Désolée d'avoir mi du temps à uploader... Merci pour vos reviews, et Titi, qunand est-ce que j'ai promis une scene hot, quand ? Mdr
Bonne lecture ;)
18. Un reflet dans l'onde
John ouvrit les yeux. C'était le matin.
Son lit lui paraissait plus confortable que d'habitude. C'est seulement au bout de quelques secondes qu'il comprit que c'était sûrement grâce à tête reposant sur son torse.
Waw. Ses rêves étaient vraiment loin de la réalité à ce sujet là. Tout ce qu'il avait pu imaginer, tout ça n'était rien face à la nuit qu'ils venaient de vivre. C'est à ce moment là qu'il comprit que toutes les fois où il se croyait... très attaché à une femme, il ne savait vraiment pas ce que c'était vraiment que l'amour...
Il n'avait pas fait de rêves. C'était reposant.
Ca faisait presque une semaine qu'il faisait des rêves, comme l'autre fois. Il aurait dû s'en méfier. Il aurait dû se dire que ça signifiait quelque chose, mais au lieu de ça, il les avait ignorés... Et maintenant ? Maintenant tout était fini.
Il espérait bien ne plus refaire de rêves, il espérait bien que comme le lui indiquait son sommeil, tout était vraiment terminé cette fois ci.
Et qu'une autre page pourrait alors commencer.
La jeune femme entre ses bras était en train de se réveiller.
Oui, il espérait vraiment qu'une autre page commencerait à présent.
...oo0oo...
Elle se sentait bien. Elle était au chaud, dans ses bras, et pour rien au monde elle ne bougerait de son cocon. Elle avait l'impression d'être protégée de tout, d'être là, avec lui, et que plus rien ne les arrêterait.
Sa radio se mit à grésiller.
Elle poussa un soupir accompagné d'un gémissement endormi, signifiant « laissez-moi tranquille », tout en se callant mieux dans les bras de son homme. Il sourit et lui chuchota :
« Je crois que c'est l'heure de se lever. »
« Hmm... On est vraiment obligé ? »
« Non, on peut toujours rester au lit toute la journée et nous enfermer dans tes quartiers pour ne pas être dérangés » dit-il avant de déposer un baiser sur ses lèvres.
« Je préfère ça, pas toi ? » sourit-elle.
Il s'apprêtait à lui répondre quand la radio grésilla à nouveau. La jeune femme laissa sa tête tomber sur son oreiller, et attrapa la radio.
« Ici Teyla. »
# Teyla, c'est Elizabeth. Briefing dans quinze minutes, et prévenez Sheppard, je n'arrive pas à le contacter par radio. Terminé. #
La jeune femme n'eut même pas le temps de répondre que la communication fut coupée. Elle se tourna vers son compagnon et lui dit :
« Tu devrais retourner à tes quartiers, on a un briefing dans quinze minutes. »
« Encore ? » demanda-t-il d'un air sombre.
« Oui... »
« Tu es sûre que je suis obligé de retourner à mes quartiers ? » commença-t-il. « On pourrait peut-être... prendre cette douche tous les deux... » murmura-t-il en déposant lui des baisers dans le cou.
Elle lui sourit, et sans qu'il sache comment, elle échappa à ses bras et se dirigea vers la salle de bain :
« A tout à l'heure. »
« Teyla... Tu sais, non pas que mon T-shirt ne t'aille pas, bien au contraire, mais si tu veux que je rentre, il faut que tu me le rendes ! » sourit-il.
Il n'eut pour réponse qu'une main dépassant de la porte de la salle de bain, lui jetant son T-shirt. Cette femme était vraiment... Ayaya elle le rendait dingue...
...oo0oo...
Ils avaient parlé. Toute la nuit. Ils n'avaient fait que ça... enfin... entre deux baisers et deux caresses, ils avaient décidé de discuter. Ils avaient parlé de tout et de rien, de leurs passés, de leurs sentiments, de leurs peurs...
Et ils se sentaient bien mieux. Ils avaient reparlé de Kehnan, il lui avait dit ce qu'il avait ressenti, et elle aussi. Il lui avait dit tout ce qu'il avait rêvé... et tout ce qu'il rêvait encore.
Et ils se sentaient mieux.
Le briefing venait de commencer. Elizabeth occupait sa place habituelle, en bout de table. On pouvait lire sur son visage qu'elle n'avait pas beaucoup dormi, mais elle faisait en sorte que rien de ses expressions ne soit dévoilé. Carson était présent, ainsi que Lorne et Ronon. Etrangement, la place vide se faisait ressentir par une atmosphère pesante mais les coéquipiers tachaient de préserver leur professionnalisme.
« J'ai besoin de comprendre exactement ce qui s'est passé hier. John, vous avez dit avoir reçu un appel radio de ma part ? »
« Exact. Teyla aussi l'a reçu. Et Lorne a apparemment reçu un message radio que je n'ai jamais passé. »
Ronon intervint : « Je n'ai pas réussi à contacter l'infirmerie hier quand... j'ai trouvé McKay. »
« J'ai aussi essayé de contacter Beckett mais apparemment ma radio était hors service. Or, elle fonctionne parfaitement maintenant. »
« Vous avez une explication à ça ? »
« Si vous voulez mon avis, il doit y avoir un brouilleur dans le coin qui nous a empêché d'émettre. »
« Et le... cet homme, il aurait aussi créé des messages synthétisant nos voix ? »
« C'est faisable. »
« Mais pour bidouiller un brouilleur il faut un certain niveau de compétence. »
« Beckett a raison, ce n'est pas à la portée de tout le monde. Je crois qu'on aurait besoin de l'aide de Zelenka pour savoir exactement les outils nécessaires pour fabriquer ce genre de choses, et pour créer des messages audio imitant des voix. »
« Très bien, faites comme ça. »
Elizabeth laissa passer un silence, et demanda d'une voix un peu tremblante :
« Carson, vous avez du nouveau ? »
Le médecin s'humecta les lèvres, et lui répondit, navré : « Non, rien pour l'instant. »
« Bien. Retournez à vos postes. »
Tous se levèrent comme un seul homme, et quittèrent la pièce.
La journée commençait à peine.
...oo0oo...
Zelenka était seul dans un des laboratoires. Habituellement, il passait ses journées dans le labo avec McKay à travailler sur tout et n'importe quoi, quand celui-ci n'allait pas en mission. Mais aujourd'hui, McKay n'était pas à son poste. Et Radek n'était pas dans son laboratoire habituel.
Il était seul, regardant le fond de sa tasse de café. Il se leva et se dirigea vers la cafetière, et alors qu'il s'apprêtait à prendre son premier café de la journée, il se ravisa. McKay, lui, avait trouvé la mort dans une tasse.
Il reposa ce qu'il avait entre les mains et s'assit sur sa chaise. Il ne savait même pas par où commencer. Il ne savait pas lequel des projets en cours McKay aurait voulu qu'il termine en premier. Il tournait en rond quand il reçut la visite de Sheppard. Ne sachant trop comment s'y prendre, celui-ci s'assit sur une chaise et commença :
« J'aurais besoin que vous me rendiez un service. »
« Lequel ? »
« Voilà... J'aimerais savoir s'il y a un moyen de vérifier si des ondes, du genre de celles que diffusent les brouilleurs, ont été émises... disons ces derniers jours... »
Le Tchèque haussa un sourcil : « Pourquoi ? »
« Juste pour savoir. »
Radek soupira en marmonnant quelques paroles incompréhensibles, et pianota sur son ordinateur.
« La cité possède des senseurs, électriques et électromagnétiques, qui nous permettent d'éviter des surcharges ou des problèmes de fluctuation d'énergie. Pour voir ce que vous me demandez, je vais augmenter la sensibilité des senseurs. Quel moment cherchons-nous ? »
« Disons hier... vers dix-neuf heures... »
Le scientifique tourna la tête vers lui. La veille à dix-neuf heures... Il savait ce que ça signifiait. Il continua de taper sur son ordinateur, quand un graphique apparut.
« Voila les fluctuations d'énergies repérées par les senseurs pour la journée d'hier. »
« Euh... »
« Il n'y a rien d'exceptionnel. Je vais essayer d'augmenter encore plus la sensibilité des capteurs, peut-être qu'on aura quelque chose... Regardez, ici c'est la tranche horaire allant de dix-neuf à vingt heures. On remarque effectivement quelque chose d'anormal. Ca pourrait bien correspondre à ce que vous cherchez. »
« Okay. Il y a un moyen de savoir d'où sont viennent ces... fluctuations ? »
« Là, vous m'en demandez un peu trop. Tout ce que je peux vous dire, c'est que ça vient de l'intérieur de la Cité. »
« Ok… J'aurais une autre question. »
« Vous m'expliquerez après ? »
« On verra. J'ai besoin de savoir si on a ici les moyens nécessaires pour synthétiser une voix et créer un message ? »
« Wowowow ! Attendez, je ne comprends rien là ! Dites-moi de quoi il s'agit, et peut-être que je pourrais vous aider, mais si vous m'en dites si peu je ne peux rien faire ! »
Sheppard soupira ; il ne lui facilitait vraiment pas la tâche...
« Bien, disons que certains de nos membres ont reçu des messages radios qui n'ont jamais été envoyés. »
« Comment ça ? »
« Oui, comment c'est bien la question ! D'après moi, on a imité les voix et composé des messages radios, mais j'ai besoin de savoir si mon hypothèse est fondée. »
« Et bien... Oui, sur Terre c'est quelque chose de faisable, mais ici, on n'a pas le matériel nécessaire... Enfin je veux dire, à quoi ça nous servirait ? »
« Vous êtes sûr qu'il n'y a pas un moyen quelconque ? »
« Ca nécessite l'usage de logiciels spécifiques, or il faut une autorisation spéciale donnée par McKay pour installer ce genre de logiciels, et personne ne peut rien installer en douce sans qu'on s'en rende compte... Voilà comment ça marche : on enregistre une voix par le biais d'un fichier informatique, on le transfert dans un ordinateur, et le logiciel analyse les variations dans le ton de la voix, c'est comme... comme… Attendez une seconde... »
« Quoi ? »
« Et bien... On a bien... »
« Aller Zelenka, dites-moi ce que vous avez en tête ! »
« Voila. Les biologistes ont accès à un logiciel qui permet d'étudier les ondes émises par la faune marine d'Atlantica. »
« Comme... le chant des baleines ? »
« C'est ça. Ils procèdent à des comparaisons avec la faune terrienne. Bref, ils réceptionnent des sons, et les modélisent en graphique par l'intervention d'un logiciel. »
« Et en détournant ce logiciel, on peut trouver le moyen d'imiter un son ? »
« Je pense que c'est faisable. »
« Ok... Et seuls les biologistes peuvent ce servir de ce logiciel ? »
« Oui, il faut entrer un mot de passe que seuls les concernés possèdent. »
« J'aurais besoin de la liste de ces gens. Notez ceux qui vous paraissent étrange, et ceux en qui vous avez la plus haute confiance. »
Son regard se perdit dans le vide. Ils avançaient, enfin.
To be continued...
