Le souffle du néant
Chapitre 4 : la mort aux trousses
Cela faisait à présent deux semaines que les ninjas de Konoha et leur escorte avaient entamé leur voyage vers le village caché de la Feuille. Ils n'avaient pris qu'une vingtaine d'heures de retard sur leur plan de route initial, ce que Temari, qui conduisait l'expédition, considérait comme plutôt encourageant. Le paysage, jusqu'ici aride et stérile, commençait à changer. Le sable laissait progressivement place à une roche sèche et friable. Les premières traces de végétation dignes de ce noms apparaissaient de ci de là, rompant la monotonie de l'ensemble. Les températures, quoique encore excessive, s'adoucissaient quelque peu . Le petit groupe en profitait déjà pour allonger d'une heure ou deux ses courses nocturnes.
Les ninjas de Konoha, eux, entrevoyaient avec un net soulagement les premiers contreforts des Montages rouges se détacher à l'horizon. Cette véritable barrière naturelle séparait le pays de la Feuille du pays du Vent, protégeant du même coup le premier de l'inexorable avancée du désert. Il n'était bien sûr pas question pour Gaï, Kakashi et leurs hommes de se relâcher. Le voyage était loin d'être fini et la nature de leur mission ne leur permettait aucune faiblesse, aucune erreur. Savoir que Suna serait bientôt derrière eux leur procurait pourtant un sentiment de réconfort bienvenu. Sentiment que ne partageaient visiblement pas les trois membres de leur escorte.
Les guerriers du sable, en effet, montraient, depuis vingt-quatre heures, quelques signes d'inquiétude. Rien de bien flagrant : quelques regards plus appuyés qu'à l'accoutumé, une ou deux grimaces, aussi, très discrètes. Ces menus détails à peine perceptibles n'avaient cependant pas échappé aux jounin de Konoha, bien que ceux-ci préférassent pour l'heure s'abstenir de tout questionnement. Sakura et les autres chunin, quant à eux, ne s'étaient aperçus de rien, trop concentrés qu'ils étaient à avancer aussi vite que possible tout en surveillant les alentours.
Le matin venu, après avoir dressé leur campement, les voyageurs se réunirent pour faire le point sur leur progression. Arrivées dans cette zone, les expéditions marquaient habituellement une halte prolongée, un ou deux jours, parfois plus, pour faciliter le passage d'un rythme de marche nocturne à un rythme de marche diurne. Car si, dans le désert, il était impensable de voyager de jour, les données du problème s'inversaient complètement dans les Montagnes rouges. L'altitude et la baisse des températures faisant, il devenait de plus en plus difficile, au contraire, de marcher la nuit. Les pentes, du reste, devenaient bien vite trop raides et trop caillouteuses pour pouvoir être empruntées à l'aveuglette.
Kakashi fut donc extrêmement surpris en entendant Temari évoquer le programme des jours à venir, qui ne prévoyait aucune pause.
« Dans quarante-huit heures tout au plus, nous arriverons au pied des Montagnes rouges, fit-il remarquer. Ne serait-il pas opportun de nous arrêter une journée et une nuit pour nous remettre dans le bon rythme ?
- J'y ai songé, Hakate san, mais je préfère ne prendre aucun risque répondit Temari. Ce que nous transportons est trop précieux pour que nous nous attardions en route. Il est actuellement six heures. Nous repartirons à quatorze heures et nous marcherons jusqu'à la nuit tombée, pour repartir demain matin. Si tout se passe bien, nous devrions ensuite atteindre le village des guides. Nous y ferons nos provisions et nous attaquerons directement les premiers cols.
- L'excès de précipitation peut nuire autant que la lenteur, Temari sama, objecta Gaï Mato. Vous semblez ne pas avoir trop souffert de cette traversée du désert, mais vous n'êtes pas seuls. Mes hommes ont besoin de repos, et la blessure de Rock recommence à le faire souffrir.
- Un instant, maître, le coupa l'intéressé, un peu vexé. Nous sommes jeunes, en pleine forme. Et mon bras peut bien attendre. Si Temari sama pense que nous devons aller de l'avant, il n'y a pas à hésiter.
- Chien fou a parlé, murmura Neji comme pour lui-même.
- Pardon ? répliqua Rock Lee violemment.
- Ne surestime pas tes forces, Lee, tonna le prodige Hyuga à haute voix. Je n'ai pas envie d'avoir à te porter quand tu tomberas de fatigue.
- Dis tout de suite que je suis un boulet ! cria le jeune Lee sur un ton outré.
- Inutile, grimaça le garçon au byakugan, tu viens de le rappeler toi-même.
- Les enfants, ça suffit ! gronda Gaï Mato d'une voix de stentor pour tuer dans l'œuf la dispute qui se préparait. Vos jérémiades n'intéressent personne. Nous sommes ici pour étudier la suite des opérations. Pas pour nous chamailler bêtement. »
Kakashi sourit en voyant la scène. Par moment, son camarade ne pouvait pas s'empêcher de jouer les mamans poule ou les pères fouettards avec ses anciens disciples. 'Les enfants', quel nom ridicule pour des ninjas, qui plus est des chunin, majeurs et bien gradés, selon l'expression consacrée. Cependant, cela ne réglait pas le problème.
« Je suis moi aussi d'avis de nous arrêter au moins une journée, Temari sama, insista l'homme au sharingan. Nous ne gagnerons rien à nous attaquer aux montagnes trop vite. Pire même : dans notre état, nous risquons de tout perdre. »
Agacée, Temari parcourut le petit groupe du regard. Les ninjas de Konoha n'étaient pas, il est vrai, dans des dispositions optimales pour jouer les montagnards. Les chunin, en particulier, semblaient avoir largement entamé leurs réserves. La princesse du sable jeta un coup d'œil à ses deux acolytes. Ceux-ci n'étaient guère ravis, mais comprenaient la situation. Kakuro ferma doucement les yeux et soupira. Temari se résigna.
« Bon, c'est d'accord. Mais il n'y aura qu'une seule journée de repos. Et nous ne la passerons pas ici. Nous allons gagner d'une traite le village des guides et nous y séjournerons. Nous serons plus en sécurité qu'en plein désert. De plus notre repos y sera de meilleure qualité. »
Les ninjas de Konoha approuvèrent le compromis. Les guerriers de Suna, par contre, donnaient l'impression d'être contrariés. Une heure plus tard, alors que Sakura, Tenten, Rock et Neji étaient endormis, Kakashi et Gaï s'approchèrent de Temari, restée seule à assurer la garde, alors que les deux derniers membres de l'expédition étaient partis en chasse.
« Vous ne semblez pas convaincus par votre propre décision concernant notre feuille de route, remarqua Gaï. Une journée de repos me semble pourtant indispensable. Et je ne vois pas en quoi elle pourrait nous mettre en danger.
- A moins bien sûr, compléta Kakashi, que vous nous ayez caché une information.
- Qu'entendez-vous par là ? demanda Temari, sans même prendre la peine de feindre la surprise.
- Cela va faire deux jours que je vous sens inquiets, vous et vos deux équipiers, avoua le ninja au sharingan. Comme si vous redoutiez quelque chose.
- Pensez vous que nous sommes suivis, ou observés ? demanda Gaï. Devons nous nous attendre à une attaque ? »
Temari sourit. Ces deux-là résonnaient bien comme des ninjas de la Feuille.
« Vous réfléchissez toujours en terme d'adversaires ou d'ennemis, leur fit-elle remarquer. Mais le désert de Suna recèle bien d'autres pièges, plus dangereux encore, surtout maintenant.
- Qu'entendez-vous par 'pièges' et par 'surtout maintenant' ? demanda Gaï. Il me semblait pourtant que la saison des tempêtes touchait à sa fin. Et le ciel n'a jamais été aussi clair et aussi dégagé. »
Leur conversation fut interrompue par le retour des chasseurs. Un parfait échappatoire pour Temari, qui ne tenait visiblement pas à approfondir le sujet. L'expédition ne tarda pas à se remettre en route. Vingt-quatre heures plus tard, au lever du soleil, elle franchissait enfin les portes du village des guides.
Etape incontournable des voyageurs qui sortaient de Suna ou qui s'apprêtaient à rentrer, cette bourgade tenait son surnom du nombre important d'auxiliaires qu'y recrutaient les missions s'aventurant dans le désert ou dans les Montagnes rouges. Guide, porteur, cartographe, toutes ces activités était, pour ainsi dire, la spécialité locale. Cela ne suffisait pas, bien sûr, pour faire prospérer le village, car la zone n'était guère touristique, mais cela permettait aux autochtones de survivre en améliorant un quotidien fait de pauvres cultures et de rationnement d'eau. Le village des guides était bien mal loti, en vérité, logé sous les pentes sud des Montagnes rouges, sur lesquelles sévissait un effet de fœhn intense, asséchant les terres et amplifiant les écarts thermiques, alors que les versants nord, tournés vers Konoha bénéficiaient quant à elles de la douceur et de l'humidité typiques du climat d'un climat plus océanique.
Du fait de sa situation, le village réservait peu de surprises ou de distractions. On y trouvait cependant un nombre assez important de gîtes, toujours très modestes, qui vivotaient au rythme des expéditions. Kakashi connaissait bien l'un d'entre eux, pour avoir fait plusieurs fois le trajet entre Konoha et Suna. Temari ne vit aucune objection à ce que le groupe s'installe dans cet établissement. Elle demanda trois chambres pour eux neuf et fixa elle-même les groupes. Elle eu la délicatesse de ne pas « reconstituer » l'équipe sept, se proposant d'accompagner Kakashi et Sakura. L'ancien ninja de Konoha, lui, fit chargé de veiller sur Tenten et Neji, tandis que Rock Lee et Gaï Mato étaient protégés par Kankuro.
Les membres de l'expédition commencèrent par prendre quelques heures de sommeil bien méritées avant de se retrouver pour leur premier vrai repas depuis deux semaines. Kakashi et Kankuro avaient fait les courses sur la petite place du marché. Quelques légumes, quelques fruits, un peu de fromage et de lait de chèvre : ce n'était pas bombance, mais c'était bien plus appétissant que les scorpions et les lézards du désert. Puis les groupes rejoignirent leurs chambres respectives.
Dans la première d'entre elles, Sakura s'était enfin résolu à parler à Temari. La princesse du sable en fut soulagée. Les mots de son amie étaient durs, mais elle n'avait jamais eu peur des franches explications.
« Te prévenir de quoi , avait-elle répliqué, en réponse aux accusations de la jeune chunin. Que ton ancien coéquipier était encore en vie ? Et d'une, je ne l'ai su moi-même que très récemment. Gaara ne nous confie pas tous ces petits secrets, figure-toi. Et de deux, même si je l'avais appris avant, penses-tu que mon frère aurait admis que je t'en cause ? Nous parlons de raison d'état, Sakura, pas de petit mystère qu'on se fait entre amies.
- Soit, avait admis, même difficilement, la jeune Haruno. Mais peux-tu au moins me dire ce qui est passé par la tête de Gaara quand il a décidé de nous coller ce… ce salaud dans les pattes ?
- Ce salaud, comme tu dis, est un combattant de premier ordre, qui pourrait bien nous être fort utile en cas de soucis. Quant à ce qui trotte dans la tête de mon frère, personne, pas même Kankuro ou moi, ne pourra jamais te le dire. Tu devrais d'ailleurs t'en douter.
- Mais ça n'a aucun sens de faire revenir un traître là ou il a sévi, se plaignit Sakura. Encore moins en lui disant qu'on va l'emprisonner.
- Va-t-en savoir, répondit la princesse en haussant les épaules. Je vais te parler franchement : Je ne comprends pas pourquoi Gaara a fait ça. Mais il semble que cette décision ait été prise en collaboration avec votre Hokage. Et, j'imagine, avec l'intéressé lui-même. Dans ces conditions, je ne vois pas ce qu'il y a à ajouter.
Le ton de Temari s'était brusquement durci. Et Sakura compris que cette discussion était close. Le jeune chunin hésita, puis soupira en haussant les épaules. Plus que jamais, elle avait hâte que ce voyage se termine. Une fois son ancien coéquipier livré à l'Hokage, elle se sentirait probablement soulagée.
Curieusement, dans la seconde chambre, un dialogue à peu près similaire s'était tenu, bien qu'en termes plus formels, entre Gaï Mato et Kankuro. Le grand frère du kazekage avait, bien entendu, donné au jounin les mêmes réponses que sa grande sœur à Sakura. Au grand désespoir de Rock Lee, toujours aussi tête brûlée, qui enrageait de ne pouvoir régler l'affaire à sa manière, et le faisait savoir bruyamment.
Les occupants de la seconde chambre, quant à eux, étaient nettement moins loquaces. Pour ne pas dire, complètement muets. Chacun vivant la chose à sa manière. L'ancien ninja de Konoha, lui, semblait se satisfaire pleinement du silence qui régnait dans la pièce. Les deux autres occupants, en revanche, paraissaient tellement gênés qu'il n'osaient même pas parler entre eux. L'envie ne leur en manquait pourtant pas. Un moment, Neji fit mine de demander à sa coéquipière de le suivre dehors. Un seul mouvement de paupière de leur garde du corps suffit pour l'en dissuader. Las, le jeune Hyuga soupira et s'étendit sur sa couche. Mieux valait dormir, certes, mais la nuit promettait d'être longue.
L'incident survint peu avant le lever du soleil. Neji Hyuga fut brutalement tiré de son sommeil par un claquement sec. Il se releva d'un bond, garde en avant, kunaï en main, avant même d'avoir compris ce qui se passait. Tenten l'imita moins d'une seconde après. A deux mètres d'eux, devant la fenêtre qu'il venait d'ouvrir, leur ancien camarade de combat scrutait avec attention le paysage, les jambes légèrement arquées, le souffle court, la main droite relevée à hauteur de son visage, paume vers l'avant, comme s'il cherchait à palper quelque objet invisible. Un silence pesant régnait, dans la pièce comme en dehors. Un peu comme si le temps lui-même s'était arrêté. Un courant d'air balaya la chambre. Le guerrier du sable se retourna brusquement.
« On dégage », ordonna-t-il d'une voix pressée.
Avant même que les ninjas de la Feuille n'aient eu le temps de répondre, la porte de la chambre s'ouvrit à la volée.
« On dégage », répéta l'ancien membre de l'équipe sept à Temari et Kankuro, qui venaient d'entrer dans la pièce.
D'un hochement de tête, les deux jounins de Suna acquiescèrent. Quelques secondes plus tard, tous les membres du groupe bondissaient déjà de toits en toits, sous la conduite du traître de Konoha, en direction des montagnes proches. Rock Lee serrait les dents, le bras droit collé au corps, tâchant, malgré la douleur, de suivre le rythme effréné de la course. Il ne fallut que quelques minutes aux combattants pour rejoindre les premières pentes. En vain. Dans leur dos, le vent soufflait plus fort à chaque seconde.
« Trop rapide, hurla le marionnettiste pour couvrir le sifflement sinistre des rafales. On ne pourra pas lui échapper.
- Kankuro a raison, cria à son tour Temari, on n'a plus le choix. Si ça nous touche, ça nous tue.
- Mais bon dieu, de quoi parlez-vous ? haleta Gaï Mato sans ralentir sa course. On n'y comprend rien, nous autre. »
Temari s'abstint de répondre, et désigna du doigt un petite plate-forme rocheuse qui bordait le sentier, une trentaine de mètre plus haut. Un renfoncement en occupait le centre. Les ninjas l'atteignirent en quelques bonds.
« Maisbon sangque faisons-nous ? jura Kakashi. A quoi rime cette fuite ? »
Kankuro tendit le bras en direction du village des guides. Kakashi et les autres ninjas de Konoha se retournèrent. Ce qu'ils virent les choqua profondément. Bien des années plus tard, l'homme au sharingan et ses acolytes auraient encore bien du mal à décrire l'incroyable phénomène dont ils étaient à présent les témoins.
Un vent d'une force inouïe semblait souffler sur le petit bourg. L'air vibrait littéralement sous la violence de la tempête. Le sol tremblait, lui aussi, jusque sous leurs pieds, comme si la zone entière était secouée par un tremblement de terre. Pourtant, autour d'eux, aucun rocher ne bougeait, aucune pierre ne dévalait le sentier. Et dans le village, aucun toit n'était arraché, aucune fenêtre ne se brisait, aucun volet ne claquait. En fait, c'était l'espace lui-même qui semblait se mouvoir. Les habitations, les gîtes les échoppes des marchands ambulants, jusqu'aux ruelles donnaient l'impression se distordre d'avant en arrière dans le vent, comme une simple image sur un papier que l'on froisse.
Une étrange sensation saisit les ninjas à l'estomac. Comme si quelque chose en eux réagissait aux amples mouvements de l'air et cherchait à s'accorder à ce rythme.
« Mon dieu, c'est sur nous, hurla Temari.
- Mais qu'est-ce que c'est ? cria Kakashi. Et comment on l'arrête ?
- Temari, Kankuro, en position, commanda le troisième membre de l'escorte. Les autres en couverture. »
Temari déploya d'un large mouvement son gigantesque éventail à plat sur le sol. Kankuro déplia plusieurs rouleaux scellés en lançant une rapide incantation. Huit marionnettes firent leur apparition autour du petit groupe. Surmontant les douleurs et les nausées qui leur tenaillaient à présent le ventre, les neuf guerriers se placèrent directement sur l'éventail, qui couvait une surface de plus de trois mètres de diamètre. Du centre de la structure partait en direction de chaque pointe huit séries d'inscriptions complexes rédigées en langage sacré. L'ancien ninja de Konoha se positionna derrière la princesse du sable.
« Vas-y », cria celle-ci alors que l'air vibrait plus que jamais autour d'eux, et que la montagne elle-même commençait à bouger au rythme des rafales.
En réponse, le guerrier du sable commença une longue série de signes incantatoires. Ses mains évoluaient à une vitesse incroyable, enchaînant les combinaisons les plus délicates, à la grande surprise de son ancien mentor. Pour finir, le jeune homme claqua ses mains l'une contre l'autre en croisant les doigts devant sa poitrine, les genoux sur l'éventail, la tête baisse, les yeux clôt. Il resta ainsi quelques instants. Puis il rejeta brutalement la tête en arrière et projeta ses mains, toujours jointes, par-dessus son front. Ses paupières s'ouvrirent brusquement. Ses pupilles étaient devenues entièrement noires. D'un coup, l'homme abattit ses mains sur le sol en criant. Un véritable geyser de chakra jaillit de l'éventail, dont le sceau s'était brisé sous l'impact. Un formidable torrent d'énergie s'échappait de chacun des signes tracés sur la structure. De larges rayons de lumière éblouirent les neuf combattants en les enveloppant. Un bruit gigantesque se fit entendre.
Puis, plus rien.
Une vingtaine de secondes plus tard, Kakashi,Gaï et les autres ninjas de Konoha, purent à rovrirent les yeux. Tout était terminé. La terre avait cessé de trembler. Le vent avait cessé de souffler. La montagne était redevenue silencieuse. La lune éclairait un paysage immobile et endormi. Leurs estomacs avaient même cessé de les faire souffrir. Tout était redevenu comme avant. A un détail près.
« Mon dieu, quelle horreur », murmura Kakashi en contemplant le terrible spectacle.
Le sentier qui descendait de la montagne plongeait à présent dans une faille abyssale, dont le ninja au sharingan lui-même ne pouvait voir le fond. Le village, quant lui, avait disparu.
