Bon, désolé du retard. Pour me faire pardonner, 3 chapitres aujourd'hui.
Bonnes vacances, je vous retrouve en janvier
Le lendemain matin, Remus sortait de l'infirmerie. Dans la journée, James et Sirius se débrouillèrent pour se retrouver seuls avec lui dans une salle de classe vide. Puis James commença :
« Dit Remus, tu n'as pas quelque chose que tu nous caches ?
- Non, pourquoi ?
- Tu étais à l'infirmerie pour quoi ?
- Ben, la grippe.
- Alors, pourquoi toi seul avait une chambre à part ? Et surtout pourquoi tu n'y étais pas cette nuit ?
- Quoi ? Mais...
- On est allé voir ton lit vers minuit : il était vide...
- Heu... En fait...
- Allez, avoue : tu es un loup-garou, c'est ça ?
- Quoi ? Mais que...
- Réfléchissons. Quelle autre raison aurais-tu de disparaître 3 jours à chaque pleine lune ?
- Et vous allez faire quoi, maintenant que vous le savez ?
- Wahou... Dingue, on est potes avec un loup-garou !
- Vous n'avez pas peur ? Vous voulez encore rester amis avec moi ?
- Ben oui, pourquoi ? Indépendamment de ton petit problème de fourrure, tu es un chouette type, Remus, et nous sommes fiers d'être tes amis. »
Remus ne trouva rien à dire. Il tomba dans les bras de ses 2 amis, et commença à pleurer. Soudain, une voix calme retentit dans la pièce :
« Et bien, M Lupin, vous voyez que vous n'aviez pas à craindre, même quand votre secret est découvert. Vous avez trouvé des amis extraordinaires !
- Professeur Dumbledore ! Vus étiez là ? Nous ne vous avions pas remarqué !
- Je n'ai pas besoin de cape pour être invisible. » dit le professeur avec un clin d'oeil pour James.
Pendant que le professeur Dumbledore sortait, James et Sirius se regardèrent d'un air interloqué, avant d'éclater de rire. Remus les interrompit :
« Si vous pouviez m'expliquer ?
- J'ai reçu la cape d'invisibilité familiale à Noël, et avant-hier, quand nous sommes allés vérifier si tu étais à l'infirmerie, nous étions dessous. Nous étions aussi dessous quand nous avons préparé notre farce dans la grande salle.
- C'était vous. Impressionnant, il paraît que c'était bien réussi.
- Oui, on n'a pas mal réussi. »
Les 3 garçons restèrent à discuter un moment. Remus apprit aux autres qu'il était devenu un loup-garou suite à une morsure de Fenrir Greyback, ce qui fit grimacer les 2 autres. Greyback était connu comme le pire de tous les loup-garous, un monstre qui s'attaquait en priorité aux enfants, par pur sadisme. James et Sirius essayèrent aussi de convaincre Remus de mettre Peter dans la confidence, car celui-ci était aussi leur ami, et qu'il se posait aussi des questions. Au bout d'un moment, Remus finit par accepter de le faire, mais il le dirait lui-même.
Ils allèrent retrouver Peter pour le repas de midi. En fin d'après-midi, après avoir fini les cours, ils se dirigèrent tous les 4 vers un coin tranquille du parc. Là, Remus expliqua à Peter ce que les autres avaient compris, à savoir qu'il était un loup-garou. Peter commença par être effrayé, puis il se repris et dit :
« Tu es peut-être un loup-garou, mais tu es un chouette type. Tu as été le premier à venir m'aider, quand tout le monde se moquait de moi. Tu es mon ami, quoi que tu sois.
- Merci. J'avoue que j'avais peur des réactions des gens qui pourraient découvrir mon secret. Mais vous êtes vraiment des chics types.
- C'est sur, il vaut mieux que tout le monde ne le sache pas. Mais tu peux compter sur nous pour t'aider à le cacher, et te trouver des excuses pour tes disparitions. » répondit James.
Remus ne trouva rien à répondre à ses amis, tellement il était ému. Ce fut donc Sirius qui reprit la parole :
« Et bien, nous voilà 4 réunis, une sacrée bande : un loup-garou, le mouton noir de la très noble et très ancienne famille des Black, le descendant de la grande famille d'aurors Potter, et un sang-mêlé. Nous serons toujours des amis, d'une amitié éternelle et légendaire. Êtes-vous d'accord ?
- Oui.
- Oui.
- OUI !!! »
Les 4 amis tombèrent dans les bras les uns des autres. Ils restèrent un moment unis, dans une embrassade pure et émouvante. Pour chacun d'entre eux, ce moment avait une intensité particulière. Pour Remus, qui se croyait destiné à rester solitaire, il se découvrait des amis, capables de passer outre le fait qu'il soit une créature dangereuse une fois par mois, d'ignorer sa malédiction. Pour Sirius, il avait des amis, des gens qui l'aimaient lui, Sirius, et non pas le descendant des Black, des vrais amis, pas des gens qui restaient avec lui parce qu'il était le fils d'Orion Black, par amitié et no par peur. Pour James, il avait enfin des amis, lui qui était, durant ses premières années, resté solitaire. Il avait trouvé un frère de coeur, Sirius, mais aussi des vrais amis, des amis sincères, pas des gens qui voulaient être vus avec le fils d'une des plus grande lignées d'aurors de Grande-Bretagne. Peter, enfin, était content. Il avait des gens qui le protégeraient. Il sentait que c'était même plus que cela : avec ses 3 nouveaux amis, il serait non seulement protégé, mais également, il pourrait répliquer. Il se promit de toujours rester ami avec eux.
Ce week-end là, c'était le 3ème match de quidditch de la saison : Serpentard affrontait Poufsouffles. Les 4 amis étaient venus dans les tribunes, Remus et Peter ayant finalement décidé de venir, suite aux pressions de James et Sirius, qui ne voulaient rater aucun match, passionnés qu'ils étaient par le quidditch.
Comme d'habitude, Joy Ditchall était au commentaire :
« Voici donc le 3ème match de la saison, qui va opposer l'équipe géniale de Poufsouffle aux serpents sur un balai, j'ai nommé les Serpentards...
- MADEMOISELLE DITCHALL !!!
- Pardon professeur McGonagall. Voici donc l'entrée des équipes sur le terrain. Emmenée par son capitaine, le poursuiveur Lucius Malefoy, les Serpentards, autres poursuiveurs Dan Mepril et Jason Birdian, batteurs Melphis Crabbe et David Goyle, gardien Jay Tisher, et attrapeur Joshua Zid. Pour les Poufsouffle, toujours aussi beau, l'attrapeur et capitaine, le sublime Cliff Owen... »
Comme lors du premier match des Poufsouffles, des rires montèrent des tribunes. La différence, c'est que les 2 avaient officialisé leur liaison. Ce qui n'empêcha pas Mme McGonagall de protester auprès de Joy, qui reprit le commentaire aussitôt :
« Les poursuiveurs Jeff da Canta, Billy Morgen et Clint Meson, les batteurs Julius Grave et Anton Bill, et le gardien Gave Margot. Mme Bibine, l'arbitre, siffle, et le match commence. Souaffle en possession de Lucius Malefoy, qui s'approche, il tire... Non, c'était une feinte, c'est Dan Mepril qui reprend... Et il marque. 10-0 pour les Serpentards. Jeff da Canta a maintenant le souaffle, il se dirige vers les buts... Mais superbe cognard envoyé par David Goyle, il a fait mal, Jeff tombe !!! »
Effectivement, le poursuiveur de Poufsouffles, touché presque à bout portant par le cognard terrible du batteur de Serpentard, était tombé de son balais. Heureusement, il n 'était pas trop haut, mais en arrivant au sol, il se cassa l'épaule. Ce qui faisait que les Poufsouffles durent reprendre le match avec un poursuiveur en moins. Au bout d'un moment, le score monta à 120-20 pour les Serpentards. Joy Ditchall continuait son commentaire :
« Le vif vient de faire son apparition, remarqué par les 2 attrapeurs. Malheureusement pour les Poufsouffles, Joshua Zid est beaucoup plus près que Cliff Owen. Il se dirige vers le vif, et va sans doute l'attraper, mettant fin... NON !! Magnifique cognard de Anton Bill, Joshua Zid est touché, il va tomber !!! »
Des applaudissements frénétiques montèrent des tribunes, alors que l'attrapeur des Serpentards, touché en pleine tête par le cognard lancé de plus de 30 mètres par le batteur, s'écrasait lourdement au sol. Dans la confusion qui suivit, le vif disparut. Après avoir été soigné par Mme Pomfresh, Joshua Zid fut autorisé à remonter sur son balai, mais il était clairement touché et sonné. Les poursuiveurs de Serpentard forts de leur supériorité numérique, donnaient le tournis à ceux de Poufsouffles, et le score monta à 210-30, quand le vif fit une nouvelle apparition.
« Et revoici le vif. Cette fois, Cliff se dirige droit dessus, alors que Joshua semble confus. Il ne voit pas le vif. ATTENTION CLIFF !! Ouf, il a évité le premier cognard, et continue après avoir été touché à l'épaule par le deuxième... Et OUI, il attrape le vif, le match est fini, 210-180 pour les Serpentards, mais magnifique résistance des Poufsouffles, qui attrapent le vif et réduisent donc l'écart. »
Les spectateurs, hormis les Serpentards, étaient heureux : en effet, cela donnait beaucoup de chances aux Serdaigles, qui eux avaient battu les Poufsouffles 300-20, de gagner le championnat : il leur fallait en effet battre Gryffondor avec un écart le plus grand possible, de manière à ce que même une défaite contre Serpentard, si elle n'était pas par un écart énorme, leur offre la victoire.
