Mais oui, mais oui, moi aussi je vous aime :oD

°.°

17. Heart Attack

« Ecoutez Ronon, on a besoin de savoir exactement ce qui s'est passé. »

« Je me rendais aux quartiers du Sergent McKallan. Je suis passé devant le laboratoire de McKay, et j'ai entendu des bruits. Je suis entré, et je l'ai trouvé par terre. »

--- Flashback ---

Trouvant le scientifique à terre, qui semblait avoir du mal à respirer, Ronon s'accroupit près de lui :
« McKay ! Qu'est-ce que... »
Il porta la main à sa radio, tentant d'appeler Beckett, mais ce fut sans succès. Il s'arrêta en se rendant compte que le scientifique tentait de dire quelque chose.
« Le ti... le tiroir... le... »
Il se tourna vers le bureau et chercha ce que voulait Rodney. Il trouva alors un étrange tube métallique.
« C'est ça ? »
Il n'eu pour réponse qu'un faible clignement d'yeux. Il injecta alors le produit dans la cuisse du scientifique, mais le cœur de McKay s'était déjà arrêté.

« Il a fait un choc anaphylactique. » expliqua Carson. « On a trouvé des traces de citron dans le café qui était près de lui. Il a sûrement dû reconnaître les symptômes, c'est pour ça qu'il vous a indiqué le tiroir où se trouvait son kit d'adrénaline. »

« Alors, voilà ? C'est tout ? Il suffit de trouver la personne ne connaissant pas les allergies de McKay ! » cria Radek.

« Zelenka, calmez vous, ok ! Carson, on a vraiment rien d'autre ? »

« J'ai bien peur que non. »

« Ronon, vous n'avez vu personne dans les alentours ? Rien de suspect ? »

Le Satédien hocha négativement de la tête. Sheppard se passa une main sur les yeux ; il avait pris le relais pour laisser craquer Elizabeth en toute liberté, mais il commençait vraiment à se demander comment elle faisait pour gérer les crises habituellement.

« Vous étiez avec McKallan. »

Il releva les yeux vers Beckett, et vit qu'il fixait Ronon avec quelque chose dans les yeux qui dépassait largement le soupçon.

« Beckett ? » demanda-t-il pour calmer le jeu.

« Vous êtes le dernier à avoir vu McKallan, et vous avez même accusé Cadman d'avoir tué Kain. »

« Beckett, ça suffit ! » intervint John une fois de plus, alors que Dex restait silencieux face à l'homme qui l'accusait de meurtres.

« Non, ça ne suffit pas, Sheppard ! Vous n'avez pas vu avec quelle force les blessures de McKallan lui ont été infligées ! Huit coups de couteaux, on se serait cru dans Psychose ! » s'énerva Carson.

« Sortez d'ici ! Maintenant ! »

« Vous n'avez aucun droit de... »

« Sortez de cette pièce maintenant ou je vous fais sortir moi-même ! » cria-t-il.

Le médecin le défia du regard et quitta la pièce. Lui et McKay avaient toujours été proches, il comprenait qu'il déraille à son tour mais il préfèrerait au moins que les rangs ne se divisent pas. Son regard se tourna vers le Satédien, toujours silencieux.

« Désolé Ronon, il est juste... »

« Vous êtes en droit de me soupçonner. » répliqua-t-il.

Sheppard le considéra une seconde, et répondit :

« Mais je ne le fais pas. »

...oo0oo...

Colère. Voilà qui résumait bien ce qui rongeait Zelenka. Alors que les autres étaient silencieux, Radek était littéralement en train d'exploser. Contre qui ?

McKay.

« Bien sûr que ça arriverait ! Mais non, il n'a rien voulu entendre, Monsieur est trop arrogant pour comprendre qu'il était en danger ! Tout le monde savait comment l'atteindre, tout le monde ! Si cet idiot n'était pas aussi orgueilleux et égocentrique, on aurait pu éviter ça ! Pánbíček ! (17) Tout le monde savait, tout le monde ! Il disait tout le temps que ses ennemis les plus mortels sont les agrumes, mais non ! Son plus grand ennemi c'est lui-même, blbeček ! » (18)

Et il continuait. Ca faisait environ trente minutes qu'il n'avait pas arrêté de hurler et de tourner en rond, s'adressant à Sheppard et Ronon sans vraiment leur parler pour autant. Le Satédien observait calmement l'océan, perdu dans ses pensées, tandis que Sheppard, la tête dans les mains, était assis à une des chaises de la salle de réunion, se retenant d'exploser lui aussi.

Bon sang ce fichu Tchèque n'allait-il donc pas la fermer !

C'est là qu'il s'arrêta. Les deux hommes qui faisaient face au Colonel semblaient surpris, et Zelenka était carrément... euh époustouflé semblait un mot bien faible.

Oh. Oups. Il semblerait qu'il ait pensé ça tout haut.

« Je... Je suis désolé. » murmura alors le Tchèque.

Sheppard ravala sa salive, et tenta de dire d'une voix calme quoiqu'un peu hésitante :

« Euh... Désolé Radek, je ne voulais pas. Je crois qu'il faut que je prenne un peu l'air. »

...oo0oo...

John marchait dans les couloirs de la Cité, il était vingt et une heure passées. Il avait besoin de souffler un peu, d'essayer de remettre tout ça en ordre dans sa tête. Cadman et Beckett les avaient fait avancer : L'assassin, quel qu'il soit, ne s'en prenait qu'aux personnes ayant subit la génothérapie. Il songeait à tous les envoyer sur le site Alpha, pour être sûr qu'ils soient en sécurité, mais d'après la psy de service ça ne serait pas une chose à faire. Empêcher un psychopathe de mener à bien ses plans le rendrait encore plus dangereux et imprévisible ; il pourrait alors s'en prendre à n'importe qui. Ils ne pouvaient pas non plus divulguer cette information à la population atlante, car ça augmenterait la panique chez les concernés et en plus de ça, l'assassin serait au courant du stade de l'enquête. Ils avaient décidé de ne donner leurs informations qu'à un cercle très fermé de personnes. Elizabeth, Teyla, Ronon, Carson, Lorne et lui-même étaient les seuls à tout savoir sur tout.

Il se sentait impuissant face à la situation... Il ne voyait aucune issue, aucune échappatoire. L'idée avait été émise de diviser la Cité en plusieurs sections distinctes, aux portes verrouillées, pour y répartir la population ; les risques pour la population entière étaient nettement diminués, mais ils savaient bien que ça créerait la panique au sein du groupe. Il en avait assez de cette situation.

Ce qu'il espérait maintenant, c'est que Rodney avait raison. Que le psychopathe avait atteint son but, et qu'il allait s'arrêter. Que tout serait fini.

Un dingue serait toujours en liberté, mais au moins la situation se calmerait un peu...

Il espérait que tout s'arrête, mais quelque part au fond de lui-même, il savait bien que s'il ne l'arrêtait pas, jamais rien ne l'arrêterait...

Il arriva au balcon, où il trouva Teyla accoudée à la rambarde. Il fit quelques pas vers elle et signala sa présence par un faible « Hey... ». Quand elle se tourna vers lui, elle lui fit un triste sourire en essuyant ses yeux pleins de larmes. Il s'approcha d'elle, et la serra dans ses bras.

Ils en avaient besoin ; c'est tout ce dont ils avaient besoin.

Au bout d'un petit moment, elle se dégagea légèrement de son étreinte. Balayant de la main les dernières larmes qui ruisselaient sur les joues de sa compagne, John posa son front contre le sien et murmura :

« Est-ce que ça va aller ? »

« Oui... Elizabeth est... Elle est partie se mettre à l'écart. » répondit-elle.

« Je comprends. »

Ils se regardèrent dans les yeux, ne sachant vraiment ce qu'ils devaient se dire, et si c'était vraiment le moment de se dire quoi que ce soit. John finit par glisser sa main sur la joue de Teyla, et voyant qu'elle ne s'opposait pas à cette idée, il l'embrassa. Le baiser fut tendre et doux, et les cœurs des deux amants battaient la chamade. Alors que John renforçait la pression exercée par sa main sur la hanche de la jeune femme, le baiser se faisait plus enflammé. Perdant alors toute notion du temps, le couple fit alors abstraction du monde les entourant. Il n'y avait plus rien qu'eux : plus de cité, plus de peuples, plus de Wraiths, plus de morts, plus d'assassin, plus rien... Il n'y avait qu'eux. Eux et leurs mains, eux et leurs cœurs, eux et leurs souffles, leurs lèvres... Leur amour.

Plusieurs minutes plus tard, la porte des quartiers de Teyla se refermait sur eux.

... A suivre ...


(17) Toujours d'après mon dico : Bon Dieu !
(18) Imbécile