Auteur : Dyneen

Disclamer : Les personnages de Gundam Wing appartiennent à Mrs H. Yadate et T. Yoshiyuki. Je les emprunte juste...

Couples : (1+3) x 2

Genre : Hors univers GW (juste persos), Tryaoi (Ne cherchez pas, je viens de l'inventer yaoi à trois)

Remarques : Fiction en plusieurs chapitres (+ de 10)

« … » - paroles / ' … ' - pensées / § … § - signes sourd-muet

------ Différents événements se déroulant en même temps

Attention : NC-17 donc arrière à ceux qui ne sont pas prêts !


Princes de Glace

Chapitre 2


Un grand silence prit place quand les lourds battants se refermèrent sur les derniers convives.

Les princes se levèrent, descendirent les marches et se retournèrent pour saluer leur père et lui souhaiter bonne nuit. Duo se releva prestement et se plaça derrière ses maîtres. Il s'agenouilla pour saluer, lui aussi, son roi. Les princes se dirigèrent ensuite sans un mot vers une porte latérale, suivis de Duo, qui les membres un peu ankylosés par le froid essayait tant bien que mal de les suivre. Après un trajet dans les couloirs qui parut interminable à l'esclave, ils entrèrent dans une pièce simple mais pourvue d'une cheminée bien alimentée au grand plaisir de ce dernier. Ne sachant pas vraiment ce qu'on attendait de lui, le jeune esclave resta immobile au milieu de la chambre.

Des coups frappés à la porte firent sursauter le garçon. Les princes continuèrent à se déshabiller sans répondre. Duo regardait successivement la porte puis ses maîtres sans trop vraiment comprendre ce qu'il se passait. Finalement devant l'insistance des coups, Heero autorisa la personne à entrer. Sally regarda furieuse les princes qui la fixaient impassibles puis apercevant Duo au milieu de la pièce, elle l'examina étonnée.

« Notre esclave » répondit Trowa avant qu'elle ne pose la question.

« Lord Treize » lâcha Heero anticipant lui aussi sur les interrogations de la jeune femme. Duo observa lui aussi la jeune femme. 'Elle est habillée comme une servante et pourtant elle discute avec les princes comme s'ils étaient du même rang.' Le médecin se tourna vers Duo.

« Je m'appelle Sally Po, je suis la servante attitrée des princes mais aussi leur médecin. » dit-elle avec un grand sourire.

« Moi c'est Duo » répondit-il, lui rendant son sourire.

« Voulez-vous prendre un bain, vos majestés ? » Léger mouvement négatif de la tête de la part des concernés.

« Et toi ? » Duo se tourna vers les princes en quête de réponse. Ceux-ci haussèrent les épaules d'un air indifférent.

« Oui, j'aimerai bien. Si vous pouviez me montrer la salle de bain, je vous en serais reconnaissant. »

« Majestés, avez-vous encore besoin de mes services ? » Double signe négatif « Viens, et arrêtes de me vouvoyer, s'il te plaît. Je t'accompagne et j'en profiterai pour voir si tu n'as pas quelques blessures à soigner. »

Elle l'attrapa par le bras et s'approcha de la porte. Duo se laissa faire puis se rappelant sa situation, il se retourna.

« Maîtres, où dois-je aller me coucher pour cette nuit ? » Heero et Trowa se regardèrent interrogatifs puis le fixèrent un moment.

'Bonne question. Il dort où ?'

'On a qu'à lui installer un futon dans un coin de la chambre pour cette nuit en attendant d'y réfléchir' Heero hocha la tête.

'Les chaînes ?' interrogea Trowa

'On les enlève' conclut Heero

'Qu'est-ce qu'ils ont tous les deux à me regarder comme ça, sans rien dire ?' Une voix glaciale le sortit de ses pensées.

« Approche »

Duo s'avança vers le prince Heero, se demandant s'il voulait le punir pour avoir posé la question du couchage. Les esclaves dorment en général avec leurs maîtres. Il aurait du se rappeler cette évidence se dit-il, en colère contre lui-même.

« Je m'excuse, maître, je n'aurai pas du poser la question. Je me dépêche de me laver et je vous rejoins immédiatement dans votre couche. S'il vous plaît, pardonnez-moi ! »

Duo était à genoux devant ses maîtres et attendait leur sentence, angoissé. Heero regarda Trowa mais celui-ci semblait aussi surpris que lui. Ils se retournèrent alors vers Sally, perplexes.

« Duo est esclave. Par conséquent, son rôle est de vous servir comme n'importe quel serviteur mais il se doit principalement de vous satisfaire sexuellement. En général, les esclaves sont confinés dans la chambre de leur maître. »

Duo qui avait relevé la tête pour suivre l'étrange discussion, aperçut furtivement une rougeur sur les joues des princes lorsqu'ils comprirent pleinement sa fonction, puis ils le regardèrent à nouveau. Ce dernier rabaissa vivement les yeux.

« Lève-toi » Duo obéit. « Tourne-toi et ne bouge pas ».

Alors que l'esclave se tenait immobile, inquiet du sort qui l'attendait, il sentit son collier se défaire. La chaîne tomba lourdement sur le sol. Trowa avait placé un futon dans un coin de la chambre à proximité de la cheminée.

« Tu dors là. » Duo acquiesça.

« Bon maintenant que tout est réglé, allons aux bains. » Duo sortit à la suite de Sally après avoir salué ses maîtres.


Depuis trois jours qu'il était arrivé au château de glace, les deux princes ne lui avaient pas reparlé, excepté pour lui dire que s'ils avaient besoin de lui, ils l'appelleraient. Ne sachant pas vraiment comment réagir face à cette attitude, il avait demandé à Sally ce qu'il devait faire.

« Tu sais, les princes sont assez solitaires et ne savent pas trop exprimer ce qu'ils ressentent. Tu es libre de faire ce que tu veux en attendant qu'ils te demandent mais reste dans le château, d'accord. »

Duo opina puis content de cette semi-liberté, décida d'en apprendre un peu plus sur ses maîtres. Il assista donc à leur entraînement matinal quotidien, posant une multitude de question à maître S, leur professeur d'arme, qui répondait avec amusement au jeune garçon. Il observait avec attention le déroulement des parties d'échec assis sur une chaise un peu à l'écart. Le soir, alors que les princes s'installaient dans un fauteuil pour lire et se détendre, il s'asseyait devant la cheminée et contemplait les flammes, rêveur. Ce n'est que lors de leurs sorties à cheval que Duo ne les suivait pas. Dans ces moments-là, il explorait le château. Il découvrit ainsi de nombreuses salles dont une avec un magnifique piano qu'il contemplait longtemps avant de sortir à regret de la pièce. Mais les jours suivants, dès qu'il avait un moment, il revenait admirer le magnifique instrument.

Heero et Trowa avaient été étonnés du comportement de leur esclave. Ils lui permettaient de faire ce qu'il voulait et au lieu de ça, il les suivait constamment. Décidés au début à ne pas en tenir compte, ils se mirent cependant de plus en plus à l'observer à la dérobée, raccourcissant même leur promenade à cheval pour pouvoir être avec lui plus souvent.


'Qu'est-ce que c'est que ces bruits, on dirait des pleurs. Je suis encore en train de rêver on dirait…. Non, je ne rêve pas, c'est bien des pleurs.'

Duo s'assit, complètement réveillé à présent puis essaya de déterminer l'origine des gémissements. Il se leva et s'approcha du lit du prince Trowa. Ce dernier, vêtu d'une chemise de nuit et d'un boxer, avait repoussé la couverture et se tenait recroquevillé en position fœtus. Des larmes coulaient sur ses joues alors qu'il semblait se débattre contre un ennemi imaginaire. Duo, encore déconcerté par la scène, releva la tête en entendant de nouveaux pleurs. A quelques mètres sur le second lit, le prince Heero se retrouvait dans une position identique. Baignés par l'éclat de la lune et plongés dans un profond sommeil, les deux princes cauchemardaient et Duo… hésitait.

'J'appelle Sally, je les réveille ou j'essaye de les calmer.'

Ayant des doutes sur l'accueil de Sally à une heure aussi avancée de la nuit et encore plus sur la réaction de ses maîtres s'il les réveillait, Duo décida d'opter pour la troisième solution. Il s'écarta sans faire de bruit des lits puis doucement se mit à inspirer et expirer profondément pour se concentrer. Une douce aura violine le recouvrit entièrement et soudain son corps commença à se dédoubler. Une minute après, deux Duo parfaitement identiques se tenaient côte à côte. Silencieusement, ils s'approchèrent des deux lits et s'y allongèrent. Se tenant chacun en face de l'un des princes, ils les prirent dans leurs bras doucement pour ne pas les effrayer. Heero et Trowa se crispèrent, des larmes glissant toujours le long de leur visage.

« Tout va bien, vous êtes en sécurité, chut, je vous protège, ne vous inquiétez pas, je veille sur votre sommeil. »

Les paroles rassurantes et les douces caresses dans le dos que leur prodiguait Duo firent cesser les pleurs des deux princes. Leurs corps se détendirent et ils s'endormirent après s'être blottis plus confortablement entre les bras protecteurs. Duo, rassuré par le souffle lent et régulier de ses maîtres sombra lui aussi dans un sommeil réparateur.


« Etes-vous sûr que les princes ne soient pas encore descendus » demanda le roi, étonné. Les servantes qui s'occupaient des repas acquiescèrent. 'C'est étrange, eux qui se lèvent à l'aube d'habitude'.

A l'étage, les rayons du soleil profitaient que les tentures n'aient pas été tirées pour taquiner le visage des quatre dormeurs.

Les deux princes sortirent doucement des limbes du sommeil, appréciant pleinement l'impression de chaleur et de tendresse qui émanait de leur cocon douillet. Ils se pelotonnèrent un peu plus contre cette forme rassurante à côté d'eux, prêts à retomber dans les bras de Morphée. Cela faisait si longtemps qu'ils n'avaient pas aussi bien dormi.

'Chaleur ? Sécurité ?'

'Forme allongée à côté de moi ?'

'Trowa, t'es venu dormir avec moi cette nuit ?'

'Tu sais bien que dormir ensemble ne change rien, excepté avoir des bleus de partout le lendemain matin.'

Voulant lever le voile sur ce mystère, ils ouvrirent les yeux et se retournèrent vers cette source de chaleur. Duo était toujours endormi tenant dans ses bras le corps des princes, la tête de ces derniers posée sur son torse.

'Duo ?' dirent d'une même pensée les deux princes.

'Il est avec moi et avec toi ?'

'Il possède le don d'ubiquité on dirait.'

Deux yeux améthyste encore ensommeillés s'ouvrirent difficilement sous le regard intrigué des deux princes. Voyant deux paires d'orbes cobalt et émeraude le fixer, il se réveilla complètement.

« Je suis désolé d'avoir désobéi » bredouilla Duo, « vous sembliez faire un cauchemar cette nuit alors je me suis permis de vous réconforter. » Les yeux en face de lui s'agrandir légèrement « mais si vous jugez que ce n'était pas nécessaire, je ne le referais plus, excusez moi » dit Duo, puis se rendant compte que ses bras reposaient toujours sur le corps de ses maîtres, il les enleva et essaya de sortir du lit.

« Ne bouge pas » Duo stoppa sa tentative de sortie de lit en entendant la voix autoritaire de Heero qui, sentant la crispation de l'esclave, ajouta « s'il te plaît » d'une voix plus douce.

« Nous aimerions rester comme ça encore un peu » ajouta Trowa.

Duo, content de voir enfin ses maîtres sortirent de leur mutisme, replaça ses bras autour de leur taille. Heero et Trowa posèrent à nouveau leur tête sur son torse et soupirèrent d'aise. L'esclave recommença les mouvements circulaires dans leur dos qu'il avait utilisé pour les calmer cette nuit et quelques minutes après les princes se rendormaient.

'Ils ont l'air si fragiles ainsi. C'est pour ça qu'ils se lèvent de bonne heure et sont si fatigués, ces cauchemars les empêchent de dormir convenablement.'

Pendant les deux heures suivantes Duo les veilla, protégeant leur sommeil de leurs propres craintes.


Duo ne comprenait plus rien. Il pensait qu'après son acceptation dans les lits royaux, le comportement de ses maîtres envers lui aurait changé… mais rien. Après cette étrange nuit, les deux princes s'étaient levés comme si de rien n'était, ne lui avait pas adressé la parole et étaient partis déjeuner. Il avait appris des serviteurs que le roi s'était inquiété mais les princes n'avaient donné aucune raison à leur retard matinal.

Depuis deux semaines, ses maîtres lui demandaient de dormir avec eux. Ils se montraient un peu plus sociables dans ces moments-là, essayant de parler un peu plus ou plus gentiment, mais avec leur réveil, leur impassibilité revenait. Bien sûr, ils acceptaient sa présence à leur côté mais leur relation s'arrêtait là. Et ce matin, Duo se réveilla seul dans son lit. Inquiet, il s'habilla rapidement et chercha Sally. Il la trouva en train de lire un livre dans la bibliothèque.

« Bonjour, est-ce que tu sais où sont passés les princes ? Je ne les ai pas entendu se lever. »

« Bonjour Duo. Ils sont partis de bonne heure pour une mission. »

« Une mission ? » Duo la regarda perplexe.

« Oui, ils devaient vérifier une information que l'un des indicateur avait rapporté la veille. Il semble qu'un village se fasse attaquer à la frontière. Leur devoir est d'aller vérifier et de protéger les habitants si l'information s'avère exacte. »

« Ah !...Merci Sally » Duo referma la porte, resta immobile quelques instants puis haussant les épaules en signe de résignation, il partit en direction des cuisines chercher quelque chose à manger.


Les princes avaient averti qu'ils rentreraient tard ce soir et heureusement pour Duo qui commençait à déprimer. Il était seul depuis une semaine, personne ne s'intéressant particulièrement à un esclave. Or il détestait la solitude, celle-ci ayant tendance à faire ressurgir des souvenirs qu'il aurait préféré garder enfouis profondément en lui. Bien sûr, lorsque les princes étaient au château, il restait seul la journée mais il avait au moins le plaisir de rejoindre ses maîtres le soir venu. Il en était là dans ses pensées moroses quand au détour d'un couloir, il rentra brusquement dans une personne.

« Je vous demande pardon » répondit Duo précipitamment en levant les yeux vers la personne. Alors qu'il allait poursuivre ses excuses, il regarda l'homme devant lui, ébahi.

« Duo » Cette voix cruelle fit frissonner ce dernier. Une poigne de fer enserra son cou tandis que des yeux noirs regardaient son torse.

« Pourquoi ne portes-tu pas ta chaîne ? »

« Mes maîtres l'on enlevé lorsqu'ils ont détaché le collier » répondit Duo, dans un souffle. Une gifle l'envoya contre le mur.

« Ne me prends pas pour un imbécile, je te parle de celle qui devrait se trouver sur ton corps. » Duo ne dit rien essayant d'aspirer un peu plus d'air. « Réponds » Le duc Vermeil ramena le bras de l'esclave dans le dos, augmentant de plus en plus la pression qu'il exerçait, menaçant de lui déboîter l'épaule.

« Ils ne m'ont pas demandé à quoi servait la chaîne et la clé et je ne leur ai pas dit. »

Il se reçut un puissant coup de pied dans les fesses l'envoyant contre le sol du couloir, puis prenant la natte du jeune garçon, le duc le tira vers les appartements des princes. Une fois à l'intérieur, il referma la porte puis se retourna un sourire sadique étirant ses lèvres. Duo déglutit avec peine se demandant ce qui allait lui arriver.

« Déshabille-toi » Duo le regarda tremblant. « Et je te conseille de te dépêcher »

Il partit ensuite vers les armoires, les fouillant méthodiquement. Après quelques minutes de recherche, il se redressa souriant de plus belle. Se retournant, il vit que Duo, loin de lui avoir obéi, tentait désespérément d'ouvrir la porte. Furieux, le duc lui envoya un nouveau coup dans les côtes puis sans lui laisser le temps de se remettre, il le traîna au milieu de la pièce par les cheveux.

Là, il lui attacha les poignets avec la double chaîne qu'il avait séparé du collier et attacha l'autre partie sur le haut des montants des deux lits baldaquin. Il se plaça ensuite devant lui et lui enleva son pantalon et son boxer, savourant chaque frottement avec un sourire pervers.

Duo était immobilisé ; ses bras ainsi maintenus le laissaient à la merci du duc et ce dernier avait l'intention d'en profiter semblait-il. Un frisson parcourut le corps de l'esclave alors que le duc s'était reculé et fixait son corps nu avec appréciation. Son regard se posa d'abord sur les deux anneaux de ses tétons puis sur le bijou de son nombril. Il descendit ensuite jusqu'à son pénis où une troisième boucle était présente. A la base de celui-ci, la présence d'un anneau pénien fit sourire le duc d'un air sadique. Ce dernier passa dans le dos de l'esclave et toucha de ses doigts froids la dernière boucle, placée au bas des reins et qui semblait le narguer. Duo ne put s'empêcher de frissonner de dégoût une nouvelle fois.

Revenant face au jeune garçon, il lui remit le collier en gundamium finement ciselé de deux dragons, puis il fit glisser la fine chaîne doucement dans ses mains en se léchant les lèvres. Il détacha une partie de la chaîne, posant le plus longue sur le lit puis prenant brutalement le sexe de Duo d'une main, il la passa dans l'anneau fixé sur son gland. Il rassembla ensuite les deux extrémités puis les inséra à la base du bijou triangulaire fixé à son nombril. Un petit 'clic' se fit entendre tandis que Duo fermait les yeux essayant de faire le vide dans son esprit. Un coup de chaîne sur ses reins les lui fit rouvrir en poussant un petit cri. Le duc caressa le visage de l'esclave avec le reste de chaîne.

« Tttt, je veux que tu gardes les yeux ouverts mon petit chaton, je veux voir le reflet de la douleur dans tes yeux. »

Il lui asséna un autre coup dans le dos, laissant une marque violacée à côté de la précédente. Duo serra les dents refusant de lui faire plaisir en laissant échapper un autre cri.

Le duc caressa la cuisse de l'esclave puis fit passer la chaîne dans la boucle disposée sur la partie inférieure de l'anneau pénien. Rassemblant encore une fois les deux extrémités, il les remonta dans le dos de Duo, les passant dans la boucle au bas de ses reins puis sépara les deux brins et les passa dans les attaches situées de part et d'autre du collier. Les récupérant au niveau du torse, il les fit glisser dans les anneaux des tétons, puis tirant sur la chaîne pour gagner les centimètres manquants, il les inséra séparément sur les côtés restants du triangle. Duo serrait les mains sur les chaînes qui maintenaient ses bras à s'en faire blanchir les jointures. Le brusque mouvement du duc sur la fine chaîne pour l'attacher au bijou ombilical avait fait glisser cette dernière entre ses fesses et avait provoqué en même temps des frottements douloureux au niveau de chaque boucle.

Le duc caressa le triangle et les trois chaînes qui s'en échappaient, puis il prit la clé et l'introduisit dans la petite serrure au centre du bijou. Il la fit tourner lentement en un tour complet ; les chaînes déjà tendues se resserrèrent. Duo gémit alors que le duc faisait faire un second tour à la clé. Ce dernier se mit à la caresser faisant glisser ses mains sur chacune des chaînes. Voyant que ses attouchements n'avaient aucun effet, il lui attrapa le visage et l'embrassa brutalement. Duo eût un haut-le-corps et lui mordit violement la lèvre. De rage, le duc lui asséna une nouvelle gifle ; du sang coula de sa lèvre inférieure tandis qu'un fort bourdonnement résonnait dans ses oreilles.

« Tu vas le regretter mon petit chaton » dit le duc dangereusement.

Il effectua un troisième tour de clé. Duo cria tandis que les maillons des chaînes commençaient à s'enfoncer dans sa peau et que son gland, tiré par la boucle, devenait douloureux. L'anneau pénien s'était resserré autour de son pénis et Duo essayait tant bien que mal de maîtriser les tremblements de son corps. Le duc défit la ceinture de cuir qu'il portait et le frappa avec force. Une marque apparut en travers de son torse enchaîné alors que Duo émettait un petit cri plaintif.

« Tu aimes ça, n'est ce pas » susurra le duc à son oreille.

Il détacha son foulard et le bâillonna. Il s'éloigna à nouveau de lui et abattit son fouet improvisé à nouveau. Le cri de Duo fut étouffé par le tissu. Satisfait, le bourreau continua ; après avoir appliqué sur son torse une dizaine de coups, il se plaça dans son dos et continua son travail avec jubilation. Au bout de longues minutes interminables, le duc cessa et caressa le visage baigné de larmes.

« Je vais garder la clé » chuchota t-il, souriant devant le regard désespéré que n'avait pu retenir Duo « pour m'avoir désobéi tout à l'heure » et il la glissa dans sa poche. « Tu ne prononceras pas mon nom, hein petit chaton » le comte l'embrassa avidement dans le cou puis lécha ses lèvres bâillonnées, goûtant le sang de Duo qui s'y était déposé. « Il serait dommage que tes chers princes connaissent ton passé ; je doute qu'ils te gardent sinon, n'est-ce pas ? » Il recula vers la porte pour admirer son œuvre. « Lord Treize est un maître dans cet art à n'en pas douter. » Dans un sourire mauvais, il ouvrit la porte de la chambre « Je suis sûr que les princes apprécieront le spectacle quand ils rentreront » puis il sortit, refermant la porte derrière lui.

Duo laissa échapper de nouvelles larmes de douleur, de colère mais aussi de honte à la pensée que ses maîtres allaient le retrouver dans cette position.

OWARI

Petit mot de l'auteur :

Grande question du jour : pourquoi est-ce que c'est toujours Duo qui souffre ?

Et la réponse est : parce que je n'y arrive pas avec les autres… snnnnnif !

Yosh ! Ca va être mon prochain défi à moi-même… Faire aux autres pilotes ce que je fais à Duo ! (Nouveau proverbe dyneein…)

Bye