Notre Roy vit sur un petit nuage mais gare à l'orage ... espérons que ce n'est que passager. Merci pour vos coms et bonne lecture !
Me sentais nettement mieux depuis que je sortais avec Riza. J'avais l'impression de renaître. Bien évidemment, pas question de le montrer. Personne ne devait être au courant. Ce n'est pas que je n'avais pas confiance en mon équipe, mais nous ne voulions pas que cela se sache. Et ma petite fleur assurait que c'était le meilleur moyen de ne pas mélanger vie professionnelle et vie privée. Pas de bisous au bureau TT ... plus cruelle que ça tu meurs. Enfin, on se rattrapait en dehors du bureau. Gnéhéhé. Pour le moment, nous étions en route pour l'Est, où les habitants de la ville de Lior menaient la vie dure à l'armée.

J'avais peur que la tuerie d'Ishbal ne recommence. Avec les crétins qui nous commandaient, y'avait de fortes chances. Comme par hasard, un peuple à la peau mate. Nos dirigeants seraient-ils racistes ? Ca ne m'étonnerais pas. Bande d'abrutis imbéciles. Au fait, y'avait un drôle de passager avec nous. Un type avec un masque. Savait pas que c'était le carnaval. Qui ça pouvait bien être ? Le gus en question se leva. Quand je le vis de dos mon coeur rata un battement. Il avait de longs cheveux noirs noués.

Je n'aimais pas ça du tout. On aurait dit ce malade mental de Zolf Kimblee. Non, il était censé être en prison. Tsss, on aurait mieux fait de l'exécuter tiens. Riza remarqua mon air soucieux, et me demanda si tout allait bien. Mouais. Le voilà qui revient. J'avait la quasi-certitude que c'était lui.

" Allons Roy, il ne peut pas être là. C'est impossible. Il a été condamné à perpétuité." me dis-je.

Je reportais mon regard sur le paysage, tentant de ne plus y penser. Hélas au bout de quelques minutes, le gars demanda s'il pouvait ôter son masque. Ce qu'on lui accorda ... et ce qu'il fit. JE LE SAVAIS !! C'est lui !

" Kimblee ! Mais qu'est-ce qu'il fiche ici ?" m'exclamais-je en bondissant mon siège.

" Tiens ! Salut Mustang ça faisait un bail !" lança-t-il avec un sourire ironique.

" L'alchimiste Ecarlate est sous mes ordres, Mustang. Ca vous pose un problème?" répondit Archer.

C'est moi ou c'est la journée des crétins aujourd'hui ? Y'avait pas assez d'un chieur, il en fallait un autre. Je lançais un regard noir à Archer.

" Cet homme ne devrait pas être ici, mais en prison." dis-je.

" Eh bien il a été amnistié." fit Archer avec un sourire en coin.

Ben voyons. Riza me demanda de me rasseoir, je lui obéis en lançant des éclairs à Archer. Ce type me répugnait. Lui ne pouvait pas me voir, jalousie je crois. J'aperçus soudain Kimblee lorgner sur Riza. Oh bord ... tu la touche t'es mort. Déjà, j'avais envie de lui cramer les yeux, histoire qu'il ne la souille pas avec son regard de psychopathe. Ca l'amusait de me voir bouillir de rage. Le train s'arrêta. Vite dehors avant que j'explose. Mon équipe eut du mal à me suivre tellement je marchais vite. Nous gagnons notre bureau, dont j'ouvris la porte avec fracas.

" Alors c'est lui l'Alchimiste Ecarlate ? Y fout les jetons." commenta Fuery.

" Ouais. J'ai entendu de ces histoires sur ce mec ... à vous donner froid dans le dos." ajouta Jean.

" Il était à Ishbal il paraît. Il a complètement déraillé pendant la guerre, c'est comme ça qu'il s'est retrouvé en taule." ajouta Breda.

Riza se racla la gorge, et les fit taire d'un regard. Merci ma biche. J'étais rivé à la fenêtre, tentant de trouver un semblant de calme. Le silence se fit dans le bureau, à mon grand soulagement. Si j'entendais encore parler de Kimblee j'allais commettre un meurtre. Mon lieutenant déposa une pile de dossiers sur mon bureau. Hmph, pour une fois ça me changerait les idées de bosser. Je m'installais donc, attrapa un premier rapport et me mis au boulot. Mais avec ce dingue dans les parages, je sentais que la vie n'allait pas être facile ici.


Rien qu'avec Archer ça promettait. J'avais vu juste : il ne ratait pas une occasion de me provoquer, de me railler. Tsssk. Je l'ignorais naturellement, mais il y avait des fois où mes gants me démangeaient.

" Vous devriez faire attention Mustang : à force de pérorer votre tête risque de ne plus passer par les portes." me lança Archer un jour.

" Ma tête va très bien, par contre j'ai peur pour la vôtre." répondis-je.

" Hm ?"

" Lieutenant-colonel, votre casquette brûle !" s'exclama un soldat.

Aussitôt Archer l'ôta de sa tête, et la piétina pour éteindre les flammes que j'y avait logé. Puis il me lorgna méchamment.

" Vous feriez bien de tenir votre langue. N'oubliez pas que je suis votre supérieur." avertis-je.

Je le laissais là fulminant de colère. En passant j'arrivais devant la pièce où on avait mit Kimblee en quarantaine. Tant qu'il était enfermé celui-là, j'étais déjà un peu plus tranquille. Je ne le serais que le jour où il sera mort. Je regagnais donc mon bureau. Il me restait encore quelques dossiers à traiter. Tiens, Riza n'est pas là ? Bon ben dans ce cas, allons-y doucement. Ma petite fleur était partie chercher des dossiers. Elle aperçut soudain une ombre sur un mur. En se retournant elle se trouva nez-à-nez avec Kimblee.

" Bonsoir ma jolie." sourit-il.

Riza avait poussé un cri de surprise, et recula.

" Eh ben, il a du goût le Mustang pour choisir ses subordonnés." dit-il en souriant de plus belle.

Riza n'était rassurée du tout. Cet homme lui faisait peur. Elle avait les bras encombré de dossiers, et ne pouvait donc pas saisir son arme à moins de les lui balancer à la figure. Et connaissant Kimblee, ce ne serait guère judicieux.

" Que voulez-vous ?" demanda-t-elle.

" Un peu de compagnie sans doute."

Il se rapprocha d'elle, et Riza recula automatiquement.

" Je vous fait peur ?" demanda Zolf.

" Si ça ne vous ennuie pas, j'ai du travail." répondit-elle.

Riza voulut partir, mais l'alchimiste lui barra la route. Riza tentant le contourner, mais Kimblee la bloquait. Il finit par la coincer contre un mur.

" Laissez-moi partir." demanda-t-elle.

" Pourquoi ? J'aime bien votre compagnie. Ca fait longtemps que j'ai pas vu une aussi jolie femme." fit Kimblee.

La lueur perverse dans les prunelles dorées ne lui dit rien qui vaille. L'Ecarlate lui caressa la joue, mais la jeune femme s'écarta.

" Ne me touchez pas !" s'exclama-t-elle en le poussant.

" Oh ! On est farouche hein ! Tant mieux tant mieux." dit-il.

Kimblee voulut la prendre dans ses bras, mais elle se débattit et lui colla une gifle.

" T'aurais pas dû faire ça." fit Kimblee en se frottant la joue.

Excédée, Riza sortit son arme qu'elle pointa sur lui. L'Ecarlate vit dans son regard qu'elle n'hésiterait pas à tirer. Mon lieutenant le contourna toujours en le mettant en joue, et sortit de la pièce où ils se trouvaient. Je la trouvais l'arme au poing, sortant à reculons. Puis elle se sauva en courant. Je décidais d'aller voir ce qui se passait dans cette pièce. J'y découvris Kimblee, une marque rouge sur une joue. Je compris immédiatemment qu'il avait importuné Riza.

" Qu'est-ce que tu as fait à ma subordonnée toi ?" attaquais-je.

" Pas grand-chose malheureusement."

MALHEUREUSEMENT ? Je m'avançais et le frappa au visage. Kimblee tomba par terre.

" Si tu t'approche d'elle encore une fois, je te réduis en cendre." avertis-je.

Je ne lui laissais pas le temps de répliquer, et me sauva retrouver ma chérie. Elle devait avoir eu une sacrée trouille face à ce malade. Riza était retournée au bureau. Je vis aussitôt vers elle. Comme nous étions seuls, j'allais pouvoir la réconforter tendrement.

" Chérie ça va ?" demandais-je en posant mes mains autour de sa taille.

" Oui ... pourquoi ?"

Je voyais bien dans ses prunelles un reste de peur.

" Je sais que tu as eu affaire à Kimblee. Qu'est-ce qui s'est passé ?" repris-je en l'attirant contre moi.

" Oh pas grand-chose. Il s'est mal conduit et je l'ai giflé." dit-elle en se blottissant contre moi.

" Tu as bien fait mon coeur. Ne t'inquiètes pas, moi vivant il ne te fera rien."

Je lui caressait la tête et déposa un baiser dessus. Elle m'embrassa dans le cou en retour.

" Bon, c'est pas tout ça. Mais il nous reste encore du boulot." dit-elle en s'écartant.

Elle changera jamais. Je la relâchais donc, et on se remit au travail. Mais ma petite fleur avait été marquée par son altercation avec Kimblee. A chaque fois qu'elle le croisait, elle se rapprochait de moi. Lui souriait. Moi je n'étais pas tranquille. Si Kimblee pensait que nous étions trop proches, il pourrait lui faire beaucoup de mal. Je décidais d'en parler à ma puce.

" Je comprends qu'il te fasse peur mon coeur. Mais essaie ... de ne pas trop de te rapprocher de moi quand on le croise. Si jamais il croit qu'on est trop proches, il pourrait te faire du mal." dis-je.

Une ombre passa sur son visage. Je savais ce qu'elle pensait : que j'étais incapable de la protéger si besoin était.

" Bon, oublie ce que j'ai dit. Si jamais il te fait quoi que ce soit, surtout tu me préviens."

Riza sourit. Je ne lui avait pas dit que j'avais déjà frappé l'Ecarlate la dernière fois. Mais je n'étais pas rassuré pour autant. Aussi je fis en sorte de la quitter le moins possible. Mais il y avait des fois où nous étions forcé d'être séparés. Ces dans un ces moments-là que Kimblee repartit à l'assaut. Riza avait dû se rendre à l'opposé de la base, assez de loin quoi. Là où Kimblee se trouvait précisément.

" Comme on se retrouve !" dit-il en la surprenant.

" Kimblee ! Ne m'approchez pas !" dit-elle en dégainant.

Mais cette fois il avait prévu le coup. D'un geste vif il lui arracha le pistolet des mains, et le fit exploser. Presque au même moment, j'eus un mauvais pressentiment qui me fit sursauter. Riza avait un problème, j'en étais sûr. Je m'excusais auprès de mes subalternes et sortit de mon bureau. Heureusement qu'elle avait pris soin de me dire où elle allait. Précaution due au fait que le barje en avait après elle. Je courais aussi vite que possible dans les couloir de la base, slalomant entre les soldats qui traînaient là.


Kimblee était bien là, tenant les poignets de ma petite fleur. Je le chopais par les épaules, le fit pivoter le frappa durement. Il tomba par terre. Riza se réfugia derrière moi. L'alchimiste était furieux. Je savais qu'il ne devait absolument pas me toucher, autrement j'étais foutu. On se jaugea un moment du regard. Je tenais mes doigts prêts à claquer. On fut interrompus par l'arrivée d'un général.

" Que se passe-t-il ici ?" demanda-t-il.

" L'alchimiste Ecarlate importunait ma subordonnée. Je me suis permis d'intervenir." dis-je.

Zolf me lança un regard à me faire rentrer sous terre, que je soutins fermement.

" M.Kimblee, j'aurais deux mots à vous dire. Mustang, vous pouvez disposer." dit le général.

Je fis le salut militaire, et m'en alla avec Riza.

" Comment tu as su que j'avais besoin d'aide." demanda-t-elle.

" Une intuition."

Riza me regarda un moment étonnée, puis soudain me poussa dans un coin. Elle me roula ensuite le patin de l'année, pour ne pas dire du siècle.

" En quel honneur ?" demandais-je.

" Pour m'avoir sauvée déjà, et aussi parce que maintenant je sais à quel point tu m'aime." dit-elle.

Traduction ?

" Le fait que tu aie senti que j'étais en danger c'est le signe d'un grand amour. Peu de personne peuvent avoir ce genre de pressentiment." expliqua-t-elle.

Je sourit et l'embrassa à mon tour. Ensuite, on revint au bureau en se retenant de se prendre la main. Je ne sais pas trop quel a été le châtiment de l'Ecarlate, mais je sais qu'Archer a fait des pieds et des mains pour l'atténuer. Foutue armée. Quoi qu'il en soit, il semblait avoir retenu la leçon pour ma petite copine. Un peu plus tard, j'ai découvert grâce à Armstrong qu'Archer avait des chimères. Mauvais pour lui. Naturellement, il les lâcha sur moi, Riza et le major. Il espérait ainsi prendre sa revanche sur moi. Et en prévoyant d'attaquer Lior, il pensait qu'il serait le nouveau héros de l'armée. C'était mal nous connaître. On parvint à se débarrasser des bestioles. Quand on ressortit de cet endroit, j'appris qu'Archer avait lancé l'attaque. Quel idiot. Un peu après, on nous annonça que tous les soldats envoyés avaient disparu, ainsi que la ville. Alors, Edward avait eu raison. Le petit nous avait fait parvenir un message nous demandant de ne pas attaquer.

Dire que c'est moi qui à la base devait diriger les opérations ...

Ce gosse m'avait sauvé la vie. Je souris malgré les circonstances. On m'annonce qu'Archer s'en est tiré, dans un sale état, et que Kimblee est mort. Bah l'affaire n'est si mauvaise en fin de compte. Nan, y'a quand même sept mille innocents qui sont morts. Et où sont les frangins, ils étaient censés être là ? Quelqu'un me dit qu'ils se sont enfuis. Comment ça enfuis ? Ca veut dire quoi ça ? Falman m'interpella : le généralissime était là.

" Les frères Elric sont soupçonnés d'avoir eu des contacts avec Scar, qui serait l'origine de tout ça." dit-il.

Aïe. Mais qu'est-ce qu'ils ont encore foutus ces gamins ? Je proposais aussitôt de prendre l'affaire en main, histoire d'en avoir le coeur net. Mais notre vénéré chef y ajouta une condition : déjà qu'on nous escorte, et aussi que s'ils résistaient on aurait le droit de les abattre. Je tiquais en entendant ça. Mais n'en montra rien. Je m'éloignais un instant, pensif. Armstrong vint me demander si nous y allions. Je répondis par l'affirmative. Ils allaient m'entendre ces gosses.