Chapitre 26 : Coupable

Le lendemain, Harry et Ron furent réveillés par un jet d'eau. Hermione les sortait du lit pour prendre de l'avance sur leurs devoirs. Ils purent déjeuner dans le silence de la grande salle car aucun autre élève n'était levé. Ils allèrent ensuite dans la salle d'étude où ils purent parler librement.

Harry. Dis moi que tu as changé d'avis. Demanda Ron.

A propos de quoi Ron ?

Malefoy… grogna t il. Tu ne peux pas le défendre. C'est impossible.

J'ai pris ma décision Ron.

Mais…

Mais ce fut Hermione qui intervint.

Il a raison de lui donner sa chance. On a toujours droit à une seconde chance… Qu'est ce que tu as prévu Harry pour la défense ?

J'ai ma petite idée… on peut montrer des souvenirs dans ce procès ?

Oui. Ils ont une sorte de pensine projecteur. Tu veux leur montrer la nuit où…

Oui. Continua Harry. Le soir où Dumbledore est mort. Du moment où Malefoy désarme Dumbledore jusqu'à la fuite de Rogue et Malefoy.

Tu crois qu'il faut tout montrer ? demanda Ginny.

Comment ça ?

Et ben si tu montres tout ça, on va parler de toi à nouveau…

Je ne ferais pas d'interview et puis de toutes façons tout le monde s'en doute de ce qui s'est passé.

Il partit en direction de la volière avant le début des cours et pris un hibou de l'école. Il mis la lettre dans le bec du hibou et le laissa s'envoler. Il alla ensuite en cours de défense contre les forces du mal et ils furent accueillis par un Nick très motivé sur le sujet du jour qui n'était que la suite des boucliers du cours précédent. A dix heures, Harry Ron et Hermione, rejoints par Ginny s'installèrent à leur place habituelle dans la grande salle. Le courrier arriva alors et Harry fut surpris de voir le hibou du ministre arriver. Il détacha le parchemin et lut.

« Vingt heures, salle d'audience numéro dix. Et si vous aviez le temps pour une petite entrevue après cela ne me dérange pas. »

Numéro dix ? C'est pas là où tu étais pour les détraqueurs qui t'on attaqué ? demanda Hermione.

Si c'est celle là. Dit sombrement Harry.

Ils partirent pour le cours de métamorphose que Harry ne vit pas passer. Juste avant de manger, le professeur Mcgonagall lui demanda de rester. Ce que Harry avait de toute façons envie de faire.

Potter. La personne dont nous avons parlé est sous bonne garde. Son mari aussi surtout qu'il est à Askaban. Quand allez vous partir ?

Ce soir pour huit heure moins le quart… Si c'est possible professeur. S'empressa t il d'ajouter.

Comme vous voudrez mais je tiens à ce que quelqu'un de l'Ordre vous accompagne. Pour votre sécurité.

Est-ce que Nick pourrait ?

Il le fera Potter. Il a dit qu'il tenait à voir le procès ! s'exclama t elle.

Bien. Merci… dit il en s'en allant.

Potter ! L'appela t elle. Essayez de garder votre calme. Vous en serez d'autant plus convaincant. Inspirez vous d'Albus.

J'y penserais professeur. Au revoir.

Il sortit et alla manger avec les autres dans la grande salle. Durant l'après midi, Hermione l'aida à préparer la défense de Malefoy. Ron lui préférait avancer dans ses devoirs.

Tu n'as qu'à emmener le souvenir dans un flacon. Comme ça tu pourras le faire voire devant tout le monde sans avoir à te stresser avec l'extraction.

Ils ne vont pas poser de problèmes si j'arrive avec une bouteille dans le ministère ? demanda Harry qui se doutait que de grandes mesures de sécurité devait avoir été prises.

Bien sûr que non ! Ils savent reconnaître un souvenir.

Alors je les laisse parler d'abord ou pas quand je serais à l'audience.

Ils vont énumérer les charges et après montrer les preuves de culpabilité. Qui ne sont pas nombreuses selon moi. Ensuite ils vont demander si quelqu'un à quelque chose à ajouter et là tu te lève et tu leur dit que tu as des preuve de son innocence. Tu donnes ton souvenir et tu attends ensuite le débat. Tu verras bien après. Ne t'inquiète pas ça se passera bien. Tu n'es pas l'accusé cette fois. Lança Hermione en souriant.

Tu crois qu'ils vont me laisser parler ? Je suis à peine majeur.

Ils t'écouteront. Comme ils t'écoutent quand tu parles à la presse. Ils te considèrent important crois moi. Et je sais pourquoi le ministre veut te voir après.

Pourquoi ?

Ils ont relâché Stan Rocade.

Enfin ! Merci de me l'avoir dit. Je serais moins idiot devant Scrimgeour.

Allé si on se mettait au devoir de potion maintenant. Ron doit déjà l'avoir fini.

Mais ils virent que Ron n'avait rien fini du tout. Il s'était endormi sur la table. Hermione appliqua sa baguette sur son coup et elle hurla sans se fatiguer.

DEBOUT LA MARMOTTE !

Hein quoi ? Quesquiya ? Jedorpa ! Je dors pas… Hermione ? Qu'est ce qui te prend ?

On a un devoir de potion à faire pour demain Ron. Si ça ne te dérange pas d'être si en retard tant mieux pour toi. Je ne comprend pas comment j'ai pu me laisser déborder comme ça ! s'exclama t elle.

C'est ta faute ! Renchérit Ron. Si tu étais mieux organisée… Quoi ? demanda Ron quand Harry le frappa dans les côtes.

Et bien on va voir Ron qui est le mieux organisé. On a trois devoirs à faire pour demain. Moi et Harry il ne nous reste que celui de potion mais toi hélas il te reste celui de métamorphose en plus… ET je ne crois pas que je puisse t'aider. Je vais avoir besoin d'une bonne nuit et Harry aussi…

Et plus un mot ne fut échangé entre Ron et Hermione. On n'entendait plus que le bruit des plumes sur le parchemin ou dans les encriers lorsqu'elles étaient égouttées. Harry eut finit le premier car il avait commencé la veille pendant que Ron et Hermione « travaillaient à la bibliothèque ». Hermione eut bientôt fini et ils allèrent manger dans la grande salle de bonne heure. Ginny les rejoignit après son cours de botanique et ils purent manger ensemble, discutant de tout et de rien. De malefoy.

On devrait pas lui ramener à manger ? demanda Harry.

Ne t'en fais pas. Ca lui fera du bien un petit régime et au moins il travaillera mieux à l'avenir. Tu dois aller voir Nick Harry il est sept heures et quart.

Je sais, je sais. Souhaite moi bonne chance !

Bon courage Harry !

Il ne prit pas la peine de répondre et partit pour le bureau de Nick. Il s'assura sur le chemin qu'il avait bien le flacon sur lui et sa cape d'invisibilité au cas où…

Bonsoir Harry ! Lança Nick.

Bonsoir.

Prêt pour un petit voyage à Londres ?

Oui. Soupira t il.

Vous n'aimez pas le ministère ?

Pas vraiment non. Et quand je pense à ce que je vais faire…

Vous savez monsieur Potter. La noblesse des Gryffondors s'exprime dans chacun d'eux. Et ce que vous allez faire est un acte très noble.

« Comme d'épargner Queudver » pensa Harry.

On peut y aller ? demanda t il.

Oui on peut y aller. Nous allons passer par la poudre de cheminette cette fois. C'est beaucoup plus sûr. Allons y. Prenez une poignée Harry et faîtes comme moi. J'y vais d'abord et je vous dis si la voie est libre.

Après une petite minute, Harry vit la tête de Nick apparaître dans les flammes et Harry s'approcha du foyer. Il rangea ses lunettes dans la poche de sa robe et jeta une poignée dans le feu.

Ministère de la magie ! s'exclama t il.

Une formidable explosion retentit à ses oreilles et Harry fut emporté dans un tourbillon de couleur. Il voyait plusieurs cheminées arriver devant lui et choisit celle qui était encore fumante. Il atterrit devant Nick et très content de lui : il n'était pas tombé. Il se nettoya d'un coup de baguette et se dirigea vers l'ancien bureau du vigil qui cette fois était occupé par quatre personnes en robe noire. En dessous de chacune d'elle, on pouvait lire : « contrôle des baguette, contrôle du polynectar, contrôle de l'imperium, capteur de dissimulation ». Le premier sorcier dit alors :

Nom, prénom, objet de la visite, composition de votre baguette ?

Euh… Harry Potter.

Comment ? demanda le sorcier en relevant la tête.

Harry Potter. Je suis ici pour assister à l'audience de monsieur Drago Malefoy.

Harry Potter ? demanda le sorcier en scrutant son front. Les autres s'étaient eux aussi tournés vers lui.

Oui, oui répondit Harry d'un ton las. Voici ma baguette. Euh… Bois de houx et plume de phénix.

Très bien. Suivant ! demanda le sorcier après avoir examiné sa baguette.

Harry passa tout les contrôles et pu enfin se diriger vers le hall et l'ascenseur. Il était à l'heure cette fois et il n'avait pas trop l'intention de trop se montrer. Il descendit dans l'étage du département des mystères et pu enfin quitter l'ascenseur bondé. Mais il resta dans la foule car le couloir était plein de gens attendant d'entrer dans la salle d'audience.

Les portes s'ouvrirent enfin et Nick entraîna Harry vers celles-ci. Il ne pu retenir un frisson en repensant à sa propre audience dans cette salle mais cette fois il était considéré innocent. Il vit alors que le fauteuil central était déjà occupé par une silhouette mince, aux cheveux blond. Drago Malefoy avait le regard étonnamment vide. Il ne regardait même pas les personnes venues assister à son procès mais juste droit devant lui tel un Inferi. Tout le monde s'installa et Harry qui avait pris soin de se coiffer du mieux qu'il pouvait fut satisfait de voir qu'il n'était pas encore reconnu. Il s'installa avec une pincée d'amusement à la même place que Dumbledore lorsque il assistait au procès de Karkaroff. Le ministre entra alors dans la salle et le silence se fit.

Si nous sommes ici en cette sombre soirée c'est pour juger le mangemort Drago Malefoy ici présent. Le ministre de la magie et son assistant personnel Percy Weasley seront les représentants du ministère ainsi que Amélia Bones directrice du département de la justice magique, et les représentants du Magenmagot.

Il fit une pause et reprit.

Nous allons maintenant énoncer les charges pesant sur cet Homme. Participation à l'assassinat du directeur en poste de Poudlard Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore. Destruction du Village de Great Lavindy et assassinat involontaire de la sorcière Doris Crockford. Que plaidez vous ?

Un long silence fit alors sont apparition et Malefoy sembla enfin émerger comme si il s'agissait d'un rêve. La voie qui sortit alors de sa bouche était beaucoup plus grave que celle que Harry lui connaissait.

Coupable…

Des exclamations d'étonnement surgirent dans l'assemblée mais Harry lui n'en fut pas du tout surpris. Il savait bien qu'il devait plaider coupable si il voulait la clémence du Jury mais aussi de Voldemort vis-à-vis de ses parents.

Bien. Continua le ministre. Je pense que dans ce cas nous n'avons plus grand-chose à faire. Les preuves les voici. Cet homme était, selon les témoignages en haut de la tour d'astronomie le soir où Albus Dumbledore y fut tué. Et toujours selon les témoignages, on l'a vu lancer un sort lorsqu'il est arrivé dans ce village. Enfin, il y fut capturé par nos aurors après l'attaque ce qui constitue un flagrant délit. Je pense que si personne n'a à ajouter quelque chose, nous pouvons délibérer n'est ce pas ?

Tout les membres du Magenmagot ou presque approuvèrent. Harry reçut un coup de coude de Nick. Il savait que c'était à lui d'agir mais il lui fallait maintenant de la force et du courage. Il avait certes accompli les trois taches devant plus de monde mais cette fois il fallait qu'il parle. Et qu'il parle bien. Il se leva. Quelques regards s'étaient posés sur lui dans cette sorte de cirque romain. Les gradins étaient noirs de monde mais Harry se leva.

Excusez moi monsieur le ministre. J'aurais quelque chose à ajouter.

Tous les regards se posèrent sur lui et le reconnurent. Une sorte de vague de murmure parcourut l'assemblée et le ministre se leva. Mais ce n'était pas ça qui assura Harry que ce qu'il faisait était juste. Ce fut le regard de Malefoy. Au début haineux envers Harry.

J'ai un témoignage pour la défense de cet homme. Acheva Harry.

Ce fut comme une explosion. Et Harry s'y était attendu. Il constata que la plupart des gens restait bouche bée alors que d'autres criaient contre la folie de l'élu, contre sa soif de célébrité. Malefoy quand à lui avait l'air de voir Harry pour la première fois depuis le jour où il l'avait surpris à pleurer avec Mimi Geignarde. Harry s'avança alors et sortit son flacon de sa poche.

J'aimerais vous montrer ce qui s'est réellement passé le soir où Dumbledore a été tué.

Allons monsieur Potter. Nous savons déjà ce qui s'est passé ce soir là. Ce Mangemort a avoué. S'emporta le ministre.

J'étais là monsieur. Et j'aimerais que tout le monde voie cela avant de prendre une décision.

Prendre une décision ! Mais il a avoué monsieur Potter.

Je me trompe peut être mais tout accusé a le droit à sa défense non ?

Si il l'accepte monsieur Potter… renchérit le ministre avec un sourire mauvais. L'accepte tu Mangemort ? demanda sèchement le ministre.

Malefoy regarda un instant Harry. Ne comprenant pas ce qu'il voulait faire puis baissa la tête.

Oui… marmonna t il.

Des cris scandalisés retentirent dans la salle mais Harry s'en fichait. Il voyait Rita gratter le parchemin comme une folle tout comme Percy qui avait de grosses gouttes de sueur sur le front.

Pouvons nous en faire des copies ? demanda Scrimgeour.

Oui. Répondit Harry. Une pour les archives… répondit il en la faisant lui-même et en la lançant à Percy. Et celle-ci di il en tendant la deuxième bouteille à Scrimgeour pour l'audience.

Bien… soupira le ministre en se rasseyant. Allez y. Vous savez ce que vous avez à faire ? Date lieu et contexte. Surtout le contexte.

Harry sentit la peur monter en lui. Il allait devoir parler de ce fameux soir à tout le monde. Il décida de cacher certains points.

Alors. Dumbledore et moi sommes revenus en ce soir de Juin que vous connaissez tous aux trois balais. A Préaulard. Dumbledore était déjà blessé à cause de l'excursion que nous avions faite ensemble.

Et qui consistait en quoi monsieur Potter ? demanda Scrimgeour un sourire aux lèvres.

Cela ne regarde que Dumbledore et moi. Trancha Harry.

Il versa le souvenir dans la pensine et l'activa à l'aide de sa baguette. Aussitôt une sorte d'image en relief apparut au dessus de la pensine du ministère. Harry y reconnut lui-même un peu plus jeune, Dumbledore et madame Rosemerta. Ils regardèrent le souvenir sans un mot. Toute la salle était captivée par la scène. Lorsqu'il fut dit que Malefoy avait soumis madame Rosemerta à l'Imperium, des cris scandèrent une sentence très sévère pour Malefoy puis le ministre réclama le silence. Lorsque le moment vint où Malefoy était près à tuer Dumbledore, toutes les personnes retinrent leur souffle comme si ils étaient devant un bon film pensa Harry tristement. Vint enfin le moment où Rogue agit sous la phrase implorante de Dumbledore. Le souvenir se termina lorsque Rogue transplana et la lumière revint à la normale dans la salle.

Qu'est ce que cela prouve ? demanda aussitôt Scrimgeour ?

Cela prouve qu'il n'avait pas l'intention ni le pouvoir de le tuer.

Mais il a aidé à son meurtre… s'enquit le ministre.

Oui mais si vous avez bien écouté, sous la menace de Voldemort…

Harry savait qu'il allait faire l'effet souhaité en prononçant ce nom. Même Scrimgeour eut une grimace. Il continua.

Ce que je veux dire c'est que beaucoup de sorcier ont été innocentés la premières fois en disant qu'ils avaient agis sous la menace de Voldemort et je pense que vous aurez remarqué que tuer les parents de quelqu'un si il ne fait rien est une menace.

Je sais très bien cela monsieur Potter il a peut être agit sous la menace pour Dumbledore. Je suis d'accord avec cela mais pour le village, il a été pris sur les lieux. En ayant jeté un sort en plus.

Puis je savoir quel était ce sort ? demanda Harry calmement alors que le ministre s'énervait.

La question n'est pas là. Il était sur les lieux.

Moi je crois qu'elle est là aussi. Reprit Harry. Vous avez bien un témoin ?

Oui parfaitement et il se trouve que c'est moi monsieur Potter. Il a jeté un sort de lévitation. Termina t il en murmurant.

Un sort de quoi ? demanda Harry qui s'amusait bien maintenant.

DE LEVITATION ! Rugit Scrimgeour.

Je ne pense pas que ce soit très dangereux. Moi-même j'en ai jeté un avant de venir pour mettre ma vaisselle dans mon évier. Je plaide coupable aussi alors…

Quelques rires parcoururent la salle. Le ministre n'avait jamais autant ressemblé à un lion prêt à bondir sur sa proie.

Et pourquoi alors était il resté ici sur les lieux de son crime ? demanda Scrimgeour au bord de la syncope.

Oh… continua Harry. J'ai une théorie la dessus. Si il avait été puni par Lord Voldemort pour son travail médiocre à Poudlard le soir de la mort de Dumbledore… Si il devait se rendre au ministère pour subir une petite punition… A mon avis, il a eu de la chance de rester en vie. Et honnêtement, pensez vous qu'un sorcier ne peut pas avoir le temps de transplaner pendant que des géants quittent les lieux et se cachent ? Je crois qu'il devait rester là. Pour le salut de son père. Askaban n'est pas très sûr pour ses prisonniers. Vous vous souvenez de Rogue ? Et bien je crois qu'il veut préserver la vie de son père en faisant cela.

Scrimgeour cette fois descendit de son gradin et leva alors la manche de Malefoy pour montrer son bras à tous.

Voyez ! Il a la marque des ténèbres. C'est un Mangemort et c'est une preuve indiscutable ! Rugit il les yeux exorbités.

Des regards approbateurs apparurent dans la foule. Harry avait déjà prévu cela.

Oh cette marque ! dit il en souriant. Lorsque vous l'avez interrogé a-t-il résisté ?

Non. Il a tout avoué.

Avez-vous utilisé la Legilimencie ?

Pas besoin vu qu'il avait avoué.

Et si vous aviez fait entièrement votre travail, vous saurez que c'est un très bon Occlumens. Tout comme Voldemort…

Il attendit que les frissons s'arrêtent et continua.

Un bon Occlumens peut cacher ses motivations au seigneur des ténèbres. Lorsqu'il est fort et en bonne santé bien sûr… Il peut s'engager à ses cotés même si ce n'est que pour la peur de mourir ou de perdre sa famille du moment qu'il cache cela à Voldemort… Voldemort justement, l'a engagé et lui a donc apposé sa marque sur son bras mais cela ne prouve qu'une seule chose : Drago Malefoy a été forcé de s'enrôler Mangemort. Il aurait pu dire non comme mes parents ou bien d'autre mais il a choisi de vivre. Il s'est sacrifié pour ses parents. Tout comme les miens se sont sacrifiés pour moi…

Harry se tourna alors vers le jury.

Et pensez bien ceci. Il n'y a pas de vraies preuves de sa culpabilité mais il y en a de son innocence… Cela devrait vous suffire à faire le bon choix. Je n'ai plus rien à ajouter.

Et devant un ministre fou de rage, Harry retourna s'asseoir à coté de Nick sous les yeux médusés de l'assemblée. Il aperçut Nick esquisser un applaudissement silencieux mais il attendit que l'audience s'achève. Harry n'avait jamais vu le ministre comme ça. Même Percy avait peur lorsqu'il vint se rasseoir à coté de lui.

Bien… euh… Après cette interruption nous allons voter. Qui pense que le mangemort ici présent est coupable des chefs d'accusations retenus contre lui ?

Il leva la main et lorsqu'il vit que Percy hésitait, il lui adressa un regard noir. Harry essaya de compter les voix mais n'en eut pas le temps comme le jour de son audience.

Ceux qui le jugent non coupable ? Grogna Scrimgeour.

Harry avait l'impression qu'il avait réussi. Et en effet Amélia Bones intervint.

Les charges sont abandonnées.

Un brouhaha emplit alors la salle mais une voix parla plus fort encore que les autres. Amélia Bones avait sa baguette sur son cou.

Cependant monsieur Malefoy, je vous demanderais de rester à la disposition du ministère pour éclaircir cet Imperium. L'audience est terminée.

Il avait réussi. Sous le nez de Scrimgeour, il avait innocenté Malefoy. Pourquoi cela le mettait de si bonne humeur il n'en savait rien mais il était heureux. Malefoy se leva. Emportés par le flot de journalistes qui souhaitaient l'interviewer. Harry fut alors libre de partir sans être embêté par les journalistes.

Quand l'ordre va le chercher ? demanda Harry à Nick.

Ce soir quand il sortira du ministère. Il doit être au courant maintenant regarde…

Harry reconnut en effet Tonks parmi les journalistes et fut satisfait. Il rentra dans l'ascenseur étrangement vide et monta dans le hall. Il vit alors Scrimgeour qui l'attendait avec Percy.

Heureux Potter ? demanda Scrimgeour.

Assez. Répondit il.

Vous aimez ça qu'on parle de vous et de votre attitude contre le ministère… s'exclama t il.

Je n'aime pas que quelqu'un soit condamné pour un crime qu'il n'a pas fait. C'est tout.

Faire libérer un Mangemort ! Vous êtes fou !

Mais vous pourrez l'inculper pour l'imperium. Je ne viendrais même pas à cette audience. Il est coupable pour ça même si ce n'est qu'une conséquence de cette menace.

Vous…

Je dois y aller monsieur le ministre. Poudlard m'attend… Bonne soirée.

Harry retourna vers une cheminée avec Nick qui semblait bien s'amuser. Il prit une poignée de poudre de cheminette, la jeta dans le feu et comme Nick s'exclama…

Poudlard, salle commune des Gryffondor !