Chapitre 2 : Petit combat...
Ils sortirent du
château et passèrent la grille sans prononcer le moindre
mot. Abdel regardait Amandine du coin de l'oeil. Il finit par lui
demander d'une voix faible :
- Etes-vous Gerudo ?
- Non.
Je viens... d'ailleurs.
- D'où ?
- D'ailleurs,
répondit-elle en montrant tout autour d'elle dans un grand
geste théâtral.
- Link, c'est le Héros du
Temps ?
- Oui.
- Et vous, qui êtes-vous ?
- Sa femme,
et le garde du corps de Zelda. Quand Link s'en va, je veille à
sa sécurité. Le voyage a dû être éprouvant,
si nous allions boire un coup à la taverne ?
- Je ne
sais pas si c'est une bonne idée. Je suis Gerudo et...
- Et
il ne se passera rien.
Arrivés sur la place du marché,
elle l'emmena dans un bâtiment se trouvant à sa droite.
L'enseigne indiquait : "A l'Hylien chantant"
-
Heu... Vous êtes sûre que c'est une bonne idée ?
-
Vous n'êtes jamais venu ici ?
- Non.
- Alors faites-moi
confiance.
Elle entra et il la suivit. A l'intérieur, il
n'y avait pas grand monde. De nombreuses tables étaient vides.
Ils s'installèrent à l'une d'elles et Amandine appela
le serveur. Il les regarda et retourna à son occupation.
Amandine se leva et alla le voir. Elle lui murmura quelques paroles
et une expression d'extrême épouvante s'afficha sur le
visage de l'homme. Amandine revint s'asseoir. Le serveur leur amena
deux bières.
- Que lui avez-vous dit ?
- Oh rien...
Buvez.
- Merci. Qui sont les représentants ?
- Link, le
fils de Darunia, représente les Gorons, Nicolas représente
les Kokiris, Rita Lia représente les Zoras, Link, mon époux,
représente les Hyliens et Thomas représente les
Sheikahs.
- Le nom du représentant des Gorons c'est Link
!?!
- Oui. Son père l'a appelé ainsi parce que Link,
mon époux, a aidé les Gorons.
- Je comprends
mieux.
Ils finirent leur bière, payèrent et sortir
juste à temps pour voir Link qui partait au galop sur une
jument rousse. Il ne les vit pas.
- Où va-t-il ?
- Je ne
sais pas. Zelda a dû lui demander d'aller voir quelque chose.
Venez, allons marcher un peu.
Elle le conduisit dans une rue
sombre.
- Où allons-nous ?
- Il y a un petit coin bien
par là-bas.
Mais à peine eut-elle fini sa phrase
qu'un homme se dressa devant eux. Quatre autres leur coupaient toute
retraite.
- Ça se passe toujours comme ça quand Link
n'est pas là.
- Qui sont ces gens ?
- Je n'en sais rien
mais ils vont bien gentiment nous laisser passer.
- Vous oui,
majesté, mais pas le Gerudo, dit l'homme devant eux.
-
Pourquoi ?
- C'est un Gerudo !
Abdel avait sa main sur les
pommeaux de ses cimeterres.
- Laissez-les-moi, murmura-t-il.
-
Bien.
Elle s'éloigna et Abdel avança vers l'homme
qui avait parlé en sortant ses lames. L'homme dégaina
une épée et ils se battirent. Les quatre autres hommes
sortirent leurs armes et se mêlèrent au combat. Abdel ne
fournissait pas un grand effort. Il les assomma rapidement.
-
Bien, vous vous battez bien.
- Je suis un Gerudo, ne l'oubliez
pas.
- Je vais faire venir des gardes.
- Non, pas la peine.
-
Comme vous voulez ! Rentrons.
Ils retournèrent au château
et se séparèrent en se promettant de se voir au bal.
Abdel alla dans sa chambre et Amandine alla voir Zelda.
Amandine alla à
la salle du trône. Zelda discutait avec Rita Lia. Elle
s'inclina et demanda à Zelda pourquoi Link était
parti.
- Je lui ai demandé d'aller à la forteresse.
Tu as remarqué qu'Abdel ressemble beaucoup trop à
Ganondorf.
- De quoi as-tu peur ?
- De rien.
- Bien sûr
!
- Que veux-tu dire par ça ?
- Oh rien...
A suivre…
