Wah, notre Roy va affronter le fameux balafré. Comment le vit-il ? Merci pour vos coms !
Huuu, j'ai appris un truc de pas plaisant du tout. Scar serait à Central. Bon sang de bonsoir. Les frangins ont été avertis, mais j'avais un très mauvais pressentiment. Naturellement, nous allions tout faire pour le coincer. La présence de ce type nous mettait tous à cran. Riza était constamment sur mon dos. Je me dit qu'elle doit avoir peur. Y'a qu'à voir l'autre jour, quand j'ai disparu pendant un moment. Elle était dans un état, furax. L'avais jamais vue comme ça.

" Riza. Du calme. Je sais que ce que vous ressentez, mais ça va aller. Après tout vous êtes là pour veiller sur moi." dis-je en posant mes mains sur ses épaules.

Ca lui a coupé la chique directe. Elle me regarda la bouche ouverte, puis s'apaisa. Puis elle baissa les yeux, gênée sans doute de s'être fait percée à jour si facilement. Ensuite, on retourna au bureau pour travailler. Eh oui, même si nos vies étaient menacées, nous devions quand même bosser. Ksss, qu'on m'explique la logique là-dedans. J'avais vraiment pas la tête à travailler. Le problème, c'est que si je ne m'y mettais pas je risquais de ne plus avoir de tête du tout. Grâce aux ... bons soins de mon lieutenant.

Surtout qu'elle était sur les nerfs en ce moment. Je me mit à penser qu'accorder un garde du corps aux frangins Elric ne serait pas une mauvaise idée. Avec Marcoh en plus, ils faisaient une cible de choix pour le tueur. Mais qui choisir ? Il fallait quelqu'un de fort physiquement, et quand qui j'avais confiance. Je m'en ouvris à Maes. J'étais sûr qu'il me trouverait quelqu'un. J'avais raison.

" Ouais, j'ai ce genre d'homme sous la main. Avec lui les frères seront en parfaite sécurité. Viens je vais le présenter." dit-il.

Je le suivis jusqu'à son département. Maes appela ce que je pris d'abord pour une armoire. Et quelle armoire ! Un colosse d'au moins 2m30 de haut. J'eus l'impression de l'avoir déjà vu.

" Roy, je te présente le major Alex Louis Armstrong. L'alchimiste au bras puissant." fit Maes.

" Armstrong ? Vous n'étiez pas à Ishbal par hasard ?" demandais-je.

" Si fait colonel Mustang." répondit-il.

" Bien. J'ai une mission pour vous : veiller sur les frères Elric et toute personne se trouvant avec eux." annonçais-je.

Le type fit alors un truc incroyable. Il enleva sa veste, dévoilant une musculature impressionnante et prit une pose la mettant en valeur. Je voyais même des étoiles briller autour de lui. Le major affirma que ce serait un honneur de veiller sur ces deux charmants bambins. Il ne connaît pas Edward celui-là. Al est peut-être charmant, mais le FullMetal aurait besoin de prendre des cours de ... comment dire ? Charmanterie ? Charmantesse ? Bref y'avait du boulot. Je quittais ensuite le bureau avec Maes.

" D'où tu le sort ce gars ? D'une pub pour produit d'entretien ?" demandais-je.

" Très drôle. Fais-moi confiance : Armstrong a peut-être l'air d'un Monsieur Propre maxi dose, mais il est compétent. C'est un bon élément."

Mouais, je pense que rien qu'avec sa carrure, Scar devrait y réfléchir à deux fois. Du moins est-ce que j'espérais. Ce détail mis au point, je regagnais mon antre. Mon garde du corps à mwa crut bon de m'apporter de nouveaux amis, tout en couleur et tous carrés.

" Dites donc lieutenant, ça commence à être le waï sur mon bureau, savez-vous." dis-je.

" Que voulez-vous que j'y fasse ? C'est votre bureau pas le mien." répondit-elle.

" Ce que vous pouvez y faire ? Mais arrêter de l'encombrer pardi !" m'exclamais-je.

" Que voulez-vous, vous enterrer sous une tonne de dossiers est mon fantasme. Je suis en train de l'assouvir." lança-t-elle.

Tout le monde éclata de rire, moi y compris. Je tentais d'empêcher mon esprit de formuler quel pourrait bien être mon fanstame avec elle. Brrrm. Je pris un dossier, avec la nette intention de retrouver mon bureau comme il était ce matin : merveilleusement vide. Ca eut au moins l'avantage de satisfaire mon lieutenant. Une bonne nouvelle dans ce monde de brutes ... bien vite effacée par un autre, nettement mois réjouissante : le tueur avait été repéré en ville. Tout le monde se leva dans un bel ensemble pour aller le cueillir.


Maes m'informa que son subalterne était déjà sur le coup. Bien. Mais quand on arriva sur le lieu où il s'était visiblement battu avec lui, on découvrit un trou béant dans le sol. Wow. Que s'était-il passé ? Vite j'ordonnais aux soldats qui nous accompagnaient de retrouver Armstrong. Ca nous prit un bon moment avant de le retrouver. Il n'était pas trop mal en point. Pas de victimes, un bon point pour lui. Armstrong nous fit alors part d'une découverte qui acheva de me casser le moral.

" Le tueur ... Scar. C'est un Ishbal. J'ai vu ses yeux rouges."

Allons bon. Cher passé, ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus. Maintenant, je comprenais pourquoi il ne s'en prenaient qu'aux alchimistes d'Etat. Le major ajouta autre chose : il semblait être capable de faire de l'alchimie. Au point où on en est, pourquoi pas. Il pouvait transmuter sans cercle, bien qu'il ne s'arrête qu'à la destruction de la matière. Le major s'excusa ensuite d'avoir échoué dans sa mission.

" Vous leur avez permis de s'enfuir, je ne considère pas cela comme un échec." répondis-je.

Cette réponse me valut un regard reconnaissant. Mais nous devions poursuivre les recherches. Scar était toujours après mes protégés et Marcoh. J'envoyais Breda à la gare, des fois qu'ils essayeraient de cacher le doc. Puis un peu plus tard, quelqu'un nous informa que Scar était tout proche. Tout le monde remonta en voiture. Cette fois, on allait le coincer. Mais en arrivant, je vis une scène qui me glaça d'horreur. Scar avait la main sur la tête d'Edward, qui venait déjà de perdre un bras.

Marcoh arpprocha, tendant un truc qui brillait. Scar se tint le bras et prit la fuite. Je tirais en l'air pour attirer son attention, et le sommait de se rendre. Cause toujours tu m'intéresse. Seulement mon gars, moi vivant personne ne touchera un seul cheveu de mes protégés. De plus, il avait blessé le major.

" Je suis le colonel Mustang, le Flame Alchemist." dis-je, sourd aux appels de Riza.

" Le Flame Alchemist ... alors tu mourra toi aussi !" décréta Scar.

Eh ben vas-y arrive ! Riza m'appela encore une fois, mais je ne l'écoutais pas, guettant la réaction de l'Ishbal. Ce dernier fléchit les jambes, et s'élança.

" Colonel !" s'exclama Riza.

Scar fonçait vers moi, je m'apprêtais à claquer des doigts quand soudain je fus fauché et tomba à la renverse. Riza sortit deux flingues et tira sur Scar qui recula vivement.

" Mais qu'est-ce qui vous prends Hawkeye ? Vous êtes devenue folle ?" m'exclamais-je, toujours par terre.

" Je vous ai sauvé la vie je vous signale. Vous êtes impuissant sous la pluie, alors restez en arrière." répliqua-t-elle en chargeant.

ARGH ! Je déteste ce mot ! Et elle me l'assène en plein visage, devant tout le monde. N'empêche, elle a raison. J'ai failli me faire tuer bêtement. La honte internationale, extraterrestre. Scar posa une main sur un mur, qui se fendit.

" Feu !" s'exclama Riza.

Les coups de feu claquèrent, mais il se sauva sans une égratignure le bougre.

J'ai jamais vu quelqu'un d'aussi rapide. Aussitôt je lança des gens à sa poursuite. Puis je me relevais, et regarda les deux frères. Al était dans un sale état, à moitié explosé. Ed n'avait plus qu'un bras, et demandait à son frère s'il allait bien. L'armure lui répondit en lui flanquant un coup de poing. Eh bé ! Le cadet engueula ensuite l'aîné, pour ne pas s'être enfui et avoir faillit mourir. Ah là là là. Il n'empêche que c'est émouvant de voir à quel point ils sont proches. On me fit savoir que le docteur Marcoh sera mis en sécurité.

C'est la secrétaire du généralissime en personne qui est venu le chercher. Hmmm, je n'aime pas vraiment ça. C'est un déserteur, et j'ai dans l'idée que le chef des armées ne va pas lui pardonner si facilement. Entre-temps, Maes est arrivé comme une fleur, ou plutôt comme un cheveu sur la soupe en demandant s'il avait loupé quelque chose. Je lui racontais les derniers évènements. Il coula un regard inquiet vers les enfants, puis parut soulagé de les savoir en vie. Bon, nous autres devons rentrer au Q.G. Apparemment, l'Ishbal a réussi à s'esquiver, une fois de plus.

Comme c'est original. Allez on remballe. Le moral des troupes est en berne. On a aidé les deux frères à se relever, et on les ramenait avec nous. Je vous dis pas la trouille que j'ai eu quand j'ai cru qu'Ed allait mourir. Et Al, à moitié destroy ...


Je vous l'ai déjà dit, j'y tiens à ces gamins, comme s'ils étaient mes enfants. J'observais le blond à la dérobée. Il était silencieux, et semblait sous le choc. Je le comprends, ça dû être terrible de se faire exploser le bras comme ça. Même si ça avait été l'automail. Puis y'avait pas que ça qui avait failli exploser. Maintenant que j'y pense, j'ai eu l'impression que Scar hésitait à le tuer. Se rendait-il compte que c'était un enfant ? Je ne sais pas. Toujours est-il que tant qu'il était dans la nature, les frères étaient en danger. On les laissa se reposer dans leur chambre commune. Moi, je songeais que j'avais quelqu'un à remercier. Je me rendis donc chez mon lieutenant, après m'être changé. J'étais trempé comme une soupe en rentrant. Riza parut surprise de me voir arriver chez elle. Elle me fit entrer, et me proposa un peu du thé qu'elle venait de faire. Hayate vint me dire bonjour. Pendant qu'elle me versait la boisson dans une tasse, je caressais le chien. Puis ma subordonnée m'invita à m'asseoir, ce que je fis et me mis tout près d'elle.

" Que me vaut l'honneur de votre visite, colonel ?" demanda-t-elle en me proposant des petits gâteaux.

" Je voulais vous remercier. Pour m'avoir sauvé la vie." répondis-je en trempant mon gâteau.

Riza me dévisagea un instant, et but une gorgée.

" Je n'ai fait que mon devoir." dit-elle.

" Vous faites bien davantage, et vous le savez très bien. Alors pour ça aussi je vous dis merci." repris-je.

Riza rosit, et on but notre thé en silence. Puis je posa ma tasse sur la table basse devant moi.

" Vous en voulez d'autre ?" demanda-t-elle.

" Non merci Riza. Je vais y aller." dis-je.

On se leva, et elle me raccompagna à la porte. Avant de partir, je me pencha vers Riza et l'embrassa. Elle y répondit timidement d'abord, puis ardemment ensuite. Eh ben ! On aurait dit qu'elle avait attendu ça toute sa vie. Je dus y mettre fin hélas.

" Merci d'être là." murmurais-je.

Je déposais un dernier baiser sur son front, et me sauva. Je sentis la douce pression de ses lèvres un long moment après. J'avais l'impression d'y être encore. Une fois chez moi, j'enlevais la veste de mon uniforme, et m'allongea sur mon lit les bras en croix. Puis je portais une main à ma bouche, et un sourire étira mes lèvres. J'avais du mal à croire ce que je venais de faire. Mais ça avait été très agréable. J'en rêvais depuis toujours ... Riza ... mon fantasme absolu. Du plus profond de mon coeur, de mon âme j'espère pouvoir renouveler l'expérience.

Encore, encore et encore, autant de fois que je le désire, et aller plus loin.