Chapitre 11 : Dernière soirée, premiers indices

Le reste de ses vacances fut ponctué de plusieurs évènements exceptionnels. Mais aucun n'impliquait de magie noire. Harry dû déjà supporté le lendemain de sa « victoire » de nombreux articles où le ministre était traité d'incapable pour laisser le chemin de traverse sans surveillance fiable. Personne n'avait de preuve mais comme pour son aventure au ministère, à la fin de sa cinquième année, on aurait crut que des journalistes étaient avec lui lorsqu'il se battait. Des rumeurs allaient même jusqu'à parler d'un sortilège mortel que Harry aurait lancé aux mangemorts.

Ensuite, Mrs Weasley ne le laissait plus faire un pas seul et restait toujours avec lui, à le surveiller. « Plus jamais je ne te laisserais seul Harry. » disait elle sur le coup de l'émotion puis ensuite quelque jour après, le ministère en prenait pour son grade et Harry en fut soulagé. Hermione était bouleversée. Elle répétait sans cesse qu'elle avait été stupide et insouciante. « Je ne me le pardonnerais jamais. Imagine qu'ils t'aient tué ! Je n'aurais rien pu faire et tu….. et tu serais……… devant mes yeux…… » Harry essayait de la consoler en lui disant que c'était normal de faire des erreurs et il est vrai que c'était seulement la troisième d'Hermione. Harry renonça vite à la consoler voyant que Ron s'en chargeait pour lui. Ron s'était encore plus rapproché d'Hermione après cette aventure et celle-ci lui en était reconnaissante.

Ils avaient ensuite continué leur entraînement intensif. Mrs Weasley, qui tolérait officiellement ce dernier leur avait aménagé la chambre de Fred et Georges. A la grande surprise de Harry, Ginny manifestait encore une force surprenante et une aptitude à la défense stupéfiante. Harry n'en revenait pas mais il était heureux de partager ses craintes avec elle. Un évènement cependant le tracassait encore plus. Quels étaient ces pouvoirs qu'il avait acquis à sa majorité. Pourquoi avait il été capable de ressentir la magie comme Dumbledore le disait. Il avait désormais peur de faire mal à Ginny et ne lançait que des sorts inoffensifs. Cependant, son sortilège de Chauve furie recouvra Ginny de la tête aux pieds. Ginny en était assez vexée et elle n'hésitait pas à attaquer Harry mais se faisait pardonner ensuite. Harry quant à lui s'entraînait aux sortilèges défensifs contenus dans le livre d'Hermione. Les livres de défenses étaient bien les seuls que Harry lisait sans s'arrêter.

La veille de leur départ vers la gare King's cross, un grand repas fut donné dans le jardin de la maison. Tout les Weasley étaient là sauf Percy bien entendu. Et l'humeur était assez joyeuse. Bill leur racontait son voyage en France et Hermione l'écoutait sans perdre un mot. On aurait dit qu'elle était déjà en cour ! Harry mangeait silencieusement. Il savait que bientôt une tâche beaucoup plus dure que les tâches du tournoi des trois sorciers l'attendait. Il n'avait pas replongé dans la Pensine de Dumbledore. Il s'était contenté de passer des matinées à s'occuper de Fumseck tout en repensant à ce qu'il savait déjà : « Le médaillon, La coupe, un objet de Serdaigle ou Gryffondor et le serpent. » Puis pour se donner du courage il pensait à ce qui était déjà fait « Le journal, détruit. La bague, idem. Le médaillon perdu et peut être détruit. » Puis son esprit se tourna inévitablement vers le mangemort RAB. Il avait quelque chose en tête mais ne parvenait pas à faire le lien. Sa tête était trop remplie et confuse. Il décida de profiter de cette dernière soirée de sérénité puis monta faire sa valise. Ses affaires comme chaque années étaient éparpillées partout dans la pièce et son balai, toujours dans la remise des Weasley. Il commença à prendre des livres quand il s'arrêta et sourit. Faislamalle ! dit il après avoir sorti sa baguette. Aussitôt ses affaires se rangèrent d'elle-même dans sa valise et à la grande surprise de Harry d'une manière impeccable. Après tout, si il arrivait à vaincre Voldemort, il pourrait toujours devenir femme de ménage ! Il lança un sortilège d'attraction sur son balai qui, à sa grande surprise arriva tellement vite qu'il n'eut pas le temps d'ouvrir la fenêtre de Ron qui se brisa sous le choc. Il vérifia que le balai n'avait rien et répara la fenêtre cassée. Ron entra à ce moment là.

« Wouah, tu as fais vite dis donc.

Je sais je suis épuisé ! Il regarda Ron attraper des livres et les fourrer dans sa valise. Il lança alors « Faislamalle ! »

C'est ce que je fais, répliqua Ron croyant que Harry se moquait de lui puis en se retournant s'exclama.

Ben ça alors !

Ron, il faudrait vraiment que tu apprennes d'autres phrases parce que Hermione a raison : c'est lassant.

En tout cas, on a la soirée à nous !

Je vais aider Ginny à faire la sienne.

Il entra dans la chambre de sa bien aimée. Il fut alors surpris par le désordre qui y régnait. Même sa chambre à Privet Drive quand il était énervé ne ressemblait pas à ça. Son regard s'attarda sur quelques photos d'eux prises à Poudlard par Colin. Ginny était allongée par terre et cherchait à attraper son boursouflet sous son lit. Elle se cogna la tête sur le lit en voyant Harry. Celui-ci l'aida à se relever.

Accio Boursouflet de Ginny ! Il vola à travers la pièce et Harry le donna à Ginny.

Merci Harry ! Elle se penchait déjà pour attraper ses affaires par terre.

Non laisse ! Elle le regarda dans les yeux et Harry lança Faislamalle.

Merci Harry et en plus c'est bien rangé mais tu sais, je sais lancer ce sort. Je m'en sers tous les ans.

Harry se sentait ridicule. Ses joues s'empourprèrent mais Ginny déclara alors « T'en fais pas, c'est l'intention qui compte ! » Elle l'embrassa encore une fois. Décidément, elle ne faisait que ça !

Ils se pressèrent alors dans la chambre de Ron pour discuter comme ils en avaient pris l'habitude depuis plusieurs jours. La discussion tournait inlassablement autour de Rogue, des Horcruxes et de Dumbledore aussi. Mais ce soir, dans cette pièce où le orange dominait encore plus que dans la salle commune de Gryffondor, ils en étaient venus à parler du fameux RAB. Ginny, après avoir exposé son point de vue caressait la main de Harry. Celui-ci réfléchissait en entendant Hermione récapituler ce qu'ils savaient une énième fois. Harry s'était refusé de continuer le travail avec la pensine de Dumbledore. Il le gardait pour lorsqu'il serait à Poudlard. Hermione avait réfléchi au moyen de détruire les Horcruxe mais elle aussi était bloquée par l'absence de la bibliothèque de Poudlard.

« Je me suis rappelé de quelque chose avec Lupin mais j'arrive pas à faire le lien. C'est comme si mon esprit était trop encombré pour réfléchir.

Mais Harry, reprit Hermione. Pourquoi tu n'utilises pas ta pensine pour réfléchir ? Après tout, ça sert à ça plus qu'à stocker des souvenirs.

Pourquoi pas mais je n'ai jamais fait ça.

D'après ce que j'ai lu, tu revis dans ta tête ton souvenir et tu penses extracto en mettant ta baguette sur ta tempe. Tu devrais y arriver et je te conseille de sortir le souvenir de Lupin et les souvenirs des évènements récents.

On peut toujours essayer. Il s'exécuta et retira à sa grande surprise des filaments argentés de son crâne. Il répéta l'opération et se senti curieusement plus serein. Il ne se souvenait plus de l'attaque du chemin de traverse et se mit alors à rechercher le souvenir avec Lupin pour le revivre d'un point de vue externe. Il revit alors le flot d'image et ressentit alors ce même sentiment de passer à coté de quelque chose.

Peut être qu'il faut te laisser Harry, dit Ron.

Non je crois plutôt qu'il faut que vous viviez ce souvenir avec moi. Ils replongèrent tous ensemble et virent encore une fois le flot d'image dû à l'occlumencie.

Ginny prit alors une pose qui ne lui était pas familière. Elle avait le regard vide et semblait réfléchir. Puis soudain, ses yeux s'agrandirent.

« Harry est ce que je peux me servir de la pensine ?

Bien sûr mais pourq……

Tu verras. Comment on fait ?

Il lui expliqua comment faire. Elle mit alors sa baguette sur sa tempe et ressortit un filet d'argent qu'elle posa dans la pensine. La pensine changea curieusement de couleur pour s'approcher d'une couleur or. Elle invita les autres à se joindre à elle. Ils se retrouvèrent alors au 12 square Grimauld. Ils rangeaient une armoire avec Sirius, Les jumeaux Weasley, et Mrs Weasley. Curieusement, le quatuor semblait plus jeune et moins fatigué qu'aujourd'hui. Ginny ressemblait encore à une enfant et Harry la vit le regarder avec des yeux si tendres. Ron remarqua lui aussi ce regard.

Tu étais toujours folle de Harry à ce moment là ! Mais Ginny n'y fit pas attention.

Regardez bien ce que l'on va sortir de l'armoire.

Qu'est ce qu'elle est belle cette musique ! s'exclama Ron. Mais aussitôt, la Ginny du souvenir ferma la fameuse boîte à musique.

Regardez ça ! Le médaillon qu'on essaye d'ouvrir ! Elle s'était rapprochée et fut imitée par Harry.

Ca ne peut pas être le même ! s'exclama Harry. C'est le RAB qui l'a.

Tu ne trouves pas que c'est presque le même ?

Si mais c'est impossible……

Ils ressortirent alors du souvenir de Ginny et se tournèrent instinctivement vers le faux médaillon. Hermione prit alors la parole.

« Pourquoi ce médaillon serait il chez Sirius ? Comment serait il arrivé là ?

Ginny, qui décidément excellait dans la réflexion se mit alors à refaire cette même tête. Ron comme à son habitude le remarqua.

« On dirait Crabbe en train de réfléchir. Il reçut immédiatement le retour de la part d'Hermione qui elle aussi semblait réfléchir. Ginny afficha alors un regard bizarre.

On sait que le médaillon était dans la grotte. On sait aussi que RAB l'a retiré de la grotte pour le détruire en sachant ce que le médaillon représentait. J'ai pensé qu'après tout, le B pourrait signifier Black. Harry te souviens tu d'un Black Mangemort ?

à mon avis, déclara Ron, ça se pourrait vu ce qu'il y avait dans la maison !

Chut Ron ! S'enquit Hermione. Alors Harry ?

Harry avait bien une idée mais ne voulait pas se l'avouer. Il repensait à la tapisserie des Blacks et à un certain Regulus Black mort il y a maintenant environ 16 ans maintenant. C'était impossible. Comment le frère de Sirius, un fidèle mangemort aurait pu trouver l'Horcruxe. Puis la réponse lui vint alors naturellement : « Il a été assassiné par Voldemort. Ou sur ordre de Voldemort plus vraisemblablement. » Et si ce meurtre était plus profond que le refus de sa démission. Si il avait réellement trahi Voldemort…

« Harry ? Ca va ?

hmm… ?

Tu as une idée ?

Possible… mais ça me paraît bizarre.

Vas y Harry dis nous, on verra !

Je…… J'ai pensé à………… Regulus Black.

En regardant les visages des autres, Harry vit que cela leur parlait autant que si il se serait lancé dans une explication des règles du baseball moldu à Ron. Il décida de leur exposer le fond de sa pensée.

Lorsque Sirius était encore viv…….. là, il m'a montré la tapisserie de sa famille. Il m'a dit que son petit frère, Regulus Black s'était enrôlé dans les mangemorts puis avait essayé de s'enfuir. Il m'a dit qu'il avait eu peur mais si c'était autre chose. Si il avait découvert le secret de Voldemort. Si il avait essayé de détruire ce Horcruxe. Plus j'y réfléchi et plus je pense que il l'aurait fait là bas, dans sa maison. Et en plus, c'est vrai que ce médaillon est celui de Serpentard. On ne l'avait pas remarqué car il était dans un fouillis d'objet de magie noire mais maintenant on sait où il est. On a peut être un Horcruxe.

Le problème Harry, c'est qu'il a peut être était jeté… Tu te souviens de ce qu'on faisait ?

Oui….. Dit il d'un ton où le malheur apparaissait dans toutes les vibrations de sa voie. Il est encore perdu….

Ca dépend ! dit soudain Ron. Peut être que Kreatur l'a caché dans sa tanière ou l'a remis à sa place ?

Oui mais comment le savoir ? reprit Hermione.

Ca c'est facile. KREATTUR !

Aussitôt, un être miteux apparut au milieu de la chambre de Ron dans un grand CRAC sonore.

« Le maître a appelé Kreattur ? Qu'est ce que Kreatur peut faire pour le maître ? Puis il ajouta plus bas « Le maître est encore accompagné de ses amis traîtres à leur sang de la sale sang de bourbe. Si seulement Kreattur pouvait avoir un autre maître. De toute façon, le seigneur des ténèbres revient au pouvoir et Kreattur sera enfin débarrassé du sale maître Potter !

TAIS TOI KREATTUR ! Tout ce que je te dirais devra rester entre toi et moi. Il t'est interdit d'en parler, de le révéler à qui que ce soit. Tu n'as le droit de communiquer qu'avec moi. Tu as compris ?

Oui Maître ! Mais Kreattur ne…….

Et dorénavant je t'interdit de te plaindre en public !

Oui maître…….. Il parût se retenir d'ajouter quelques répliques cinglantes.

Harry tu ne devrais pas lui faire ça.

Il le mérite Hermione. Kreatur, te rappelle tu quand nous étions chez moi il y a un an ?

Oui monsieur.

Mais Dobby apparût aussitôt dans la pièce.

Dobby peut le faire monsieur ! Dobby fera mieux que Kreattur ! Demandez à Dobby et il le fera !

Désolé Dobby mais ça ne peut être que Kreatur !

Dobby montra alors sa décéption et Harry en fut peiné pour lui. Il portait toujours les chapeaux de Hermione et des chaussettes dépareillées mais il s'était fait faire un pantalon et un maillot à sa taille. Il se les était probablement acheté avec son salaire de Poudlard.

Mais ça fait plaisir de te revoir Dobby ! Je te parlerais après, Kreattur n'en a pas pour longtemps. Kreattur, dis moi si tu as pris le médaillon qui se trouvait dans l'armoire du salon.

Le médaillon est le vestige du noble héritage de la famille Black et Kreattur l'a sauvé de la purge que les traîtres ont voulu lui infliger.

Où est il Kreattur.

Luttant contre son envie de mentir, Kreattur répondit : « Là où Kreattur protégeait tous les souvenirs de sa maîtresse et de son jeune maître. »

Merci Kreattur. Tu resteras à Poudlard pour travailler aux cuisines et tu n'en sortiras pas. Tu ne rentreras pas dans la maison du square Grimauld. Si on ne veut plus de toi à Poudlard, tu viens me voir et tu attends que je te dise où aller. Il t'est interdit de prendre contact avec qui que ce soit mis à part le professeur Mcgonagall et moi-même. Maintenant tu retournes à Poudlard.

Il s'éclipsa visiblement déçu que sa réponse ait pu satisfaire son maître. Harry se retourna alors vers Dobby.

« Comment vas-tu Dobby ?

Bien monsieur Harry Potter ! Très bien même ! Dobby a pu s'acheter des nouveaux vêtements grâce à son salaire. Mais Dobby garde tous les vêtements qu'il trouve. Monsieur !

Les autres elfes t'ont donné leur chapeaux avant de retrouver la liberté ? demanda une Hermione pleine d'espoir.

Désolé Mrs Granger ! Les autres elfes ne voulaient plus nettoyer la tour de Gryffondor et Dobby fait tout le ménage tout seul ! Mais Dobby est fier car il peut ainsi travailler pour Harry Potter ! Dobby a alors mis tout les chapeaux qu'il trouvait dans la salle et en était plus que content.

Alors, aucun elfe n'est libéré ?

Non Miss… Ils se sentaient offensé qu'on veuille ainsi les forcer à être libres mais Dobby est libre lui ! Dobby peut se faire employer par qui il veut et il est payé pour son travail. Dobby a eu cinq jours de vacance ce mois ci car il n'y avait pas de travail au château.

Tu aurais dû me le dire Dobby. Dit Hermione plus triste que jamais.

Mais Dobby ne voulait pas vexer la meilleure amie d'Harry Potter. Dobby pensait lui faire plaisir ! Dobby se punira pour ça.

C'est pas la peine Dobby. Tu as fait plaisir à Hermione pendant une année et c'est le plus important.

Dobby a lu que Harry Potter retournait à l'école ? Est-ce vrai ?

Oui Dobby, je retourne à Poudlard. Dobby était si heureux qu'il sauta trop haut et se cogna la tête contre le plafond.

Est-ce que Dobby pourra aider Harry Potter ?

On verra Dobby. Peut être. Comment ça se passe à Poudlard.

Bien monsieur, l'école est prête à accueillir les élèves. La directrice a fait nettoyer la salle sur demande du sale Malefoy ! Elle a détruit l'armoire à disparaître et a établi des nouvelles protections magiques sur le château. Des sorciers viennent tout les jours se recueillir sur la tombe du directeur Dumbledore et Dobby a demandé à son tableau si il pouvait faire quelque chose.

Harry ressentit son estomac bondir dans son ventre.

Il a dit quelque chose Dobby ?

Il a demandé à Dobby de proposer son aide à Harry Potter et Dobby en est pleinement honoré !

Merci Dobby. Je te verrais peut être demain.

Oui monsieur, Dobby doit retourner travailler dans les cuisines pour le festin de demain soir.

Et Dobby s'éclipsa dans un panache de fumée. Harry se tourna alors vers les trois autres. Hermione avait une mine affreuse.

J'avais préparé une centaine de chapeaux pendant les vacances. Je pensais qu'ils étaient libres….

Oh tu sais Hermione, c'est pas grave ! Ils sont heureux comme ça. Tu vois bien que j'avais raison !

Oui ! Ça c'est sûr, Ron a toujours raison, il sait tout ! Il est la voie de la raison. J'en ai marre de tes remarques imbéciles et blessantes. Tu n'es qu'un imbécile ! Ils veulent être libres ! Regarde Dobby ! » Et elle sortit de la chambre de Ron.

Herm, attend ! Excuse moi, je l'ai pas fait exprès ! Il la suivit dans le couloir et Harry et Ginny se retrouvèrent l'un en face de l'autre devant la pensine dorée baignant la chambre d'une lumière anormale. Fumseck était là et se posa sur le lit de Harry juste entre eux.

Tu crois qu'il est toujours là bas ?

Je ne sais pas Ginny. Il a pu être jeté ou….

Ou Mondigus a pu le revendre !

Mondigus ! Ce traître ! Il faut que j'aille au quartier général. Ce soir !

Impossible Harry. Tu ne peux pas y aller. La rentrée est demain.

Justement ! J'ai pas de temps à perdre ! Il se leva et prit son sac à dos. Il descendit alors dans la cuisine silencieusement et se dirigea vers la cheminée. Le problème, c'est qu'elle n'est pas discrète et qu'il ne sait pas si la voie est libre. Il décida alors de transplaner : ce serait plus discret. Il pratiqua un sortilège de désillusion sur lui-même et se prépara à partir. A ce moment là, une main se posa sur son bras. Il reconnut la silhouette désillusionnée de Ginny.

« Tu ne dois pas y aller seul Harry.

Non Ginny. Ce sera peut être dangereux !

Mais non, Lupin et Tonks y sont sûrement maintenant. Je veux juste que tu ne restes pas seul. En plus tu ne peux pas dire que je ne t'ai pas été utile jusqu'à maintenant !

D'accord mais prend une cape des jumeaux en plus.

T'inquiète pas ! Quand ils ont su qu'on était ensemble, ils m'ont envoyé un de leur kit de défense. Je suis parée !

Très bien alors on y va en transplanant cette fois. Je veux être sûr que la voie est libre. Prend mon bras.

C'est déjà fait !

Attention ! Un, deux, trois !

Et c'est ainsi que Harry et Ginny quittèrent la cuisine des Weasley pour atterrir sur une pelouse sèche entourée de maison.

Comment on fait pour savoir si la voie est libre ? demanda Ginny.

Facile, on se sert d'un Patronus.

Ils servent aussi à ça ?

Oui. L'ordre s'en sert pour s'envoyer des messages entre eux. C'est un moyen inviolable. Je ne connais pas le Patronus de Lupin. Je vais essayer de trouver Tonks.

Il pensa « Spero Patronum » et aussitôt un magnifique cerf argenté sortit de sa baguette. Harry pensa très fort au message qu'il souhaitait faire passer mais le cerf ne bougeait pas. Il lui murmura alors son message à l'oreille. Ce fut seulement après cela que le cerf se dirigea et disparut entre les numéros 11 et 13. Harry attendit un moment avant de commencer à douter de son succès. Il se préparait à recommencer quand une sorte de loup que Harry avait déjà vu se dirigea vers lui pour lui dire : « Entres c'est chez toi Harry » Il fut rassuré. C'était le Patronus de Tonks et il l'avait appelé Harry. Il pensa alors au numéro douze et aussitôt la vieille maison apparut. Harry et Ginny franchirent alors la vieille porte délabrée et entrèrent dans le hall. Il y régnait toujours la même odeur humide de pourri. Les lumières fonctionnaient par contre mais le tableau de Mrs Black était toujours là. Harry vit alors un tableau qu'il n'avait pas vu l'an dernier. Un homme aux cheveux sombre dormait paisiblement et quand Harry le reconnut, ce fut un tel choc en lui qu'il s'exclama

« SIRIUS !

Harry non ! Chuchota Lupin. Mais il était trop tard et déjà Mrs Black commençait ses insultes. Son regard se posa sur Harry.

CA Y EST. TU ES VENU VOIR TON HERITAGE SALE SANG IMPUR. TU N'ES PAS DIGNE DE DETENIR CETTE DEMEURE.

Taisez vous ! Cria Lupin.

TU NE ME FAIS PAS PEUR ! SALE HYBRIDE. TU N'ES PAS DE LA FAMILLE.

Il va me falloir un jour entier pour la faire taire, se plaignit Lupin.

Harry obéit alors à son instinct et cria au portrait.

LA FERME !

A sa grande surprise, le portrait de Mrs Black le dévisagea tout en ne prononçant plus un seul mot. Harry vit alors que les autres le regardaient avec un regard surpris.

Quoi ? Chuchota il.

Harry, tu as parlé Fourchelang ! dit Ginny.

Désolé je ne m'en suis pas rendu compte mais ça a dû marcher. Elle ne dit plus rien.

Peut être qu'elle ne te considère pas aussi impur que cela. Profitons en pour aller dans le salon. Vous nous direz là bas pourquoi vous êtes vous risqué ainsi dehors sans aucune protection.

Il s'installèrent donc dans le salon qui était presque devenu vivable. Le regard de Harry se posa sans le vouloir sur la tapisserie et s'attarda sur Regulus.

Alors Harry, reprit Lupin. Que me vaut le plaisir de ta visite. Je suppose que ce n'est pas pour que je te donne une leçon d'occlumencie ?

Non en effet. Je suis venu chercher un objet qui était ici quand on a fait le ménage. Il est euh……. Important.

C'est-à-dire Harry ?

Désolé mais je ne peux rien dire pour garantir la réussite de la mission que Dumbledore m'a confiée.

Et sais tu ce dont il s'agit ? Quel est cet objet ?

Harry se leva sous le regard de Tonks, Lupin et de Ginny et s'approcha de l'armoire……. Vide hélas.

« Il était ici mais Kreattur m'a dit qu'il l'a mis dans sa tanière.

Sa tanière ? Repris Lupin. Et Harry montra la cachette de Kreattur sous la chaudière. L'odeur de moisi de la maison venait apparemment d'ici et Harry du se boucher le nez pour pénétrer dans la tanière de Kreattur. Il chercha ainsi durant de longue minutes puis essaya un sortilège d'attraction. Rien ne se produisit.

Tu as trouvé ? demanda Lupin.

Non mais Kreattur m'a dit qu'il l'avait mis là. Répondit Harry désespéré.

Peut être que Mondingus l'a volé ? demanda Tonks qui avait terminé de laver les tasses de thé.

Possible mais comment le savoir. Kreattur ne peut pas me mentir et il m'a certifié que le médaillon était là. Personne n'a pu surveiller la maison. Personne ne sait si c'est lui.

Non Harry, reprit Lupin. Je n'en serais pas si sûr à ta place. Il y a une personne qui reste en permanence ici.

Qui ? demanda Harry surpris.

Phineas. Répondit simplement Lupin.

Phineas était un ancêtre de Sirius et un ancien directeur de Poudlard. Il avait un portrait dans la maison et un autre dans le bureau du directeur de Poudlard. Harry se souvenait que Phineas malgré ses airs infects avait été remué par la mort de son arrière arrière petit fils. Ils se dirigèrent alors vers le portrait de Phineas. Harry l'appela et Phineas apparût alors dans son portrait.

« Tiens vous revoilà ! Le jeune adolescent qui pense qu'il sait tout mieux que tout le monde ! Mais Harry ne s'arrêta pas sur cette remarque et commença.

Savez vous si Mondingus a volé des objets dans la maison ?

Oui et je l'ai surveillé pendant qu'il le faisait. Dumbledore n'était pas dans son bureau et il n'y avait personne dans la maison à qui je puisse donner l'alerte. Je n'ai pas d'autre portrait ailleurs. Je n'ai donc pu que le regarder dépouiller l'héritage des Blacks.

Vous souvenez vous si il a pris un médaillon en or avec un serpent dessus.

Vous……. Vous voulez dire le médaillon de Serpentard ?

Celui là même ! répondit Harry qui s'impatientait.

Je ne savais pas que Regulus en avait parlé à quelqu'un avant de mourir.

Quand l'a-t-il apporté ici ?

Il y a 17 ans. Regulus avait choisi une voie assez ténébreuse vous voyez ?

Oui mais pourquoi est il mort. Voldemort l'a tué ?

Oui……. Et non. Le médaillon l'a tué et si vous savez ce qu'il est, vous comprendrez ce que je veux dire.

Regulus avait il réussi à le détruire ? demanda Harry.

Hélas non, il n'avait pas pensé que deux maléfices mortels pouvaient protéger l'objet. Il a neutralisé le premier mais n'a pas pensé à la possibilité d'un second. Pauvre enfant….

Mais alors où est il ! Lança Harry plus pour lui-même que pour Phineas.

Ca, jeune homme vous allez devoir le découvrir mais Dumbledore l'a sans doute mis de coté pour vous.

Il ne me l'a pas donné dans l'héritage. S'exclama Harry.

Mais pas ce Dumbledore ci, l'autre !

Quel autre ?

Son frère mon garçon. Que vous avez l'esprit lent. Mondingus a vendu plusieurs objets à Abelforth Dumbledore.

Mais où est il ?

Je ne comprend vraiment pas pourquoi Albus vous trouvait intelligent. Vous n'arrivez vraiment pas à relier les détails pour former un fait. Ce fol œil vous avait montré une photo il me semble il y a deux ans.

Oui mais….

Et sur cette photographie, il vous a montré Abelforth, le barman de La tète de sanglier.

……

Ce silence en dit long. Vous avez enfin compris. C'est incroyable comme la jeunesse croit tout savoir.

Merci Monsieur. Murmura Harry plus pour avoir la paix que pour être reconnaissant.

Ainsi donc le frère de Dumbledore possède le médaillon ! Tout espoir n'était pas perdu. Il fallait qu'il le voie pour savoir. Peut être a-t-il détruit l'horcruxe ?

Il faut que j'aille le voir ! Lança Harry.

Non Harry tu ne peux pas. Je n'ai pas compris ce qui se passe mais tu ne dois pas y aller ce soir. C'est trop risqué. Tu vas rentrer chez les Weasley et aller te coucher pour être en forme pour demain.

Mais !

Ecoute Harry, reprit Lupin. Abelforth ne va pas discuter avec toi comme un barman et un client. Il a une couverture et doit rester le confident des gens douteux. Ecrit lui et attend sa réponse pour convenir d'un rendez vous. Utilise Fumseck pour être sûr. Il saura que ça vient de toi.

Le bon sens de ces paroles empêcha Harry de répondre quelque chose. Les Weasley devaient déjà être inquiets et Hermione aussi. Il était stupide de risquer sa vie ce soir alors qu'il pourrait convenir d'un rendez vous plus tard. Il se sentait soulagé cependant. Il ne savait pas si le médaillon était détruit mais il n'était plus perdu et c'était un début. Il repartit alors avec Ginny dans la cheminée et atterrit dans une cuisine vide. De toute évidence, personne n'avait remarqué son absence. Il souhaita bonne nuit à Ginny qui voulait pourtant continuer de parler de la soirée. Il entra dans la chambre de Ron et vit celui-ci blanc comme neige assis sur son lit.

Je ne veux pas savoir ce que tu as fait avec ma sœur. Je vous ai couvert.

Très bien !

Vous avez pas été trop loin au moins ?