Chapitre 5 : Commençons par le commencement...

Malfoy n'en croyait toujours pas ses yeux. Hermione et Ron étaient, tout les deux, dans une douche en train de... Rien que d'y penser, il eu la nausée. Non pas par Hermione, mais par Ron. Il devait mettre fin à ce cauchemar. Il cogna sur la vitre qu'il le séparait d'eux, pour les avertir de sa présence. Hermione se détacha de Ron. Hermiona réclama une serviette que Drago lui tendit aussitôt. Elle sortit, laissant Ron seul dans la douche. Hermione empoigna Drago et l'emmena vers les cabines.

- Qu'est-ce que tu fais ici ?

- À ce que je sache, cette salle de bain n'est pas réservé exclusivement aux amoureux désirant s'embrasser et/ou désirant réaliser l'un de leur fantasme, quel qu'il soit.

Hermione dû admettre qu'il n'avait pas tort.

- Tu as raison Malfoy. Je suis désolé que tu sois arrivé à ce moment.

- Ce n'est rien. Ce qui me dérange le plus, c'est de voir Weasley.

- Malfoy, si tu voulais cacher ton jeu, tu aurais dû t'y prendre autrement. Car ça saute au yeux que tu m'aimes.

Drago était abasourdi. « Comment avait-elle pu apprendre ? POTTER ! Tu es mort. » Il ne voulais laisser paraître sa colère devant Hermione. C'est pour ça qu'il la regarda, en ne pensant qu'à elle.

- Hermione. J'ai de la difficulté que tu puisse aimer Weasley plus que moi. Je te rappelle que ce n'est qu'un Weasley et qu'il n'est pas très brillant.

- Pas plus que toi !

S'en était trop pour Drago. S'en était plus qu'il ne pouvait en supporter. Il se détourna d'Hermione et se dirigea vers la salle commune, comme seul pensée : Tuer Potter !

Pendant ce temps, Ron était sortit de la douche et c'était avancé vers Hermione. Il la prit dans ses bras et lui laissa un baisser sur la joue. Elle se tourna vers lui et l'enlaça.

- Je t'aime.

- Moi aussi.

- Tu viens. Allons déjeuner.

Ils descendirent à la grande salle et y trouvèrent un petit-déjeuner, mais aussi Harry et Ginny. Harry avait à la main une lettre.

- Bon matin ! annonça Hermione avec enthousiasme.

- Mais qu'est-ce que vous faisiez ? Cela fait plus d'une heure que l'on vous attend.

- C'est une longue histoire. Expliqua Ron.

- Je n'en doute pas.

- Qu'est-ce que tu as eu Harry ? demanda Hermione.

- Une lettre de Lupin. En fait, une lettre qui apparemment provient de mon père et de l'époque où il vivait ici.

Harry lui montra la lettre. Hermione la prit dans ses mains de façon à ce que Ron puisse la lire, lui aussi. Il avait plusieurs pages, mais la première était de la main de Lupin.

Bonjour Harry !

Comment vas-tu ? Je sais que cela fait seulement quelques heures que nous nous sommes quittés, mais j'ai trouvé ceci en faisant le ménage de mon grenier. J'ai trouvé cette lettre très étrange, car elle s'adresse à vous, alors qu'à la rédaction de celle-ci, vous n'étiez ni né et James et Lily ne se fréquentaient pas encore (qui eut cru qu'un jour ils seraient ensemble...). J'ai pensé important de vous la faire lire. Elle vous en révèlera peut-être plus sur votre passé, votre présent et votre futur, qui sais ?

Amitiés,

Remus

Hermione déposa la lettre du Lupin sur la table et prit celle-qui était écrit par James. On pouvait reconnaître l'écriture de Harry dans celle de James.

Salut Harry !

Je veux t'écrire pour t'annoncer de funestes nouvelles. Alors que je t'écris, nous sommes en Janvier 1977 et je reviens des vacances de Noël. J'aimerais je n'aurais cru que de tels événements puissent arrivés dans mon quotidien. Vois-tu Harry, j'ai réussi à avancer dans l'avenir. J'ai réussi à venir quelques années après ma mort. C'est-à-dire l'année de ton entrée à Poudlard. À mon grand étonnement, j'ai découvert que moi et Lily étions tes parents (jamais je n'y aurais cru) mais que nous étions morts. Crois moi, cela fait tout un choque quand tu apprends que tu vas (dans ce cas « es» serait plus approprié) mort. Je voulais aussi te dire que je suis très fière de toi. Je suis resté assez longtemps pour en apprendre plus sur tes exploits, que se soit au Quidditch ou bien dans le domaine de la magie. Je voulais te féliciter et aussi féliciter tes amis, M. Weasley et Mlle.Granger pour leur sang froid et leur force.

Mais ce n'est pas le but de ma lettre. Je veux t'avertir des dangers que tu cours en décidant d'affronter Voldemort, car tu l'a affronté en première année et je sens que ce ne sera pas la dernière fois. Tu sais qu'il a réussi à me tuer, à tuer ta mère et des milliers d'autres personnes. Je ne crois pas que tu sois invincible face à lui. Enfin que tu ne l'est pas pour toute la vie.

Sache que je t'aime et que j'aimerais être à tes côtés. Je crois que Lily penserait la même chose si elle le savait. Je donnerais cette lettre à Remus qui m'a promis de la remettre à mon fils le premier jour de sa septième année. Je suis conscient que si tu la lit présentement, tu n'es toujours pas mort, ce qui es, à mon avis, un bon début.

Ton père,

James « Cornedrue » Potter

Hermione fut bouleversée. Non seulement James Potter les avaient vu, mais il leur avait déjà probablement déjà parler. Elle regarda Harry et une larme naquit dans ses yeux.

- Hermione, ne pleure pas.

- C'est tellement émouvant. Ton père a réussi à traverser le temps et à t'envoyer une lettre. Cela à changer le cour des choses.

- Comment ? Je ne crois pas que la venue de mon père dans ma première année à Poudlard est changé quoi que se soit.

- Être toi, je n'en serais pas aussi sûr. Ton père a vu des choses qu'il n'aurait cru possible. Son « vrai » lui a agis autrement face à certains évènements de sa vie. Comme à sa première rencontre avec Lily. Celui-ci savait très bien qu'elle ne lui résisterait pas bien longtemps. Il est sûrement devenu confiant, voir même arrogant et peut-être bien jaloux des autres hommes qui courtisaient Lily. Tu ne crois pas ?

Elle regarda Harry, essayant de le convaincre avec son regard. Harry lui répondit :

- Tu as sûrement raison. Si j'aurais avec qui je me marierai, je serais sûrement très protecteur avec elle. J'espère que cette expérience l'a tout de même amusé.

Harry se leva et sortit de la grande salle. Une fois dans le hall, il croisa Malfoy. Celui-ci le regardait bouillant de rage. Il le prit par le col de la chemise et le plaqua sur un mur.

- TU L'AS DIT À HERMIONE ?

- Tiens, on dirait que tu ne l'appelle plus par son nom de famille. Commencerais-tu à avoir un certain respect envers elle ?

- Pourquoi tu lui a dit ?

- Dit quoi ?

- Ne joue pas à l'idiot avec moi.

- Pourquoi pas ? Tu gagnerais sûrement.

Malfoy serra un peu plus fort le cou de Harry. Il lui fit un grand sourire.

- On fait moins le malin ?

- Je ne crois pas qu'Hermione serait contente d'apprendre que tu es violent.

- Tu ferais vraiment ça ?

- En fait, non. Mais ne crois pas que c'est parce que tu es amoureux d'Hermione, ma meilleure amie, que je vais devenir ton ami. Et ne pense pas non plus que je prendrais ton parti, surtout après ce que tu viens de me faire.

Drago relâcha Harry. Celui-ci arrangea le col de sa chemise, avant de poursuivre son chemin vers le parc. Drago, continua son chemin vers la grande salle, lorsqu'il aperçu Ron et Hermione, assient à la table des Griffondors. Il adressa un sourire à Hermione (ce qui surpris la plupart des Griffondors et des Serpantards) et lança un regard noir à Ron.

Harry, lui, était maintenant dans le parc. Il respirait l'air pur, sortant la lettre de sa poche. Il la relut une dizaine de fois, jusqu'à ce qu'il la connaisse par cœur. Il regarda le lac, qui lui parut, pour la première fois depuis 7 ans, beaucoup plus petit. Il regarda les montagnes, qui avec les années, étaient de plus en plus érodés. Et aussi les chemins qui menaient au château et qu'on pouvait apercevoir de celui-ci. « Jamais je n'avais remarqué la beauté de ce paysage. Comment se fait-il ? » se demanda-t-il. Peut-être parce que je n'ai jamais passé plus de dix minutes dans ce parc au cours de sept années scolaires. Ce n'est pas possible ? » Il ressortit la lettre de sa poche et la regarda. Son parchemin, tellement propre pour un parchemin qui venait de traverser au moins 25 ans d'histoire, était le même que celui que Lupin avait utilisé afin d'écrire sa lettre.« Mais comment se fait-il ? Comment un parchemin de 25 ans peut autant ressembler à un parchemin d'à peine un an tout au plus ?» Harry se leva et retourna à l'intérieur du château, sa lettre à la main. Il monta les escaliers et se rendit dans la salle commune. Une fois à l'intérieur de celle-ci, il se dirigea vers son dortoir, cherchant un parchemin, une plume et de l'encre dans sa valise. Il finit par en trouver sur son bureau et commença la rédaction d'une lettre à destination de Lupin.

Cher Lupin,

Je vous remercie d'avoir exécuté la demande de mon père, mais une question me traverse l'esprit à la relecture de cette fameuse lettre. Comment se fait-il que le parchemin utilisé par mon père soit aussi propre et nette que le votre ? Un parchemin de 25 ans, utilisé par mon père en plus, ne peux rester aussi intacte. Je sais que vous connaissez la réponse à cette question et je sais aussi que vous pouvez me raconter la vérité. Je compte sur vous !

Amitiés,

Harry

Harry mit la lettre dans une enveloppe et y écrit l'adresse de Lupin. Il se dirigea vers la voilière, ne croisant aucun étudiant qu'il connaissait. Il flatta Hedwige et lui attacha la lettre à la patte. La chouette s'envola, laissant Harry seul avec ses pensées. Celui-ci ne resta pas seul longtemps car comme il quitta la voilière, il rencontra Drago et Pansy qui discutaient dans un coin du couloir. Pansy semblait en colère contre Drago, colère qu'elle ne pouvait plus garder à l'intérieur.

- Granger ! Granger ! Je ne peux croire que tu puisses t'imaginer avec cette... sang de bourbe.

Drago gifla Pansy. Celle-ci ne su comment réagir. Harry s'avança vers Drago et lui dit :

- Je commence vraiment à croire que tu es quelqu'un de violent. D'abord moi, ensuite cette pauvre Pansy. Qui sera le prochain ? ou la prochaine ?

- Comment peux-tu croire que j'oserais toucher à Hermione ?

- Je n'ai qu'à penser à tout ce que tu lui as dit au cours de ces sept dernières années. Je crois que j'en ai assez pour me convaincre.

Drago le regarda avec colère. Il se retourna et se dirigea vers les escaliers. Harry le regarda les dévalés quatre à quatre. « Si tu crois vraiment que tu aies une chance, tu te met le doigt dans l'œil jusqu'au coude.» Mais si James et Lily avaient s'étaient mariés, Drago Malfoy et Hermione Granger pouvaient tout aussi bien se marier un jour...