Note : Après 4 jours et demi d'essais infructueux, j'arrive enfiiiin à poster ce chapitre ! Je crois que j'ai jamais autant insulté de ma vie ! lol Sinon je suis contente de voir que ces chapitres ont sucité de telles réactions. Je rappelle à tout le monde que je ne cèderais pas aux menaces ! mdr (bon euh, pour le chantage, c'est autre chose, hein Titi :D). Kaisa, c'est une coïncidence, j'ai pas d'envies meurtrières à ton égard... ( mais si tu veux on peut toujours s'arranger :p )
Bonne lecture à toutes et à tous (quoi que je suis pas sûre qu'il y ait des tous parmis vous lol)
3. Un et Un
Vers 19h, l'équipe principale ainsi que le Dr Weir s'étaient rejoints à une table du mess à l'écart des autres, attendant en silence McKay et Beckett. Une trentaine de minutes plus tard, ils virent enfin arriver celui-ci… seul.
« Comment va le Docteur McKay ? » demanda Teyla.
« Je l'ai envoyé se reposer dans ses quartiers. Je crois qu'il se sent coupable. »
« Mais il n'y pouvait rien ! D'après ce que Zelenka a dit, ils n'auraient pas pu deviner ça. » réagit John.
« C'est vrai, mais allez leur dire ça… Ils étaient présents, et ce pauvre Larue s'est fait électrocuter sous leurs yeux. Comment voulez vous qu'ils réagissent ? »
Le silence tomba à nouveau, telle une fatalité.
« Le Docteur Heightmeyer est resté avec Radek. » Il marqua une courte pause, légère de sous-entendus. (2) « Rodney a préféré rester seul, mais à mon avis c'est loin d'être ce qu'il lui faut… »
C'est à cet instant que son regard, puis celui des autres se posèrent sur Elizabeth, qui était restée silencieuse depuis le début, jouant distraitement avec sa fourchette et les petites pommes de terres en cube de son assiette. Lorsqu'elle sentit en fin leurs regards, elle releva la tête et trouva quatre paires d'yeux posés sur elle.
« Quoi ! »
« Rien ! » firent-ils à l'unisson, retournant chacun à leurs pommes de terre en cube personnelles. (3)
« Vous croyez que... » Elle se coupa quand les huit yeux revinrent vers elle. « Qu'est-ce que ça veut dire exactement ces regards ? » dit-elle d'un ton autoritaire, en faisant mine de ne pas comprendre pour cacher sa gène, tout en agitant sa fourchette vers le haut. Les quatre amis se concertèrent silencieusement, et c'est finalement Sheppard qui prit la parole.
« Et bien... On se disait juste que vous étiez la plus proche d'entre nous de McKay. Donc... Peut-être que s'il avait besoin de parler il le ferait avec vous.» annonça-t-il craignant légèrement la réaction de sa supérieure.
« Sérieusement, vous voyez Rodney se confier à moi ! » fit elle en réprimant un rire nerveux.
Ca se voyait qu'ils ne savaient pas. Aucun d'entre eux ne soupçonnait ce qui s'était passé entre Elizabeth et Rodney. Sheppard avait deviné en partie, mais c'étaient toujours les mêmes rumeurs. Les mêmes rumeurs avant, pendant, et après leur relation. Elle avait rompu. Bien sûr qu'elle avait rompu ! Qu'aurait-elle pu faire d'autre ? Leur relation était vouée à l'échec, elle le savait. Ils ne pouvaient pas continuer comme ça, continuer à se voir en cachette pour coucher ensemble, et faire comme si de rien était devant les autres. Ca en devenait malsain. Elle s'était fait plusieurs fois la réflexion qu'il n'y avait pas que le Q. I. de Rodney qui atteignait des sommets. (4) Voilà à quoi ça se résumait. Une relation purement physique. C'est pour ça qu'elle avait rompu. Elle ne pouvait plus supporter cette situation, elle ne supportait plus qu'il ne leur suffise que d'un regard pour se retrouver en 10 minutes à l'autre bout de la cité en train de faire l'amour. Elle avait rompu. Et lui ? Qu'est-ce qu'il avait fait ?
Jamais elle ne s'en remettrait. Il avait dit « D'accord ». Et il était parti. C'était tout, l'histoire s'arrêtait là comme si ça n'avait même pas compté pour lui. Et maintenant, il se confierait à elle ?
« Peut-être qu'il n'aura pas besoin d'un confident, mais votre présence lui serait bénéfique. » tenta Teyla, d'un air rassurant et rassurée.
Elizabeth les considéra un instant. Peut-être qu'elle pourrait... au moins essayer. Malgré leur atterrissage en catastrophe au bord de leur Love Jumper, le voyage s'était plutôt bien passé.
Elle se leva son plateau en mains en disant « Je vais... Je vais y réfléchir. », puis elle quitta le mess.
...oo0oo...
Elle tournait en rond. C'était bien la quatrième fois qu'elle passait devant ses quartiers sans jamais oser frapper... La première fois, elle ne savait pas quoi lui dire... La seconde, il y avait du monde proche de ses quartiers... La troisième... Euh... La troisième fois elle avait dû louper le couloir au détour d'un virage... La quatrième fois... fallait bien le dire... elle avait une trouille du diable.
Elle était devant la porte depuis bien cinq minutes. Elle n'osait pas frapper. Elle se trouvait ridicule. Non, franchement, en quoi une femme de son envergure aurait peur de frapper à la porte d'un scientifique déprimé aux yeux assortis à la couleur de son t-shirt qui la rendait tellement dingue que par moment même elle en perdait ses moyens et... Aoutch ! Mais qu'est-ce qui lui prenait de parler – de penser comme ça ! Elle se mit une gifle mentalement en se faisant la promesse impossible de ne plus penser à son collègue de cette manière. Elle avait rompu. Et tout était revenu à la normale, l'appellation par leurs titres officiels, le vouvoiement, la barrière entre eux qui voulait dire « Plus loin tu es, moins de mal tu me fais ». Il n'y avait plus de lui et elle, tout ça s'était fini, il fallait qu'elle se le mette dans la tête !
Elle fut sortie de ses pensées en entendant le doux et habituel « Wooosh » lié à l'ouverture des portes atlantes.
« Docteur Weir ! Qu'est-ce que vous faites là ! »
« Docteur McKay ! Que faites vous ici à cette heure ? »
Rodney la regarda vraiment très perplexe : « Ce sont mes quartiers, Elizabeth ! »
Non mais quelle idiote ! Elle n'aurait pas pu trouver une phrase tout aussi banale à dire ! (5)
« Oui, bien sûr... Mais, je voulais dire : Vous allez où comme ça ? »
« Vous voulez entrer ! » dit-il en lui laissant le passage libre d'un air renfrogné.
Il trouvait cette « « conversation » » particulièrement gênante surtout qu'elle était devant ses quartiers sur les coups de 21 heures, et qu'il avait manqué de la percuter en sortant. Il n'avait pu que s'arrêter juste à temps, et ce face à face – ou plutôt nez à nez – enfin tête à torse – était quelque peu... déstabilisant. (6) Ils n'avaient cessé de jouer à cache-cache pendant des mois, alors ils n'allaient pas discuter tranquillement devant ses quartiers à la nuit tombée.
Oh génial. Elle était maintenant dans l'antre du loup... Ou dans le poulailler... Chacun sa façon de voir la chose. C'était bien la première fois qu'elle entrait dans les quartiers de Rodney. Elle s'était toujours demandé à quoi ils ressemblaient - Et en fait, ça lui correspondait plutôt bien... Ce côté « rangé en désordre », où personne ne pourrait s'y retrouvé à part lui. (7) Rodney McKay était pour elle exactement un des artéfacts Anciens découverts par cet astrophysicien : l'un comme l'autre, elle peut apprécier le regarder pendant des heures sans pourtant en percer le secret – sans que l'envie ne lui en manque pourtant.
« Que me vaut l'honneur de votre visite ? » demanda-t-il aussi sèchement que possible.
« Je... Je voulais juste savoir comment ça va. »
« Oh. Je vois. Ca va très bien, et vous ? » dit-il tout aussi cyniquement, restant toujours devant la porte comme s'il n'attendait que le moment où elle s'ouvrirait pour mettre dehors la diplomate.
« Rodney je... Je ne vais pas vous dire que je comprends ce que vous ressentez, parce que... En fait, je ne connaissais pratiquement pas le Docteur Larue, et... ...Ce n'est pas en tant que superviseur, ou collègue mais en tant qu'amie que je suis venue ici... » fit-elle doucement. Il resta de marbre à sa déclaration. De toutes façons, depuis leur rupture, il restait toujours de marbre à ce qu'elle pouvait lui dire. Les fois où il lui répondait, c'était par des monosyllabes, des bisyllabes les jours de chance...
« Peut-être que j'ai mal fait de venir, en tous cas, vous savez que si vous avez besoin de quoi que ce soit... »
Le voyant sans réaction, elle passa près de lui et sortit de ses quartiers.
Fiasco total. En même temps, qu'est-ce qu'elle attendait de lui ? Qu'il la fasse entrer, la prenne dans ses bras en pleurant et qu'il se confie à cœur ouvert ? Il avait besoin d'être seul, c'était clair et net ! Et elle venait d'en ajouter une couche en allant le voir pour – pourquoi ? Peut-être bien pour alléger sa conscience. Elle n'en savait trop rien. De toutes façons, dès qu'il s'agissait de Rodney McKay, elle ne savait plus grand-chose. Magnifique démonstration de l'impartialité d'un chef à son subordonné ! (8)
Elle se réprimandait pour la millième fois, quand elle entendit de nouveau au loin le fameux « Wooooosh » perçu plus tôt.
« Elizabeth ! »
Elle se retourna, n'en croyant ni ses yeux, ni ses oreilles, et vit un McKay arriver vers elle d'un pas décidé :
« Faut que j'vous parle ! » fit-il simplement, en se dirigeant vers la salle de briefing, un dossier à la main. Waw quatre syllabes. Elle en avait de la chance.
A suivre...
(2) J'avoue que dans le genre « Pairing sorti de nulle part », j'apprécie celui-ci ! mdr
(3) Hmmm franchement : Je sais pas si les Athosiens cultivent des pommes de terres, ni s'il en restait dans les stocks du mess à cette période –non précisée- de l'année ! lol
(4) Hum ceci n'est qu'une humble théorie, si quelqu'un en a la preuve, faites le moi savoir :D
(5) N'oubliez pas que ce sont les pensées de Elizabeth ! J'ai rien contre elle de particulier ! mdr
(6) Elizabeth est plus petite que Rodney au cas où vous n'auriez pas remarqué ! Et je trouve ça trrrès romantique le concept du « tête à torse » ! mdr
(7) Concept totalement révolutionné par mon père – Comme quoi ça peut être utile d'avoir des parents pour écrire une fic :p
(8) Une fois de plus, ce sont les pensées du Dr Weir
