Auteur : Dyneen
Disclamer : Les personnages de Gundam Wing appartiennent à Mrs H. Yadate et T. Yoshiyuki. Je les emprunte juste...
Couples : (1+3) x 2
Genre : Hors univers GW (juste persos), Tryaoi (Ne cherchez pas, je viens de l'inventer yaoi à trois)
Remarques : Fiction en plusieurs chapitres (+ de 10)
« … » - paroles / ' … ' - pensées / § … § - signes sourd-muet
----- Différents événements se déroulant en même temps
Attention : NC-17 donc arrière à ceux qui ne sont pas prêts !
Princes de Glace
Chapitre 6
Le temps s'écoulait doucement quand ses maîtres n'étaient pas là ; il s'en était rapidement rendu compte. Depuis plusieurs semaines, leur relation avait pris une tournure des plus agréables, faite, entre autre, de longues conversations sur des sujets des plus variés, de moments de calmes à lire près de la cheminée et de soirées intimes dans les lits princiers. Se promenant en ce début de matinée dans les couloirs du château, Duo se demandait ce qu'il pourrait bien faire de sa journée quand ses pas le conduisirent inconsciemment vers une porte argentée à double battant ornée d'un magnifique cygne qui nageait paisiblement, entouré de nénuphars. Curieux, il poussa prudemment les battants qui ne tenaient presque plus sur leurs gonds. Derrière, un jardin d'environ 50 m² s'étendait devant lui : à gauche, une grande surface d'eau stagnante, surmontée d'un petit pont de bois, apparaissait cachée dans les hautes herbes ; quelques arbres étaient éparpillés ici et là, seigneurs d'un autre temps, qui devaient faire profiter de leur ombre bienfaisante les visiteurs fatigués ; au fond à droite, une plateforme avait été créée, certainement pour pouvoir y placer une table se dit Duo ; des restes de rosiers étaient encore visibles ça et là, voisins impassibles à présent des mauvaises herbes et des ronces ; enfin, rejoignant l'entrée au pont puis à la plateforme, des dalles presque invisibles sous la végétation étaient disposées en un fin sentier. Le spectateur imaginait parfaitement la beauté que ce site avait du avoir dans un autre temps. Il resta perdu de longues minutes dans sa contemplation puis pris d'une soudaine impulsion, ferma du mieux qu'il pût les portes et se dirigea vers la bibliothèque, lieu de prédilection de roi Odin et de son neveu.
« Entrez » Duo obéit puis s'agenouilla devant les seigneurs.
« Relève toi, Duo. Que nous vaut ta visite ? »
L'esclave se redressa, hésita quelques instants devant les yeux cobalt et turquoise qui le regardaient étonnés puis se décida.
« Je me promenais dans les couloir de l'aile Est tout à l'heure et je me suis retrouvé devant une porte, magnifiquement ciselée. Je… J'étais curieux donc j'ai poussé le battant abîmé et j'ai vu un jardin, sûrement d'une beauté incomparable dans un temps ancien, mais totalement à l'abandon maintenant… En fait, j'adore m'occuper des plantes, j'avais un magnifique jardin étant enfant » Un voile de tristesse passa dans les yeux de Duo mais disparut rapidement « Donc… » Il inspira profondément se donnant du courage « … Je me demandais si vous m'autoriseriez à le remettre en état. »
Les yeux de roi Odin s'était assombris mais ne laissaient transparaître aucun sentiment. Quatre, connaissant le dernier propriétaire du jardin, hésitait à intervenir dans la discussion. Duo, immobile avait baissé la tête et attendait se demandant s'il allait être puni pour son insolence.
« Attends ici » Le roi se leva puis sortit de la pièce. Quatre ne disait rien mais craignait que la situation ne dégénère rapidement. Il regarda le jeune garçon en face de lui qui fixait toujours le sol, visiblement inquiet lui aussi. Quelques minutes après, le roi revint de nouveau puis se plaça en face de lui.
« Regarde moi » Duo déglutit et obéit. Devant lui une clé en argent, munie d'une fine chaînette pendait de la main du roi.
« Donne-moi ta main » Il la déposa dans la paume de l'esclave. « Je vais faire réparer les portes pour qu'elles ne puissent pas s'ouvrir sur n'importe qui. A partir d'aujourd'hui, je te confie l'entretien de cet endroit. Cependant, tu ne dois pas laisser quelqu'un d'autre que toi y pénétrer, ni en parler, pas même aux princes. Quand tu jugeras que ce lieu a retrouvé son éclat, je veux être le premier à le voir. Fais moi une liste du matériel que tu penses avoir besoin aussi bien outils que végétaux et je te les ferai parvenir. »
Le jeune garçon acquiesça et serra la clé dans sa main. Le roi lui fit signe qu'il pouvait partir. Une fois dans le couloir, Duo aspira une grande goulée d'air pour se libérer de la pression puis partit en courant vers les appartements des princes. Il regrettait de ne pas pouvoir leur en parler mais le roi avait donné un ordre et il prévalait sur ceux de ses fils, même si c'était ses maîtres.
L'après-midi, Duo apporta une liste de ce qu'il avait besoin et le lendemain, il put commencer à se mettre au travail. Les portes avaient été réparées immédiatement et il passait dorénavant la totalité de son temps dans ce lieu magique.
Les princes étaient revenus depuis une dizaine de jours de leur mission, et les retrouvailles avaient été brûlantes bien qu'écourtées. Ils passaient des nuits passionnées mais les journées princières se centraient sur les préparatifs de voyage du souverain à Shaara et par conséquence, des devoirs auxquels auraient à faire face les princes qui devaient assurer en attendant la régence du royaume. Mais depuis la veille, tout était redevenu plus calme ; le seigneur Quatre était reparti dans son fief, accompagné du roi Odin qui désirait s'entretenir avec son frère.
Duo courait dans les couloirs. Il avait tardé dans le jardin et ses maîtres allaient sûrement l'attendre mais malgré tout il était très fier de son travail. Au retour du roi, il pourrait sans aucun doute lui montrer son ouvrage terminé.
« Excusez moi de mon retard, maîtres. »
« Où étais tu ? » Heero le regarda, impassible.
« En train de réparer quelques bricoles dans le château. Je suis désolé, cela ne se reproduira plus. »
« Que nous caches-tu ? »
« Je ne comprends pas de quoi vous parler… Je vais vous préparer votre bain. » Duo s'éclipsa rapidement dans la salle adjacente, laissant ses maîtres énervés.
Assis dans leurs bains, Heero et Trowa fixaient Duo qui semblait un peu mal à l'aise.
« Depuis que nous sommes revenus, tu es différent. Que s'est-il passé durant notre absence ? »
« Rien d'important, maître Heero »
« Tu sais que nous pourrions le savoir »
Une lueur inquiète passa dans les yeux de l'esclave.
« Vous avez promis que vous ne le feriez plus, maître Trowa » La voix était faible mais néanmoins tout a fait compréhensible. Les princes se renfrognèrent et le congédièrent.
La nuit fut longue pour tout le monde et totalement platonique. Les princes irrités que Duo ne leur fasse pas confiance n'avaient pas envie de s'amuser et le jeune garçon, pour sa part, culpabilisait de ne pas pouvoir révéler son secret.
Le roi devait revenir d'ici la fin de la semaine mais la situation s'aggravait de jours en jours. Les princes, d'habitude impassibles, s'énervaient pour la moindre imperfection ou désobéissance et avaient décidé d'ignorer leur esclave. Duo passait de plus en plus de temps dans le jardin, essayant d'oublier la tristesse qu'il ressentait au fond de lui ; après tout il devait tenir encore sept jours.
Il s'était levé de bonne heure pour préparer le petit déjeuner de ses maîtres. Ceux-ci, de nouveau fermés aux autres et surtout à lui, avaient repris leurs habitudes : lever six heures et une tasse de café pour le petit déjeuner. Ils s'entraînaient ensuite dans le dojo jusqu'à une heure avancée de la matinée. De toute manière, Duo ne les reverrait sûrement pas de la journée et c'est pourquoi il se dirigeait à présent vers le jardin pour arroser les plantes et se détendre. Arrivé devant la porte, il mit la clé dans la serrure et sursauta en entendant la voix de son maître.
« COMMENT OSES TU CROCHETER LA SERRURE ! » La voix de Heero était coupante et résonna dans le couloir. Duo se retourna brusquement en mettant les mains derrière son dos, pour cacher ainsi la petite clé dans sa poche arrière. Ce geste, ainsi que la gène qui se lisait sur son visage, contribuèrent à la méprise des princes. Le coup de poing d'Heero percuta la pommette droite de l'esclave et l'envoya contre le mur en face, l'assommant à moitié.
Duo leva les yeux vers les princes et un frisson le parcourut. Leur visage était froid mais leurs yeux exprimaient toute la colère et la fureur qu'ils ressentaient. Avant qu'il n'ait pu dire un mot, ils l'attrapèrent brutalement chacun d'un côté, lui broyant les poignets et le traînèrent jusqu'à leur chambre.
« Maîtres, je vous en supplie, éc… »
« Nous ne voulons plus t'entendre, tes excuses ne nous intéressent pas. »
« Personne n'a le droit de toucher à cette porte et encore moins un esclave. » Le prince Trowa n'avait pas élevé la voix mais cette phrase le blessa encore plus que le coup de son frère et il n'ajouta rien.
« Enlève tes vêtements et mets tes mains sur la table et je te conseille de ne pas aggraver ton cas. » Duo perçut très clairement la colère de son maître et la menace s'il désobéissait. Le premier coup de bambou s'abattit sur ses fesses mises à nu, suivi immédiatement après par un second, puis par les suivants. Duo, serrant les dents, réprima les cris qui menaçaient de sortir à chaque coup. Les princes alternaient, frappant chacun à leur tour et les coups pleuvaient rapides et forts. Au bout de dix minutes, la punition s'arrêta enfin. L'esclave ne bougea pas ; ses fesses avaient pris une couleur violette et ses jambes tremblaient. Oui, il s'attendait à recevoir une correction mais pas à une telle cadence, ni aussi puissante. Il se demandait même comment sa peau n'avait pas éclaté sous les impacts répétés.
« Vas sur ton futon et n'en bouge pas jusqu'à nouvel ordre, compris »
« Oui, maître Heero » Duo rejoint tant bien que mal le coin de la pièce où ses affaires étaient déposées puis s'allongea difficilement sur le ventre et resta immobile.
Depuis deux jours il n'avait pas quitté la chambre de ses maîtres. Une servante lui apportait à manger mais la plupart du temps, il grignotait à peine ce qu'elle lui apportait. La douleur ne diminuait pas et chaque mouvement brusque du bassin lui amenait des larmes aux yeux. Il regrettait que Sally soit partie avec le roi ; elle l'aurait sûrement aidé ; c'était la seule qui arrivait à tenir tête aux princes sans se recevoir de sanction.Duo était allongé et regardait le ciel de la fenêtre de la chambre. La nuit commençait à tomber et les princes n'allaient pas tarder à venir se coucher. Ils ne lui parleraient sûrement pas comme d'habitude ; son cœur se serra à cette remarque. Seulement, l'état des princes ne semblait pas s'améliorer et leur colère s'était transformée en une rancœur à l'égard du jeune garçon. Ils lui avaient donné leur confiance, ils lui avaient même ouvert un peu leur coeur et il les avaient trahis en touchant au seul souvenir qui leur restait d'elle et ça jamais ils ne lui pardonneraient. C'était un esclave, ils le traiteraient donc comme tel. Ils rentrèrent dans leur chambre et Heero continua directement vers les bains à côté.
« Vas te laver et dépêche-toi » Trowa ne l'avait pas regardé et sans un mot de plus rejoignit son frère. Duo s'y reprit à trois fois avant de pouvoir se relever puis sortit de la chambre pour se diriger aussi vite que son corps le lui permettait vers les bains publics du château. Il revint une demi heure plus tard et commença à retourner dans son coin.
« Dédouble-toi et viens ici » Duo trembla un peu mais obéit.
Il n'y eut pas de préparation, ni de partage, seulement les maîtres d'un côté et leurs esclaves de l'autre.
Il n'y eut pas de caresse, ni de tendresse, juste du plaisir pour les uns et de la douleur pour les autres.
Après avoir joui en lui, les princes le renvoyèrent sur sa couche. Duo ne dit rien mais il s'allongea sur le ventre et pris le drap entre ses dents. Il n'avait pas crié à la pénétration, n'avait rien dit sous les coups brutaux de ses maîtres mais maintenant toute la douleur et la tristesse qui s'étaient accumulées avaient besoin de sortir et il pleura une bonne partie de la nuit, silencieux.
Les trois jours suivant furent un cauchemar pour le jeune garçon, qui souffrait de plus en plus. Les ébats brutaux qu'il subissait la nuit tombée augmentaient de jour en jour la douleur de son bassin et celle de son cœur. Ce n'était pas la première fois qu'il se faisait prendre de force par un de ses maîtres mais d'habitude ça n'avait pas vraiment d'importance. Il n'y avait pas de sentiments et c'était sa fonction …, il s'y était résigné. Mais Heero et Trowa étaient différents. Ils savaient être gentils, attentionnés, timides même. Ils avaient découvert tous les trois le plaisir de partager des moments simples de la vie de tous les jours mais aussi des instants brûlants et remplis de passion. Il était tombé amoureux et maintenant il en souffrait à en perdre la raison. Perdu dans sa peine, il n'entendit pas l'excitation nouvelle qui régnait dans le château. Ses yeux s'étaient posés sur la fenêtre et il s'en approcha presque avec respect. Lorsqu'il l'ouvrit, le vent glacé lui fouetta le visage séchant ses joues qui depuis plusieurs jours s'inondaient de larmes dès qu'il était seul. Il regarda, au pied du château, les remous déchaînés de l'eau des douves dont le grondement assourdissant lui parvenait. Il ne tiendrait pas plus longtemps. Il sourit ironiquement en pensant que s'il n'avait pas hésité la première fois, il n'aurait certainement pas autant souffert.
'Tu n'aurais pas non plus connu
un tel plaisir' lui disait une petite voix mais celle-ci était
tellement noyée dans tout ce désespoir qu'elle ne fût
pas entendue. Il posa la petite clé argentée qu'il
faisait tourner inconsciemment dans ses doigts depuis ce matin sur le
rebord de la fenêtre et s'assit à côté,
laissant une dernière fois son regard s'évader sur le
paysage blanc qui s'étalait devant lui. Sans le quitter des
yeux, il donna une dernière impulsion à son corps. Le
vent glissait dans ses cheveux et sur son corps enfin libre tandis
que le temps paraissait s'être suspendu en vol. Puis l'eau
l'enveloppa. Il l'avait contemplé de nombreuses fois,
assis près de la rive, emmitouflé dans un gros manteau.
Parfois bleue, parfois verte suivant son miroitement, tellement belle
mais d'apparence glaciale…, comme ses maîtres.
L'était-elle ? Oui, sans aucun doute. Son corps
s'engourdissait, ballotté de-ci, de-là par les flots
violents, l'envoyant parfois sur des rochers aiguisés qui le
marquaient, mais la douleur s'éteignait et Duo ne se
débattait pas. Dans les premières minutes, l'élément
joua avec lui, le ramenant parfois à la surface où
instinctivement il reprenait sa respiration mais, depuis plusieurs
secondes déjà, il était maintenu dans les
profondeurs plus sombres et ses poumons manquaient d'oxygène.
Il regarda une dernière fois la surface brillante et sourit
avant de clore ses yeux améthystes.
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« Bonjour
père » Le prince Heero s'inclina suivi de son
frère.
« Avez-vous fait bon voyage ? »
« Très agréable. Duo n'est pas avec vous ? Quand je suis parti, il vous suivait comme votre ombre ! » Les princes se crispèrent légèrement.
« Rentrons et dites moi ce qui se passe dans ce château ! » ordonna le roi en voyant leur réaction.
Ils s'installèrent dans la bibliothèque tandis que Sally leur apportait du thé. Comme elle ne faisait pas mine de sortir, les princes la fusillèrent du regard et eurent un petit soupir de résignation.
« Il nous a trahi » commença Heero d'une voix froide.
« Nous l'avons trouvé devant la porte en argent en train d'essayer de l'ouvrir. » compléta Trowa. Le Roi écarquilla les yeux, craignant la suite de l'histoire.
« Vous lui avez laissé le temps de s'expliquer ? » Les princes tiquèrent.
« Sa culpabilité se lisait clairement sur son visage, il n'y avait rien à ajouter. » cingla Heero
« Où est-il ? »
« Nous l'avons puni et lui avons ordonné de rester dans la chambre. De toute manière, nous n'aurions jamais du faire confiance à un esclave, ni le traiter comme un humain. » Heero hocha la tête en signe d'approbation. Le bruit des deux gifles successives se répercuta sur les murs de la salle. Ils touchèrent leur joue meurtrie avec une petite grimace et regardèrent leur père, déconcertés.
« Vous n'êtes que des imbéciles. Il avait mon autorisation pour s'occuper du jardin de votre mère et je lui ai moi-même fourni la clé. »
« Pourquoi ne nous a-t-il rien dit ? » demanda Heero sous le choc.
« Je lui avait demandé de ne le dire à personne, pas même à vous et de me montrer le résultat en priorité. Je voulais vous faire une surprise en rénovant ce jardin que vous aimiez tant. Si vous lui aviez laissé le temps de s'expliquer, il vous aurait dit qu'il avait mon autorisation. »
Des coups insistants furent donnés à la porte alors que les princes s'étaient levés pour aller parler à Duo.
« Entrez »
« Majestés, une personne vient de sauter dans les douves du troisième étage semble-t-il. »
Les princes se regardèrent puis se mirent à courir.
« Je vais aller chercher des couvertures » dit Sally en sortant. Le roi hocha la tête en signe d'assentiment puis ferma les yeux, attendant, inquiet, l'issue de cette matinée.
Les princes traversèrent le pont puis, imitant les hommes déjà sur place, regardèrent attentivement les flots à la recherche d'un quelconque signe du châtain. Soudain, un cri les alerta et ils s'approchèrent de l'homme en courant.
« Je viens d'apercevoir une tête dans les remous mais elle a tout de suite été aspirée par les eaux. »
« Où ? » Les princes suivirent le doigt du regard puis se mirent à courir plus en aval. Considérant qu'ils avaient assez pris d'avance, ils regardèrent plus en amont essayant de voir quelque chose, un signe qu'il ne se soit pas encore noyé. Le bout d'une natte apparut dans leur champ de vision et Heero entra dans l'eau tenant fermement la main de son frère. Ce dernier attrapa la main d'un soldat et se glissa lui aussi dans le courant indompté. Alors que le corps de Duo allait une nouvelle fois repartir dans les profondeurs, Heero l'attrapa par le bras puis se fit tirer par les soldats venus les aider. Ils remontèrent sur la berge, essoufflés par la lutte qu'ils avaient du mener contre le froid et le courant et allongèrent Duo. Ce dernier avait les lèvres complètement bleues et son corps était froid, immobile. Il ne respirait plus. Les princes commencèrent un massage cardiaque alors que Sally arrivait en courant, portant sa trousse médicale et des couvertures. Le souffle de Heero entrait dans le corps inerte alors que Trowa appuyait en rythme sur son torse. Premier essai… Deuxième essai…Troisième essai…
« Duo, t'a intérêt à revenir pour qu'on puisse s'excuser » cria Heero. Quatrième essai…
« S'il te plaît, reviens » implora Trowa. Des larmes coulaient sur leurs joues mais ils s'en foutaient. Ils lui avaient fait du mal, encore une fois, à lui, à la seule personne qui avait réussie à pénétrer leur coquille. Cinqu… Duo aspira brutalement, ouvrant les yeux brusquement et recracha une bonne partie de l'eau qu'il avait avalée. Il toussa alors que Sally, qui avait repoussé les princes, l'enveloppait de plusieurs couvertures et le frictionnait doucement. Tout son corps était secoué de tremblements et il était en état de choc. Elle avisa un soldat assez costaud à proximité et lui demanda de l'amener dans la salle de soins. Acquiescant, il prit doucement le jeune garçon dans ses bras et s'éloigna d'un bon pas vers les portes du château. Elle rassembla ses affaires puis regarda les princes, qui étaient eux aussi emmitouflés dans des couvertures.
« Prenez un bain chaud et allez voir le roi, pour l'avertir de la situation. » Sa voix était autoritaire et n'admettait aucune réplique. Les princes hochèrent la tête et se levèrent, la suivant vers le château.
TSUZUKI
Petit mot de l'auteur :
Ce chapitre est un peu plus court parce que je ne voulais pas couper en plein milieu du paragraphe suivant !
Sinon, petit rebondissement dans l'histoire comme vous avez pu le voir, mais bon c'est normal hein, faut quand même que je tienne encore plusieurs chapitres sans ennuyer les lectrices(teurs), lol.
La suite vendredi
Bye
