OoOo La Duchesse et le Pianiste oOoO

Meredith, le pianiste

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Ils avaient passé une bonne demi-heure selon Meredith près de la «porte» à attendre, entourés de gardes armés qui les dévisageaient.

Meredith pouvait voir les personnes s'activer comme si une anguille géante les avait tous électrocutés. Particulièrement un groupe de personnes qui semblait être les dirigeants de ……

Comment ils appelaient cette place en passant ?

….Un bunker, une base militaire, une base de recherche ? En tout cas, ce n'était certainement pas un village comme ceux que le pianiste avait visité près de chez lui. C'était grand et richement décoré avec beaucoup de technologies qui aurait fait scandale chez lui. Une cité …oui c'était le bon terme à utiliser pour décrire l'endroit.

Mais bon peu importe, les responsables de la cité en question semblaient tous discuter d'un truc emballant, lançant souvent des regards dans leur direction.

De son coté Sorel, lui, faisait mine de chef en posant diverses questions sur le fonctionnement du système. Par contre le pianiste n'avait pas l'impression qu'ils tenaient un quelconque intérêt à Sorel. Meredith devait devenir parano car il avait l'impression qu'il était épié dans ces moindres mouvements, c'était sûrement dû à la fatigue.

( Ce qu'il pouvait mourir de faim en ce moment, quelle journée merdique... )

Soudain le Sergent Stachouse revient de son court entretient avec ses supérieurs pour inviter les rebelles à se joindre à la réunion. Ils entrèrent alors dans une grande salle vitrée avec une table ovale au milieu où ils prirent tous place. Meredith, lui, préféra se mettre à l'écart en s'accotant sur le mur les bras croisés, bien décidé à ne pas se faire voir, à coté des soldats.

( Ce qu'il pouvait en avoir marre et qu'est ce qu'il avait faim ! )

Weir : Je vous souhaite le bonjour à Atlantis, je suis le Docteur Weir, responsable de cette cité…. Bon alors je vais faire les présentations…

Elle parlait à Sorel mais Meredith avait la nette impression qu'elle s'adressait à lui de par ces coups d'œil furtifs. Elle fit alors un rapide tour de table en montrant chacune des personnes présentes.

Le Docteur Beckett, un homme en blouse blanche qui semblait selon Meredith totalement perdu et hagard.

Le Colonel Caldwell, un vieillard à l'air strict et sévère qui semblait malgré tout mal à l'aise par la situation.

Le Docteur Heightmeyer, une jolie blonde qui prenait des notes sur un calepin avec un air observateur posé sur chacune des personnes de la salle.

Et le Colonel Sheppard, le seul à avoir l'air totalement relax avec la situation présente. Il arborait d'ailleurs un sourire victorieux de celui qui a gagné un pari à mille écus d'ors.

Conclusion de Meredith : Beaucoup trop de Docteurs et de Colonels sur cette planète !

Weir : …Ainsi que le Sergent Stachouse et le Lieutenant Cadman que vous avez déjà rencontrés….

Caldwell : Il y a aussi le Docteur Zelenka, responsable de l'équipe scientifique qui devrait arriver d'un instant à l'autre. Dès qu'il aura réglé un léger problème avec la suralimentation des convecteurs stationnaires (1).

Sorel : Ravi de vous rencontrer, je me nomme Sorel, chef du groupe de résistance contre le Roi Tollan, un dictateur. J'ai avec moi mes compagnons de fortune Rallia et Joronme….

Il montra alors une petite femme aux cheveux rouges assise à sa droite et un homme à la peau foncé couvert de tatous assis à sa gauche.

Rallia : Et bien sûr Meredith le pianiste qui boude dans son coin. (montrant celui-ci).

Ce dernier ne répliqua pas mais remarqua l'insistance que les personnes dans la salle avaient manifestée à la mention de son nom.

John (clignant des yeux, incrédule ) : Quoi Pianiste ?!

Meredith (Mal à l'aise) : Oui c'est…c'est mon métier, je suis musicien.

John (sourire malicieux) : Pour vrai …et tu es bon ?

Meredith : Heu…..

Weir : Colonel Sheppard, nous poserons les questions une à unes (regard soutenu de celle-ci à John)

John : …Oui boss.

Weir : Parfait ! (revenant à Sorel ) Avant tout nous voudrions en savoir un peu plus sur votre heum … communauté.

Sorel : Dans notre cité, il y a une monarchie absolue mais notre groupe front à cette dictature qui nous opprime ……

C'est alors que Meredith lâcha la conversation qui se tournait plus autour de la description des terres, des traditions et d'autre trucs sans importance. C'est vrai, que faisait-il ici à part mourir de faim? À moins de lui demander de faire une ballade, il ne voyait pas son utilité dans la salle. Dire qu'il n'avait pas dormi de la nuit...

Quelques minutes plus tard, le dénommé Colonel Sheppard le sortit de sa torpeur pour lui reposer une autre question.

John : Meredith?!

Meredith (levant la tête) : oui?

John (Se grattant la tête avec un sourire) : Tu fait parti de cette rébellion aussi?

Meredith (roulant des yeux) : Bien sûr que non, j'ai d'autres choses à faire de ma vie.

Rallia (rire) : Dommage pour toi, Meredith, d'être déjà sur la liste noire de Scram.

Carson : Une liste noire?

Joronme: C'est une liste des rebelles à exécuter.

Cadman (haussant les sourcils) : Pourquoi es - tu sur la liste?

Meredith : Longue histoire... (marmonnant) ...et arrêtez de me tutoyer.

Rallia (à Cadman) : Scram n'aime pas sa musique.

Meredith : Scram n'a aucun goût ! Je suis le meilleur musicien de la région !

Le dit Sheppard marmonna alors quelque chose à l'oreille de son ami en blouse blanche et les deux se mirent à étouffer un rire complice. Il y avait quelque chose de drôle qu'ils n'osaient visiblement pas lui dire ce qui irrita encore plus Meredith.

( Merde il avait faim, mourrait de fatigue et maintenant il se sentait stupide ! )

Rallia : En fait il répugne tellement la musique et la taverne de Meredith qu'à chaque semaine il trouve une excuse pour pendre Meredith par les pieds.

Meredith (boudant) : Je parlerais plutôt de jalousie moi.

Rallia : En tout cas Scrami-chou ne te lâchera qu'au jour où il pourra enfin te passer la corde au cou plutôt qu'aux jambes.

Meredith (s'adressant à Rallia) : Ho ! Dois-je te rappeler la protection de la Duchesse avant que vous et vos amis veniez me « libérer ».

Sorel : Désolé de notre bonne intention. En fait nous avions pensé qu'il serait plus intelligent de te laisser pourrir jusqu'à la fin de tes jours au bout de cette corde mais Sophie a insisté.

Meredith : Parfait ! La prochaine fois, je préfère que vous me laissiez mourir.

Silence général.

Incroyable vraiment le don qu'il avait pour parler et pour s'attirer des ennuis. Maintenant tout le monde le regardait. Il commençait à se sentir énormément mal à l'aise d'être le centre d'attention de tous.

Meredith (mal à l'aise) : Heu désolé … d'avoir interrompu votre conversation.

Surprise générale.

Weir : Aucun problème Meredith, d'ailleurs pourquoi ne venez vous pas vous asseoir avec nous?

La femme lui désignait une chaise de libre non loin d'elle. Mais son immense sourire et ses yeux pétillants donnaient le frisson à Meredith qui préférait rester encore sur ses gardes.

Meredith : Heu… merci, mais non je préférerais rester ici debout.

Caldwell (se tournant vers Sorel): Que voulez-vous faire alors avec votre groupe de rebelle?

Sorel : Comme je le disais tout à l'heure, nous comptons attaquer le palais le jour du mariage du Roi avec la Duchesse de Dorion. C'est pour cela que nous requérons votre aide...

Meredith faillit s'étouffer à l'annonce de cette nouvelle et il ne put s'empêcher de crier.

Meredith (À Sorel) : Mais t'es MALADE? (se tournant vers Weir) Croyez-moi madame c'est de la pure folie que de prêter assistance à cette idée.

Sorel ( Voix sèche ) : Sache que cette attaque est prévue depuis longtemps, nous avons un plan et plusieurs hommes et femmes volontaires.

Meredith : Par plusieurs il entend trente-cinq membres.

Sorel (colérique) : Oui mais notre groupe contient l'élite des villages.

Meredith (soupir) : Des paysans avec des fourches contre des gardes avec des revolvers.

Weir : Combien de gardes?

Sorel : Pas trop si l'on considère …

Meredith (le coupant) : Au moins cinq cents et plus madame.

John (surpris) : Cinq cents, contre une vingtaine, (se tournant vers Sorel) Dis, n'es-tu pas un peu jeune pour être le chef d'un commando suicide?

Sorel (offusqué) : J'ai vingt-quatre ans!

Meredith (sourire moqueur) : Il n'en a que vingts…

Joronme : Ce n'est pas une question d'âge mais de leadership et d'intelligence pour concevoir des plans stratégiques.

Meredith : Ha bravo ! L'intelligence, très perspicace, c'est certainement dû à l'absence de soleil sur vos matières grises. À force de rester enfermé dans votre bunker pour mijoter des plans foireux ça vous affecte.

Sorel (coupant la parole) : Écoutez Docteur Weir nous sommes venu ici dans l'espoir de faire une alliance.

Weir : Je suis désolée Sorel mais nous avons comme politique de ne jamais nous interposer pour des choses de politique interne. Par contre, avec nos récentes découvertes (bref regard sur Meredith) nous enverrons un groupe en observation sur cette planète.

Sorel : Je pensais peut-être pouvoir discuter de toute cette histoire plus en privé.

Weir: (moment de réflexion) : Bien le Colonel Caldwell et moi nous vous écouterons dans mon bureau.

Sorel : Merci…

Les trois se levèrent pour se diriger vers une pièce non loin. En attendant Meredith s'accota un peu plus sur son mur et ferma les yeux un moment.

Une guerre civile, c'était ce que voulait commencer l'idiot de Sorel. Dire qu'il était un Artiste, il n'avait aucun rapport dans cette histoire, jamais il ne ferait sauter quelque chose lui.

Soudain Meredith faillit faire une crise cardiaque lorsqu'il ouvrit les yeux pour faire face à un Sheppard avec un grand sourire de maniaque sur les lèvres. Visiblement il s'était déplacé à côté de lui sans que Meredith ne le remarque pour pouvoir lui parler.

John (montrant sa main) : Salut ! Je m'appelle John Sheppard... (prenant un air faussement curieux)... et vous êtes?

Comme s'il ne connaissait pas son nom, tout le long de la discussion il n'avait arrêté de lui poser des questions. Mais la surprise avait pris le dessus et Meredith lui serra la main en retour

Meredith : Meredith.

John : Meredith … quel joooooooli nom.

Meredith (vexé) : C'est le seul que j'ai en effet.

C'est pas vrai, ça faisait la deuxième fois qu'on lui disait la même chose dans la même heure.

John : Est-ce que je te rappelle quelqu'un?

Meredith hocha de la tête en signe de négation ne voyant pas vraiment où il voulait en venir.

John : D'accord je vois… te rappellerais-tu au moins de Teyla Emmagan?

Meredith : Oui bien sûr.

John (soupir de soulagement) : Ha au moins tu …

Meredith : Teyla est la Duchesse de Dorion, comment pourrais-je ne pas le savoir. Par contre j'ignore qui est « Emmagan ».

John (Sourire incrédule) : Teyla serait encore en vie …. Mais minute (clignant des yeux) Duchesse?! Que veux tu dire par là ?

C'est alors qu'un bonhomme à lunettes l'air hagard et à la figure couverte de suie entra à la volée dans la salle de conférence. Il farfouilla la pièce du regard à la recherche de quelqu'un.

Zelenka : Colonel, où est-il???

Meredith qui était jusque là tranquillement accoté au mur fut soudain pris dans les bras de l'homme sénile qui sentait le brûlé. Celui ci prononça aussi des mots incompréhensibles pour le pianiste. Mal à l'aise Meredith s'en retrouva totalement pétrifié dans l'étreinte de celui-ci.

John (d'une voix moqueuse): Voyons, trouvez-vous une chambre pour ce genre de choses Docteur Zelenka.

Le drôle de bonhomme se décolla finalement de Meredith (au grand soulagement de celui-ci) pour le juger des pieds à la tête.

Zelenka : Ho mon dieu Docteur McKay (fronçant des sourcils) je ne vous avais presque pas reconnu dans cette accoutrement et surtout avec cette …barbe ! (2)

Kate (voix stricte) : Docteur Zelenka, vous avez manqué notre mini briefing de toute à l'heure, nous avions parlé justement de ce genre d'attitude trop spontanées.

Zelenka : Ha … (regardant les autres) Je suis désolé c'est juste la surprise….

John (marmonnant à Carson) : Moi aussi j'ai été surpris mais je ne l'ai pas embrassé.

Meredith (Énervé) : J'en ai marre ! Pourriez-vous m'expliquer à la fin ?

Silence gêné.

Meredith : Qui est ce Docteur McKay ?

Silence général.

Joronme (se raclant la gorge) : D'accord. En fait tu sais, notre organisation se concentre à découvrir les expériences faites sur les villageois que l'on suspecte depuis longtemps ...

Meredith (perplexe) : Mais de quoi parle-tu Joronme ?

Rallia : Amnésie

Meredith : Han ?!

John : En fait tu as perdu la mémoire...

Kate (ton de reproche) : Colonel Sheppard!

John (se tournant vers Kate) : Désolé Docteur, mais je préfère la manière directe. (Prenant Meredith par les épaules) Ecoute, tu te nommes Rodney McKay et tu es un grand Docteur en physique. Tu a une sœur nommée Jenny et tu viens de la planète Terre.

L'information mit quelques secondes avant parvenir au cerveau fatigué de Meredith. Puis il pouffa de rire comme si Sheppard venait de lui raconter une bonne blague.

Meredith : De quoi parlez vous ? Je m'appelle Meredith et je suis pianiste et non pas un Docteur machin truc …

John : Oui tu es bien Meredith…

Meredith : Bon…

John : Tu es le Docteur Meredith Rodney McKay.

Il regarda alors autour de lui mais personne d'autre ne semblait trouver ça drôle. C'est alors que Meredith perdit son sourire et sentit son cœur battre la chamade.

Non, impossible, cette histoire était stupide, il avait un passé et il perdait son temps avec cette bande de fou.

Meredith (Se dégageant de Sheppard) : Bon, j'en ai assez (quittant la salle sous le regard de tous) Je vous quitte.

John (le poursuivant) : Où allez-vous McKay?

Meredith (marchant plus rapidement) : Chez moi.

John : Ne soyez pas stupide, c'est ici chez vous.

Meredith (Hargneux) : Ce n'est pas parce que vous le dites que je vais vous croire.

John : Pourtant c'est vrai, vous n'êtes pas un pianiste mais un physicien génial et surtout bouché et je vois que l'amnésie n'a pas changé ce dernier détail.

Meredith : Ha oui j'ai oublié ! (levant la main d'un geste théâtral) En fait la terre est violette, le ciel marron et tout mon univers n'est qu'illusions.

John : McKay…

Meredith : Ha et je suppose que je ne joue pas vraiment du piano aussi ….

John : McKay …

Meredith : Je m'appelle Meredith !!!

John (d'une voix autoritaire) : MCKAY !

Meredith (roulant des yeux et se retournant) : QUOI!!!

Ils étaient devant la porte des étoiles en haut des marches et les deux se faisaient face.

John : Viens juste passer les tests de Carson pour voir ce qui cloche avec ta mémoire.

Meredith (croisant les bras) : Pas question, je n'ai rien qui cloche, par contre si j'étais vous je me ferais vérifier le ciboulot. Pour ma part, je retourne chez moi finir mon piano et avec un peu de chance je resterais en vie.

John (le retenant par l'épaule) : On ne te laissera pas repartir, non seulement pour ton propre bien mais aussi pour celui de Teyla, bon sens!

Meredith (incrédule) : Quoi Teyla la Duchesse! Vous voyez, votre histoire devient de plus en plus ridicule.

John : Tu ne peux pas partir de toute façon

Meredith : Quoi ? Vous me kidnapper ?

John : Han ? Non, non, non où vas-tu chercher ça ?!?

Meredith : Pourtant vous voulez me retenir contre mon gré.

John : Écoute, je comprends que tout cela peut te sembler étrange mais je te demande ta … confiance sur ce truc.

Meredith (ton acide) : Désolé, je ne fais pas confiance à n'importe qui moi.

Sheppard prit quelque instant avant de répliquer :

John : Oui c'est sûr… on ne parle pas aux inconnus.

Meredith (criant de rage) : Exactement !!!

Soudain tout devint noir, sa tête qui tournait depuis un moment déjà lui fit perdre l'équilibre et il déboula les escaliers pour finir inconscient par terre.

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À suivre

(1) Je dis n'importe quoi.

(2) Surprise! Oui c'est un artiste alors normal qu'il est la barbe et le style un peu négligé.