Auteur : Dyneen

Disclamer : Les personnages de Gundam Wing appartiennent à Mrs H. Yadate et T. Yoshiyuki. Je les emprunte juste...

Couples : (1+3) x 2

Genre : Hors univers GW (juste persos), Tryaoi (Ne cherchez pas, je viens de l'inventer yaoi à trois)

Remarques : Fiction en 16 chapitres

« … » - paroles / ' … ' - pensées / § … § - signes sourd-muet

----- Différents événements se déroulant en même temps

Attention : NC-17 (viol) donc arrière à ceux qui ne sont pas prêts !


Princes de Glace

Chapitre 13


Son corps ensanglanté tremblait de froid et de peur sur le sol de pierre de la cellule. Il était là depuis trois jours, trois jours qui lui semblait une éternité alors que ses bourreaux alternaient méthodiquement fouet et bâton sur son corps fatigué. Il n'avait pas mangé, ni bu depuis sa capture et son corps en souffrait atrocement. Il avait tellement soif et tellement faim… Son oncle venait toutes les six heures avec un bout de pain rassis et une cruche d'eau mais Duo refusait de se plier à ses exigences, enfin jusqu'à présent… Il était épuisé et la fièvre le portait vers des territoires obscurs remplis de cadavres et de tortures… Il n'en pouvait plus et les remarques de son oncle sur le désintérêt évident des princes sur sa personne, sur leur haine envers lui lorsqu'ils découvriraient la vérité…, le détruisait mentalement encore plus sûrement que les coups le blessaient physiquement. Le doute commençait à s'infiltrer en lui, il perdait confiance et l'espoir de les voir venir le chercher s'éteignait jour après jour.

« Bonjour, Duo » lança l'homme en s'approchant du corps recroquevillé sur la paille. Ce dernier trembla légèrement en entendant le son de la voix. Il le força à le regarder et les améthystes plongèrent dans le regard noir et froid de son vis-à-vis. « Tu sais que tu devrais te nourrir un peu. A cette vitesse là, tu vas crever dans cette cellule… C'est pas ce que tu veux, n'est-ce pas ? Pas après tout ce qu'Helen et Solo ont fait pour toi ? » De petites larmes coulèrent sur le visage de l'esclave alors que de douloureuses images revenaient le hanter.

Flash-Back

« Je veux ce jeune garçon… » L'homme observa le client puis son neveu avant de revenir au marchand bedonnant, qui comme par enchantement venait de sortir une bourse bien remplie.

« Monsieur, il n'a pas encore beaucoup d'expérience. Je veux bien prendre sa place et… Vous ne le regretterez pas… Je ferai ce que vous souhaitez vous le savez, je peux tout faire… » Le marchand posa son visage gras sur la jeune fille qui lui avait adressée la parole. Elle était bien faite, avec un joli visage où deux yeux d'un vert tendre brillaient parfois de malice… Mais pour l'instant, elle essayait d'éviter à son protéger de passer à la casserole avec cet homme. Pour l'avoir eu une fois, elle savait parfaitement le genre de jeu qu'il aimait faire et se refusait à laisser Duo avec un tel homme. Surtout pour sa première fois…

« Je doute pas de tes compétences ma jolie mais je préfère son petit cul à ton minou… »

« Si vous voulez du cul, je peux prendre sa place. J'ai autant d'expérience qu'Helen et je suis prêt à me plier à votre volonté… » Le marchand jeta un œil au garçon qui s'était proposé puis à l'enfant d'une treizaine d'années qui attendait tremblant et apeuré. Le marchand claqua sa langue sur son palais avant de s'adresser au maître des lieux.

« Il est vierge ? » Helen et Solo se tendirent tandis que le corps de Duo tremblait de plus en plus. Si il tombait entre ses griffes, il ne s'en remettrait pas. Pas à treize ans… Duo supplia son oncle du regard mais celui semblait peser le pour et le contre.

« Mes deux putes ont raison… J'ai peur qu'il ne soit pas encore prêt pour vous donnez entière satisfaction, mais je peux vous assurer qu'eux le sont… Acceptez leur proposition et vous ne le regretterez pas. » Le client regarda l'enfant avant de se retourner vers les deux adolescents qui attendaient la réponse. Il s'approcha et pinça les fesses fermes de Solo avant de lui chuchoter à l'oreille quelques propos graveleux. Le jeune garçon aux longs cheveux blonds frémit légèrement, l'homme rigola puis jeta la bourse au maître.

« Ok, je les prends pour la nuit mais j'en fait ce que je veux. » L'homme acquiesça puis alors que le client se dirigeait d'un pas rapide vers les chambres, il attrapa Solo et Helen par le bras.

« C'est votre jour de congé aujourd'hui… Vous ne serez pas payés pour vos heures supp…. » Les deux adolescents hochèrent la tête, sans rien dire malgré le dégoût qu'ils éprouvaient.

« N'oublie pas ce qu'on t'as dit l'autre jour, ok ? » Prévient Solo avec un petit sourire contrit. Après un regard rassurant au garçon, ils suivirent leur client. L'homme les regarda disparaître avant de se tourner vers son neveu un sourire satisfait sur les lèvres.

« T'es qu'une larve mais tu viens de me faire gagner un agréable petit supplément. Me demande pourquoi ils te protègent ces deux-là ! » Il repartit en chantonnant laissant là le jeune garçon qui ne pouvait détacher ses yeux de l'escalier d'où avait disparu ses amis.

Après plusieurs heures d'attente, il décida de remonter dans sa chambre. Après tout, ils viendraient sûrement lui faire un bisou pour dormir comme d'habitude. Il mit du temps à s'endormir…

« Debout, espèce de larve ! » Duo les yeux encore engourdis par le sommeil, regarda sans comprendre son oncle. Celui-ci excédé par son manque de réaction l'attrapa par la chemise et le tira sans ménagement dans les escaliers. Duo essayait tant bien que mal de se défaire de cette emprise quand il s'aperçut de l'épaisse fumée qui étouffait les locaux.

« Qu… Mon oncle… ? » Il toussa alors que l'homme l'entraînait toujours à sa suite puis alors qu'il arrivait de moins en moins à respirer, un air frais se présenta à lui. Il inspira de grandes goulées avant de se redresser difficilement maintenant que son oncle l'avait libéré.

« Qu'est-ce qui… se passe ? demanda-t-il en voyant des flammes danser au dessus du toit.

« L'établissement a pris feu, espèce de demeuré » répondit son oncle avant de lui foutre une gifle, agacé. Duo de nouveau à terre observait, interdit, les nuances orangées et rouges qui léchaient avidement le bois, une impression de déjà vu terriblement angoissante au fond de l'estomac. Soudain son regard se posa sur la fenêtre de ceux qu'ils considéraient comme ses frère et sœur... Une longue flamme s'en échappait et il jeta un œil aux personnes présentes sur le trottoir, tentant de les apercevoir dans la foule.

« Solo… ?, Helen… ? » Il passa ses doigts sur ses yeux qui lui brûlaient à cause de la fumée puis avança doucement, à quatre pattes. « Solo… ?, Helen… ? » Un coup de pied dans le ventre lui bloqua momentanément la respiration alors qu'il se recroquevillait sur le côté.

« Ils sont morts… A cause de toi, j'ai perdu deux de mes meilleures putes… Sales larve, tu les as tués… » Duo regarda son oncle sans comprendre puis, alors que l'homme s'éloignait pour discuter avec un policier, il essaya de se relever… Il devait aller les aider… Son corps se maintient assis mais le dernier coup qu'il avait reçu le lançait horriblement et il lui était impossible de se lever.

Il les revoyait dans sa chambre lors de cette discussion, comme si c'était hier.

« La vie est le bien le plus précieux, Duo » déclara sa sœur Helen, avec un grand sourire en lui donnant un bisou.

« Boys don't cry ! » ajouta son frère Solo en lui ébouriffant le cheveux.

« Je… Je suis désolé… » Sur ses joues, éclairées par la chaleur du feu, des larmes se mirent à couler, silencieuses, alors que ses améthystes reflétaient les flammes toujours plus hautes qui s'élevaient dans le ciel étoilé, emmenant avec elles sa dernière famille…

Fin de Flash-Back

« Si tu veux manger, écarte les jambes, chaton » dit l'homme en caressant la chevelure emmêlée et collante. Duo trembla violemment devant cette demande. Il avait déjà attenté une fois à sa vie alors qu'il leur avait promis… Il n'avait pas le droit de… Mais cela voulait dire qu'il devait manger… Il passa sa langue asséchée sur ses lèvres gercées comme pour voir s'il ne restait pas quelques molécules d'eau qu'il pourrait utiliser à défaut de cette solution mais trois jours sans boire asséchaient même l'organisme le plus imbibé. Il roula doucement sur le dos sous le regard attentif de l'homme et jeta un œil à la cruche qui le narguait. Il reporta son regard sur son oncle quelques instants avant de fermer les yeux et d'écarter les jambes en tremblant.

« Plie les genoux et écarte les plus. » La voix était tranchante mais une pointe de satisfaction transparaissait clairement. Duo obéit, dévoilant son intimité à son bourreau. Il entendit le bruit de vêtements qu'on défait et de nouveaux spasmes le parcoururent.

« Ouvre les yeux, esclave. » Le ton était sans appel et Duo obéit alors que l'homme lui maintenait les jambes les plus écartées possibles. A peine ses améthystes apparurent de derrière ses paupières que ses chairs se déchiraient au passage brutal du sexe dans son intimité. Il hurla devant cette douleur qu'il n'avait plus connue depuis de longs mois mais l'homme continua, le blessant un peu plus à chaque fois qu'il l'empalait sur lui. Il jouit après une pénétration plus puissante et se retira satisfait de voir un liquide blanc rougeâtre s'échapper de cette chaude cavité. Il attrapa de nouveau son menton et viola sa bouche de sa langue aussi sauvagement qu'il l'avait fait avec son intimité. Il se releva et se rhabilla laissant le corps inerte du garçon au sol.

« Tiens tu peux manger maintenant » dit-il en poussant la nourriture avec son pied. « Je ne regrette pas ton séjour là-bas finalement. Deux mois sans baiser et ton petit cul m'est revenu encore plus serré qu'il ne l'était avant. Compte sur moi pour ne pas te faire crever de faim, chaton. » Il sortit, un sourire sadique sur le visage. Duo attrapa difficilement l'eau et le croûton de pain qu'il avala avec rapidité avant de se rouler en boule et de pleurer silencieusement. Il avait de nouveau tout perdu…
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« Père, nous avons retrouvé la femme qui a enlevé Nolan. Elle possède le don de métamorphose et n'a eu aucun mal à tuer la vraie dame Reba avant de prendre son apparence. Nous l'avons interrogé et il semble que Nolan se soit fait capturer par son oncle qui est vraisemblablement télépathe. »

« Nous voulons partir immédiatement à son secours. » Les princes étaient entrés dans la bibliothèque comme un blizzard et attendaient une réponse du roi. Celui-ci les dévisagea quelques instants.

« Cela fait deux jours qu'il est prisonnier et je doute malheureusement que son kidnappeur l'ai accueilli avec gentillesse. Il serait plus prudent d'attendre Sally, vous aurez sûrement besoin d'elle. »

« Père, Sally ne revient que dans trois heures. Qui sait ce qu'il aura subi d'ici là. Il n'y a pas de temps à perdre. » Conclut Heero, déterminé.

« Je suis prêt à accompagner les princes dans leur recherche. Je suis médecin avant d'appartenir au Terrein… » Les princes dévisagèrent incrédules le vieil homme qui leur avait enlevé leur fiancé pendant quarante jours à sa dernière visite.

« Nous devons nous dépêcher… » Déclara Heero, agacé.

« Vos connaissances nous serons sûrement utiles… Père ? » Sollicita de nouveau Trowa, en l'observant.

« D'accord, mais soyez prudents… »

« J'aimerai les accompagner moi aussi, père » demanda Quatre au seigneur Selim. Celui-ci acquiesça après quelques secondes d'hésitation et les deux princes, leur cousin, sieur Bailën et Wufei sortirent rapidement.

« Je suis soulagé que Glenn et Hilde soient parties se reposer où sinon cette dernière les aurait sûrement accompagnés et notre chère sœur en aurait fait une crise cardiaque. » avoua le roi, en essayant de détendre l'atmosphère.

« Ne t'en fais pas, Odin, je suis sûr qu'il ramèneront ton futur beau-fils en un seul morceau… » Déclara le seigneur Selim d'un ton rassurant. Son frère hocha la tête, priant pour que cette prédiction se révèle exacte.


« Princes, il serait peut-être plus prudent de se faire annoncer et de demander au propriétaire des lieux de délivrer le seigneur Nolan. » avança sieur Bailën, assis à l'avant du chariot médical. Voilà deux jours qu'ils avançaient en direction du cottage du kidnappeur, sans jamais ralentir malgré l'air glacial. Les princes n'en semblaient pas incommodés, ni le seigneur Quatre mais sieur Bailën ne supportait plus ces conditions de voyage, lui habitué au confort douillet des carrosses. Heero et Trowa le dévisagèrent quelques instants avant de remettre leur monture en route, impassibles. Derrière eux, plusieurs dizaines de soldats les suivaient, silencieux et impatients. Ils n'eurent aucun mal à se débarrasser des hommes qui montaient la garde et entrèrent dans le domaine sans problème. Les princes se séparèrent en deux groupes et tandis qu'Heero et Quatre accompagnés de sieur Bailën se dirigeaient vers les cachots, Trowa, et Wufei suivaient la musique qui jouait dans les couloirs. Ils avaient laissé plusieurs soldats en poste devant les portes de la demeure, ne gardant qu'un petit groupe d'hommes dans le cas où l'ancien propriétaire d'esclave serait accompagné.

Trowa poussa la lourde porte et apprécia pleinement le regard étonné que l'homme lui lança. Alors qu'il tentait de se sauver rapidement en envoyant ses gardes faire diversion, Trowa lui bloqua le passage laissant Wufei arrêter les hommes.

« Je vous conseille de ne plus faire de gestes où je me ferai une joie de vous découper en morceaux… » Gronda Trowa. L'homme qui avait tiré son épée lui lança un sourire mauvais avant d'attaquer avec violence. Même si le pouvoir du prince était supérieur au sien, il restait quand même bien plus musclé que lui. Trowa para sans trop de problème le coup malgré la brutalité de l'attaque et le combat s'engagea entre les deux hommes.
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Heero descendait, l'épée en avant, l'escalier en colimaçon qui descendait vers les sous-sols, suivi de sieur Bailën et de Quatre, fermant la marche, son empathie en action pour protéger leurs arrières. Arrivé au sous sol, Heero désarma rapidement les quelques soldats avant de les assommer mais alors qu'il avançait dans le couloir, deux hommes de forte carrure lui barrèrent le passage. Ils n'étaient armés que d'un bouclier mais leurs mains, à elles seules, pouvaient certainement faire d'énormes dégâts et Heero esquiva de justesse le poing qui lui arrivait au visage. Cependant le couloir n'était pas des plus larges, empêchant le prince de se servir convenablement de son épée mais rendait aussi difficile, au vu de leur carrure, les mouvements de ses assaillants.

Alors qu'un nouveau coup lui arrivait dessus, Heero dégaina sa dague et d'un geste rapide trancha le bras de son adversaire. Celui-ci hurla en reculant légèrement sous la douleur, éloignant sans s'en rendre compte son coéquipier de leur adversaire avant que, aveuglé pas la colère, il ne se mette à foncer sur le garçon. Heero se campa sur ses jambes et, au dernier moment, il esquiva, enfonçant profondément son arme dans l'estomac de son attaquant. Celui-ci s'écroula, mortellement blessé mais Heero, déséquilibré par ce poids mort, fut entraîné dans sa chute. Le second homme se retrouva alors complètement libre pour éliminer une fois pour toute celui qui avait osé tuer son ami et il s'approcha dangereusement, tandis qu'Heero essayait tant bien que mal de se dégager.

La brute ramassa l'épée avec lenteur fixant avec jouissance le prince à ses pieds et leva son arme. Quatre frappa la lame meurtrière de toutes ses forces avec sa propre épée et mue par la force de son propriétaire, l'épée ennemie s'enfonça dans le sol, à quelques centimètres de la tête du prince. L'homme fut étonné mais n'ayant pas vraiment utilité d'une telle arme, il prépara son poing pour faire payer au petit blond devant lui son intervention. Quatre esquiva chaque coup mais peu habitué à se battre, il commençait sérieusement à fatiguer. Il jeta rapidement un coup d'œil à ses coéquipiers : Heero était toujours coincé sous le corps de l'autre homme et sieur Bailën se tenait un peu à l'écart, complètement tétanisé par l'imposante stature devant lui.

Quatre évita un énième coup et rapidement ferma les yeux pour se concentrer dans l'espoir de contacter Wufei. Il lui envoya le sentiment de danger et d'urgence, mais alors qu'il rouvrait les yeux, il ne vit que les phalanges trop proches pour ne pas le toucher. L'impact le projeta contre le mur et il se retrouva à moitié assommé sur le sol, un filet de sang coulant de sa lèvre fendue. L'homme s'approcha de nouveau, menaçant, avant de stopper brusquement, les yeux écarquillés. Sur sa poitrine, une flèche dépassait, laissant une étrange auréole carmine apparaître sur son vêtement au niveau du cœur. Il toussa quelques caillots de sangs avant de s'écrouler, écrasant en partie son collègue.

« Maître… Vous allez bien ? » Demanda Wufei, inquiet en s'approchant de Quatre, un arc à la main. L'empathe hocha la tête doucement pour ne pas augmenter sa migraine et fit un petit sourire.

« Je n'aurai pas du vous laissez seul, maître. Je… » Quatre posa un doigt sur les lèvres du jeune chinois.

« Je vais bien, Wufei. J'ai juste reçu un coup de poing. Je vais m'en remettre. Aide-moi à me relever s'il te plait. » L'esclave acquiesça et obéit.

« Est-ce que vous pourriez m'aider, s'il vous plait ? » demanda Heero, énervé et coincé sous les deux hommes. Quatre sourit un peu plus puis il s'appuya contre le mur permettant à son serviteur de secourir le prince, aidé quelques secondes après par Trowa qui était venu les rejoindre.

'Je ne suis pas sûr que Nolan apprécie que tu le trompes avec ses deux hommes, tu sais…' remarqua Trowa avec un léger sourire.

'Quand tu auras fini de dire des âneries, Trowa, tu m'aideras à me sortir de là…' maugréa Heero pas du tout amusé par la situation. Alors que sieur Bailën examinait rapidement le seigneur Quatre, Heero et Trowa partirent à la recherche de leur fiancé, angoissés par ce qu'ils allaient trouver.


Ils avaient fouillé presque la totalité des cellules et il n'en restait plus que deux, au fond du couloir. Heero plaça la clé dans l'une des serrures et la tourna rapidement avant de pousser la lourde porte. Il jeta un rapide coup d'œil dans la pièce mais s'arrêta en apercevant une forme inerte dans un coin. Il s'approcha, de plus en plus anxieux et s'agenouilla aux côtés du garçon. Trowa qui le suivait, posa une main tremblante au niveau de la carotide du prisonnier et laissa échapper un petit soupir en sentant un pouls faible mais présent. Heero observa rapidement le corps amaigri, couvert de bleus et de lacérations devant lui et ses yeux étincelèrent de rage.

'Est-ce que tu l'as tué ?' demanda-t-il à son frère par télépathie. Celui-ci dénia de la tête.

'J'aurai du le faire…' gronda Trowa en découvrant à son tour les blessures.

« Nolan ?... Nolan !... » Heero caressa doucement le visage pâle, essayant de le réveiller. Le prisonnier papillonna doucement des yeux avant de les ouvrir en grand et de se reculer vivement, essayant d'échapper à un quelconque ennemi. Il heurta les genoux de Trowa et gémit devant la douleur due aux marques du fouet qui se réveilla immédiatement dans son dos. Il tenta mollement de se défendre mais Trowa attrapa doucement mais fermement ses mains.

« Nolan !... C'est nous… Tu ne crains plus rien maintenant… » Le jeune garçon regarda, perdu, la personne qui parlait puis des larmes apparurent dans ses améthystes alors qu'ils les reconnaissaient enfin.

« Maîtres… Je… Je suis désolé… Je… Ne me punissez pas, s'il vous plaît… Je vous en supplie… » Gémit l'esclave en se reculant le plus possible, la tête basse et le corps penché en avant. Trowa le relâcha et regarda son frère qui semblait aussi choqué que lui.

« Nolan, nous ne voulons pas te punir. » Ajouta Heero en approchant sa main du visage du garçon. Celui-ci se décala vivement. Le prince retira sa main, attristé.

« Pourquoi as-tu peur de nous ? » demanda Trowa d'une voix douce. Duo se recroquevilla un peu, comme pour se protéger des coups à venir.

« Je suis désolé… J'ai perdu… votre enfant… Je suis désolé… Ce n'était pas ma faute… Je suis désolé…désolé… » Les yeux des princes s'assombrirent en voyant le corps de leur fiancé trembler de plus belle.

« Ce n'est pas grave, Nolan » assura Trowa toujours avec calme malgré la haine qui grandissait envers l'oncle du garçon.

« C'est toi qui est le plus important pour nous… » Nolan serra ses bras autour de ses genoux, psalmodiant pour toute réponse des « je suis désolé ».

« Laissez-moi faire » ordonna sieur Bailën en voyant que le garçon restait perdu dans son monde malgré la douceur dont faisait preuve les princes. Ceux-ci impuissants se reculèrent, rejoignant Quatre et Wufei qui se tenaient un peu à l'écart. Leurs poings se serrèrent brutalement alors que leurs yeux ne pouvaient se détacher du corps fragilisé devant eux, et soudain, ils sortirent, une rage sans commune mesure habitant leurs prunelles. Quatre resta estomaqué devant la colère qu'il avait subitement ressenti et manqua d'en perdre l'équilibre. Wufei le retint de justesse et l'empathe, dont la joue prenait une teinte bleu violet à cause du coup, posa sur lui ses turquoises inquiètes.

« Aide-moi, s'il te plaît. Nous devons les rejoindre avant qu'ils ne tuent cet homme… » Wufei acquiesça et soutenant son maître, ils s'engagèrent à la suite des princes.


« Arrêtez ! » Les princes stoppèrent leur geste alors qu'ils s'apprêtaient à en finir avec le propriétaire d'esclaves. Trowa lui avait fait une jolie estafilade lors de leur rencontre un peu plus tôt, qui avait décidée de l'issue du combat mais le corps de l'homme était à présent ensanglanté et couvert de bleus. Les soldats avaient été congédiés de la pièce et ils s'étaient battus, à un contre un, Heero contre le prisonnier puisque son frère l'avait déjà affronté. Le prince avait gagné semble-t-il dans cette bataille au corps à corps et les deux héritiers étaient bien décidés à l'éliminer une bonne fois pour toute maintenant qu'ils l'avaient une nouvelle fois battu, loyalement.

« Pourquoi devrions nous le lasser en vie, Quatre ? » interrogea Heero en colère.

« Après ce qu'il lui a fait ! » continua Trowa sur le même ton.

« Parce qu'il doit se faire juger pour ce qu'il a fait et que même si vous êtes les princes d'un grand royaume, vous ne devez en aucun cas faire justice vous-même… Seul le roi a ce pouvoir et vous ne l'êtes pas encore. Si vous le tuez, vous passerez devant le tribunal et Nolan a besoin de vous… Libres… » Les princes restèrent immobiles, leurs colère transparaissant sur leur visage.

« Pour ce qu'il a fait, il sera envoyé à Imyhl, dans les mines de sel. Si vous le tuez maintenant, la punition serait bien trop douce. » Conclut leur cousin en les dévisageant gravement. Résignés, ils lâchèrent leur arme et envoyèrent le prisonnier contre le mur, dans un geste de dégoût, avant de quitter la salle sans rien ajouter. Le seigneur Quatre soupira de soulagement et fit signe aux soldats qui étaient rentrés à sa suite de s'occuper de l'homme à terre.


« Comment va-t-il ? » Demanda Trowa au médecin qui rajustait les couvertures après avoir examiné le garçon.

« Pas trop mal au vu de ce qu'il a subi. » répondit sieur Bailën, « mais il va lui falloir beaucoup de repos. Sortons pour pouvoir parler tranquillement, s'il vous plaît. »

« Combien de jours avant que nous puissions le transporter et le ramener au château ? » interrogea à son tour Heero alors que l'homme grisonnant refermait la porte. Ce dernier les fixa quelques instants de ses yeux noirs.

« D'ici trois, quatre jours mais j'aimerai que vous nous escortiez tous les deux jusqu'au Terrein. » annonça le vieil homme avec calme.

« Pardon ? » gronda Heero, voulant avoir confirmation de ce que cette demande signifiait.

« Si vous voulez que le mariage ait lieu, il doit retourner au Terrein. » déclara le médecin avec simplicité.

« Vous ne croyez pas qu'il a assez souffert sans devoir encore subir toutes vos … »

« Prince Trowa, ne dites rien que vous pourriez regretter, s'il vous plaît ! » coupa sieur Bailën, en fronçant les sourcils. « Non seulement, il aura le temps de se remettre complètement de ses blessures mais il pourra aussi faire la paix avec lui-même, apaiser son esprit tourmenté. » Les deux princes le dévisagèrent impassibles, mais leurs poings serrés attestaient de leur rage intérieure. L'homme n'en fut pas du tout perturbé quand il continua sa semonce sur le même ton autoritaire.

« Cependant, vous devez lui dire ce que vous ressentez vous aussi sur ce qu'il s'est passé, lui répéter ce que vous lui avez dit dans la cellule alors qu'il déraisonnait… » Alors qu'il commençait à rentrer de nouveau dans la chambre du blessé, il s'immobilisa et se retourna vivement « et ce, avant de le laisser au Terrein… pour qu'il sache sur quoi se reconstruire.» Il les observa avec intensité, et les princes acquiescèrent difficilement. « Vous pouvez rester près de lui mais vous le laissez dormir, s'il vous plaît. » Les garçons ne dirent rien mais refermèrent la porte doucement avant de récupérer une chaise et de s'asseoir l'un à côté de l'autre, près du lit.

TSUZUKI

Petit mot de l'auteur :

Aïe ! Quand j'ai répondu à certaines reviews (mercredi) je me croyais jeudi, alors parfois j'ai dit à demain alors que j'update le chap 13 aujourd'hui (c'est le problème quand on fait pas grand-chose de ses journées. On perd la notion du temps…)

Dernière ligne droite pour les amoureux !

Et le prochain chapitre… Mon pardon… euh… la nuit de noce ! (Update imprévisible d'ailleurs : peut-être dans la semaine ou pas, en tout cas vendredi prochain au maximum ! Ca dépendra de mon humeur, lol)