Lee-NC-Kass : Mes toutes premières revieweuses !! Je vous aimeuh ! Je suis très heureuse que ce premier chapitre vous ait plu. Pour répondre à votre question sur l'âge de Draco, vous trouverez la réponse dans ce second chapitre.
Myncat, tête de nœud, Zick, Alfa, amano ai, céline402, mifibou, Bloody Marie, blaise le poussin masqu : Merci beaucoup pour vos critiques et vos encouragements ! J'espère que la suite vous plaira aussi ! Mais désolée d'être aussi lente à updater… Gomen…
soffie : Non !!! Ne meurs pas étouffée tout de suite! J'ai besoin de gentilles reviews comme la tienne pour m'encourager lol ! Comment ça c'est intéress ? Meuh non… En tous cas, je pense que Draco n'est pas au bout de ses peines… de même que Harry… hin hin hin
Lulu-Cyfair : J'espère que la suite sera à la hauteur des tes attentes ;) Pour ce qui est de l'âme sœur de Snape, s'il a bien subi le sort d'une fée (après tout lui seul le sait) et bien, vu que le charme n'est pas rompu, c'est qu'il ne l'a pas encore trouvée… Malheureusement, le seul qui semble ne pas être affecter par la malédiction-qui-repousse-tout-le-monde-sauf-l'âme-sœur c'est… Dumbldore. Mouais. On va espérer pour le potions master que c'est juste à cause de sa puissance magique. La place est donc encore libre Commence à hurler façon marchande de poisson Qui postule au titre d'âme sœur de Snape ? Déposez vite vos candidatures, il n'y en aura pas pour tout le monde !
slipou : Merci beaucoup ! Je vais faire mon possible pour que ça monte en R, je te le promets. Cela dit, c'est pas gagné. Mais je vais faire de mon mieux
Melhuiwen : Merci. Malheureusement pour Draco, ses 17 ans vont être très vite atteints (quelque chose comme dans les 20 premières lignes qui vont suivre…). Mais rassure-toi, je ne le torturerai pas trop. Quoique… J'aime bien torturer moi, alors…niark niark niark. Attends-toi au meilleurs comme au pire… Pour ce qui est de ta menace, et bien… si le prince d'Angleterre vient vraiment me rouler un patin, je veux bien être transformée en limace poilue (mais à condition qu'il ramène ses fesses dans les 5 minutes, parce que c'est pas une apparence que j'adore particulièrement)
Kashu KashArt : Merci, ta review me fait d'autant plus plaisir que je n'ai pas tellement de nouvelles de toi depuis quelques temps. J'espère que la suite de ma fic te plaira aussi. Kisu
Disclaimer : Je suis obligée de répéter ça à chaque chapitre ? Bon… donc : Tout le petit monde Harry Potter, ainsi que les personnages qui l'habitent, appartient à J.K.Rowling. Je ne fais pas d'argent grâce à cette fic, ni ne commercialise de goodies, musique, films, jeux, tradding cards, mugs, stylos, trousses, classeurs, cahiers, agendas, lego, ou tout autre produit dérivé à l'effigie de notre héros lunetteux-balafré-copyrighté. Contrairement à elle (ou à son éditeur, c'est selon).
Notes : Dans ce chapitre, Harry se découvre une étrange passion pour l'Asie et le Feng-Shui (Mais où va-t-il chercher ça, je vous le demande ?? … C'est ma faute ? Naaaan ! Quelle idée saugrenue !). Toujours est-il que je n'y connais pour ainsi dire rien en Feng-Shui, donc si par malheur j'ai écrit une aberration (Merlin m'en préserve), ne m'en voulez pas trop… pleaz… Et, pourquoi pas, laissez-moi une review pour m'expliquer ce qui ne va pas, que je ne reste pas inculte… Comment ça c'est un prétexte ?
Sinon, je n'avais pas prévu de reparler de la fée avant la fin de la fic, mais vos reviews m'ont incité à donner de ses nouvelles, même si cela n'a pour l'instant pas tellement d'incidence sur l'histoire entre Harry et Draco. Pour la suite, adviendra que pourra.
Les réflexions internes hautement philosophiques des personnages sont notées de façon quasi-conventionnelle (et selon l'expression consacrée) : être ou ne pas être, telle est la question. Je pense que vous reconnaîtrez assez facilement quelle pensée appartient à qui.
Une dernière chose avant de vous ficher la paix : je ne voulais pas faire un chapitre aussi long. Il me semble de ce fait assez fouillis, pas forcement très clair, mais à force de le relire, je n'ai plus le recul nécessaire pour le juger correctement. Je vous laisse donc le soin de le faire à ma place. J'espère qu'il vous plaira quand même. Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 2 : Le squatteur arrive
Les mois qui suivirent la prédiction furent quelques peu éprouvants pour notre Survivant préféré : Snape s'acharna plus que jamais sur lui ; Draco tenta de l'éliminer plus de fois que le maître de potions n'avait retiré de points à Griffondor au cours de toute sa carrière. Peut-être avait-il l'espoir que, pulvérisant le responsable de sa future déchéance, il empêcherait la prophétie de se réaliser. Ou plus prosaïquement, peut-être voulait-il tout simplement se venger en le faisant mourir dans d'atroces souffrances. C'était cependant sans compter sur Dumbldore, toujours attentif, qui sauva son élève préféré à de nombreuses reprises.
Le temps passa donc, rapprochant le jeune Malefoy de la date fatidique où il soufflerait ses 17 bougies.
Peut-être vous demandez-vous au passage pourquoi, alors qu'il est en septième année, le prince des Serpentards n'est pas encore majeur. Sachez que vous n'êtes pas les seul(e)s à vous poser la question. Un comité d'enquête Griffondoresque fut nommé pour éclaircire ce mystère, et son rapport, rendu le 18 avril, se trouva rédigé en ces termes : « Compte rendu de blablabla…….Après une enquête de 2 mois et 4 jours, nous sommes en mesure d'affirmer que le fils à papa Malefoy, Draco, s'est vu forcé l'entrée à l'école de sorcellerie de Poudlard un an avant la date prévue grâce à l'influence de Malefoy, Lucius, persuadé de la supériorité intellectuelle et magique de son rejeton sur les pauvres imbéciles que sont les autres étudiants du même âge. Après une série de tests d'aptitude pratiqués par le ministère de la Magie, situé au blabla……Londres blablabla….., notoirement corruptible, il fut reconnu apte à l'entrée en première année d'école de magie. En outre, le comité à découvert que l'anniversaire du sujet, et donc sa déchéance (Merlin soit loué pour son immense bonté), aurai lieu le 21 mai. »
O surprise, ce jour fatidique fut également celui de la mort de Tom Marvolo Riddle, plus connu sous le nom de Lord Voldemort, Lord Noir, ou encore Seigneur des Ténèbres, pour les intimes.
Nous passerons sur les détails de cette victoire du Bien, du Beau et du Juste, contre le Mal, le Laid et l'Injuste, pour nous attarder sur ses effets, plus particulièrement concernant un certain blondinet.
La famille Malefoy, reconnue coupable de soutien à l'ex-ennemi-public-numéro-un, se vit confisquer ses possessions et son immense fortune par le ministère de la Magie, à titre de « dédommagement aux victimes de la guerre. Feu Lucius Malefoy, mort au combat, se retourna dans sa tombe à l'idée que le manoir de ses ancêtres tombe entre les mains de sang-de-bourbes. Narcissia Malefoy, enfermée à Azkaban pour perpet', s'en contre-ficha, occupée qu'elle était à lutter contre la folie qui la gagnait. Quant à Draco Malefoy, mineur au moment des faits, il sortit blanchi de son procès mais, malheureusement pour lui, se retrouva à la rue et sans le sou. La fée avait bien fait son boulot : sa prédiction s'était réalisée.
Harry Potter, à l'inverse, redevint le héro-public-numéro-un. Il fit la Une de tous les journaux : la Gazette du Sorcier (« Il a vaincu »), Sorcière Hebdo (« L'homme qui nous fait frémir »), le Chicaneur (« La réincarnation de Merlin : notre enquête »), Sorcélibataire (« Le meilleur des partis »), etc…
Il reçut les plus grands honneurs, dont l'Ordre de Merlin première classe, et fut adoubé dans le plus grand secret par la Reine elle-même. Le prince William, qui assista à la cérémonie, se dit que sa cote de popularité avait du souci à se faire chez les sorciers. Sa place fut assurée dans la meilleure école d'aurors du pays, située à Londres, et le ministère de la magie lui offrit là-bas un appartement (pas une misérable pièce de 10 mètres carrés, ni un logement étudiant, non, un vrai grand appart', avec salle de séjour, cuisine, chambre à coucher, …) tandis que le Premier ministre moldu lui donnait un énoooorme crédit pour s'installer, en remerciement des « services rendus à la nation ». L'entraîneur de l'équipe de quidditch d'Angleterre ne fut pas en reste : il lui réserva la place d'attrapeur ad vitam eternam. Le jeune homme reçu même des propositions pour vanter les mérites d'une célèbre marque de shampoing.
Bref, tout réussissait à Sir Harry Potter, majeur et vacciné, sauveur de l'humanité de son état, Ordre de Merlin première classe, et étudiant en vacances ayant été reçu à ses ASPICs (avec, il faut l'avouer, la peu glorieuse mention Acceptable, pour cause de légères perturbations de fin d'année ayant quelques peu troublé ses révisions). Mais surtout, comble de la félicité, pour la toute première fois de sa vie, Harry Potter ne passait pas son été chez les Dursley.
Il s'occupa une partie du mois de juillet en réhabilitant la maison du 12, square Grimmaurd, qu'il avait légué au couple que formaient ses deux meilleurs amis depuis la fin de la guerre, car il n'avait pas le cœur à l'habiter depuis la mort de Sirius. Il se rendit vite à l'évidence qu'il dérangeait légèrement les jeunes amoureux, surtout la nuit, puisse qu'il logeait sur place pour plus de commodité. Mais il savait également qu'ils eussent préféré subire mille endoloris plutôt que de lui avouer, et décida de leur abandonner la place pour aller habiter dans son luxueux appartement, dans le quartier de Mayfair. Seul.
L'aménagement pris quelques jours. Il opta pour un intérieur pseudo-japonais, avec futon et paravents en papier de riz, mais aussi moquette épaisse et moelleuse par terre, l'accommodant également de tout le confort moderne sorcier et moldu, avec l'aide gratuite et avisée, mais pas inintéressée, d'un vieux sorcier maître de feng-shui, qui espérait bien faire un peu de pub à ses prestations.
Depuis, celui « qui le valait bien », selon la marque de shampoing précitée, s'occupait comme il pouvait.
La solitude lui pesait, et il tenta de l'oublier non pas en la noyant dans l'alcool, mais en remplissant son trop long temps libre en diverses révisions pour son entrée à l'école d'aurors (nda : Harry est très sérieux, contrairement à votre serviteuse). Il en profita également pour visiter Londres, arpentant en bon touriste les rues de Piccadilly, Soho, visitant la tour de Londres, National Galery, ou encore Trafalgar Square, déambulant dans Hyde Park et Covent Garden, et faisant même un peu de shopping dans le luxueux Harrods et au marché aux puces de Camden Town. Séduit par cette cité anonyme et bruyante qui semblait faite pour lui, il se laissa entraîner avec délices dans son effervescence, marchant finalement au gré de ses envies, montant dans des bus impériaux choisis au hasard, croisant la trajectoire de lieux inconnus et d'autres déambulateurs mystérieux, trop heureux de se débarrasser dans le monde moldu de son éternelle étiquette de survivant, qui le collait plus que jamais chez les sorciers.
Ce fut un soir qu'il rentrait d'une de ces étranges ballades, alors que, sur le pas de sa porte, il cherchait ses clés dans son sac à dos, qu'il lui tomba dessus.
Une forme noire jailli de l'obscurité de la cage d'escaliers, et une voix gronda contre lui.
« Tout ce qui m'est arrivé est de ta faute, Potter, alors maintenant il va falloir que tu assumes tes actes. »
Harry reconnu la voix plus qu'il n'identifia celui qui se trouvait face à lui.
« Ma…Malefoy ? » murmura-t-il dans un souffle.
La star des Serpentard avait changé du tout au tout en seulement quelques mois. Sale, amaigri, vêtu d'habits jadis luxueux mais à présent réduis à l'état de haillons, il aurait facilement pu passer pour un mendiant, s'il n'y avait sous ses cheveux blonds trop longs et emmêlés ces yeux couleur acier, la seule chose chez lui qui n'avait pas changé. Harry croisa un regard toujours fier, malgré l'état dans lequel le jeune homme se trouvait, dans lequel brillait une lueur inquiétante.
Il allait le tuer. C'était certain. Et il ne pourrait rien faire puisque le jeune homme se tenait entre lui et son sac, dans lequel se trouvait sa baguette. Il avait survécu à Voldemort pour se faire assassiner sur le pas de sa porte, par la main vengeresse de son ennemi d'école.
L'ex-serpentard, plus fort que le laissait penser sa frêle apparence, se jeta sur lui et le coinça de son corps contre le mur. Alors qu'il plongeait sa main dans sa veste à la recherche de sa baguette, un bruit soudain l'arrêta.
Une petite mamie avait choisi ce moment précis pour rentrer chez elle. Elle arriva devant les deux jeunes hommes, qui n'avaient pas bougé d'un cheveu et la regardaient passer l'air incrédule. S'arrêtant à leur niveau et, moyennant un regard complice, elle se permit une remarque de sa voix chevrotante :
« Vous savez, vous seriez sûrement mieux à l'intérieur. Ce ne sont pas des choses que l'on fait dehors… »
…avant de leur faire un petit clin d'œil et de continuer son chemin comme si rien ne s'était passé, abandonnant les deux ennemis les joues aussi écarlates que des tomates bien mûres.
Draco lâcha Harry, qui se précipita sur son sac, en sorti ses clés et rentra dans son appartement –suivi de son agresseur.
Muet de stupeur, le brun le vit aller s'allonger directement dans le canapé.
« Je peux savoir ce que tu fais Malefoy ? »
« Je m'installe, qu'es-ce que t'imagine? »
« Pardon ??? » Les yeux de Harry semblèrent jaillir de leurs orbites.
« Je te l'ai dit : tu va assumer ce que tu m'as fait. Par ta faute, j'ai perdu mon manoir et ma fortune, tu va donc me loger et subvenir à mes besoins jusqu'à ce que tout rentre dans l'ordre. »
« Plutôt mourir. »
« J'y ai pensé aussi, mais tu m'es bien plus utile vivant, mon petit Potter… » fit Draco en se redressant.
« C'est hors de question ! D'ailleurs, pourquoi tu ne va pas plutôt squatter chez tes amis, si on peu appeler ça des amis bien sûr… » répliqua Harry du ton le plus désagréable qu'il put.
« Ceux dont les parents n'ont pas été envoyés à Azkaban refusent de se mouiller en hébergeant le fils d'un mangemort » expliqua le blond, évitant le regard émeraude que le scrutait.
« Même ta si doucePansy Parkinson ? »
« Si tu crois que je n'y ai pas pensé, Potter ! » fut sa réponse laconique.
« Et… ? Ne me dit pas qu'elle ne voulait pas de toi ? » demanda Harry, un sourire cruel aux lèvres, dans l'unique but de blesser son ennemi de toujours (parce qu'à l'évidence, non, elle n'avait pas voulu de lui).
Les yeux de Malefoy reflétèrent son malaise. Il avait fait mouche. Le blond lui lança un regard noir, avant d'avouer à contre-cœur ce qui lui était arriv :
« J'y suis allée. Cette dinde était persuadée d'être celle « qui m'est destin ». Elle m'a à moitié violé en me sussurrant à l'oreille des (il prit une voix nasillarde et haute perchée) « demain tout ira mieux, mon aimé, et nous irons main dans la main habiter ton manoir ! ». » Son expression se voulait ironique et dégoûtée, mais la fatigue transparaissait dans sa voix « C'était un cauchemar, mais au moins j'étais logé et nourri à l'œil. Mais quand ce bouledogue a vu qu'il ne se passait rien, elle m'a hurlé que je lui avais brisé le cœur et… » Il évoqua la suite d'un geste de la main. Il lui coûtait beaucoup d'avouer à celui qu'il détestait le plus au monde qu'il avait été mis à la porte comme un chien, tout comme il lui avait coûté d'admettre que celui-ci était le seul sur qui il pouvait désormais s'appuyer. « Bref… Comme tu es doublement responsable de ce qui m'arrive, puisque tu as délivré cette foutue fée, et que tu as vaincu Voldemort et provoqué la déchéance de ma famille, tu va m'aider à récupérer ce qui m'appartiennent. C'est le moins que tu puisses faire. »
« Mais tu as bien cherché ce qui t'es arriv ! » répondit Harry, indigné.
« Pourquoi ? Parce que mon père était un mangemort, contrairement à moi, je te rappelle ? Ou bien parce que j'ai mis quelques malheureuses graines de citrouille dans ta potion ? » se défendit Malefoy, qui commençait à s'énerver. « Tu es vraiment un monstre d'arrogance, Potter ! Toi et ton sens stupide et démesuré de la justice, qui te venge d'un zéro en potion en détruisant ma vie ! Et tu refuse d'assumer tes responsabilités à cause d'une rivalité de collégien ? Tu es vraiment puéril !» Il semblait maintenant au bord de la crise de nerfs.
« Non mais tu te fous de m… » Attend une seconde…Je me fais faire un cours de morale par Malefoy, la ?! L'amour propre du survivant venait de se prendre une baffe monumentale. Ok, zen, Harry…Souviens-toi des paroles du vieux maître, laisse les éléments de la nature s'harmoniser en toi et retrouve la paix de l'esprit… Il s'efforça de prendre un air blasé. « D'accord, puisque tu insiste. Après tout je m'en fous. Mais tu dors dans le canapé. »
En plus, ça me fera un peu de compagnie… Attend une seconde ! Je suis si désespéré que ça ?? Son amour propre se prit une nouvelle baffe dans les dents.« Parfait ! Tu me fais visiter ? »
De (très) mauvaise grâce, Harry accéda à la requête (plus proche de l'ordre, en fait) de l'ex-serpentard. tu te laisse complètement manipuler mon petit Harry, reprend toi !
« Ici, le salon. »
« Sympa la déco. »
« Merci. C'est d'inspiration japonaise. »
« N'empêche que j'aurai pas mis la cheminée dans un coin aussi reculé de la pièce. »
« Tu comprends rien à rien, Malefoy, l'élément feu à cet endroit précis créé des ondes positives qui rayonnent dans tout l'appartement. »
« … Mais bien sûr ! » répondit Draco, incrédule.
« De toute façon c'est chez moi alors t'as pas à critiquer. Je suis déjà trop bon de t'héberger. »
« Au fait, pourquoi elle est éteinte ta cheminée, si le feu créé vraiment des ondes positives ? »
« C'est pas ton problème !! » Mamaaaan POURKOIIIIIIII j'ai accepté qu'il squatte chez moi ???
Son insupportable désormais-colocataire ne se montrait donc pas avare de remarques plus ou moins désagréables.
« Dis, Potter, c'est quoi ce truc bizarre ? »
« Une chaîne stéréo. »
Draco le regarda avec des yeux ronds. Puis examina la « chose ». Puis re-regarda Harry d'un air mi-septique, mi-interrogateur.
« Une chaîne ? C'est un instrument SM moldu compliqu ? Je savais pas que Potter le vertueux donnais là dedans… »
« T'es malade ou quoi ! » s'insurgea Harry, dont le teint avait viré au coquelicot. « Ca sert à écouter la musique ! »
« Aaaaaaaah… Ce me paraissait bizarre aussi… » répondit-il en reprenant son exploration comme si de rien n'était.
« Je t'en pris, continue ton tour du propriétaire, Malefoy, pendant ce temps je vais préparer le repas »
« Ne te gêne pas pour moi », fit Draco, qui n'avait pas relevé le ton sarcastique du brun.
« Au passage, si tu pouvais aussi prendre une douche. Parce que tu sens pas la rose. »
Une odeur alléchante s'échappait du chaudron dans laquelle Harry, en vrai petit homme au foyer, cuisinait amoureusement un poulet à la citronnelle.
Draco, l'air plus malefoyen, que jamais le rejoignit une demi-heure plus tard dans la cuisine. Vêtu d'un kimono blanc parsemé de motifs floraux, librement emprunté dans la penderie du propriétaire des lieux, il était propre et rasé de près. Ses cheveux encore humides avaient été rabattus vers l'arrière, sans avoir été englués par l'un de ces abominables gels auquel ils étaient habitués, et quelques mèches folles s'échappaient pour retomber sur son visage fin, qui avait retrouvé sa pâleur originelle. Acerbe comme seul un Malefoy peut l'être, il ne laissa même pas le temps à Harry de critiquer le fait qu'il se soit servi dans son armoire sans sa permission, et l'attaqua sur le premier terrain qu'il trouva :
« Tu n'as pas d'elfe de maison ? »
Harry resta interloqué quelques secondes, mais décida de prendre sur lui, et répondit le plus calmement possible :
« Non. Hermione me tuerait. »
« Tu laisse la sang-de-bourbe te dicter ce que tu dois faire ? » répliqua Draco avec un sourire goguenard.
Le self-contrôle du survivant avait ses limites et, même si la cuisine était la pièce où les énergies positives circulaient le mieux, Malefoy s'en rapprochait dangereusement.
« Va te faire foutre Malefoy, et arrête de la traiter de sang-de-bourbe ! »
« Je rigolais ! » se rattrapa hypocritement le fils de mangemort, qui ne voulait tout de même pas se faire virer dès le premier soir.
Harry lui lança un regard noir, avant de lui servir une portion de poulet et de riz à la cardamome, puis de se servir lui-même.
Il s'assit devant son assiette et regarda le blond, qui surveillait chacun de ses mouvements.
« Un problème ? »
« Aucun. »
« … »
« … »
« Je peux savoir pourquoi tu ne manges pas ? »
« Je suis poli, j'attends que mon hôte commence »
« Mais je t'en pris, à toi l'honneur. »
« Non, j'insiste… »
« MANGE J'AI DIT !! »
« … heu… dis… »
« Quoi ?! »
« … Tu… tu n'essayerais pas de m'empoisonner ? Je veux dire, le vainqueur de Voldemort ne ferait pas une chose aussi basse, pas vrai ? » demanda le blond d'une voix maintenant incertaine.
Harry lui lança un regard noir à faire pâlire d'envie Snape en personne.
« Mange. »
« Oké. » répondit précipitamment Draco, pas rassuré pour autant. « Je mange, donc » continua-t-il en contemplant son assiette avec appréhension.
« … »
« … »
« Qu'est ce que tu attends ? »
« Rien ! Rien du tout ! Bien bien bien… Voyons voir ça… » répondit-il d'un ton faussement enjoué qui ne trompa personne.
Il porta délicatement un minuscule morceau de viande à sa bouche. Le toucha du bout de la langue. Avisa le regard de Harry plus sombre que les cheveux de Blanche-Neige (mais pourquoi avait-il des points de comparaison aussi stupides ces temps-ci ?) puis l'avala sans faire d'histoire.
Et écarquilla les yeux de surprise.
« C'est… c'est délicieux ! »
« Merci ! » fit Harry, qui souriait maintenant largement, avant de lui-même commencer son assiette. « Itadakimas' »
« Ghein ? » tenta Draco, la bouche pleine.
« Laisse tomber, régale-toi plutôt… »
Malefoy ne se fit finalement pas prier. Il dévora son assiette en moins de cinq minutes, et se resservit deux fois avant d'être rassasié.
Il n'a pas dû manger depuis des jours se dit Harry. Il en était presque… attendrissant. C'est étrange comme on s'attache aux êtres que l'on nourrit…Surtout s'ils ont l'air d'apprécier.
Quand il eut finit, Harry s'attendait presque à le voir ronronner comme un chat repus.
Mais un Malefoy est et reste un Malefoy, et celui-ci avait retrouvé toute son arrogance en même temps qu'il se remplissait l'estomac.
« Pas mal, Potter. T'es bonne à marier. »
Cette fois-ci, les limites étaient plus que dépassées. Le blond se retrouva dans l'obscurité du palier avant d'avoir compris ce qui lui arrivait.
« Hé ! Je déconnais ! Ouvre cette porte ! » cria-t-il en donnant un violent coup dedans.
Il n'eut aucune réponse.
Il réalisa alors que son dernier espoir de retrouver ses biens était en train de se faire la malle. Merde. La gaffe
Puis compris qu'il avait peut être blessé celui qui, tous comptes faits, ne lui devait rien, mais qui avait malgré tout bien voulu l'accueillir. Celui qui lui avait laissé une chance de façon tout à fait désintéressée, contrairement à tous ceux qu'il prenait, non pas pour ses amis, mais tout au moins des gens dont il pouvait profiter en toutes circonstances.
Les paroles de la fée résonnèrent dans sa mémoire, bien plus claires qu'elles ne l'avaient jamais ét : « Tu découvrira ainsi, au delà des faux-semblants, sur qui tu peux vraiment compter. Et tu devra te remettre en question si tu veux que l'Amour naisse entre toi et l'être qui t'est destiné. »
Ces phrases prenaient sens pour la toute première fois. Mais était-ce vraiment par là que tout commençait? Se remettre en question, qu'avait-t-elle voulu dire par l ? Devait-il changer son comportement, devait-il se montrer agréable avec Potter ?
Eurk pensa-t-il, dépité. Mais il n'avait pas vraiment le choix, puisqu'il semblait également que de cela dépendait le fait qu'il trouve la femme de sa vie.
Il songea un instant à jouer la comédie, mais il doutait pouvoir duper la fée à si bon compte. Les fées sont stupides, mais pas à ce point. Et elles savent lire dans le cœur des hommes. La bestiole devinerait le stratagème et, à n'en pas douter, le punirai pour avoir essayer de la tromper. Il était piégé. Et cela ne signifiait qu'une chose.
Non seulement il devait se montrer agréable avec Potter, mais en plus, il devait être sincère. En somme, il était vraiment, vraiment, vraiment mal. Il eut soudain la sensation qu'un poids lui comprimait la poitrine.
Il n'avait pas dormi depuis près de trois jours, et la fatigue, que la faim avait éclipsé jusqu'à présent, l'envahit tout à coup, emprisonnant à la fois son corps et son esprit, rendant chaque effort plus compliqué, plus insurmontable qu'il ne l'était en réalité .
Découragé, il se laissa glisser lentement le long de la porte. Les genoux repliée contre sa poitrine, en position fœtale, la tête dans les bras, il sentit le désespoir l'envahir et remplacer tout autre sentiment. Ce n'était pas tant le fait de devoir se montrer sympathique avec son pire ennemi qui l'accablait, mais plutôt l'impression que tout autours de lui se dressaient nombre de barrières qui l'emprisonnaient, et qui grandissaient avec son désespoir. Il avait tellement perdu en si peu de temps qu'il avait toujours du mal à croire à ce terrible revers de fortune, lui à qui tout était promis. Et voilà qu'il avait dû compter avec son ennemi d'école, s'abaisser à demander de l'aide, alors qu'il avait toujours mépriser de tels comportements serviles et implorants. Et maintenant, il fallait qu'il change jusqu'à sa personnalité, sa façon de penser, pour complaire à une fée. Il se demanda si le jeu en valait vraiment la chandelle, s'il devait vraiment arracher les derniers lambeaux de sa dignité, de son existence passée, pour devenir quelqu'un d'autre…
Doucement, les larmes lui montèrent au yeux sans qu'il puisse rien faire pour les retenir. Un gémissement étranglé s'échappa de sa gorge, mais ne l'apaisa pas plus que les larmes ne le faisaient. Il avait envie de hurler, de donner de grands coups dans cette porte contre laquelle il était adossé pour la forcer à s'ouvrir, il avait envie de se frapper lui-même pour que sa douleur disparaisse, mais n'en avait même plus l'énergie. Sans qu'il s'en rende compte, ses ongles s'enfonçaient dans sa chaire, laissant sur sa peau pâle des marques de demi-lunes martyrisées.
La porte derrière lui se déroba soudain, le faisant presque tomber à la renverse et la lumière chaleureuse de l'appartement se répandit sur le palier.
« C'est bon, tu es calm… » Harry s'interrompit quand il vit le visage baigné de larmes de Draco.
Muet de stupeur, il vit le blond se relever, effacer ses pleurs le plus rapidement possible, et lui lancer un regard noir. Comprenant à quel point il était humiliant pour le jeune homme de faire montre d'une telle faiblesse, devant son ennemi en particulier, Harry préféra faire comme s'il n'avait rien remarqué. Mais jamais il n'avait imaginer que la réaction du blond serait aussi… exagérée. Après lui avoir promis de l'héberger, il n'avait jamais envisagé sérieusement de le mettre à la porte (enfin, au début peut être, mais somme toute il n'était pas si cruel).
Il s'écarta de l'embrasure de la porte pour inviter le blond à rentrer.
Celui-ci sembla hésiter, son corps saisit d'un léger balancement d'avant en arrière, puis se décida à franchire le seuil de l'appartement. Il alla une fois de plus s'effondrer dans le canapé qu'il considérait désormais comme sien, allongé sur le ventre, les visage dans les mains.
Harry s'approcha de lui. Il se sentait coupable de l'état dans lequel le blond se trouvait. Il aurait voulu lui remonter le moral, se monter gentil, mais n'osait pas.
L'ex-griffondor lui donna quelques minutes de repos, puis se contenta de lui effleurer la nuque, étonné par le contact doux de la peau du blond, de la soie de ses cheveux. « H » souffla-t-il.
Draco sortit de sa torpeur et lui lança un regard de glace. « Quoi ? »
C'est bon, il a retrouvé le moral se dit Harry, presque soulagé de le voir désagréable et à nouveau égal à lui même.
« C'es juste que, sans vouloir te brusquer, il faudra que tu penses à manière dont tu va t'y prendre pour trouver cette âme sœur. Parce que plus vite tu aura satisfait la fée, puis vite je serai débarrassé de toi. »
L'autre pris un air suffisant, avant de répondre : « J'ai ma petite idée pour m'y prendre. Surtout que tu n'a sûrement pas l'intention de m'héberger ad vitam eternam… » Il s'était résolu entre temps à ce que si changements de comportement il devait y avoir, ils se feraient naturellement. Il ne accomplirait pas le moindre effort dans ce sens. Et si rien ne changeait, peu être devrait-il envisager une autre solution, ou même, dans le pire des cas, renoncer à tout ce qui avait fait de lui un Malefoy : sa richesse, son statut, ses possessions, le respect des autres dû à son rang. Mais en attendant, il éluderait ces pensées douloureuses, et s'amuserait à rouler Potter du mieux qu'il le pourrait.
« Je ne te le fais pas dire »assura le brun, satisfait de l'évidente bonne volonté de son hôte.
« En fait, je pensais commencer par passer des petites annonces dans les journaux, pour rencontrer des filles. Une fois face à face avec elles, tout ne peut que se dérouler à merveille, compte tenu mon charme et de mon magnétisme naturel… » continua le blond, bombant le torse, un grand sourire auto-satisfait scotché sur le visage.
« Bah voyons… Enfin…. C'est une technique comme une autre…. » répondit Harry, pas franchement convaincu.
« Sans compter que tout ira certainement beaucoup plus vite si tu y mets du tien ! »
« Très bonne id…H ! Il n'en est pas question !! »
« Allons, tu as tout intérêt à m'aider… Comme tu l'a dit toi-même, plus vite j'aurai satisfait cette fichue fée, plus vite je partirai. » argua le fils de mangemort, l'air triomphant.
Il s'était fait avoir comme un bleu.
Mais après tout, il n'avait rien à faire de ses journées. Il pouvait très bien se divertire un peu de cette façon. Ne serait-ce que pour le voir se faire jeter par des filles pas franchement folles de son ascendance douteuse.
Les femmes préfèrent les héros, pas les loosers, c'est bien connu se dit-il en se remémorant béatement les jambes interminables certain top modèle norvégien très en vogue dans le monde sorcier, qu'il avait eut la chance de… rencontrer le jour où on lui avait décerné son Ordre de Merlin. « Mmm… Après tout pourquoi pas… »
« Parfait ! » s'enthousiasma le blond « Tu as quelques gallions, que je passe mon annonce dans la Gazette du Sorcier ? »
« Dans tes rêves. »
Au même moment, une jolie fée verte volait de toute la vitesse de ses petites ailes vers le ministère de la magie, impatiente de donner des nouvelles de sa mission aux autres membres du CAFY.
Elle arriva près de la cabine téléphonique magique, traversa son plancher et se dirigea vers les sous-sols du bâtiment, où le cercle tenait siège.
En vue de la petite grotte, la créature ralentit, se recoiffa et mit de l'ordre dans sa robe de feuilles, avant d'en passer le seuil posément. Un écriteau de bois était cloué à l'entrée, sur lequel était écrit en caractères alambiqués : « Siège du Cercle Anglais des Fées Yaoistes (entrée réservée aux membres) »
Dès qu'elle fit son apparition dans le coquet salon de thé que les membres du club avaient aménagé, toutes les autres fées présentes, patchwork de couleurs flashy, se jetèrent sur elle et se mirent à piailler en cœur : « Alors, comment ça se passe ? » « Ils en sont où ? » « Ca y est, ils l'ont fait ? » « C'était comment ? » « Oh, Absy, raconte-nous ! »
« Et bien… » Elle fit une pause, lissa l'une de ses mèches de cheveux verts et la replaça délicatement derrière son oreille. Leur lançant un coup d'œil, elle vit qu'une dizaine de paires d'yeux jaunes, oranges, bleus, roses, … la fixaient, suspendus à ses lèvres. Absy, ménageant ses effets, leur adressa un petit sourire avant de continuer. « Pour l'instant, ils n'ont fait que se rencontrer. »
« Oooooooh…. » se plaignit son auditoire, légèrement déçu.
Zut ! Il faut que je rattrape le coup « Mais maintenant ils habitent ensembles ! »
« Aaaaaaahh !!! » s'enthousiasma toute la petite troupe, soudain beaucoup plus intéressée.
« Je vous jure que c'est pas des cadeaux… Quelle idée de vouloir aider deux ennemis à se caser ensemble! D'autant plus qu'ils se croient tous les deux farouchement hétéros, mais ça, ça devrait s'arranger facilement…» ricana la petite fée, de plus en plus sûre d'elle. « En tous cas, ils sont destinés l'un à l'autre, mais ils y mettent vraiment de la mauvaise volonté… Au début, ils ont failli s'entre-tuer, mais j'ai réussi à les tempérer en m'introduisant dans leurs pensées. Ce qui n'était pas facile, parce qu'ils sont très forts psychologiquement. En tous cas, c'est en bonne voie ! Je vous promets qu'ils s'enverront en l'air avant un mois ! »
Une voix plus grave que toutes les autres résonna tout à coup dans la caverne :
« Un mois ? C'est bien trop long comme délai ! »
Toutes les petites créatures s'agenouillèrent pronto devant la directrice du cercle, une imposante fée rouge aux chatoyants reflets violets, qui s'avançait parmi elles. Cette fondatrice que toutes respectaient, celle qui connaissait tout ce qui avait trait au yaoi, qui lisait le japonais couramment et possédait l'intégralité des mangas édités par Be Boy Comics.
« Si tu veux intégrer le CAFY, tu dois faire beaucoup mieux. Il faut qu'avant trois semaines ils aient conclu. Sinon, tu peux dire adieu à tes espoirs de carte de membre. »
Tremblante, Absy leva un regard brillant vers celle qui se faisait appeler « la prêtresse », et murmura d'une voix enrouée :
« Vos désirs sont des ordres, grande prêtresse. Je ne vous décevrais pas. »
La fondatrice esquissa un sourire, satisfaite de l'obéissance de l'aspirante.
« Parfait. Tu me feras un compte rendu à chaque fois qu'il y aura du nouveau entre tes bishônens. Tu peux disposer maintenant » fit-elle avant de se retirer, solennelle comme une reine.
La petite fée verte, sous le coup de l'ordre, repartit sans attendre vers nos deux héros. Elle était certaine que la situation qu'elle avait créée suffirai pour, à terme, les caser ensemble, mais il lui faudrait visiblement presser légèrement les choses. Cela lui déplaisait, car elle préférait habituellement laisser agir ses victimes à leur rythme. Mais là, elle n'avait pas le choix.
Elle s'envola de la caverne, les yeux dans le vague, toutes ses pensées tournées vers une carte de membre scintillante sur laquelle était gravés son nom et celui du cercle qu'elle rêvait tant d'intégrer…
A suivre
