Merci Miji.

Bonne lecture.

Chapitre VII : Demande impromptue

La semaine venait de s'écouler. Deidara avait été encore plus froide que Kyoshiro avait pu l'être les premiers jours. Elle ne s'était pas remise de l'atrocité que Saya lui avait fait subir. Tous les autres membres paraissaient plutôt indifférents au fait que Yukito s'appelait désormais Saya. Kyoshiro, lui, semblait même préféré le nouveau format et parlait maintenant amicalement avec la nouvelle venue…

Enfin, les changements de groupe s'effectuèrent et Saya se retrouva débarrassée de Deidara (NDLA : jusqu'à la prochaine fois ). Ce coup-ci, elle se récupéra Itachi comme partenaire. Elle aurait préféré être avec Isa ou Marek, mais c'était sans appel : Elle devrait passer toute une semaine avec Koori-kun ( le glaçon, surnom donné par Isa).

Elle le suivit dans la salle d'entraînement en traînant les pieds et ils se retrouvèrent en plein désert. Il y régnait une atmosphère étouffante et Saya avait du mal à la supporter avec son gros manteau.

(Koori-kun va fondre par cette chaleur, pensa-t-elle en se résignant à l'enlever et en s'attachant les cheveux).

Au moment où elle laissa ses bras retomber, elle sentit une ombre se jeter sur elle. Elle réussit à l'éviter et ils engagèrent le combat. Plus l'affrontement durait et plus Saya perdait pied. Elle se sentait encore plus acculée qu'avec Yoji. Elle glissa brusquement et Itachi lui lança un kunai. Elle ne réussit pas à l'éviter parfaitement et il vint se planter dans son épaule :

- C'est de la triche ! dit-elle presque en colère. Moi, j'ai pas d'arme, je peux pas riposter !

- Dans un combat réel, il t'arrivera d'être démunie face à un adversaire armé. Ce jour-là, je doute que lui dire que c'est injuste t'aidera.

Saya retira le kunai de son épaule et se leva en grognant. Elle tendit l'arme à son adversaire :

- Pourquoi me le rend-tu ?

- J'ai pas le droit d'être armée, t'as oublié ?

Il la regarda avec étonnement et prit l'arme, puis ils recommencèrent leur combat.

Le soir, Saya se trouvait dans sa chambre à essayer de panser sa plaie. Elle entendit quelqu'un frapper à sa porte et elle lui répondit après avoir enfilé une robe de chambre :

- Entrez.

La porte s'ouvrit et laissa apparaître Itachi :

-... Konbanha.

- Qu'y a-t-il ? demanda-t-elle gentiment.

Elle semblait avoir oublié qu'il l'avait blessée quelques heures plus tôt et cela surpris l'homme :

- Qu'est-ce qu'y a ? Ca va pas ?

- Heu… Si…

- Ben alors qu'est-ce qu'y t'arrive ? Pourquoi tu viens me voir ?

- Je… Viens m'excuser.

- Pourquoi ? demanda la jeune fille qui ne comprenait apparemment pas.

Il la regarda pour vérifier si elle ne se moquait pas de lui. Elle avait la tête tournée dans sa direction et avait le visage d'une personne qui cherchait réellement à comprendre ce qu'on lui disait :

- Pour le kunai tout à l'heure.

- Ah ça ? C'est pas grave. Je sens déjà plus rien.

Elle disait ça tout naturellement. Pour elle, le fait d'avoir été blessée n'était pas un problème. Itachi ne comprenait vraiment pas sa réaction :

- Pourquoi t'es-tu énervée alors ?

- Je dois avouer que j'aime pas perdre, reconnu-t-elle un peu gênée. C'est pour ça. Gomen.

Itachi repensa à Yoji qui l'avait obligé à aller se faire pardonner quand il avait appris qu'il l'avait blessée. Maintenant, c'était lui qui recevait des excuses, il ne comprenait rien :

- J'ai à me faire pardonné, gromella-t-il. Si je peux t'être utile à quelque chose tu n'as qu'à me demander.

- Arigato.

Il regarda de nouveau la jeune fille qui souriait. Sa robe de chambre commençait à devenir rouge à son épaule. Il approcha instinctivement sa main de la blessure mais Saya fit un mouvement de recul. Il recula aussi :

- Gomen.

- Non, c'est moi, j'aurais dû prévenir.

Il s'approcha à nouveau et elle le laissa faire. Il baissa la robe de chambre et regarda la plaie. Elle saignait abondamment :

- Tu saignes beaucoup.

- Hai, rit-elle. Tu m'as pas loupée.

L'homme se sentait de plus en plus gêné. Il prit sur ses genoux le bac rempli d'eau qui était à côté de lui et entreprit de laver la blessure. Il était plutôt brutal et Saya se retint plusieurs fois de crier mais il l'avait fait spontanément et elle ne voulait pas l'offusqué. Quand il eut fini, il prit la bande de tissu qui était à portée de sa main et il la tendit à Saya :

- Je vais te laisser faire le reste, dit-il mal à l'aise.

Il se retourna. Saya retira sa robe de chambre et enroula la bande autour de sa blessure, puis elle en profita pour s'habiller plus normalement :

- C'est bon. Tu peux te retourner.

L'homme s'exécuta. Un silence tendu s'abattit sur les deux ninjas :

- Tu...

- Tu...

Ils s'arrêtèrent. Itachi regarda la jeune fille et attendit qu'elle parle :

- Tu voulais me dire quelque chose d'autre ? demanda-t-elle finalement.

- Heu... Non...

- Ah...

- Bon, je vais y aller, alors.

- Hai. Oyasumi.

Elle lui fit un large sourire. Il grogna un « bonne nuit » et sortit sans un mot. Saya entendit quelqu'un l'interpeller quand il fut dehors :

- Tiens ? Koori-kun aurait-il trouvé quelqu'un pour le faire fondre ?

- Occupe-toi de tes affaires Isa… Et arrête de m'appeler comme ça

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le lendemain, même si Saya avait gardé sa bonne humeur, les deux ninjas s'entraînèrent en silence. Elle avait beau essayé d'enjouer le jeune homme, rien n'y faisait. Elle ne capitula pas pour autant les autres jours mais elle n'obtint aucun résultat.

La semaine suivante, Saya se retrouva avec Sasori. Elle s'amusait plus avec lui qu'avec Itachi mais il lui arrivait parfois de partir dans des accès de démence qui faisaient peur à la jeune fille et qui lui faisaient regretter le mutisme de son ancien partenaire...

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Une nuit, alors qu'il lisait paisiblement, Itachi vit débarquer Saya dans sa chambre :

- Je peux savoir ce que tu fais-là ? demanda le shinobi en colère.

- Tu m'as bien dit que tu avais une dette envers moi ? Et que je pouvais te demander ce que je voulais ?

- Heu... Oui...

- Laisse-moi partir d'ici.