Auteur : Dyneen

Disclamer : Les personnages de Gundam Wing appartiennent à Mrs H. Yadate et T. Yoshiyuki. Je les emprunte juste...

Couples : (1+3) x 2

Genre : Hors univers GW (juste persos), Tryaoi (Ne cherchez pas, je viens de l'inventer yaoi à trois)

Remarques : Fiction en 16 chapitres

« … » - paroles / ' … ' - pensées / § … § - signes sourd-muet

----- Différents événements se déroulant en même temps

OYEZ, OYEZ ! Le chapitre 12 est en avance ! Eh oui, étant donné que je suis pour l'instant en vacances, j'ai décidé de vous en faire profiter aussi !
#L'auteur finit d'enfiler son gilet pare-balle puis met son casque. Elle se dirige vers un boomker.#
Sur ce, bonne lecture !
#L'auteur referme la porte sur elle, et le cliquetis d'un verrou se fait entendre.#

Attention : NC-17 donc arrière à ceux qui ne sont pas prêts !


Princes de Glace

Chapitre 12


« Bonjour ! » Quatre et Hilde saluèrent le garçon de la tête et suivirent le chemin de marbre avant de prendre place sur les balancelles à ses côtés. « Wufei, ne te prosterne pas s'il te plaît. Après tous ce que nous avons vécu ensemble, mon amitié envers toi est plus importante que n'importe quel titre. S'il te plaît… » Wufei regarda son maître puis devant la permission de celui-ci, il prit la main de Nolan et la serra avec plaisir et fierté avant de se placer près de la porte.

« Votre voyage s'est bien passé ? »

« Oui, merci. Mais on a du donner de nombreux arguments pour que mère et oncle Selim acceptent de nous laisser vous rejoindre une semaine avant votre mariage. Eux n'arriveront d'ailleurs que deux jours avant d'après ce qu'ils nous ont dit. » Répondit Hilde. Nolan hocha la tête, heureux de leur présence.

« Tu ne sembles pas trop stressé pour ton mariage. » déclara Quatre en regardant son ami. Le garçon blond l'avait toujours trouvé très sympathique et maintenant qu'il avait acquis le même rang que lui, il était très heureux de le compter parmi ses amis, au même titre que sa cousine Hilde. Nolan sourit à cette remarque.

« Je suis très heureux de pouvoir me marier avec mes deux dragons, donc je n'ai aucune raison d'être inquiet, n'est-ce pas ? »

« En effet » approuva Hilde avec un grand sourire. « Au fait, en parlant de tes dragons, ils sont passés où et où est donc ta garde du corps ? Ils ont fini par s'entretuer ? »

« Non, non » dit Nolan. « Dame Reba s'est rendue compte que la meilleure façon d'éviter qu'ils m'approchent était de les surveiller eux et non moi, alors elle a demandé à une amie de venir et elles les observent constamment maintenant. » finit-il en riant.

« Ca ne doit pas leur plaire » sourit Quatre « et si tu nous racontais ce qu'on fait tes chevaliers servants depuis vos fiançailles pour que ton chaperon en arrive à de telles extrémités. »

« Après que le roi nous ait donné sa bénédiction et ait célébré nos fiançailles, la situation est restée calme pendant… trois jours environ. Nous restions ensembles discutant de ce que nous avions fait durant notre séparation forcée et bien entendu dame Reba restait à mes côtés en permanence. Cette surveillance constante me mettait un peu mal à l'aise et j'ai eu tendance durant ces trois jours à rester cloîtré dans ma chambre. Je crois que je me sentais un peu oppressé… Lorsqu'au soir du troisième jour, ils m'ont serré tendrement la main pour me souhaiter bonne nuit, Heero a dit que je devais sortir un peu, ne pas changer mes habitudes, tandis que Trowa a poursuivit en disant qu'au moins ce serait plus drôle. Ils m'ont fait un clin d'œil et sont sortis. Le lendemain, je reprenais l'entretien du jardin, la lecture à la bibliothèque… me demandant ce qu'ils avaient bien pu vouloir dire. » Nolan remercia le serviteur qui apportait le thé puis contempla sa tasse, les yeux perdus dans le liquide ambré et continua alors qu'un sourire se dessinait sur son visage en se rappelant le premier baisé volé.

« Deux jours après leur étrange conversation, j'étais tranquillement installé à cette place entrain de lire quand un serviteur, accompagné des princes, vint nous apporter le thé. Autant vous dire que l'attention de dame Reba était à son comble mais ils ne firent rien, se contentant de prendre place en face de moi avec un petit sourire malicieux. Intrigué, je fis cependant comme si de rien n'était mais alors que je finissais mon thé, j'entendis un petit gargouillement. Je me tourne en direction du bruit et là je vois dame Reba, pâle comme un linge, avec seulement deux rougeurs de gêne aux joues. Nous la regardons tous les trois interrogatifs, et là, elle semble avoir un léger haut-le-cœur et nous la voyons partir en courant hors du jardin. J'étais un peu inquiet pour elle mais quand mon regard a croisé celui pétillant des princes, j'ai eu un énorme doute auquel j'ai eu confirmation en voyant leur sourire s'élargir. Pauvre dame Reba, elle a passé son temps a faire des allers-retours du jardin à ses appartements, refusant de nous laisser seuls trop longtemps, mais à chacun de ses départs, j'avais le droit à un baiser à couper le souffle et chacune de ses arrivées nous trouvait sagement assis à nos places… mais je peux vous dire que j'ai eu du mal à ne rien laisser paraître. » Nolan soupira alors que Quatre et Hilde éclataient de rire en imaginant la scène. « En fait, les princes avaient emprunté un laxatif à Sally qu'ils avaient mis dans la tasse de dame Reba et avaient posté un guet pour les avertir quand elle revenait. » Nouveau rire des deux invités, qui une fois calmés, demandèrent la suite avec enthousiaste.

« Les quatre jours suivant se passèrent assez calmement excepté que les princes me donnèrent une lettre avec comme condition de la lire avant de m'endormir. Le lendemain et suivant les instructions, je laissais la fenêtre entrebâillée derrière les rideaux tandis que je feignais une grosse fatigue. Je suis resté couché toute la matinée, soigné par dame Reba mais en début d'après-midi, elle me demanda si ça me dérangeait de rester me reposer seul puisqu'elle devait faire sa méditation. Bien sûr, je lui assurais que non et elle sortit, laissant tout de même un gardien à ma porte pour protéger mon honneur des princes. » Nolan sourit à ces mots. « A peine fut-elle sortit que je les vis entrer par la fenêtre, les joues rougies par leur escalade. Je les ai sermonné sur le danger de grimper jusqu'ici mais quelques secondes après, j'oubliais ma colère et ma culpabilité envers dame Reba et nous avons profité des deux heures de méditation pour rester ensemble. »

« Vous avez rien fait, j'espère. » demanda Quatre, un peu inquiet.

« Non et puis ça n'aurait pas été possible de toute façon. Dame Reba garde la clé. » Ajouta Nolan.

« La clé ? » interrogea Hilde, déconcertée. Les joues des deux garçons se colorèrent mais ce fut Quatre qui répondit.

« J'avais oublié mais comme Nolan s'est fait purifier, les sages peuvent lui imposer une ceinture de chasteté jusqu'à son mariage. » Hilde rosit à son tour.

« C'est pas obligatoire semble-t-il mais quand ils m'ont demandé qui était l'élu, ils n'ont plus hésité une seconde. » Nolan fit une petite moue. « Je crois qu'ils ont une drôle de réputation. »

« C'est surtout qu'ils ont la réputation de ne pas se faire arrêter par des détails et d'avoir une très bonne technique de persuasion. Ils ont du craindre que dame Reba ne suffisent pas à te protéger. » Les yeux de Quatre brillaient alors qu'il essayait de ne pas se remettre à rire.

« Ils n'ont d'ailleurs pas vraiment apprécié de sentir une protection en gundamnium quand ils ont tenté une caresse plus subjective… » Avoua Nolan penaud. Cette fois-ci, Quatre ne put retenir son éclat de rire et il fut rapidement rejoint par Hilde et Nolan.

« Dis-moi qu'il y a une suite, Nolan » supplia Hilde en se tenant un peu les côtes. Nolan sourit en hochant la tête au plus grand plaisir de ses invités.

« Dame Reba ne s'était toujours pas aperçue qu'ils avaient réussi à m'embrasser et quatre nouveaux jours s'étaient écoulés. Nous nous étions installés pour déjeuner et les deux princes bizarrement ne s'étaient pas placés au côté de leur père mais en face de dame Reba et de moi. Je me retrouvais donc au côté du roi et nous discutions du mariage et des invités avec les princes. On nous servit un coq au vin, sans vin pour moi mais il était délicieux. Après le repas, nous sommes passés dans le petit salon pour se détendre et dame Reba s'est installée dans un grand fauteuil près de la cheminée. Les princes se tenaient à l'écart mais semblaient observer avec attention mon chaperon tandis que je m'étais installé sur le tapis, appuyé contre le fauteuil. J'adore me mettre ainsi. J'étais subjugué par la neige qui tombait dehors quand je sentis des bras me prendre par la taille tandis que deux lèvres glissaient dans mon cou avec délectation. Je fus surpris mais je me laissais faire avant de sursauter et de me rappeler mon ogresse. Les princes me souriaient et je compris pourquoi. Elle avait vraiment l'air d'un ogre, affalée sur le fauteuil et commençant à ronfler, la bouche ouverte. Je crois que j'ai faillis éclater de rire mais ils avaient du prévoir ma réaction et m'en ont empêché de la plus douce des manières, je peux vous l'assurer. »

« Et le roi n'a rien dit ! » demanda Hilde surprise.

« J'ai été gêné moi aussi mais quand j'ai vu qu'il souriait, j'en est conclu que ça ne devait pas le déranger. »

« Comment se fait-il qu'elle se soit endormie ? » demanda Quatre, curieux.

« Je crois qu'elle n'aurait pas du dire la veille qu'elle ne supportait pas bien l'alcool. Je soupçonne fortement les princes de l'avoir servi avec générosité durant tout le repas, d'où leur place stratégique, et d'être aller aux cuisines pour donner des ordres en ce qui concerne l'assiette de dame Reba. A mon avis, son coq au vin avait du se transformer en vin avec un peu de coq. » Les deux jeunes gens hochèrent la tête, souriants, certains que son hypothèse devait être très proche de la réalité.

« Si j'ai bien tout suivi » remarqua Quatre « cela s'est passé il y a une dizaine de jours. Quand est-ce que dame Reba a décidé de changer sa stratégie de défense ? » Nolan le regarda les yeux brillants en repensant à leur dernière action anti-chaperon.

« Il y a six jours, sieur Delvan est arrivé au château…. »

« Oncle Delvan est là ? » questionna Hilde intriguée « nous ne l'avons pourtant pas vu » rajouta-t-elle en interrogeant Quatre du regard. Celui-ci semblait aussi surpris qu'elle et il se tourna vers Nolan, attendant la suite.

« En fait, il est parti depuis deux jours pour une excursion dans la grotte de Yercal afin de chercher de nouvelles espèces de serpents » expliqua le garçon. « Bref…, les princes et moi l'avons invité pour notre mariage et je peux vous dire qu'il n'était pas seul. »

« Oncle Delvan était accompagné ? » Ses deux interlocuteurs semblaient pour le moins déconcerté par cette nouvelle. Nolan hocha la tête en souriant.

« Dame Reba a failli avoir une crise cardiaque et je crois qu'on l'a entendu jusque dans le Terrein lorsqu'elle s'est rendu compte que l'écharpe du sieur Delvan bougeait autour de son cou… Il nous a expliqué plus tard que deux de ses serpents étaient souffrants et qu'il ne pouvait pas, dans leur état, les laisser au soin d'une autre personne. » Quatre et Hilde pouffaient en imaginant la scène, aucunement étonnés par la décision de leur oncle. Ce dernier adorait ses petits pensionnaires et n'imaginait pas que quelqu'un puisse les détester.

« Que s'est-il passé ensuite ? » demanda Hilde, impatiente.

« Dame Reba faisait tout pour l'éviter et par conséquent pour me le faire éviter aussi… Seulement deux jours après son arrivée, alors que nous écoutions un morceau de piano dans la salle des loisirs, les princes et sieur Delvan nous rejoignirent, ce dernier avouant à dame Reba terrifiée que la musique calmait ses deux protégers… Votre oncle, ne tenant pas compte des yeux de dame Reba qui le fusillaient du regard, approcha une chaise à se côtés et, profitant d'une pause dans la musique pendant qu'on nous servait une collation, passa le quart d'heure suivant à lui expliquer en détail les us et coutume de ses reptiles. Le roi nous avait rejoins entre temps et nous nous apprêtions à remettre la musique quand elle se leva, assez raide, avant de, je cite me laisser en compagnie d'adultes responsables qui seront veiller au respect des traditions.… On a passé une après-midi très agréable… mais je crois que c'est là qu'elle a changé de méthode ayant de sérieux doutes sur les bonnes résolutions des princes… » Affirma Nolan en riant. Ses amis l'accompagnèrent quelques secondes après dans sa bonne humeur mais alors qu'ils commençaient à se calmer, ils entendirent un bruit derrière eux et se retournèrent vivement. Les princes les observaient, les cheveux en bataille et les joues rougies, et ils s'approchèrent de leur fiancé avant de l'embrasser avec passion.

« Où est dame Reba ? » demanda Nolan en se ressaisissant, un air inquiet sur le visage.

« Elles nous ont suivi… » Commença Heero.

« … Et nous les avons semé en chemin. » Finit Trowa. Ils s'assirent de chaque côté de Nolan et se servirent une tasse de thé fumante.

« De quoi parliez-vous qui vous mettait de si bonne humeur tous les trois ? » demanda Heero en les dévisageant.

« Nolan nous expliquait vos exploits chevaleresques pour le libérer de sa prison de vertu et de son gardien intraitable. » répondit leur cousin en riant.

« C'est un combat de chaque jour mais nous ne désespérons pas de vaincre cette ogresse… » Déclara Heero théâtralement en s'agenouillant devant Nolan.

« Nous recueillerons encore plusieurs de tes baisers avant que le temps ne se soit écoulé… » Promit Trowa en rejoignant son frère à ses pieds.

« Je compte sur vous preux chevaliers » confia Nolan en les embrassant avec ardeur. « Votre récompense sera à la hauteur de vos efforts » murmura-t-il sensuellement au creux de leur oreille. Les prunelles princières pétillèrent en rencontrant les améthystes malicieuses et un sourire déterminé se dessina sur leurs lèvres.

Dame Reba et sa consoeur ne réapparurent qu'en soirée, leur tenue fripée et les cheveux défaits, alors que chacun était à table. Elles s'assirent avec dignité, sans rien dire, alors que le roi les regardait avec perplexité et que cinq jeunes personnes tentaient tant bien que mal de retenir les prémices d'un fou rire incontrôlable.


« Père, savez-vous où est passé Nolan ? » demanda Heero, précipitamment. Les deux princes venaient d'arriver comme des bourrasques dans le salon où le seigneur Selim, Lady Glenn et le roi discutaient tranquillement tandis que leurs cousins jouaient aux échecs.

« Dame Reba lui a proposé de faire une petite promenade aux alentours du château et je crois qu'il y est allé. » répondit le roi « mais ils ne vont sûrement pas tarder à rentrer » rajouta-t-il, rassurant, en voyant l'inquiétude apparaître sur le visage de ses fils.

« Savez-vous où ils sont allés ? »

« Enfin, Trowa même si vous ne supportez pas Dame Reba, ce n'est pas une raison pour ne pas lui faire confiance. Je suis sûr que votre fiancé va bien. »

« J'en doute, père. Une missive vient de nous parvenir de Terrein. Il semblerait que le corps de Dame Reba ait été retrouvé il y a cinq jours dans un piteux état. » Déclara Heero.

« Il faut qu'on les retrouve, immédiatement » conclut Trowa. Leur père lut rapidement la missive alors que les princes se dirigeaient de nouveau vers la sortie.

« Je vais vous accompagner » annonça Quatre. « Plus on sera nombreux, plus nous aurons de chance de le retrouver rapidement. » Hilde acquiesça.

« Je viens aussi » Les princes hochèrent la tête et ils quittèrent tous les quatre la pièce d'un pas précipité. Le roi observa quelques instants la porte qui venait de se refermer et soupira.

« J'espère qu'il n'ait rien arrivé au seigneur Nolan. » murmura-t-il et ses frère et sœur hochèrent la tête.
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« Dame Reba, êtes-vous sûre qu'il soit prudent de s'éloigner aussi loin du château ? » La femme se retourna et sourit moqueuse.

« Vous avez raison, nous sommes suffisamment loin maintenant. » Elle s'approcha de seigneur Nolan qui recula devant le sourire mauvais qu'elle affichait.

« Dame Reba, que… que vous arrive-t-il ? »

« Ce qui m'arrive ? Voila un mois que je vous supporte vous et vos saletés de fiancés, tout ça dans l'attente de ce jour, jour de ma récompense… »

« Ré…compense ? » Elle s'approchait irrémédiablement et Nolan reculait toujours jusqu'à ce qu'il se retrouve coincé contre le mur d'une vieille ruine. Il essaya alors de fuir par le côté mais la lourde femme devant lui, l'attrapa par la gorge avant de le soulever du sol de quelques centimètres sans aucun problème apparent.

« Je connais une personne qui tient beaucoup à toi, mon petit chat et il m'a promis pas mal d'argent si je tuais ton chaperon et prenais sa place. »

« Qui ? » souffla Nolan alors qu'il commençait à suffoquer.

« Tu le verras bien assez tôt, chaton. » Elle raffermit un peu sa prise et Nolan sombra dans l'inconscience.


Nolan se réveilla sur une couche de paille et s'assit brusquement. Il plaça une main sur son cou se rappelant les derniers événements et grimaça. Il était douloureux et nul doute que des traces des doigts violacées devaient apparaître sur sa peau pâle. Il fit le tour de la pièce du regard, notant les murs de pierre laissant filtrer l'air froid de l'extérieur, la petite lucarne où quelques rayons du jour passaient et la lourde porte de fer qui complétait le tableau. Il soupira avant de porter attention à son corps et soupira, rassuré ; au moins il portait encore ses vêtements. Il attendit longtemps, seul dans sa prison de pierre, attendant et redoutant la venue d'une personne. Alors qu'il s'était assoupi, il entendit un verrou se tourner et la porte s'ouvrit dans un grincement alors qu'il se redressait angoissé.

« Bonjour, cher neveu. Comment se passe votre séjour ici ? » Nolan contempla un instant l'homme devant lui, sa voix résonnant dans les méandres de sa mémoire alors qu'il se revoit enfant, suppliant cet inconnu monté sur un cheval, puis sa vie en tant qu'esclave.

« Vous... » Nolan se jeta sur l'arrivant, sa colère pour seule conseillère de ses actes alors que les images de l'assassinat de sa famille lui revenait en mémoire. L'homme, bien que surpris par cette soudaine attaque, para le coup et lui renvoya une puissante gifle qui le fit rouler vers le mur du fond.

« Ttttt, alors comme ça on attaque son maître ? » dit l'homme en s'approchant du garçon. Nolan se releva rapidement, la joue rougie et le fixa avec haine.

« Vous n'êtes pas mon maître. Le roi m'a libéré. Vous n'avez aucun droit sur moi… » L'homme devant lui sourit, moqueur, avant de lui prendre brutalement le visage d'une main, et de le dévisager méchamment.

« Même si tu n'as plus tes chaînes, saches que tu m'appartiens à vie, sale petite pute et je ne te laisserai jamais retourner vers tes chers princes. » Il lui envoya un coup de poing et la pommette droite de Nolan se fendit alors qu'un mince filet de sang coulait de sa bouche. Il essaya de reprendre ses esprits mais son oncle était bien plus fort que lui et de petites étoiles noires apparaissaient devant ses yeux.

« Pourquoi… Pourquoi avoir détruit ma vie ? » Demanda Nolan, d'une petite voix. L'homme, en face de lui, lui adressa un sourire cruel.

« Ma chère sœur et son époux voulaient dénoncer mon trafic d'esclaves avec les royaumes voisins, sans compter les petits échanges d'informations… »

« Vous êtes un traître et un tueur » cracha Nolan avec dégoût en se redressant en position assise, une main placée inconsciemment sur son ventre. Le sourire s'élargit, accentuant la lueur malveillante qui éclairait les yeux noirs du kidnappeur.

« Vous deux, enlevez-lui sa ceinture de gundamnium et faite-lui comprendre qui est le maître de cette demeure. » Deux sbires s'approchèrent de lui et Nolan déglutit silencieusement. Son oncle se retourna quelques secondes avant de sortir.

« Insistez sur son ventre. Je ne veux pas qu'il perde sa taille de guêpe à cause de ses bâtards. »

« Nooon. Vous n'avez pas le droit de … » Sa voix se perdit derrière la porte alors que celle-ci tournait sur ses gonds.


Il avait tellement mal… Nolan descendit une main tremblante jusqu'à sa taille et la glissa ensuite dans l'élastique de son pantalon jusqu'à ses fesses. Une substance poisseuse était apparue peu de temps après leur départ et malgré la vive douleur de son ventre depuis lors, il voulait vérifier, avoir une preuve de ce qu'il appréhendait le plus. Retirant ses doigts, il les porta jusqu'à la pâle lumière de la lune et resta interdit devant le liquide carmin et gluant qui les recouvrait. Il éclata en sanglot alors que sa crainte se trouvait révélée et pleura de longues heures avant que le sommeil accepte de le libérer.
« Debout, esclave ! » Un coup de pied dans le ventre finit de le réveiller complètement et il gémit devant la douleur de son corps. Son oncle l'attrapa par le cou et le releva rapidement alors que ses pieds ne touchaient presque plus le sol. Il passa une main dans son pantalon et sourit devant le sang qu'il y trouva.

« Crois-tu vraiment que tes princes vont encore vouloir de toi maintenant que tu as perdu leur héritier, Duo ? » Nolan baissa les yeux alors que ses larmes menaçaient de couler à nouveau devant la perte de son enfant.

« Je ne suis pas Duo, je suis Nolan » murmura le garçon plus à soi même que pour son oncle. Celui-ci claqua sa langue contre son palais avant de le jeter brutalement sur le sol.

« Tu es devenu bien désobéissant maintenant. Un petit tour entre les mains de Treize t'aurait appris à te tenir mais il semble que tu y ais échappé. Mais ne t'en fais pas, c'est moi qui ai été son professeur alors crois-moi je vais veiller personnellement à te faire rentrer dans le droit chemin. » La respiration de Nolan augmenta singulièrement tandis que sa peur commençait à le submerger.

« Utilisez le fouet à nu jusqu'à ce qu'il s'évanouisse. Y a rien de tel pour plier les esprits les plus retords… . Quant à toi, si tu veux manger, il faudra payer et en nature… » Le prisonnier eut un haut le corps en entendant ses paroles et se replia sur lui-même dans un coin de la cellule. La porte se referma derrière son oncle tandis que les deux hommes s'approchaient de lui avec un sourire malsain en se passant la langue sur les lèvres. Ils adoraient leur boulot, la douleur des autres provoquait la plus pure des jouissances selon eux…

TSUZUKI

Petit mot de l'auteur :

Ma carrière en tant qu'auteur de fictions a été courte mais riche en émotions ; malheureusement, je crois que même mes plus ferventes revieweuses vont me massacrer sur ce coup-là!
Pas tapez, s'il vous plaît…


La minute historique :
Pourquoi un tel titre ?

Je ne sais pas si certain(e)s d'entre vous lisent le titre des chapitres mais pour cette fic, je me suis amusée avec leurs initiales… Donc obligation de le faire commencer par G et si en général, je trouve rapidement, là, ben…, je me suis un peu pris la tête… Jusqu'à ce que je trouve ce mot : la géhenne

Ch'tite définition :
Pour le Judaïsme rabbinique, il s'agit d'un lieu, décrit comme une antichambre (ou une voie d'entrée) pour toutes les âmes (et non les seules perverses). On y est jugé pour ses actes au cours de la vie. Dieu n'en est pas "absent" (comme dans l'enfer chrétien), et on n'y reste pour une durée maximum de douze mois pour être purifié en vue du monde à venir.
Pour l'Église Catholique, la géhenne est communément synonyme de tortures, d'intenses souffrances, et est considérée comme le châtiment éternel des réprouvés (bref l'Enfer).
Pour l'Islam, elle constitue la demeure de la perdition, le lieu du supplice contenant plusieurs abîmes différents an fonction du degré des supplices.

Ces infos viennent d'Internet (Wikipédia entre autre) et je n'ai considéré que trois religions. Si vous êtes d'une autre religion et que celle-ci emploie aussi ce mot, dite-le moi et je la rajouterai…