Merci ma Titi !
Dis moi, si je fais en sorte de pas poster ces chapitres pendant tes vacances, tu continues à écrire du Cameranne :o)
8. Psychose
Minuit et demi. Ils venaient tous de se rejoindre en salle de briefing. La cité était calme, tout ce qu'on entendait c'était le vent qui soufflait entre les tours. L'endroit avait l'air si paisible...
Qui aurait pu se douter de ce qui se passait ?
« Carson, j'aimerais votre avis à propos du décès du Dr Kain. » commença posément Elizabeth.
« J'ai fait passer ses analyses de sang en priorité. J'ai eu les résultats tout à l'heure. On a trouvé des traces d'alcool et de benzodiazépine. » Sous les regards intrigués de ses collègues il continua : « C'est une substance qui est à la base d'un certain nombre de somnifères. »
« Tout le monde sait que les médocs et l'alcool n'ont jamais fait bon ménage. » soupira Rodney.
« Peut-être mais d'après ce que je crois, elle avait pris assez de somnifères pour dormir profondément pendant plusieurs heures. Le peu d'alcool qu'elle a ingurgité n'a fait qu'accentuer les effets soporifiques, mais en aucun cas on ne peut dire que cette mixture aurait pu la tuer. Ce n'était donc pas son but à mon avis... Par contre... ... »
« Carson ? » fit le Dr Weir, l'incitant à continuer.
« Par contre, elle était assez assommée pour que quelqu'un pénètre dans sa chambre et soit près d'elle sans qu'elle ne se réveille. »
« Alors... Quelqu'un l'a tuée dans son sommeil ? » tenta John, perplexe.
« C'est ce que je crois. De plus, on a observé les entailles qu'elle a sur les poignets : elles sont excentrées. Ca prouve que ce n'est pas elle qui se les est infligées... Quant à l'heure du décès, on a eu un peu de mal à se prononcer. La température de l'eau a pu influer sur celle de son corps alors... »
« Donnez nous au moins un intervalle de temps ? » demanda doucement la diplomate.
« Et bien, d'un autre côté quand on est arrivé on n'a pu constaté qu'une légère rigidité cadavérique. » Sous la perplexité et le dégoût de ses compagnons il continua : « Les rigidités cadavériques apparaissent environ trente minutes après le décès, et atteignent leur maximum environ deux heures près la mort... A la fois, c'est peu étonnant car elle s'est vidée de son sang, donc ça fausse les données... »
« Passez nous les détails, Beckett, surtout si c'est pour ne rien dire. » fit durement Rodney en se passant les mains sur le visage.
« J'ai parlé avec le lieutenant Cadman. » intervint Teyla. « Elle était avec le Docteur Kain jusqu'à environ 21 heures, et elle est retournée la voir vers 21h45. »
« Ca nous laisse donc 45 minutes durant lesquelles quelqu'un serait venu tuer Kain. » conclut Sheppard.
« Et si c'était Cadman ? » demanda simplement Dex.
Il reçut trois regards noirs, à savoir d'Emmagan, McKay et Beckett, et tous furent surpris de cette suggestion.
« Le Lieutenant Cadman est quelqu'un de confiance. » dit calmement John avait que l'Ecossais ne se jette sur le Satédien.
« Croyez moi j'ai eu cette femme dans ma tête pendant de nombreuses heures, je peux vous dire qu'elle n'a rien d'un assassin. » fit Rodney.
Un lourd silence s'installa, jusqu'à ce que McKay demande :
« Alors ? Qu'est-ce qu'on fait ? »
« J'ai fait annuler toutes les missions, des hommes de confiance surveillent la porte et le hangar à Jumper. Personne ne sort, personne ne rentre. » résuma Elizabeth.
« Et c'est tout ! Y'a un assassin qui rode dans le coin, et tout ce qu'on va faire c'est l'empêcher de fuir ! »
« Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre ? »
« J'en sais rien moi ! L'empêcher de tuer par exemple ! » fit-il irrité. « On pourrait peut-être commencer par se demander qui serait capable d'un truc pareil... »
« Mais personne n'en serait capable ! » le coupa Sheppard. « Tous les membres de cette expédition ont été recrutés parce qu'ils ont été jugés fiables ! »
« Oui mais pourtant l'un d'entre eux est un meurtrier... » finit Rodney. « On pourrait au moins procéder à des interrogatoires ! »
« Vous croyez sérieusement que tout le monde aura un alibi sauf notre homme ! » s'enquit Elizabeth.
« Au moins ça serait une piste ! Et puis, je vous rappelle qu'on a deux meurtres sur les bras, et que peut-être d'autres viendront ! La majorité du personnel aura un alibi pour au moins un des cas ! »
« Ok, on a qu'à faire le test. Qui peut prouver qu'il n'était pas avec Kain entre 21h et 21h45 ? »
« Moi, j'étais ici avec le Docteur Weir. » répliqua Rodney. John tourna la tête vers Teyla, assise à ses côtés, en se disant que finalement Elizabeth avait suivit leurs conseils.
« Je m'entraînais avec le Colonel Sheppard. » fit l'Athosienne.
« Beckett ? »
« Hum. J'étais avec Cadman. » répondit-il un peu gêné, en se passant une main sur la nuque. Les regards finirent par se porter sur Ronon.
« Personne ne peut le prouver. » fit-il. Les autres échangèrent des regards perplexes : Alors Ronon ne pouvait pas prouvé qu'il n'avait pas tué Kain ? Se surprenant à cette idée, Sheppard interrompit des pensées qu'il savait communes :
« Dex ne peut pas le prouver, ce qui ne veut pas dire qu'il a commis ce meurtre. Il ne faut pas laisser la psychose s'installer ! Si certains n'ont pas d'alibi, ça va finir par se savoir et tout le monde va se mettre à psychoter sur son voisin ! »
« Oui mais au moins ça éliminerait les innocents de nos listes d'assassin potentiel. » répondit le scientifique.
« Et si certains se mettent d'accord, ou si ce dingue a des complices, c'est un retour à la case départ ! » renchérit Sheppard.
« Ecoutez, ça ne sert à rien de s'hurler dessus mutuellement, ça ne nous mènera à rien ! » intervint fermement Elizabeth. Les deux hommes se renfoncèrent dans leurs fauteuils, encore énervés.
« On va se renseigner sur les emplois du temps de chacun. Chacun d'entre nous se chargera des personnes qui sont sous sa responsabilité. Et je sais que ça fait beaucoup de monde. » termina-t-elle prévoyant d'être interrompue. « Tâchez aussi de rédiger une courte liste des personnes de haute confiance, celles que vous savez être innocentes. Et soyez prudent, dès que vous trouvez qu'un de vos collègue a un comportement plus qu'étrange pour la situation actuelle, ou quelqu'un qui a quelque chose à se reprocher, prévenez moi. »
« Il reste quelque chose. Le Daedalus arrive dans moins de trois jours. » nota John.
« J'espère bien que d'ici quatre jours tout ça sera terminé. »
