Bientôt la fin ! Ca veut dire que je vais pouvoir mettre ma nouvelle fic ! Contente que celle-là vous plaise. C'est la plus longue que j'aie fait au fait. A vos reviews !
Nous faisions route vers un bar dans le centre, où j'avais rendez-vous avec quelqu'un qui pourrait me procurer un plan pour m'introduire chez Bradley. Pour être crédible, je revêtis mon uniforme. Mon contact était déjà là, assis au comptoir. Je m'avançais vers lui, m'assis à côté et me présenta. Le barman me demanda ce que je voulais. Je commandais un scotch et un whisky pour mon contact. Qu'un haut-gradé lui paie un verre le flatta. Tant mieux. Après avoir discutaillé un moment, j'en vins au sujet qui m'intéressais.

" Ouais je l'ai là, comme vous me l'aviez demandé." dit-il.

Il se pencha et sortit une feuille pliée en quinze de la poche de son manteau. Je la dépliais. Parfait, je savais par où j'allais passer. Je remerciais le monsieur en lui donnant une petite enveloppe bien remplie. Il se dit fier de contribuer à une mission secrète. Si tu veux mon gars. Après l'avoir remercié une seconde fois, je quittais le bar. Mes vêtements de civil m'attendaient dans une ruelle. Pendant que je me changeais, j'entendis Riza arriver, et le bruit d'un journal.

" La rumeur dit que les frères Elric se sont fait arrêter." dit-elle.

Quoi ? Rah manquait plus que ça. Mais c'est vrai qu'avec cette histoire de Lior ils étaient toujours recherchés. J'avais complètement oublié.

" On y va. Au Q.G et vite." dis-je en sortant.

Riza plia son journal et me suivit. Pourvu qu'on n'arrive pas trop tard ... car la possibilité de les abattre en cas de résistance devait être encore valable. Plus on approchait de la base plus j'angoissais. Je ne supporterais pas qu'il arrive un malheur à ces gosses. Ca y est, les bâtiments militaires étaient en vue. Riza se gara. On pouvait voir des lumières depuis une des vitres. Des transmutations visiblement.

" On dirait qu'ils n'ont pas besoin de notre aide finalement." dit Riza.

Je souris, soulagé. Vu l'intensité des attaques, quelqu'un avait dû traiter Ed de demi-portion. Je plaignais son assaillant, et lui adressa mes condoléances. Rassuré sur le sort des frères, je donnais l'ordre de partir. Riza eut à peine bougé la voiture que quelque chose atterit devant le capot. Une forme familière.

" Je réquisitionne cette voiture ! Colonel ? " fit Edward.

" Le FullMetal." dis-je, surpris de le voir là.

Mais si lui était là, qui se battait là-haut ? Sûrement pas Alphonse. A propos où était-il ? Je fis monter Edward dans la voiture et on partit.

" Tu ne manque pas d'air de réquisitionner la voiture où je me trouve." dis-je un sourire en coin.

Edward sourit à son tour. Je demandais où se trouvait sont petit frère.

" Il a été enlevé par les homonculus." dit-il.

Oo ! Pourquoi pas. J'enchaînais sur ses intentions, et il me dit tout ce que je voulais savoir, et même davantage. On en vint à philosopher sur les chemins que nous avions empruntés. Il nous apparut qu'ils étaient différents, mais non dépourvu de points communs. La maturité dont il fit preuve durant cette conversation m'étonna. Le jour où il cessera de m'étonner ce gamin ... les cochons auront des ailes. Lorsque j'ai appris que le généralissime était un homonculus, j'ai su que mon rêve partait en fumée. Je ne pourrais jamais prouver que c'en était un, et je me disais même que ça devait en arranger certains. Edward lui-même me dit que si jamais je parvenais à prendre sa place, je ne pourrais y rester. Le peuple ne serait pas d'accord. Le pays était prospère depuis qu'il était au pouvoir.

Je m'étais donc plus ou moins résigné, ou plutôt je ne réalisais pas que j'avais perdu. J'étais entièrement focalisé sur ce qui serait certainement ma dernière mission en tant que haut-gradé. J'avais encore gravi un échelon, et étais passé Général de Brigade. Je n'étais plus très loin de mon but, seulement voilà il venait de se briser en mille morceaux. Tant d'années d'efforts, de souffrance en vain. Y'avait de quoi se tirer une balle dans la tête. Je demandais à Ed ce qu'il avait l'intention de faire avec la Pierre.

" Je vais la détruire, pour que personne ne s'en souvienne et veuille à nouveau la créer." répondit-il.

" La détruire ? Mais je croyais que tu voulais t'en servir pour retrouver ce que toi et ton frère aviez perdu ?" dis-je étonné.

Sauf qu'autrefois ils ignoraient de quoi il retournait. Le prix à payer est toujours lourd, semble-t-il, tant pour une transgression que pour la réparer. On s'arrêta au bout d'un moment. Ed et moi on sortit de la voiture. Il savait que j'allais combattre Bradley, et me donna un renseignement de première importance.

" Pour tuer un homonculus, il faut le mettre en présence des os de la personne qu'on a voulu ramener à sa place. Vous n'y arriverez pas autrement." confia-t-il.

" Bien, je m'en souviendrais. Merci Edward, et bonne chance."

J'allis lui faire le salut militaire, quand je me ravisa et lui tendit la main. Le FullMetal la regarda étonné. Puis il me donna une tape dans la main. On échangea un sourire, puis il se sauva. Je revins dans la voiture où attendait sagement Riza, et m'en alla à mon tour. A la tombée de la nuit, on arriva chez le généralissime. Riza devait faire diversion pendant que je m'introduisais dans la demeure. Si tout se passait comme prévu, elle ne courrait aucun danger. A ce que j'ai su plus tard, elle avait flanqué la trouille à la femme du généralissime, qui a cru à une attaque. Elle n'avait pas tort mais bon ... sacrée Riza.


Comme prévu, Bradley est venu la trouver.

Moi pendant ce temps, j'atterris dans son jardin. Je me faufilais ensuite, et trouva une ouverture par laquelle je me glissa. J'étais dans le sous-sol. Ca irait très bien pour m'occuper de ce salaud. Je fis volontairement du bruit, pour attirer son attention. Il viendrait seul, j'en étais sûr. Je traçais un cercle sur la porte de la cave, entre le mur et le métal. Une fois dedans, il n'en ressortirait plus. Bradley est arrivé tranquillement là où je l'attendait. J'allumais la lumière. J'avais une frousse de tous les diables. C'était le généralissime, et aussi un homonculus. Un être aux capacités surhumaines.

Il se tourna vers moi, l'air serein. J'avais enfilé mes gants, prêt au combat. Lui avait dégainé un sabre. Après avoir échangé quelques mots le combat commença. Il était incroyablement rapide, et parvenait à m'empêcher de me servir de mon alchimie.

" Etant pourvu de l'oeil ultime, je suis capabe de voir les courants d'air. Et l'air coupé en deux n'est plus suffisant pour créer des flammes." révéla-t-il.

Shlac ! Un premier coup de sabre dans ma chair. Je n'aurais jamais cru que Bradley pourrait m'empêcher d'utiliser mes gants. Si je ne pouvais faire des flammes, j'étais perdu, sans défenses. Il ne me restait donc plus qu'à éviter de me faire découper en rondelles. Mon supérieur avait beau être rapide, le coin était étroit, limitant les mouvement. Dommage, j'aurais bien voulu qu'il se crashe contre un mur. C'aurait facilité les choses. Tout à coup, je vis l'occasion de me défendre. J'avais esquivé son attaque, et il se trouvait à présent derrière moi. Je claquais des doigts, créant une explosion qui ravagea la cave.

Je me releva ensuite péniblement. A travers un rideau de flamme, je vis se profiler une silhouette. Un tas de chair carbonisé qui se reconstitua en un clin d'oeil. Bradley montra ainsi sa vraie nature, celle d'un homonculus, nommé Pride. Oui je connaissais son vrai nom. Je l'ai deviné d'après ce qu'Ed m'avait dit sur les homonculus. Ils portaient un nom d'un péché capital. La paresse, la luxure et l'avidité étaient scellées, l'envie était un adolescent aux longs cheveux verts, la colère un enfant, et la gourmandise un homme obèse.

Restait l'orgueil, que j'avais devant moi. Rapide comme l'éclair, il franchit les quelques mètres qui nous séparait, et me cloua au mur en m'enfonçant son sabre dans l'épaule. Je retins un cri de douleur. Mais Pride fit glisser la lame dans ma chair. Je hurlais. Tout à coup, une voix d'enfant nous interrompit.

" Que faites-vous là ?"

On tourna la tête d'un même mouvement. Merde. Le fils du généralissime. Il était là debout, à l'entrée de la cave. Son "père" le rassura, disant que j'étais un voleur qu'il avait attrapé. Le petit sourit, et descendit. Mais non, bon sang, remonte reste pas là ! Pride me délaissa, sans pour autant m'ôter son sabre. Je souffrais le martyr avec ce truc planté dans l'épaule.

" Pourquoi est-tu là ?" demanda Bradley.

" Oh euh ... j'étais inquiet pour vous. Et j'ai ... j'ai sauvé votre trésor père. Je l'ai enlevé du coffre, pour ne pas qu'il brûle." répondit l'enfant.

Son trésor ? Le gamin sortit alors un truc rond enveloppé de bandages. Se pourrait-il que ce soit ... un de ses os ? J'en eu la confirmation quand il injuria son fils, et ... surtout ... quand il mit ses mains autour de son petit cou et qu'il l'étrangla. Il était en train de tuer ce pauvre gosse ! Sabre ou pas j'allais pas rester là sans réagir. De mon autre bras j'enlevais la lame. La douleur s'atténua un peu. Pride balança le gamin, que je rattrapais de mon bras.

" C'est bien ce que je disais ! Les humains sont tous pitoyables !" s'exclama-t-il furieux.

C'est alors que je brandis ce que l'enfant avait apporté. Un crâne humain. Celui de l'humain à partir duquel Pride était né. Il était complètement immobilisé. Fou de rage, mais immobilisé. Je n'avais plus de gants, ce dingue me les avait déchirés. Qu'importe, je pouvais encore tracer un cercle. Ce que je fis, avec mon propre sang.

" Dites-moi mister Bradley, combien de fois faudra-t-il que je vous tue, avant que vous ne mouriez pour de bon ?" demandais-je.

J'activais ensuite mon cercle, et l'homonculus flamba comme un torche. J'avais réussi. Je l'avais vaincu. Et je n'en ressentais qu'une joie amère. Une fois qu'il ne resta plus rien de ce type immonde, je recréais des flammes et balança le crâne dedans. Il fut rapidement réduit en poussière. Je me rappelais ensuite la présence du petit. Sa dernière victime. Je le soulevais, ignorant la douleur dans mon épaule, et sortit de la maison en flamme. Riza ne devrait plus tarder. J'entendis soudain un drôle de bruit. Comme de la ferraille qu'on traîne. Je vis ensuite un machin avec un oeil rouge lumineux.

Qu'est-ce que c'était que ce truc ? Je n'eus pas le loisir de le savoir. Un coup de feu claqua, et ce fut le trou le noir.