Chapitre 9 : Mémoire du passé

« Godric's Hollow » lança Hermione d'une voie étonnamment aigue. Elle disparut alors dans les flammes vertes. Les trois autres firent de même et arrivèrent dans une très belle maisonnette remplie de sorciers et de leurs enfants. Harry remit instinctivement sa mèche devant sa cicatrice. Il se cacha parmi les trois autres. Et suivit Hermione. Harry observait du coin de l'œil le spectacle qui se déroulait devant ses yeux. Il vit alors qu'il était arrivé dans un magasin de souvenirs. Il y avait des photos d'une maison délabrée, des calendriers avec cette photo, des éclairs comestibles, des livres traitant de la vie de ses parents, de sa vie à lui ! Il n'en revenait pas. Comment des gens pouvait être fascinés à ce point par leur histoire. Une vieille femme arriva alors vers eux.

« Vous venez pour aller voir la maison.

Oui, répondit Hermione.

Voulez vous un guide.

Non merci nous connaissons déjà.

Oh et bien c'est par là.

Merci, répondit Harry

Elle le regarda et son regard se posa sur son front. Harry vérifia si sa mèche était bien mise et répondit.

On me dit souvent que je lui ressemble !

Oh bon alors bonne visite.

Merci.

Ils sortirent de la boutique et suivirent alors le chemin. Harry espérait que peu de personnes seraient présentes mais il se trompait des gens étaient rassemblés autour de la maison. Il ne savait pas ce que tout ces gens étaient venus faire ici. Peut être cherchaient ils des réponses, des certitudes sur les temps actuels. Ils ont peur et pensent peut être trouver de la sécurité ou des pouvoirs dans ce lieu. Il allait donc devoir s'afficher en entrant dans sa maison.

Hermione, je crois que tu ne pourras pas venir avec moi.

Mais pourquoi ? J'y suis déjà allée !

Oui mais à l'époque, il n'y avait pas ces fanatiques à l'entrée. Tu ne dois pas révéler ton existence au monde.

Mais je suis une amie pour tout le monde.

Hermione ! Je te croyais plus intelligente.

Comment ça !

Si tu entre dans la maison, cela voudra dire que tu es une Potter.

……..

Tu vois ! Désolé mais je crois que je vais devoir faire la vedette tout seul ; la gazette aura un article !

Ron en pouffa de rire.

Il s'avancèrent dans l'allée et se retrouvèrent devant un portail en fer forgé. Un message était inscrit sur une plaque.

« Vous vous trouvez devant la maison des Potter. Cette famille possède encore cette maison et seul un Potter pourra y entrer. La maison est surveillée en permanence et toute personne tentant d'y pénétrer sans y être autorisée sera arrêtée. »

Ron commença.

« Oh ben ça alors !

Ron, pourrais tu changer de phrase à la fin, tu deviens lassant !

Oh c'est bon ! On n'est pas là pour ça. Allé Harry vas y entre.

Vous êtes sûr ?

Mais oui. Vas y. Il y a aucun danger mes parents te l'on dit.

A tout à l'heure tout le monde.

Il s'avança vers la grille et posa sa main sur la poignée glacée. Il vit alors des regards lourds de reproches se poser sur lui.

« Eh jeune homme ! Vous n'avez pas le droit de rentrer et je vous conseille de ne pas essayer.

Ne vous inquiétez pas, j'en ai le droit !

Et il entra dans le parc ou plutôt la pelouse en friche de la maison de ses parents. Bien entendu des « C'est lui, c'est l'élu » ou encore son nom retentirent dans l'assemblée.

Harry soupira et continua son chemin. La maison était couverte de moisissure, la toiture, délabrée. Il regardait ce triste spectacle et entendait de temps à autre le cri de sa mère. Il continua son trajet. Il vit des anciens massifs remplis de plantes qu'il n'avait jamais vu. Il décida qu'il fallait qu'il entre dans cette maison. Il arriva donc sur le porche de la maison. La porte n'était plus là. Il entra dans le hall et vit la porte délabrée au fond.

Il avançait toujours se demandant exactement pourquoi il était venu ici. Il voulait voir par lui-même mais tout ce qu'il voyait ici, c'était l'absence de ses parents. Il entra alors dans une salle à manger salon où une grande table était dressée. Il vit alors quelque chose qui lui transperça le cœur : la table était mise pour deux adultes et un enfant. Il continua dans la cuisine et vit l'évier où une poêle et une brosse pourrissaient. Elles devaient être probablement ensorcelées avant que celle qui avait jeté ce sort soit morte. Il ne cessait de trouver des images de ses parents, de Sirus aussi accrochée au mur ou tombées par terre sous l'effet du choc. Le plafond de la cuisine avait été soufflé mais celui de la salle à manger était intact. Il décida d'explorer l'étage. Il grimpa tant bien que mal les escaliers moisis et entra dans ce qui semblait être les restes d'un couloir. Le fond de celui-ci donnait sur le dehors mais on pouvait voir deux portes dans la partie de la maison qui restait debout. L'une était démolie et l'autre tenait fermée. Il entra d'abord dans la pièce n'ayant plus de porte.

Il vit alors un petit lit en bois avec Harry marqué dessus. Il voyait toutes les photographies autour. Un ours en peluche se décomposait au pied du lit. C'était sa chambre. La première et la seule pièce qui lui aie jamais appartenu. Remplie de souvenirs qu'il ne se souvenait pas avoir vécu. C'était donc ici que sa vie avait changé de direction. Ici où son avenir s'était joué d'une manière si invraisemblable. Il ne pouvait supporté le sentiment de paix qui se dégageait de la pièce malgré le fait qu'elle soit délabrée. Il voyait une armoire avec des tiroirs ouverts d'où dépassaient des vêtements troués par le temps. Il vit alors une marque brune sur le sol et n'osait pas imaginer ce qui c'était : le sang de sa mère ? Non bien sûr que non car l'Avada kedavra ne laisse pas de trace. C'était peut être là qu'il était assis lorsque Voldemort a lancé le sort sur lui.

Il ne pouvait plus rester dans cette pièce et décida d'essayer la porte bloquée. Ce n'était pas un sort qui la bloquait mais juste la rouille sur les gonds. Il la força et entra, accompagné d'un nuage de poussière, dans une pièce plus grande que sa chambre. Un lit deux places était adossé au mur avec une table de nuit de chaque coté. La pièce semblait intacte et se trouvait au dessus de la salle à manger. C'était la chambre de ses parents. Il su instinctivement quel était le coté de son père ; c'était le même que le sien et on voyait une affiche défraîchie de Quiditch au dessus. Il pouvait voir aussi de l'autre coté un magnifique bureau et un somptueux fauteuil. Il se dirigea vers ce dernier et s'assis. Il se senti si bouleversé à l'idée que le dernier à s'asseoir ici était probablement l'un de ses parents. Il y était enfin.

Il décida alors sans trop savoir ce qu'il cherchait de fouiller la pièce où ses parents avaient vécu. Il ouvrit d'abord les tiroirs du bureau en commençant par celui du haut. Il était rempli de vieux numéros de la gazette. Il passa très vite au second et fut surpris d'en voir s'échapper un vif d'or. Il sourit en imaginant son père passer son temps à jouer avec ce vif qu'il parvint à attraper. Il le remit à sa place et passa au tiroir suivant. On pouvait y voir des messages adressés à ses parents par le ministère de la magie. Il en examina le contenu et découvrit ce message.

« Mrs Potter,

Nous avons le plaisir de vous informer que vous avez été promue au rang de chef de projet dans la salle numéro 1 du département des mystères. Nous espérons vous y voir Lundi à 8 heures.

Cordialement, Cornelius Fudge, directeur des promotions du ministère. »

Toutes les lettres parlaient de cette salle sans que aucune information ne filtre. Sa mère était donc une langue de plomb ! Il mit les lettres dans son sac et ouvrit le dernier tiroir. Il découvrit alors des dizaines de lettres ayant la même écriture. Il connaissait cette écriture mais ne parvenait pas à mettre un visage dessus. Il lu alors la première.

« Chère Lily,

Te voila désormais loin de Poudlard et de moi. Je sais bien que je n'ai pas été très gentil avec toi mais cela faisait partie de mon éducation. Je regrette, comme je te l'ai dis, de t'avoir traité de la sorte et avec ces mots. Je sais que je t'ai blessé d'apprendre que tu as épousé le sale Potter. Cela m'a rendu triste au plus haut point. Tu sais à quel point je t'ai aimé et je t'aime encore Lily. Tu as toujours été la seule à me défendre quand les autres, y compris ton Auror de mari, me traitaient comme un moins que rien. Je penserais toujours à toi Lily même si la voie que j'ai choisie est disons, plus sombre que la tienne.

S.R. »

Il y en avait d'autre où ce S.R. la félicitait pour ses enfants ou encore lui demandait de l'aide dans des domaines sentimentaux. Il était clair que c'était un ami mais il était vraiment très proche de sa mère. Il vit alors sur le bureau un bout de parchemin qu'il n'avait pas vu au début. On pouvait lire :

« LILY !

Il arrive. Je ne savais pas ce que je faisais. Sauvez vous vite et sans attendre : il vient vous tuer tout les trois.

Le prince de sang mêlé. »

Cette fois, le choc fut intense. C'était Rogue. Rogue qui aimait sa mère, qui était ami avec elle. Il l'a prévenue que Voldemort arrivait. Il lui a dit qu'ils allaient mourir. Voila pourquoi il s'en voulait tellement. Voila pourquoi Dumbledore avait confiance. L'amour est le plus grand de tous les pouvoirs.

Il resta assis dans le fauteuil de cuir à écouter les bruits de la matinée. Son ventre commençait à crier mais il ne bougeait pas. Il ignorait combien de temps était passé mais il décida qu'il n'avait plus rien à faire dans cette maison. Il se mit sur le chemin du retour en prenant soin de s'envelopper de sa cape pour échapper à la horde de journalistes présente à la grille. Il s'arrêta avant celle-ci pour griffonner un message pour Ginny. « RDV au cimetière du village. Signé Harry (qui ne veux pas être plus célèbre qu'il ne l'est déjà !)

Il passa devant tout le monde en se faufilant à travers un trou dans la grille et se dirigea vers ses amis qui l'attendaient sur un banc à l'écart de la foule. Ginny ouvrit grand les yeux et effleura sa baguette lorsque Harry lui donna le mot. Il les vit alors se lever et prendre la même route que lui. Il continua alors en direction du cimetière du village. Le cimetière n'avait rien à voir avec le site touristique qu'était devenu sa maison. Il était vieux et recouvert de mousse. On voyait de chaque cotés de l'entrée des statues de lion. D'ailleurs, le lion était omniprésent dans ce cimetière tout comme dans les allées de la vielle ville. Harry tourna la poignée en forme de patte griffée. Le cimetière semblait ne plus avoir eu de nouvelles tombes dans toute sa partie ancienne. On aurait dit qu'il y avait une partie sorcier et une partie moldue. Ce qui était probablement le cas. Au centre de la partie sorcière, une haute tombe noircie par le temps s'imposait à la vue des visiteurs. Harry s'approcha de cette grande tombe mais ce n'était pas celle de ses parents. Pourtant il ressentait quelque chose d'étrange en s'approchant. Une sorte de brise qui sortait de la tombe.

Il reprit ses recherches de la tombe de ses parents. Il y en avait trop. Il attendit ses amis qui arrivèrent cinq minutes plus tard. Harry s'était vite aperçut que le lion était omniprésent dans cet endroit. Les pointes des barreaux des grilles étaient des griffes, les statues semblaient toutes regarder dans la direction de la tombe centrale. Comme si ils vénéraient la personne qui y était enterré.

Hermione s'approcha de lui et ils partirent vers la tombe de ses parents. Il vit alors une tombe en marbre rosé qui ressemblait un peu à celle de Dumbledore. Hermione dégagea la surface de marbre pour faire apparaître les noms de ses parents. Morts le soir d'Halloween pour protéger Harry. Son père un valeureux Auror et sa mère travaillant pour le ministère. Harry repensa alors aux lettres qu'il avait pris mais se dit alors qu'il n'était pas bon d'évoquer cela maintenant. Il prit alors la parole.

« Papa, Maman, je suis désolé de ne pas être venu plus tôt. Je ne savais pas tout. Je n'ai que quelques souvenirs de vous mais vous me manquez. Si vous étiez ici avec moi, je serais le plus heureux des hommes. Hermione à toi.

Ca y est maman il sait pour moi…. J'ai enfin pu lui dire. Je…….. » Mais elle termina sa phrase dans un sanglot.

Il la prit alors dans ses bras et pu la consoler comme un frère le ferait avec une sœur. Harry reprit alors la parole.

« Tu sais papa, je suis aussi bon au Quiditch que toi. C'est Sirius qui me l'a dit ! Mais moi j'ai les cheveux en bataille naturellement tout comme Hermione. Il semblerait que tu ais passé tellement de temps à te les décoiffer que tes enfants sont décoiffés naturellement….. En fait on est venu ici pour vous voir et renforcer notre sentiment de vengeance envers Voldemort. Je veux être fort tout comme vous. Je regrette seulement de vous avoir parlé que le soir de mon duel avec lui.

Et moi maman, je me débrouille en cours.

En fait, elle est encore plus douée que toi ! Et elle finira sûrement à un haut poste au ministère comme vous.

Qu'est ce que tu veux dire Harry.

J'ai trouvé des lettres dans la maison mais je te les montrerais quand on sera revenu. C'était une langue de plomb et papa un Auror. Mais il y a autre chose.

Quoi ?

Harry pris une profonde inspiration et continua.

Il semblerait que Rogue ait aimé ma mère. Il semblerait aussi qu'il lui a écrit pour nous prévenir que Voldemort arrivait. Il regrettait vraiment ce qu'il a fait et je le crois. C'est comme si je lançais un tueur sur les traces de Ginny. Je ne me le pardonnerais pas.

Je comprends Harry mais il va sûrement essayer de prendre contact avec toi. » Elle se tourna alors vers la tombe. « Ah oui au fait il faut que je vous dise que Harry a une petite amie.

Mais Hermione aussi a un petit copain.

Oui il se trouve que c'est le plus jeune fils des Weasley : Ronald

Oui et moi c'est la fille des Weasley : Ginny.

En fait nous sommes un peu plus heureux que lorsque j'étais venu vous voir.

Mais nous ne le serons vraiment que lorsque j'aurai tué Voldemort. Il devra payer pour ça. Je vous le promets.

Bon et bien au revoir et faîtes moi confiance pour surveiller Harry car comme il vous l'a dit, c'est le fils de papa, il y a pas de doutes !

C'est bon Hermione. Au revoir à tout les deux et souhaitez nous bonne chance.

Ils repartirent dans l'autre direction. Bizarrement, c'était réellement la première fois que Hermione était sa sœur, qu'elle agissait en sœur et qu'ils se taquinaient presque. Ils arrivèrent devant les autres qui les regardèrent d'un air un peu déconfit.

« Vous avez l'air heureux, dit Ron d'un air suspicieux.

C'est vrai que nous avons eu une sorte de réunion de famille.

Il est bizarre cet endroit Harry.

C'est un cimetière Ron, c'est normal ! répondit Hermione.

Oui mais la décoration est particulière…

Ginny aussi avait remarqué les statues.

« C'est bizarre, on se croirait dans la salle commune de Gryffondor…

Mais oui c'est vrai je savais bien que c'était bizarre. Ca ne vous dérange pas de rester encore un peu ?

Non répondirent ils en cœur.

Harry leur donna son sac et dit à Hermione de prendre les lettres tandis que les autres se jetaient sur les sandwichs. Ginny vint alors le rejoindre.

« Tu as l'air bizarre Harry.

J'ai l'impression de sentir quelque chose, comme un souffle.

Il inspecta alors le cimetière en l'arpentant de long en large mais plus il s'approchait de la tombe centrale, plus le souffle était intense. Il se mit alors à toucher la tombe puis s'arrêta brusquement.

« Qu'est ce qu'il y a ?

Je sens quelque chose sur la pierre. Quelque chose de puissant. Comme si…

Comme si quoi ?

Je sais pas c'est bizarre. On dirait un courant de chaleur ou je ne sais quoi. Je ne sais pas ce que je sens ici. EH VENEZ VOIR.

Ginny parut choquée qu'il crie ainsi dans un cimetière. Mais Harry n'y pensait pas. Il se mit à tâter la tombe comme Dumbledore l'avait fait dans la caverne il y a un mois puis il la nettoya avec une formule. On vit alors apparaître ces mots.

« Ci gît Godric Gryffondor, fondateur de Poudlard, l'école de sorcellerie et gardien de ces lieux. »

« Wouah ! Ben ça alors.

Ron tu deviens exaspérant ! Déclara Hermione.

C'est…. C'est……. C'est bien la…… La tombe de……… de……….. de…….

Godric Gryffondor, acheva Ginny.

Qu'est ce que ça veux dire ? reprit Hermione.

Je n'en sais rien Hermione mais c'est bizarre qu'il soit enterré dans le village de mes parents. Vous ne pensez pas que Voldemort soit venu ici pour ça ?

Non Harry, je ne vois pas pourquoi il serait venu.

Mais voyons Hermione, un objet ayant appartenu à Gryffondor !

Non Harry je ne crois pas car d'après ce que j'ai lu dans les lettres, nos parents se sont cachés ici pour bénéficier d'une protection ancienne mise en place par Gryffondor lui-même.

On verra. Reprit Harry après des réflexions intenses.

Mais Harry, comment as-tu trouvé ceci. Comment savait tu ? L'interrogea Ginny. Tu ne me caches rien au moins ?

Non Ginny mais j'ai senti quelque chose dans le cimetière, comme une brise ou je ne sais quoi. Je savais que de la magie avait était pratiquée ici. Enfin si on rentrait, je pense que l'on n'a plus rien à faire ici.

Et c'est ainsi qu'ils retournèrent vers la cheminée. Harry, trop plongé dans ses pensées avait oublier de mettre sa cape et se retrouva pris dans un flot continu de photographes et de journalistes.

« Monsieur Potter, pourquoi êtes vous venus ici ? S'agit il d'une mission pour le ministère. Avez-vous trouvé quelque chose ?

Ecoutez moi bien, comme je vous l'ai dit au ministère, je ne travaille pas pour celui-ci. Ah oui j'oubliais une précaution. Pas de plume à papotte et mes propos doivent être retranscrit tels quel. Je ne travaille pas pour le ministère. Je ne suis pas en mission pour lui et je ne suis en mission pour personne. Il se trouve que lorsque l'on a perdu ses parents à l'age de un an, je pense qu'il est normal de vouloir venir se recueillir sur leur tombe et de pénétrer dans leur ancienne maison. Je n'ai aucun souvenir d'eux et je n'ai appris qui ils étaient qu'à onze ans car j'ai grandi chez des moldus refusant de me révéler ma condition de sorcier et ce qui m'était arrivé avant. Je trouve aussi désolant que les gens viennent se recueillir ici. Ils feraient mieux de s'entraîner aux sortilèges défensifs.

Comment est la maison monsieur Potter ?

A votre avis ! Partiellement détruite bien sûr mais elle reste ma propriété et je pense qu'au lieu de la vénérer, les gens devraient s'imaginer que ce pourrait être la leur qui pourrait devenir ainsi.

Continuez vous toujours à nier le fait que vous étiez avec Dumbledore le soir de sa mort ?

Honnêtement, pensez vous qu'un sorcier non diplômé ait une chance face à des mangemort ? bien sûr que non. On ne peut les combattre seul c'est pourquoi toute la communauté des sorciers devrait se concentrer sur la guerre qui a commencé au lieu de savoir si un jeune homme de 16 ans était ou non avec le plus grand sorcier de tout les temps. Pensez vous que j'ai pu lui être utile ? Il n'avait pas besoin de moi pour mettre en œuvre tout son savoir.

Mais on raconte que vous avez su faire apparaître un Patronus corporel à l'age de treize ans. On dit aussi que vous parlez le Fourchelang et n'oubliez pas que vous avez remporté le tournoi des trois sorciers. On dit aussi que vous étiez au département des mystères l'an dernier.

Vous savez, on dit aussi que Gringotts est gardée par des dragons mais ce ne sont que des rumeurs. Et bien maintenant que vos articles sont prêts, je vous laisse. Venez, dit il aux trois autres.

Ils s'avancèrent dans la cheminée et partirent un par un vers le terrier. Ils arrivèrent alors dans une cuisine où Mrs Weasley les attendait, son horloge posée sur la table avec un grand sourire sur les lèvres.

« Alors ?

On a pu le faire mais Harry va encore passer dans le journal. Dit Ginny

Ca va Harry, tu veux manger quelque chose ?

Non merci Mrs Weasley, je n'ai pas très faim.

Bon et bien allez dormir un peu. Le voyage a du être dur. Je vous réveillerais pour le repas. Harry se sentait en effet fatigué. Il s'était levé de bonne heure ce matin et tous ces évènements l'avaient passablement bouleversé. Les lettres de Rogue, le fait qu'il ait senti la tombe de Gryffondor ou encore la maison de ses parents vénérée comme un sanctuaire. Il remonta les escaliers et sentit alors une main chaleureuse dans la sienne. Ginny, comme toujours, le comprenait tellement bien qu'elle savait exactement ce qu'il fallait faire pour soulager Harry.

« Harry je sens bien qu'il y a autre chose.

Ouais mon pote, je t'ai jamais vu si blanc.

C'est juste que……..

Viens Harry on va chez Ron.

Ils pénétrèrent tout les quatre dans la chambre de Ron et Hermione prit la parole, ce qui soulagea Harry.

« Harry a trouvé quelque chose chez nos parents. Elle sortit le paquet de lettre et plusieurs minutes s'écoulèrent durant lesquelles Ron et Ginny prirent le temps de les lire. Ron sortit alors une de ses fameuses remarques qui avaient le don d'exaspérer Hermione.

Alors, Rogue était amoureux ? Il aimait ta mère ?

On dirait, continua Harry.

Mais en fait, reprit Ginny, tu ne penses pas que c'est pour cela que Dumbledore lui faisait confiance. L'amour n'est il pas le plus important pour lui ?

Tu as raison Ginny, c'est ce que je me suis dit aussi, répondit Hermione. Il s'en voulait d'avoir fait tuer la femme qu'il aimait tant. Ça se voit dans les lettres. Il l'aimait mais restait avec Voldemort.

Un moment de silence s'en suivit mais Ginny avait toujours les yeux fixés sur Harry.

C'est pas tout Harry. Il y a quelque chose d'autre. Ne me mens pas, je le vois.

C'est juste….

Arrête Ginny, il est remué après être rentré dans la maison de ses parents.

Non, non Ron ! Je le connais. Il se traquasse pour autre chose.

C'est juste la manière dont j'ai trouvé la tombe de Gryffondor. Je n'ai pas déduit sa présence à cause des statues, je l'ai sentie, comme si je sentais une sorte de puissance en émaner. Je savais qu'il y avait quelque chose de puissant ici. C'est comme si je sentais la magie.

Mais Harry, commença Hermione. C'est un pouvoir très puissant. Il est réservé aux grands sorciers. Tu ne peux pas l'avoir développé en quelques jours.

Je te dis ce que j'ai ressenti. C'est tout. Mais je me sens vraiment crevé la comme si j'avais fait un long match de Quiditch. Et je vous jure, dit il en s'adressant à Ginny, que je n'essaie pas de me débarrasser de vous.

Repose toi Harry. On viendra te chercher pour le repas. Et Ginny l'embrassa alors sous un regard de dégoût de Ron.

Ron ! Quand arriveras tu à ne plus faire de grimace à chaque fois qu'on s'embrasse. S'emporta Ginny.

Tu es ma sœur et j'aime pas quand quelqu'un t'embrasse même si Harry est un moindre mal.

Et alors ! Tu embrasses bien sa sœur toi aussi !

……

De toute évidence Ron n'avait jamais imaginé cela ainsi et ce regard fut le dernier qu'il adressera à Harry lorsqu'il embrassait sa sœur. Ils le laissèrent seul et Harry se coucha tout habillé sur son lit. Il sombra immédiatement dans le sommeil et revit les fragments de souvenirs que Lupin avait fait resurgir en lui. Quelque chose lui échappait et il le savait mais ne parvenait pas à savoir quoi. Il fut réveillé par Ginny qui le remuait doucement.

« Harry, réveilles toi. Tu as de la visite et c'est l'heure de manger.

Hmm Laisse moi encore dormir. Il est pas l'heure.

Allé debout !

Qui est là ?

Lupin. Il te ramène ton argent et voudrait te parler. On lui a raconté que tu avais trouvé la tombe et il semblait soucieux de te voir. T'es encore fatigué ?

Ouais mais ça va mieux. Je m'habille et je descend.

Harry t'es déjà habillé… lui dit elle en le regardant d'un air inquiet.

Oh oui. J'avais oublié.

Il arriva dans la cuisine mais l'accueil ne fut pas le même que celui que Mrs Weasley lui avait réservé l'après midi.

« Oh Harry mon chéri viens t'asseoir ici je t'ai préparé de la tarte à la rhubarbe.

Merci, bonsoir Mr Weasley, Bonsoir prof…… euh je veux dire Lupin.

Bonsoir Harry.

Mrs Weasley commença à le servir généreusement et Harry se rendit compte qu'il était affamé. Lupin prit alors la parole.

Harry, tes amis m'ont parlé de ce que vous avez trouvé la bas.

C'est-à-dire, dit Harry ne savant pas si c'était les lettres ou la tombe.

C'est-à-dire les lettres de Rogue, celles du ministère adressées à Lily et aussi et surtout ta découverte de la tombe de Gryffondor.

Oh…

Je vais tout d'abord commencer par les lettres. Je ne savais pas où Lily travaillait. Je pensais que seul James travaillait comme Auror mais il est logique que Lily travaillait au département des Mystères, dans la salle numéro une car la force qui y était étudiée est tellement présente en elle et en toi aussi Harry.

Qu'est ce que c'est ?

L'amour Harry. C'est cela que l'on étudie dans la salle un toujours verrouillée. Mais hélas je ne peux pas t'en dire plus car c'est ici que mon savoir s'arrête. Venons en ensuite aux lettres de Servil… euh je veux dire Severus. Il l'aimait et je le savais. Je savais qu'il lui écrivait car ce fut la cause d'une dispute et d'un duel mémorable où James s'était retrouvé métamorphosé par Lily en une espèce de limace informe.

Il souriait à l'évocation de cette histoire et Harry ne pus s'empêcher d'esquisser un sourire en pensant à son père et sa mère.

Enfin Harry j'en viens à ta découverte. Ce n'est pas la tombe en elle-même qui est importante mais la façon dont tu l'as découverte. Harry comment as-tu fait.

Ben, j'ai senti comme un souffle ou je ne sais quoi qui me guidait vers la tombe. Je sentais qu'il y avait quelque chose. Ça m'était jamais arrivé avant. Je l'ai réellement sentie comme la chaleur d'un feu vous voyez.

Les autres m'on dit que tu étais fatigué en revenant.

Oui mais ça doit être à cause de tout ce que j'ai vu. Ça a été éprouvant de se retrouver dans cette maison et d'affronter ensuite les journalistes.

Je veux bien te croire mais est ce que tu te sentais fatigué en sortant de la maison.

Euh…….

C'est très important Harry. Réfléchi bien.

Non, j'ai senti la fatigue que quand je suis sorti du cimetière, un peu comme si j'avais fait une dure séance d'Occlumencie.

C'est bien ce que je pensais, dit il aux autres qui regardaient Harry comme les inconnus qui le reconnaissaient dans la rue.

Qu'est ce que j'ai ? Je suis empoisonné ? Possédé ?

Non Harry pas du tout. Tu es juste majeur et il semblerait que tes pouvoirs se soient renforcés depuis l'année dernière. C'est pour ça que tu as pu me repousser alors que je me concentrais pleinement sur toi. J'étais si épuisé après notre séance d'occlumencie. Je pense que tous tes pouvoirs se sont renforcés. Ton patronus est devenu une arme même pour repousser des sorciers. J'ai été aveuglé certes, mais une force m'a aussi fait reculé de cinquante centimètres.

Mais je ne suis pas plus puissant, je suis toujours le même.

Oui Harry de l'extérieur mais il se trouve que tu maîtrise maintenant des capacités que je n'ai qu'effleurées. Tu peux sentir la magie Harry. Tu as trouvé cette tombe rien qu'en la sentant, ou plutôt en la ressentant.

Mais Dumbledore aussi pouvait le faire !

Oui mais il lui a fallu vingt cinq ans pour le maîtriser. Il semblerait que tu sois extrêmement puissant Harry et d'après ce que l'on sait, tes pouvoirs vont encore se développer durant un mois.

Mais pourquoi est ce que ça m'arrive ?

Je ne sais pas Harry. Peut être que Voldemort t'a transmis plus de pouvoir que le Fourchelang la nuit où il a essayé de te tuer.

Harry n'en revenait pas. Il se sentit rougir et décida que le mieux à faire était de manger pour éviter le regard des autres.

Au fait Harry, j'ai ton argent. Il lui tendit une bourse. Tu pourras aller au chemin de Traverse demain.

Ce n'est pas trop dangereux ?

Oh non, des aurors seront là pour garder les rues. Scrimgeour pense que Voldemort ne viendra pas ici mais il redoute des attaques de Mangemort. Tu devrais pouvoir t'en sortir. Et puis comme tu l'as dit, si il veut te tuer, il le fera avec ou sans Auror.

Comment savez vous que….

J'ai vu beaucoup de chose en pratiquant l'occlumencie Harry ! Bon et bien je ne vous retarde pas. Nymphadora m'attend et elle n'aime pas trop cela…

Tout le monde se souhaita bonne nuit et alla se coucher. Harry s'endormit presque aussitôt et revit encore une fois les souvenirs partagés avec Lupin. Il savait qu'une chose importante était là mais n'arrivait pas à la mettre en évidence. Il fut réveillé dans la nuit pas les coups que la goule du grenier assenait aux tuyaux. La pensine de Dumbledore donnait à la chambre orange de Ron des merveilleux reflets bleutés. Fumseck regardait Harry et Hedwige dormait. Harry appela Fumseck qui vint se poser sur ses draps. Harry passa trente minutes à lui parler et à le caresser puis Fumseck, comme si il savait que Harry avait de nouveau envie de dormir, s'éleva jusqu'à son perchoir et ferma lui aussi les yeux.