Tout le monde le sait, Riza Hawkeye est un modèle de discipline. Pas un seul faux pas de travers. Jamais. Vraiment ?
Riza : wô qu'est-ce que t'as fait toi encore ?
Moi : weuh rien. Je me contente de faire remonter des souvenirs. Et celui-là je le trouve rigolo.
Riza : ...
Aujourd'hui, le général Hakuro est venu me voir. Il paraît que je suis promu. Eh ouais je passe un rang au-dessus. Sauf que le vioque m'envoie dans l'Est. Bon c'est une promotion ou une rétrogradation ?
" C'est bien une promotion, colonel Mustang. Et sous-lieutenant Hawkeye passe premier lieutenant par là même." répondit Hakuro.
Wô une double promotion ! Colonel ... déjà ... quand notre supérieur s'en fut, je me tournais vers Riza :
" Va falloir fêter ça ! Vous êtes dispo ce soir ?" lançais-je enthousiaste.
" Euh ... vous savez, les militaires ne sont pas très bien vus dans l'Est." éluda-t-elle.
" Pas de problème. Nous avons un alchimiste d'Etat sous la main, on va l'y envoyer faire le ménage." répondis-je.
Riza haussa un sourcil. Qu'étais-je encore allé inventer dans mon esprit tordu du dedans de l'intérieur de moi-même ? Elle n'allait pas tarder à le savoir. Le temps que je mette ça sur papier ... Edward entra, pour sa première mission. Je lui expliquais qu'il allait devoir faire une petite inspection dans une mine d'East City.
Ce n'était pas compliqué comme boulot. Ed accepta, et alla se préparer au voyage. Riza me regarda puis demanda :
" Pourquoi l'envoyer là-bas ?"
" Pour qu'il fasse justice. Alors, vous êtes libre ce soir oui ou non ? Nous avons une double promotion à fêter."
Riza rougit, puis finalement accepta. Yes ! Je lui dis que je passerais la prendre vers ... disons huit heures. J'attendis la fin de la journée, en dissimulant tant bien que mal mon impatience. Je bossais comme un taré histoire de pouvoir partir à l'heure. Je m'en allois le premier, suivi par ma subordonnée peu aprois. Bon, pour ce premier rendez-vous, car c'en était un du moins pour moi, on allait faire simple mais chic. Un pantalon noir et une chemise bordeau feraient l'affaire.
Un chtit bouquet de fleur, et j'allais pouvoir y aller. Riza fut surprise que je lui offre des fleurs, mais touchée si j'en juge par son sourire. Elle me fit entrer le temps de les mettre dans un vase. Qu'elle était belle !
Elle avait mit une robe bleue, des chaussures à talons qui mettaient ses jambes en valeur et laissé ses cheveux flotter sur ses épaules. Je lui souris quand elle revint, et on se rendit dans un petit restaurant sympa. On commença par commander l'apéritif. Je vis que Riza n'y connnaissait rien en alcool, car elle choisit quelque chose d'assez fort. Elle tremblait un peu, était-elle nerveuse ?
Pour la détendre, je décidais de commencer la conversation :
" Alors, êtes-vous contente de cette promotion, Riza ?"
" Tout à fait colonel." répondit-elle.
Bruit de verre qui se casse en fonds. Elle a oublié mon prénom ou quoi ?
" Vous pouvez m'appeler par mon prénom vous savez. On n'est plus en service." fis-je remarquer.
" En ... entendu, Roy."
Ah quand même ! Si je pouvais arriver à la convaincre de me tutoyer maintenant.
" C'est surtout vous qui devez être content. Colonel si vite, ça va faire des jaloux." reprit-elle.
" Tant pis pour eux. Moi j'ai fait mon boulot c'est tout. Mais c'est grâce à toi." dis-je.
" De rien." rosit-elle.
Le serveur interrompit notre conversation, et déposa nos verres ainsi qu'une bouteille de vin. Je vis avec stupeur Riza s'enfiler son apéritif presque d'un trait. Wô douchamin ma cocotte ! La cocotte toussa à s'en arracher la glotte.
" Ca va aller ?" demandais-je en essayant de ne pas rire.
" Oui kof ... c'est fort ce truc ! Touss !" dit-elle.
Sans blague ? Heureusement qu'elle s'appelle Hawkeye ! Elle avait les larmes aux yeux, et visiblement la bouche en feu. Ah la la la. Moi je bus mon vin tranquilos. Riza se remettait tant bien que mal de son expérience arrachage de tronche. Espérons que ça l'aura calmée. Tu parles Charles, j'étais pas au bout de mes surprises.
" Au fait, vous faites quoi le soir ?" demandais-je.
" Rien de spécial. Vous en revanche, vous avez un planning bien rempli." répondit-elle.
Petite allusion à peine voilée sur mes nombreuses conquêtes. Sur ce elle but d'un trait le reste de son apéritif. Oo. Bon, changeons de sujet. Son verre était. vide mais je le sentais pas quand même. Avant de reparler, j'attendis qu'elle dégage ses voies respiratoires. C'est bon ?
" Et vous vous n'avez personne ?" demandais-je d'un ton neutre.
" Nan. Pas que ça à faire."
C'est moi ou l'alcool lui monte déjà à la cafetière ? Hé ! Mais c'est qu'elle me pique mon pinard ! Riza se servit un plein verre. Euuh ... je devrais peut-être l'empêcher de boire là, non ? Elle but une bonne gorgée sous mes yeux ébahis.
" Et vous ? Z'êtes avec qui en ce moment ?" demanda-t-elle en reposant son verre.
" Vous il me semble." répondis-je.
Elle sourit, et dit qu'elle trouvait ça amusant. Le pire c'est que j'étais sérieux en plus. Le repas arriva, ce qui devrait la détourner de l'alcool. On commença à manger tranquillement. Je devais trouver un autre sujet de conversation, autrement ça allait tourner au fiasco.
" Au fait, vous avez eu l'occasion de voir la petite à Maes ?" demandais-je.
" Pas besoin, avec toutes ces photos ! Et vous ?"
" Oui, je suis son tonton paraît-il. Hughes a décidé ça comme ça."
" Ca vous déplaît ?" demanda Riza.
" Non du tout. Je préfère la voir en vrai."
" Vous la trouvez plus mignonne comme ça ?"
" Moins pénible que sur papier glacé en tout cas."
Riza oublia son vin cinq minutes. Cinq minutes seulement, car une vieille connaissance s'arrêta à notre table.
" Roy ! Je ne pensais pas te trouver ici." fit une voix féminine.
Aïe. Pas bon ça.
" Johanna, comment va-tu ?" dis-je d'un ton neutre.
" Bien. Tu es accompagné évidemment. Profitez-en bien mademoiselle."
Aïe aïe aïe. Riza baissa la tête, l'autre s'en alla, laissant un silence gêné. Je la regardais, guettant sa réaction avec appréhension. Riza attrapa son verre, et le finit. Après quoi elle voulut se resservir. Mais je posais une main sur le verre.
" Riza, ne bois pas autant que tu va être malade." dis-je d'une voix apaisante.
Elle répondit par un regard à faire fondre la banquise. Valait mieux que j'ôte ma main moi. Riza remplit son verre, et le vida à moitié.
" Ecoute ... tu ne devrais pas tenir compte de ce qu'a dit cette fille, tu vaux beaucoup mieux que ça ! Elle ne sait pas qui tu es." repris-je.
Re-gloup. Elle va être complètement bourrée. Et j'en ai pas vraiment envie. Je tentais bien de la dissuader de boire, allant même jusqu'à confisquer la bouteille.
" Jette un oeil sous la table." lança-t-elle.
Je me baissais, écartais la nappe et découvris qu'elle braquais son arme sur moi. Plus précisément sur mon point le plus sensible. Wheulà.
" Riza, c'est pour ton bien que je fais ça. Tu ne voudrais quand même pas être saoûle ?" tentais-je.
" Comme tu l'as si bien fait remarquer tout à l'heure, nous ne sommes pas en servcie, et donc je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi." rétorqua-t-elle.
La bonne nouvelle, c'est qu'elle me tutoyait, la mauvaise c'était qu'elle était en colère. Riza me demanda pour la dernière fois de poser la bouteille sur la table. Elle ne plaisantait pas. Je choisis de lui obéir, pas la peine de faire un scandale. Elle s'en saisit et se servit ne nouvelle rasade. Je repris mon repas, mais le coeur n'y était plus. Riza ne me prenait que pour un coureur de jupon sans coeur. Bon, c'était pas complètement faux mais venant d'elle c'était différent.
Ca faisait mal. Je voyais bien qu'elle en souffrait. Comment réparer ça ?
" Riza, je t'en supplie écoute-moi : ce genre de fille ne doit surtout pas te faire sentir inférieure. Tu es une femme exceptionnelle, je suis très bien placée pour le savoir. Regarde-la : elle n'a que son physique à offrir. Le genre de chose qui ne dure pas. Toi, tu peux donner ta gentillesse, un soutien sans faille et inconditionnel, de même qu'une grande loyauté. En plus tu es courageuse, très intelligente, et tu sais toujours garder ton sang-froid. Crois-moi tu vaux cent fois mieux qu'elle." dis-je en lui prenant la main.
Elle eut l'air d'avoir compris le message, car elle sourit. Ouf, je crois que ça va mieux.Après le dîner, je choisis de l'emener danser. Mouais, à la réflexion je sais pas si c'est une bonne idée. Car une fois là-bas, elle continue à boire ! Bon, c'est plus gai mais quand même !
" Riza, tu as bu combien de verres ?" demandais-je en la rejoignant au comptoir.
" Depuis quaaaaand ?"
" Depuis que t'es là."
" Oh bé cht'en sais moué !" répondit-elle avec un large geste du bras.
Ouais. Suffisamment en tout cas pour être beurrée. Je décidais qu'il était temps de rentrer. Riza rigola bêtement quand on nous bouscula, et on parvint à sortir. La miss tanguait dans la rue.
" C'tait marrant cette gnoirée gnihihi !" commenta-t-elle.
" Tu n'aurais pas dû boire autant, je t'avais prévenue." dis-je mécontent.
" Roooh si on peut pu rigoler."
" On peut rire sans alcool tu sais. Tention au réverbère !"
Riza s'y aggripa avec les deux bras, et glissa un peu.
" Ben mgnon pote ! 'reusement qu'y des vérerbères dans l'coin." dit-elle.
Je le remis debout.
" Woouh on me gnerre ben fort, monchieur le colognel." reprit Riza en souriant niaisement.
" C'est pour éviter que tu parte à dame." répondis-je.
" Wai ! On dit za ! Hic !"
On poursuivit notre chemin, j'avais prévu de rentrer à pieds, je n'ai eu que des mauvaises idées ce soir. Riza se mit à chanter. C'est amusant, elle chantait une chanson cochonne entrecoupée de hoquets. Ne pas rigoler, surtout ne pas rire sinon je risque de la lâcher et elle pourrait bien se tauler.
" Lalalalala HIC !"
" Tiens bon Riza on y est presque." dis-je en luttant pour conserver mon sérieux.
" Où za ?"
" Chez toi."
" Ah bon. Zi tu le dis, z'est que c'est vrai. Hoc ! T'a toujours raison twa. Pour za que t'es zupérieur, paske t'es hic ! intellignent."
Oui enfin ... je ne l'ai pas trop été de t'avoir te laisser te saoûler. Bon, nous étions devant sa porte, et il fallait l'ouvrir. Elle fit tomber les clés, et je la lâcha dix secondes le temps de les ramasser. Sans appui, Riza fonça droit devant et tomba dans les plantes qui bordait sa maison.
" Riza ! Tu ne t'es pas fait mal au moins ?" demandais-je en me précipitant.
" Huuuu naon ! Huic !"
Je la relevais, et la porta dans mes bras. Il fallut bien que je la pose pour ouvrir.
" Hmmmm ! J'te quitterais zamais Roy. T'es trop meugnon." dit-elle la tête sur mon épaule.
Je souris, et la reprit dans mes bras. La chambre c'est par où ? Je dut explorer la maison, faisant rire Riza chaque fois que je me trompais. Enfin je trouvais la bonne pièce. Je la déposais doucement sur son lit, et constata qu'elle ne voulait pas me lâcher.
" Veut pas te quitter mon Roy !" gémit-elle en s'accrochant à mon cou.
" Bien sûr, je vais simplement rentrer chez moi." répondis-je avec douceur.
Riza gémit de nouveau, et me tira vers elle. Je parvins à m'asseoir, et elle se pelotonna contre moi. Je lui caressa la tête, pensif.
" Dis Woy ..."
" Oui ?"
" Tu va pas mourir hein ?"
Oo ! C'que c'est que cette question ?
" Pourquoi tu me demande ça ?"
" Paske que je veux pas tu meure. J'tiens trop à twa. Si j'te perd, je serais hoooorriblement malheureuse." avoua-t-elle.
Je souris tendrement. Je la pensais pas si touchante.
" Ne t'inquiète pas Riza. Tu va devoir me supporter encore longtemps."
Elle gloussa, puis leva son joli visage vers moi.
" Embrasse-moi." dit-elle.
Houlà. Je rougis sur le coup.
" Tu es ivre Riza. Le mieux que tu puisse faire, c'est prendre un peu d'aspirine et te coucher." répondis-je.
" Mais veux un bisou !"
" Non. Je vais aller te chercher un cachet d'aspirine. Ne bouge pas je reviens."
Elle se mit à bouder comme une enfant. Trop mignon. Je trouvais la cuisine, l'aspirine, en mit deux dans un verre et revins la voir. Je m'assis près d'elle et lui tendis le verre.
" Pourquoi tu veux pas de moi ?" reprit-elle d'une voix d'enfant.
" Comment ça ?" questionnais-je.
" Tu veux même pô m'embrasser."
" Parce que tu n'es pas dans ton état normal. Et que tu me trufferais de plomb le lendemain."
" Nan c'est paske tu m'aime pô."
Elle finit son verre et me le rendis. Je l'embrassais sur la joue.
" Ca va mieux comme ça ?" demandais-je.
" Bof." bouda Riza.
" Allez couche-toi !" ris-je.
Riza continuait à bouder quand je revins de la cuisine, où j'avais posé le verre. Je lui souris avec tendresse, et m'approcha d'elle. Je pris son visage entre mes mains, et déposa un petit baiser sur ses lèvres. Elle sourit, contente.
" Allez au dodo maintenant. T'as de la chance que ce soit le week-end, tu va en avoir besoin pour te remettre de ta cuite." dis-je à mi-voix.
Riza me rendit mon baiser, et je décidais de la laisser. Cette soirée n'aura pas été si mauvaise en fin de compte.
Riza : nan je rêve ! Pas ça ! Non mais tu te rends compte de la honte que tu me fous là Serleena ?
Moi : bé t'avais qu'à pas boire autant. Et au moins maintenant t'es comme tout le monde : imparfaite. C'est rassurant.
Riza : surtout honteux.
Moi : mais non. Je suis sûre que les lecteurs ont aimé. N'est-ce pas ?
