu'tu nous claques entre les mains, d'après c'que j'ai compris.
L'homme avait dit ça en riant, entraînant les autres avec lui dehors :
(Mais, ça va pas. S'il est vivant et réveillé, faut pas le laisser comme ça, sans surveillance ! s'indigna un homme tandis que les autres s'en allaient.)
(Exact.)
(Ben oui.)
(C'est pourquoi tu vas t'poster devant sa porte et l'garder.)
(Koaaaa ?)
(Quelqu'un viendra t'relever tout à l'heure… Peut-être…)
Il y eut un silence et le garde reprit en colère :
(Putain ! Je me suis encore fait avoir. Quels cons !)
La jeune fille se rendormit, encore épuisée.
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Saya se réveilla en sursaut. Elle sentait la présence de quelqu'un dans la pièce. Elle le chercha avec son chakra et le « vit » assit sur une chaise devant elle :
- Te voilà réveillé.
Elle ne répondit pas :
- Bien. Essaye de te lever.
Elle s'exécuta. Elle se sentait encore engourdit mais elle était capable de tenir debout. Elle resta sans bouger et fixa l'homme :
- Tu peux t'asseoir. Tu n'as rien d'autre à faire de toute façon. Pour le moment, tu resteras ici. Nous t'apporterons à manger. Je te déconseille de tenter de t'enfuir. Tu es peut-être fort mais nous le sommes aussi, et nous sommes neuf.
Il se leva et s'apprêta à sortir quand il dit :
- Ah ! Ca ne te servira à rien non plus d'essayer de te suicider. Il y aura constamment un garde à ta porte pour t'empêcher de sortir et pour vérifier si tu es toujours vivant.
Il s'avança et s'arrêta de nouveau :
- Nous déciderons de ton sort plus tard.
Il sortit. Saya put « voir » un homme devant la porte. Il ne semblait pas faire partie de ceux qui étaient là la fois d'avant. Elle se recoucha, un peu énervée de ne rien pouvoir faire et se mit à réfléchir un peu.
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- Amène-toi ! dit le garde qui venait d'ouvrir la porte.
Cela faisait presque une semaine que Saya était rétablie et qu'elle attendait dans cette chambre que les membres de l'Akatsuki décident de ce qu'ils allaient faire d'elle. Elle sortit et suivi son geôlier assez heureuse de pouvoir enfin faire quelque chose d'autre que de regarder le plafond. Il l'emmena dans une grande salle qui semblait ne contenir aucun meuble. Elle sentit qu'ils venaient de rejoindre les autres membres, comptant six autres personnes déjà présentes dans la salle. Son garde la poussa au milieu du cercle qu'ils formaient et vint se joindre aux autres :
- Nous avons décidé de ce qu'il adviendrait de toi. L'un de nous nous a apporté quelques renseignements sur toi plutôt intéressants... Tu vas jurer ne jamais parler d'aucun de nous ou de cet endroit, Horochi.
Saya ne répondit pas. Ils savaient donc qu'un Horochi ne revenait jamais sur sa parole. Mais que savaient-ils d'autre ? Connaissaient-ils tout d'elle ou bien juste les rumeurs qui circulaient à son sujet ? Elle ne put donner de réponses à ses questions. Alors devait-elle tenter de se battre contre eux ? Ils étaient sept et c'était l'Akatsuki. De plus, elle était désarmée :
- Tu ne pourras pas nous vaincre tous. Et tu n'auras pas le temps de mourir, nous pourrons t'en empêcher. Alors réponds.
- Si je ne le fais pas que pourrez-vous faire ? demanda Saya avec un sourire moqueur. Vous savez que vous ne pouvez pas me tuer ou vous seriez découverts aussitôt. Alors…
- N't'en fais pas pour nous. Si tu l'fais pas, ça va nous gêner, c'est sûr. Mais, on pourra s'débrouiller mon gars. Pour toi, c'est plus avantageux d'accepter not' offre. T'peux m'croire.
Le silence tomba de nouveau. Elle se sentait vraiment acculée. Elle avait beau chercher, elle ne trouvait pas de solution. L'hypothèse qu'ils mentent en disant qu'ils avaient le choix était possible, mais pas certaine. Et peut-être que de faire cette promesse lui donnerait du temps pour trouver un moyen d'avertir Tsunade-sama. Soudain, elle se décida :
- Je vous promets de ne rien révéler à votre sujet, et ce à qui que ce soit.
Ils semblèrent tous étonnés et ne réagirent pas. Et puis l'un d'entre eux parla :
- Très bien.
Celui qui la gardait vint vers elle et la ramena à sa chambre. Il la laissa là et referma la porte sans dire un mot. Saya se laissa tomber sur le lit. Il semblait qu'elle venait de gagner un peu de répit…
