Waaaaah ! Que c'est dur la vie d'artiste. Je me suis encore couché à pas d'heure hier soir. Je me dirigeais vers mon bureau les yeux dans le même trou, ou quelque part par là. Tiens Hawkeye n'est pas encore arrivée. Tant mieux, ça me donnera peut-être le temps de me réveiller. Je me laissais choir sur ma chaise.
" Chouette soirée hier soir, hein colonel ?" me lança Havoc, dans le même état que moi.
Tous les deux avions été invité à l'anniversaire d'un ami en commun. J'hochais la tête avec un sourire. Brrrm. La porte s'ouvrit, et Riza entra lança un joyeux "bonjour tout le monde !". Moi et les autres on se regarda, étonnés. Elle était de bonne humeur ? C'était bien la première fois que ça arrivait. Elle alla s'asseoir en chantonnant, Oo, et m'apporta mes dossiers. Bon, si elle était de bonne humeur, ça pouvait être une bonne chose. Certainement mieux que si elle était en rogne, comme à une certaine période du mois.
Elle se mit aussitôt à travailler, et moi pas. Pas envie je suis pas bien aujourd'hui. Une heure passa, sans qu'elle ne dise quoi que ce soit. Yeah, la vie est belle.Mais tout de même, j'aimerais bien savoir ce qui l'a mise d'aussi bonne humeur. La pause-café de dix heures arriva, et j'avais toujours rien foutu. On sortit du bureau pour se rendre dans la salle de repos. Tout le monde, sauf Riza. Bon là c'était normal. Elle restait toujours pour m'obliger à bosser.
" Le lieutenant Hawkeye ne vient pas en pause ?" demanda Kain.
" Non, elle doit encore obliger le colonel à bosser. Mais non puisqu'il est là !" fit Breda.
" Elle a tellement pas l'habitude de faire une pause qu'elle a dû oublier." dit Havoc.
" Et elle nous aurait regardé sortir sans rien dire ?" fit Falman.
" Ah non, ça ça risque pas d'arriver." reconnut Jean.
" Je vais voir ce qu'elle trafique." dis-je.
Je laissais là mes subordonnés pour retourner au bureau. Quand j'arrivais, Riza sortit, toute contente.
" Oh la pause est déjà finie ?" demanda-t-elle.
" Non, il reste encore dix minutes." répondis-je.
" Aaah tant mieux ! Je vais me faire un bon thé ! Maah !" s'exclama-t-elle.
Wô, c'est quoi cet accès de bonne humeur ? Je la regarda s'éloigner, perplexe. Elle fredonnait la même mélodie que ce matin. Je la suivis à distance, et on revint à la salle de pause. Riza bavarda gaiement avec quelques collègues féminines. Les autres me lancèrent un regard interrogateur, et j'haussais les épaules en signe d'ignorance. Cependant, ça ne me disait rien de très bon tout ça. L'intuition masculine je suppose. Ben quoi ? Nous aussi on devine des trucs !
La pause prit fin, et on retourna bosser. Sauf que là, quelque chose d'encore plus bizarre nous attendait.
Riza ... attention tenez-vous bien, âme sensibles veuillez sauter ce passage, Riza je disais ... vous êtes prêts ? Z'êtes sûr hein ? Non parce que ça surprends. Moi-même j'en ai encore le cul par terre. Bon, si vous insistez ... mais venez pas vous plaindre. Je vous aurais prévenu. Alors, ainsi que je le disais avant d'être interrompus par mes fans ( Ndla : quoi ? ), Riza Hawkeye, le bourreau de travail par excellence, l'ennemie jurée des j'en fous pas une, des glandeurs, feignasses en tout genre, roupilleurs au boulot, pionceurs sur dossiers, tout ces clubs dont je suis président au passage ... Riza rê-vas-sait. Oui chères amies, vous avez bien lu. Notre Hawkeye nationale glandait.
Pendant que les secours s'occupaient de ceux ou celles qui avaient fait une syncope, et il devait y en avoir, tâchons de savoir ce qui ce passait dans cette chère tête blonde. Parce que pour qu'elle coince la bulle il en faut. Je décidais donc à mes risques et périls, de me lancer dans une phase d'observation. Riza arborait la pose et l'expression typique des glandus, euh glandeurs. Et croyez-moi je m'y connais. Elle était affalée sur sa chaise, jambes tendues, bras ballants et tête en arrière. Son regard était perdu dans la contemplation du plafond.
Ses dossiers étaient faits, que voulez-vous on devient pas glandeur du jour au lendemain. Ca demande de l'entraînement. Mon observation fut interrompue par l'arrivée de Maes Hughes. Riza leva la tête histoire de voir qui faisait tout ce barouf, puis repartit dans sa rêverie. Elle tournait maintenant de gauche à droite sur sa chaise à roulettes, la tête penchée sur le côté. Hughes finit par remarquer son apathie, et m'interrogea du regard.
" Je sais oui, c'est comme ça depuis ce matin." chuchotais-je.
" Elle est ptêt malade." avança Maes.
" Aucune idée. T'as rien d'autre à me dire sinon ?"
" Non. Je vous laisse." dit-il bien fort.
Riza lança un au revoir distrait, sans cesser de se balancer. Moi j'étais perdu. Mon lieutenant qui coinçait la bulle, c'était pas normal. C'est alors que je vis enfin les possibilités que ça m'ouvrait : finir mes nuits ici, appeler tous les numéros de mon carnet d'adresse, me la couler douce, ne plus l'entendre m'hurler dessus, ou me menacer de ses flingues ... OUUUAAAAAIIIIS ! Je dégaina illico mon carnet chéri, et appela une première fille. Pas de réaction du côté de la tigresse. Elle se balançait, peinarde.
Du coup, ne la voyant pas réagir, les autres exultèrent mais silencieusement. Mieux valait éviter de la réveiller. Havoc jeta son stylo, et prit ses aises. Breda sortit un beignet d'un sac en craft, et le mangea tout en jetant un oeil à la blonde. Fuery et Falman terminèrent leur travail, sait-on jamais, et se détendirent à leur tour. Soudain, Riza se tourna vers eux. Ils sursautèrent et pâlirent. Mais elle se contenta de leur sourire, puis de faire un tour complet avec sa chaise. Ils venaient d'avoir une sacrée trouille n'empêche.
Riza me regarda à mon tour, je restais impassible. Elle prit un peu d'élan, et fit deux tours sur sa chaise. On s'occupe comme on peut. Je souris en la voyant faire. C'était marrant quand même. Midi arriva, tranquillou. Riza bondit hors de sa chaise-jouet et se sauva avant qu'on ne le remarque. Mouais ...
" Ben chais pas ce qu'elle a, mais pourvu que ça dure !" fit Havoc.
Tout le monde approuva. Et effectivement, ça dura. Deux jours plus tard, Riza était avachie sur son bureau, rêveuse. Elle faisait toujours son travail, et nous ben ... pas vraiment. En revanche, on bavardait en toute sérénité. Moi j'étais étendu sur ma chaise, les mains croisées derrière la nuque. Le courrier arriva, je ne bougeais pas d'un millimètre. Une lettre atterrit sur le bureau ma subordonnée. Un grand sourire éclaira son visage, et m'alarma. Riza lut sa lettre en souriant comme une idiote. Oh oh. Je n'aime pas ça du tout. Tous ces symptômes commençaient à me dire quelque chose, que je chassais immédiatement de mon esprit.
" Naaaan, ça se peut pas. Elle doit même pas connaître ce mot." me dis-je.
Elle plia son papier, et le rangea dans un tiroir. Les jours passèrent. L'euphorie des premiers jours était passée : on s'ennuyait maintenant. Riza était toujours de bonne humeur. Là, je me dis qu'il fallait que j'en aie le coeur net. Bon d'accord, ça faisait du bien qu'elle ne nous fiche plus la trouille, mais je crois qu'on préférait avant. Elle arriva en chantonnant, comme d'habitude depuis quinze jours. Elle nous salua gaiement, et alla pour s'asseoir. J'étais arrivé une seconde avant.
D'un geste vif, je lui attrapais le menton et scruta son visage. Elle sourit. Et je compris enfin ce qui se passait. Nom de diou. C'était arrivé. J'y croyais pas. Et pourtant, cette bonne humeur, ces rêvasseries, cette indulgence anormale, et surtout ses yeux qui scintillaient ... elle était amoureuse.
" Comment il s'appelle ?" demandais-je en la relâchant.
" Qui ?" demanda Riza étonnée.
" Votre petit copain." repris-je d'un ton sec.
Les bavardages s'interrompirent aussitôt, et ils se tournèrent vers nous, les yeux grands ouverts. Riza me sourit à nouveau :
" Comment vous l'avez deviné ?"
" Je le vois sur votre visage."
" Ben oui, j'ai quelqu'un en ce moment. C'est un crime ?"
Là, imaginez une bombe qui nous tombe dessus pour avoir une idée de l'ambiance dans le bureau. Pour les autres, c'était le scoop de l'année. Pour moi, la cata complète. De quel droit osait-elle s'occuper d'un autre que moi ? Comment pouvait-elle m'oublier de la sorte ?
" C'est qui ce type ? Pourquoi vous sortez avec ?" insistais-je en croisant les bras.
Riza me regarda, les mains sur les hanches.
" De quoi je me mêle ? Ma vie privée ne regarde que moi." répliqua-t-elle.
Elle s'assit pour faire son boulot. J'étais vraiment en rogne là. Puisque c'était comme ça, je travaillais moi aussi. Le premier qui s'embête a perdu. Quelque temps plus tard ... j'ai perdu. Je m'ennuie comme un rat mort. Riza elle, tourne sur sa chaise. Elle fait plusieurs tours d'un coup, et la vie c'est joli. NAN c'est pas joli ! Elle voit un autre type, il a toute son attention et ça c'est moche ! Waw.
Je suis jaloux je crois. ( Ndla : c'est fou comme il est perspicace ce type ).
La pause arriva. Tâchons de nous changer les idées. Soudain, alors que je prenais mon coffee, j'eus une idée. La semaine dernière elle a reçu une lettre de son crétin. Elle est toujours dans le tiroir si ça se trouve. Je vais aller voir. Je jeta mon gobelet, et filait au bureau.
J'ouvris un premier tiroir, et fouilla. Rien. Voyons de l'autre côté. AHA ! Je parcourus la missive, le dégoût me prenant au fur et à mesure de la lecture.
" Tes cheveux sont plus brillants que le soleil ... tes yeux me font penser à des chocolats ..." BEEEERK ! J'ai envie de vomir. Soudain la porte claqua avec violence. Et devant, une Hawkeye furieuse.
" J'en étais sûre ! Vous fouillez dans mes affaires !" s'exclama-t-elle.
Vite une excuse, une bonne raison, quelque chose ...Riza s'avança et m'ôta la lettre des mains. Elle la plia et la fourra dans sa veste.
" J'attends vos explications." dit-elle froidement.
" Et moi j'attends les vôtres, qui pourraient justifier votre comportement." rétorquais-je sur le même ton.
" Quel comportement ?"
" Oh je vous en prie ! Ca fait deux semaines que vous ne faites rien !"
" PARDON ? Moi je ne fais rien ? Mais c'est l'hôpital qui se fout de la charité ! Mon travail est toujours fait, on ne peut pas en dire autant du vôtre ! Par conséquent, vous n'avez rien à me dire !" s'exclama-t-elle, les yeux flamboyants.
Elle avait raison, mais je voulais avoir le dernier mot.
" Ce n'est pas une raison pour glander !" fis-je en haussant le ton.
" Une fois mon travail terminé, je fais ce qu'il me plaît. Je n'ai plus aucune obligation !"
Mais elle m'énerve à avoir toujours raison ! Grrrrr !
" Peut-être, mais vous n'avez pas étaler votre privée sur votre lieu de travail !"
" Ca vous va bien de dire ça ! Pas plus tard qu'hier vous avez encore appelé une de vos conquêtes, ici même ! Vous appelez ça comment alors, hein !" s'écria Riza.
Mais c'est pas vrai ! Concrètement, je ne pouvais rien lui reprocher. Son travail était prêt en temps et en heure, elle ne parlait pas de ses rendez-vous, et ça concernait sa vie privée. Hormis un désintéressement total pour nos personnes, surtout la mienne, il n'y avait rien de répréhensible.
"Je trouve qu'à cause de votre histoire vous êtes moins efficace !" repris-je.
Tu t'enfonce là Roy. Riza était toujours aussi compétente, et je le savais. Elle fronça les sourcils, puis écarquilla les yeux, l'air soudain étonnée.
" C'est pas vrai." dit-elle.
Quoi encore ? J'attendais la suite, curieux de savoir ce qu'elle allait me sortir.
" Mais vous êtes jaloux !"
" Q-quoi ? M-mais pas du tout !"
Flûte. Je suis grillé là.
" Voyez-vous ça ! Le grand Mustang, le Don Juan des temps modernes est jaloux de sa subordonnée !" reprit-elle les mains sur les hanches.
" Vous perdez la tête, Hawkeye."
" Ca m'étonnerais ! Ben si je m'attendais à celle-là !"
Elle retourna s'asseoir, me plantant là en train de bouillir. Les autres revinrent, et s'étonnèrent à peine de l'ambiance tendue. Ma mauvaise humeur persista jusqu'au soir. Quand mon lieutenant s'en fut, je décidais de la suivre. Je voulais savoir à quoi il ressemblait ce macaque. Elle rentra d'abord se changer chez elle, et ressortit deux heures plus tard, Hayate en laisse. Je la suivis jusque devant un bar-tabac, où l'autre idiot l'attendait. Voyons voir ... grand, cheveux noirs, yeux noirs même ... mais pas terrible. Qu'est-ce qu'elle lui trouve à ce bellâtre ?
Il l'emena dans un petit restaurant.
" Je rêve ou il lui prends la main ? " pensais-je en les espionnant.
Mais non, c'est bien ce qu'il faisait. Un sentiment de grande lassitude m'envahit soudain. Je quittais les lieux pour aller m'enterrer chez moi. Riza fréquentait quelqu'un, et ce n'était pas moi. J'aurais pourtant dû m'y attendre, une belle fille comme elle. Qu'est-ce que je m'imaginais, qu'elle allait rester célibataire toute sa vie, alors que moi je courais après toutes les femmes de Central ? Quel pauvre idiot.
Au fonds de moi je savais qu'elle avait le droit au bonheur. Qui étais-je pour la juger ? Mon coeur me faisait terriblement mal. Je trouvais je ne sais où le courage de me changer, et tombais ensuite comme une masse sur mon lit. Deux jours passèrent. Un soir, j'aperçus son petit copain qui traînait en ville.
" Tiens, et si je découvrais ce qu'il fait de ses journées celui-là ?" me dis-je.
C'est ainsi que je me mis à le filer. Il se rendit dans un coin pas très recommandable. Je le vis alors embrasser une fille. Gniiiii ! Il trompe ma Riza ! Mais il est pas bien ! Quand on a une femme comme elle, on s'y accroche de toutes ses forces. J'eus envie de le cogner. Il allait la faire souffrir. Le lendemain, je décidais de parler à ma subalterne.
" Ecoutez, j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer. C'est au sujet de votre petit ami. Hier comme je flânais en ville, je l'ai aperçu à un bar et ... là je ... je l'ai vu embrasser une autre fille."
Riza me dévisagea dix secondes, puis son regard se fit acide :
" C'est tout ce que vous avez trouvé pour briser mon couple ?"
" Non ça n'a rien à voir. Je me suis fait une raison, mais j'ai quand même pensé que je devais vous avertir." dis-je.
Me suis fait une raison, tu parles.
" C'est ça ! Franchement colonel, je n'aurais pas cru ça de vous."
" C'est la vérité vous devez me croire ! Je peux même vous donner le nom du bar : le Red Lizard."
" Comme si Fred allait dans ce genre d'endroit."
Je savais bien qu'elle ne me croirait pas. Logique. Mais je l'avais prévenue, et elle finirait bien par comprendre. Trois jours après cette découverte, je me trouvais encore une fois dehors, bien décidé à prouver à mon lieutenant que j'avais raison. J'avais emprunté le polaroïd de Maes, et j'allais prendre ce type en flag. Ah le voilà. Mais ... c'est pas Riza juste derrière ? Si. Tiens tiens, aurais-je semé le doute dans son esprit ? Je pris la suite de la filature. Riza suivit son mec jusqu'au Red Lizard. Elle y entra, et découvrit la cruelle vérité. Aïe. J'en avais mal pour elle.
Riza tapota sur l'épaule de Fred, et quand celui-ci se retourna lui flanqua un pain magistral. Je pouffais de rire. Il se releva. L'autre fille apostropha Riza.
" Non mais t'es qui toi pour cogner mon mec ?" dit-elle.
" Justement je suis sa petite copine." répliqua Riza.
" Ouais c'est ça allez dégage !"
" Après toi je t'en prie, p'tite conne."
Wô ! Ca sentait la bagarre. Et je la connais Riza, elle peut faire très mal même sans arme.
" Qu'est-ce t'as dit là ?" reprit sa rivale en approchant.
Mais Fred intervint pour les séparer avant que ça ne dégénère. Un autre type poussa Riza et lui somma de déguerpir.
" Sur un autre ton mon gars !" lançais-je derrière.
Tous les regards se tournèrent vers moi. Riza me regarda avec surprise.
" T'es qui toi ?" demanda le gars.
" Peu importe, tu ne parle pas comme ça à cette jeune femme compris ?" répondis-je en m'approchant de Riza.
" Ah ouais ?"
" Ouais !"
Clac ! Le gars s'embrasa comme une torche, la foule émit un cri de peur et recula. Puis j'avisais l'ex de ma subordonnée. Ce dernier pâlit, et recula alors que je m'approchais de lui.
" Alors comme ça, t'as cru malin de tromper Riza hein ? Pauvre débile."
PAF ! Deuxième pain de la journée. Je me tournais vers la foule :
" Y'a d'autres amateurs ?" lançais-je en faisant craquer mes phalanges.
Personne ne répondit. J'aime mieux ça. Je revins ensuite vers Riza, et on sortit. Mais une fois dehors, elle se sauva. J'eus beau la rappeler, elle ne s'arrêta pas. J'allais chez elle, histoire de la réconforter.
" Allez vous-en !" lança-t-elle d'une voix hachée par les pleurs.
" Riza, laissez-moi entrer. Vous avez besoin de quelqu'un." dis-je doucement.
" Non !"
Bon ... je m'en vais donc, coupable de la laisser affronter ça seule. En passant je rendis son appareil à mon ami, sans lui raconter ce qui s'était passé. Le lendemain, Riza avait l'air abattu. Ca me fit mal. Quand la pause arriva et que les autres sortirent, je vins vers elle alors qu'elle se levait. Je lui prit le menton, et Riza me regarda étonnée. Je lui sourit et la prit dans mes bras. Elle éclata aussitôt en sanglots.
" Ca va aller Riza ... je suis là." dis-je à mi-voix.
Elle pleura cinq bonnes minutes, au bout desquelles j'essuyais ses larmes avec les doigts, et lui tendit un mouchoir.
" Au fait ... merci d'êre venu à mon secours hier." dit-elle.
" De rien, ça été un plaisir de vous aider."
Elle sourit avec reconnaissance, puis alla se passer un peu d'eau sur les yeux. Elle revint ensuite au bureau, où je lui tendit une tasse de thé, qu'elle accepta bien volontiers. Je la laissa boire en silence, et retourna à mon bureau au moment où les autres revenaient de pause. La vie continue.
