Chapitre 23 : Retour à la réalité…

Le 2 Janvier arriva bien trop vite aux goûts de Harry. Il ne pus que tout juste rattraper ses cours mais avait cependant réussi à se remettre sur pied et à s'entraîner à des sorts « hors programme » comme le disait Hermione. Le matin du départ, Ron et lui furent réveillés en sursaut par Ginny et Hermione. Harry eut heureusement droit à un réveil plus doux que Ron dont le lit bascula sur lui-même avant de recevoir de l'eau froide sur la figure. Ils s'habillèrent en vitesse avec des vêtements sorciers et se préparèrent pour le transplanage, Ginny aux bras de sa mère.

Harry Des membres de l'ordre nous attendent à la grille de Poudlard. L'endroit est plein d'élève et nous devons être vigilants. La sécurité est renforcée comme jamais et il y a plein de parent sorcier pour…

Molly ! Intervint monsieur Weasley qui partait à son travail. Harry sait déjà tout ça.

Je sais, je sais ! vous êtes prêts Harry, Hermione ?

Il répondirent par l'affirmatif et firent un tour sur eux même en avançant et en se concentrant sur les grilles de Poudlard. Harry sentit alors aussitôt l'air frais du lac dans ses narines. Le bruit de la foule aussi parvint à ses oreilles et bientôt il entendit son nom un peu partout. « Encore un bain de foule… » Songea t il. Il se hâta de rejoindre le château sans faire beaucoup de commentaires mais en prenant soin de saluer la grand-mère de Neville. Il franchit alors le parc de Poudlard et se retrouva avec les autres élèves devant les magnifiques portes de chêne de l'entrée principale. (Qui portait bien son nom quand Harry repensait à toutes les entrées qu'il connaissait.)

Ses bagages étaient déjà arrivés et notre quatuor se dirigea vers leur couloir. Ils entrèrent dans leur quartier général et furent surpris de voir les décorations de Dobby pour Noël. Tous sauf Harry en fait qui connaissait déjà la passion de Dobby : lui.

Ils rangèrent les objets de leur quête, transférés en catimini par Nick dans un passage secret, et se hâtèrent de rejoindre la salle commune de Gryffondor. Il était trop tôt pour commencer l'entraînement et il fallait être en forme pour sa rentrée. De plus, ils avaient ordre d'aller dans leur salle commune pour attendre leur directrice de maison. Celle-ci entra alors accompagnée de Nick.

Bonsoir les Gryffondor. Je me suis permis de vous maintenir au calme pour vous faire une annonce importante. Au début de l'année, je vous ai indiqué que je restais professeur, directrice de votre maison et directrice de Poudlard. Mais il s'avère que j'ai vu un peu trop grand et qu'il me faut déléguer une tâche à quelqu'un d'autre sur des conseils avisés. Etant donné que je reste professeur de métamorphose et que je tiens à respecter les volontés de notre ancien directeur, j'ai décidé de confier à monsieur Hobday…

Nick ! Minerva si ça ne vous gène pas… fit Nick d'une petite voix.

« Nick » déclara t elle en haussant les sourcils sera donc désormais votre directeur de maison. Mais je tiens à vous préciser qu'il sera en tout point comme je l'ai été à ce poste : stricte mais compréhensif…

Nick choisit alors ce moment pour glisser un clin d'œil discret à ses élèves dont la mine était très réjouie au grand malheur de Mcgonagall. Elle leur donna l'après midi et ils purent finalement sortir de la salle commune pour aller manger et ainsi satisfaire le ventre de Ron.

Cha va èt' bien aouec Niss.

Ron tu es dégouttant. Se désola Hermione.

Excuse… dit il en rougissant. Je disais ça va…

J'avais compris ! répliqua Hermione.

Et Harry admira ainsi la ressemblance de ses amis avec les parents de Ron… Jusqu'à ce qu'une belle tignasse rousse vint lui obscurcir la vue.

Alors content d'être de retour Harry ?

Très. Vu que l'on n'a rien à faire cet après midi, ça te dirait de m'accompagner dans la salle sur demande ? Pour tu sais quoi… s'empressa t il d'ajouter en voyant les yeux de Ginny.

Oh… bien sûr. Si tu veux. On y va ensemble ?

Non j'y vais d'abord. On ne doit pas nous voir ensemble.

Quand est ce qu'on pourra être un vrai couple alors ?

Je ne sais pas. Un jour.

Et bien en attendant salut ! Et réfléchit bien…

Harry la regarda s'en aller de la grande salle sans savoir ce qu'il convenait de faire. Décidément il ne comprenait rien. Cinq minutes avant elle était un ange et cinq minutes plus tard une diablesse ! Quand arrivera t il à comprendre ces réactions… Il indiqua à Ron et Hermione entre deux répliques qu'il allait dans la salle pour l'après midi et qu'ils pouvaient venir si ils voulaient puis se dirigea vers le couloir du septième étage. Il passa trois fois devant la tapisserie de Barnabas le Follet et la porte apparut. Il l'ouvrit mais constata que quelqu'un était déjà là.

Ginny !

Alors tu as réfléchi à ce que je t'ai dis ?

Si tu veux que l'on continue ensemble Harry, il va falloir que tu n'ais pas honte de notre relation.

Mais je n'en ai pas honte. Répondit il aussitôt.

Alors pourquoi veux tu que l'on se cache ?

Tu le sais très bien.

Oh non je ne le sais pas. Je sais qu'il n'y a pas que Voldemort il y a autre chose.

Ginny écoutes…

Non Harry toi tu m'écoutes. Quand tu étais dans ton lit j'étais là. Peu importe si Voldemort apprenait. Un mois et demi Harry ! Un mois et demi sans pouvoir dormir. A m'inquiéter pour toi et les autres qui se demandaient si je me droguais… J'en ai marre. Je veux un vrai…. Fiancé !

Mais…

Je veux que tu respecte tes belles paroles de Noël ! Je ne suis pas ton objet ; si je vais avec toi à la chasse aux Horcruxes, je serais autant en danger que si on sortait au plein jour alors qu'est ce que ça change ?

Rien… marmonna t il. J'ai eu tort d'accord ! Tu as raison je me suis trompé quand je t'ai dit que c'était fini. Je me trompais quand je voulais que l'on se cache. Tu as raison.

Je veux pas te perdre c'est tout… termina t il.

T'inquiète tu me perdras pas.

Elle l'embrassa alors comme elle ne l'avait que rarement fait. Une douce musique s'éleva dans la salle mais ce fut cet instant précis que Ron et Hermione choisirent pour rentrer. Harry vit alors Hermione avec un visage rose vif et Ron plus rouge que jamais.

Qu'est ce que vous faîtes là ? demanda t il.

Rien qui ne te regarde. Répondit Ginny. Allé on se met à l'entraînement ?

Bien dit Ginny ! Enchaîna Hermione avant que Ron ait eu le temps de parler.

Je pensais plutôt m'occuper de la coupe… lança Harry.

Ils se regardèrent tous et Harry fit léviter la coupe vers la table.

Cette fois Harry, il y aura des maléfices à neutraliser. Fit Hermione. Ce sera beaucoup plus délicat…

On va faire comme Dumbledore nous montre dans le livre. Sans changer l'ordre.

Tu es sûr Harry ? Ça ne va pas nous blesser ? demanda Ginny.

Si on se protège bien on devrait assurer. On a tout un stock de potions et l'infirmerie est pas loin en plus. De toute façon on ne peux pas y échapper et si on garde ça pour plus tard et que Voldemort nous tombe dessus, on ne pourra même pas essayer de le tuer ; ça ne servira à rien.

Oui. Fit Ron. Mais si Voldemort t'attaque pendant que l'un de nous est faible comme à sainte Mangouste ?

Tant de discernement était assez inhabituel de la part de Ron mais Harry lui en fut reconnaissant.

Ecoutez. Je ne vous demande rien. Je fais ce que j'ai à faire. Faîtes ce que vous voulez.

On t'aide. Répondit aussitôt Ginny.

Il n'y eut que Ron qui poussa quelques oppositions à agir de suite mais il reconsidérât le problème quand il comprit qu'il ne pourrait pas assister aux cours si il était blessé. La salle leur fournit alors ce dont ils avaient besoin et Harry fut étonné du nouveau mur qui était apparu. Hermione indiqua que c'était un tout nouveau mur de protection développé au département des mystères. Harry la crut sur paroles et rejoint les autres derrière ce mur. Il brandit sa baguette mais Hermione lui tînt le bras.

Non Harry économise toi. Tu en as déjà beaucoup fait. Je vais déjà neutraliser les maléfices.

Après une demi heure de lutte acharnée et deux contre maléfices qui se révélèrent positifs, Hermione lança enfin le dernier de la liste et l'objet émit alors un halo bleuté. Hermione était en sueur.

C'est bon… c'était le dernier. Il est inoffensif maintenant. Vas y Harry.

incantatem specialis destr…

ATTEND! Hurla Ron.

Quoi? Demanda Ginny. C'est bon ! Hermione a déjà tout fait. Il est inoffensif.

On va le tester avec une araignée. Lâcha Ron en se dirigeant vers l'étagère.

Ron ! Ce sont des êtres vivants. S'emporta Hermione.

De toute façon, elles ne souffriront pas si il est inoffensif.

Je suis sûre de moi. Reprit Hermione.

On ne sait jamais. Reprit Ron. Mieux vaut vérifier.

Tu doutes de moi ?

Non Hermy. Mais imagines que Dumbledore n'ait pas pensé à tout…

Si ça te fait plaisir vas y.

Ron fit léviter une de ses araignées dans la coupe et à la surprise de tous, il se passa alors quelque chose. L'araignée s'éleva alors dans les airs et s'enflamma subitement avant de retomber en poussière sur le sol. Ils restèrent tout les quatre à contempler les restes de l'araignée sans rien dire. Hermione fit alors un pas vers le petit tas de cendre.

Mais… Je croyais…… j'étais pourtant sûre……

C'est pas grave Hermione. Dumbledore aussi s'est fait avoir. La rassura Harry.

Oui mais… mais……

T'en fais pas Hermione. On sait qu'elle n'est pas inoffensive.

J'aurais pu…. Tu aurais pu……Oh mon dieu……

C'est bon Hermione. On s'en est rendu compte c'est l'essentiel non ?

Quelle idiote ! Tu aurais pu mourir ! Je suis nulle !

Non Hermione tu n'es pas nulle. C'est Voldemort qui est cruel.

Je suis incapable de te protéger… Quelle sœur je fais…

Je suis fier de toi Hermione, fier de t'avoir comme sœur ne t'en fais pas. N'importe qui aurait pu se tromper. Tenta Harry.

Et sans prévenir elle partit en courant et en étouffant un sanglot. Harry était encore abasourdi par le tas de cendre qui avait été une araignée et Ron lui, semblait résister à l'envie d'aller rejoindre Hermione. Il y céda au bout d'un moment et Harry se retrouva seul avec Ginny.

Ca va ? Lui demanda Harry.

Oui. On a failli faire une grosse erreur…

hmm…

Tu te rappelles du message de Dumbledore ?

Lequel ? demanda Harry.

Celui où il disait de ne pas se précipiter. Vigilance constante.

Oui je m'en souviens.

Je crois qu'on s'est trop précipité.

hmm… ne pu que répondre Harry. Je crois qu'on devrait se changer les idées. Aller dormir. On en reparlera demain.

Tu viens ? demanda Ginny.

Je range et j'arrive.

Fais attention.

Il fit léviter la coupe jusqu'à l'étagère et retourna vers la porte puis sortit. Il fut surpris de se retrouver face à Nick.

Nick ?

Monsieur Potter… Je dois vous dire que ça devient une habitude de déclencher mes sorts de détection.

Comment ça ?

Il semblerait qu'un maléfice mortel proche de l'Avada ait été utilisé dans cette zone de l'école.

Ce n'est personne d'entre nous. Juste la coupe qui s'est défendue.

Tout le monde va bien ? C'est tout ce que je veux savoir.

Tout le monde va bien. Personne n'a rien tué sauf la coupe.

Très bien. Bonne soirée monsieur Potter et miss Weasley.

Ils laissèrent Nick s'en aller et repartirent dans la direction inverse vers leur salle commune. Harry redoutait plus que tout la réaction de Hermione. Elle pouvait se mettre dans des états quelques fois… Il rentra main dans la main dans la salle commune ce que plusieurs glousseuses remarquèrent au grand désarroi de Harry. Ron et Hermione n'étaient pas là. Harry regarda sur la carte du maraudeur avec Ginny.

Ils sont là. Dans la salle de métamorphose.

On va les laisser.

C'est dingue comme mon frère s'est amélioré en relations humaines…

C'est vrai qu'il est compréhensif maintenant. Il a grandi.

Un peu comme toi Harry !

Moi ? Mais… que…

Et oui… je ne pensais pas que tu m'écouterais si vite pour t'afficher avec moi mais c'est bien. Finalement, tu es un bon fiancé !

Elle lui souhaita bonne nuit à la façon "fiancés" comme elle lui dit et monta dans le dortoir des filles. Harry se mit au lit et pratiqua encore son exercice d'Occlumencie. Il était temps qu'il teste son niveau avec Lupin mais il n'arrêtera pas l'entraînement pour être sûr d'être seul dans sa tête. Il avait échappé à la mort ce soir mais curieusement il ne le réalisait pas vraiment. Les araignées de Ron n'étaient pas si inutiles finalement. Il fit le vide dans son esprit à nouveau et s'endormit d'un sommeil sans rêves à son grand étonnement.