A/N: Et voilà, le premier chapitre de 'From Hell to Heaven'! Comme c'est ma toute première fic, il se peut que je me laisse par moment fortement inspirer, notamment par la fic 'Eclipse' de Mijan. C'est un vrai chef-d'œuvre et c'est elle qui m'a donné l'envie d'écrire. Alors je m'excuse d'avance si jamais c'est quelque peu similaire, c'est dur de s'éloigner de sa source d'inspiration et idole...

Néanmoins j'espère que ça vous plaira!

Je voulais aussi dire un grand merci à tout ceux qui se sont pris le temps de laisser une ptite review, vous n'imaginez pas à quel point ça m'a fait plaisir. Donc, un grand merci à sssoco (ta review est la toute première que g jamais eue, merci!), nami (j'espère que la suite te plaira tjs autant), Lélia Black (merci pour tes conseils et tinkiet, ceci est bien une Harry/Draco, laisse toi surprendre ;-) ), Leilia (merci pour ton aide ma puce, chai pas ce que je ferais sans toi! J't'adore!), Emilie (j'espère que ce chap te décevra pas) et Senshy (je t'aime!).

Enjoy the story...

Chapter One

Memories

Vendredi soir

Une fois arrivés à la cabane du garde-chasse, Dumbledore leur avait expliqué en quoi consistait leur punition, puis Hagrid les avait, ainsi que lui-même, téléportés à une soixantaine de kilomètres de Hogwarts grâce à un Portoloin.

Cela faisait maintenant deux heures qu'ils pataugeaient dans les ténèbres de la forêt interdite, à la recherche d'un Raîku, créature magique semblable à un petit chat. Animal très rare, le Raîku vivait en solitaire et ne pouvait être trouvé que dans les forêts vierges de Sibérie. Réputé pour sa fourrure argentée aux reflets bleus et son venin extrêmement puissant, il était aujourd'hui en voie de disparition. Le seul moyen de s'en approcher, était d'être vierge et aux intentions pures, car si il se sentait menacé… Au bout d'un moment, Draco avait arrêté d'écouter le charabia du proviseur.

«Trouvable uniquement dans les forêts vierges de Sibérie, mon œil oui !», dit-il d'un ton méprisant. «Qu'est-ce qu'on fout là alors ? On n'est pas en Sibérie à ce que je sache.»

Harry, qui jusque là était plongé dans ses propres pensées, sursauta au son de sa voix.

«Tu n'as pas écouté ce qu'a dit Professeur Dumbledore ?» Touché.

Le Gryffindor prit son silence pour un oui. «Hagrid a réussi à obtenir un spécimen, mais étant donné sa nature intelligente, le Raîku a réussi à s'enfuir et a filé dans la forêt.»

«C'est pas bien dur d'être plus intelligent que ce morceau d'humain. Il est tellement stupide qu'il pourrait confondre l'avada kedavra avec un sort de guérison.»

«Malfoy…», commença Harry d'une voix menaçante.

«Quoi Potter ? Sans cet idiot je ne serait pas là, au milieu de nulle part, à chercher une quelconque bestiole pour je ne sais quelle raison. Et par-dessus le marché avec toi !», dit-il d'un air exaspéré, en soulevant leurs poignets. Ceux-ci étaient liés par un sort que Dumbledore leur avait imposé. Sort agissant comme des menottes invisibles. «Pour que vous appreniez à coopérer», avait-il dit avec ce petit sourire satisfait que Draco avait envie d'effacer à coups de poings.

Harry se tourna vers Draco. « Ferme la Malfoy ! Ton petit cul glaireux de Slytherin est la dernière chose à laquelle je veux être confronté pour l'instant. »

« Au moins mon cul est une vue bien plus agréable que le tien, espèce de bâtard pathétique. », cracha t'il.

« Si tu tiens tant à ton cul, alors pourquoi tu ne te penches pas pour l'embrasser avant que je ne t'étrangle ? » Tout deux s'étaient arrêtés et se faisaient face, une lueur de défi au fond des yeux. Puis Draco soupira. A quoi bon s'exciter. Mieux valait attraper cette satané bestiole aussi vite que possible et rentrer au château, afin d'oublier ce cauchemar.

Il se détourna et repris sa marche, tirant l'autre garçon à sa suite. Le brun était abasourdi. Depuis quand Malfoy faisait-il preuve de bon sens ? Ou plutôt, depuis quand Malfoy laissait-il passer une occasion de se battre avec lui ? Il le fixa du coin de l'œil.

L'héritier des Malfoy ne lui prêta pas la moindre attention. Il scrutait les environs à la recherche de la cause de ses malheurs. Hagrid avait de nouveau disparu derrière un talus, vaquant à ses occupations. «Non mais quel imbécile heureux», pensa t'il, «nous laisser seul dans cette forêt, en pleine nuit en plus. Si il m'arrive quoi que ce soit, je me chargerait personnellement de faire expulser ce gros débile.»

Ainsi plongé dans ses pensées, il remarqua à peine l'éclair argenté sur sa gauche. A peine…

«Hey, t'as vu ?», demanda t'il. Harry le regarda surpris.

«Vu quoi ?». Encore, cette fois à sa droite.

«Ca !», cria t'il en se lançant à la poursuite de l'éclair argenté, tirant un Harry complètement abasourdi à sa suite.

«Mais grouille toi Potter ! J'ai pas envie de rester là toute la nuit !» Cette fois-ci, le survivant aussi l'avait vu. Il reprit son équilibre et ils filèrent à travers les bois, évitant arbres et buissons, jusqu'à ce qu'après dix minutes de course folle, ils arrivèrent dans une clairière. Plus aucune trace du Raîku.

«Et merde, on l'a perdu », hoqueta le garçon aux cheveux d'ébène, en reprenant son souffle. Draco frappa rageusement dans un tronc d'arbre. Tout ça pour rien.

«C'est ta faute tout ça, Potter! Si t'avait bougé ton gros cul de babouin, on serait arrives à temps et on serait en train de rentrer au château à l'heure qu'il est. », grogna t'il. Il allait continuer, quand il remarqua que Harry ne le regardait pas. En fait, il ne l'écoutait même pas. Comment ose t'il m'ignorer!

« Malfoy..? », dit le brun d'une voix hésitante. Celui-ci allait s'emporter, lorsqu'il remarqua le regard du Gryffindor.

« Quoi ? », demanda t'il, soudain inquiet.

« On est perdus… »

oOOo

Bien qu'il détestait l'admettre, il devait avouer que le brun avait raison. Ils étaient complètement perdus. Cela faisait maintenant plus d'une demi heure qu'ils tournaient en rond à chercher un chemin de retour. En vain.

Totalement exaspéré, le blond se laissa tomber à terre d'un geste souple et élégant, malgré sa fatigue. Harry, lui, s'effondra à ses cotés.

« Merde, qu'est-ce qu'on fait ? », demanda le brun.

« Qu'est ce que j'en sais moi. C'est toi Wonderboy. Si t'a réussi à survivre tant de fois face à Tu-Sais-Qui, ceci ne devrait pas te poser de problèmes, non ? ». Dit Wonderboy soupira. Il commençait à en avoir assez de ces réflexions stupides.

« Tu peux parler, t'es pas plus avancé que moi… » Tout deux retombèrent dans le silence.

Harry avait envie de s'arracher les cheveux de la tête. Par Merlin, pourquoi n'avait t'il pas prêté plus d'attention aux cours d'Astronomie de Professeur Sinistra? S'il l'avait fait, il aurait pu les diriger aisément grâce à la position des étoiles. Quoique, il ne savait même pas si Hogwarts se trouvait à l'Est ou à l'Ouest. Peut-être même au Nord ou au Sud ? Il soupira. Le roi des démons semblait en avoir après lui. L'année avait pourtant si bien débutée. Et d'un coup, tout se retournait contre lui. Il était là, perdu au beau milieu de la forêt interdite, endroit pas franchement accueillant, avec qui plus est Draco Malfoy accroché tel une tique à son bras gauche. Pour la énième fois de la soirée, il se demanda ce qu'il avait bien pu faire pour mériter ça. Il se remémora le jour où tout avait commencé. Jour qui, sans qu'ils le sachent, allait sceller leurs destins.

Flash-back

Harry n'avait pas envie de dormir. Cela faisait maintenant presque deux semaines qu'il avait pris la potion des visions, potion renforçant son lien avec Voldemort. Il l'avait prise quelques jours après la rentrée, peu après que Professeur Dumbledore l'ait convoqué dans son bureau pour la première fois. Harry avait profité de la situation pour exprimer son souhait d'aider l'ordre du phoenix malgré son jeune âge. Il n'avait plus envie de voir les gens qu'il aimait risquer leurs vies, alors que lui restait là, en sécurité. Au début, Dumbledore avait été tout à fait contre, mais à force de persévérance, le jeune garçon l'avait finalement convaincu. Le vieux magicien n'avait pas vraiment eu le choix. Durant l'été, Voldemort avait démasqué pratiquement tous ses espions et les avait punis à sa manière. Le peu qu'ils lui restaient, n'étaient pas assez proches du seigneur des ténèbres pour avoir accès à des informations de grande envergure et cela faisait maintenant presque un mois qu'il tâtonnait dans le noir, parant tant bien que mal les attaques du magicien. Mais il y avait trop de morts. Beaucoup trop de morts. C'est pourquoi il fit prendre à Harry la potion des visions, malgré les risques que cela signifiait. L'insistance du garçon avait finalement achevé de le convaincre.

Cela faisait donc deux semaines que les nuits du Gryffindor étaient peuplées de cauchemars entremêlés de visions, les unes plus horribles que les autres. Il avait peur de dormir, peur de se retrouver seul, dans l'esprit de Voldemort, de revoir encore et encore ces images emplies de souffrance et de désespoir.

Chassant ses sombres pensées, il se leva, pris sa cape d'invisibilité et son balai, et se dirigea vers la porte des dortoirs. Il avait besoin de se changer les idées.

Une fois passé le portrait de la grosse dame, il se glissa à travers les ténèbres qui envahissaient les couloirs, se fondant parmi les ombres.

Il avait appris à aimer cette ambiance qui, une fois la nuit tombée, emplissait chaque recoin du château, avalant ses mouvements et étouffant ses pas.

Il se sentait libre, libre et en sécurité.

Dix minutes plus tard, il traversait les grandes étendues d'herbe entourant le château, se délectant de la fraîcheur nocturne. Il se sentait mieux. La peur qui comme chaque soir menaçait de le submerger, perdit un peu de son ampleur. Ressaisi-toi, Harry. C'était ton choix. C'est toi qui as insisté pour prendre cette potion. Dumbledore n'avait pas l'air heureux non plus… Mais il n'avait pas le choix, tout comme moi d'ailleurs… Il secoua la tête. Cela ne servait à rien de ressasser tout ça. Il ne pouvait plus rien y changer de toute façon. Chassant ces pensées, il enjamba son balai et se propulsa dans les airs. Instantanément, tous ses soucis disparurent. Il n'y avait plus que lui et l'air l'environnant. Rien d'autre n'avait d'importance.

Ce ne fut que deux heures plus tard qu'il remis pied à terre, exténué mais ravi.

Pendant ce temps, une autre personne arpentait également les couloirs du château. Draco accomplissait son devoir de préfet, faisant ses rondes nocturnes. Il était d'une humeur particulièrement meurtrière et espérait bien rencontrer quelque élève inconscient pour passer ses nerfs.

Son souhait sembla se réaliser.

A peine eut-il franchit les dernières marches séparant les donjons du hall d'entrée, qu'il aperçut sa proie préféré tentant de se faufiler discrètement à travers les battants de la grande porte. Il tira sa baguette.

« Potter ! », dit-il, affichant un sourire suffisant. « Il me semble que le couvre-feu est passé depuis longtemps. » L'interpellé se figea sur place. Merde, Malfoy ! Dire qu'il s'apprêtait justement à remettre sa cape.

« Ce n'est pas parce que la plupart des professeurs rampent à tes pieds que tout le monde doit faire de même. Hum, voyons… », dit le Slytherin, tapotant légèrement la pointe de sa baguette contre ses lèvres, « combien de points vais-je t'enlever ? ». Disant cela, il s'approcha d'une démarche féline, les yeux brûlant d'un feu ardent. Merde, merde, merde! Pourquoi fallait-il justement que je tombe sur Malfoy? Comme si ça l'intéressait de m'enlever des points. Pour une fois qu'il a l'occasion de me faire morfler, il va pas hésiter !

Harry regarda autour de lui d'un air paniqué, au grand ravissement de Draco. Il fallait qu'il trouve une solution et vite. C'est à ce moment là qu'il se rappela de sa cape. Sans y réfléchir à deux fois, il s'apprêta à se la passer autour des épaules, mais, comme si il avait prémédité son geste, son rival fut plus rapide.

« Accio, cape! », cria t'il, les yeux brillants de triomphe, mais le Gryffindor n'était pas à sous-estimer. Durant le laps de temps que Draco mit à rattraper la cape, le brun, d'un geste souple et furtif, se saisit de sa baguette et murmura : « Sagittae ignitus ! ». Une flèche de feu surgit de sa pointe et se dirigea droit sur Draco. « Protego », chuchota celui-ci et instantanément un cercle de protection s'érigea autour de le lui, renvoyant l'attaque vers son expéditeur. Celui-ci la dévia d'un simple mouvement du poignet, comme si cela allait de soit. Ils jouèrent ainsi pendant quelques temps, se tournant autour, tel autour d'une proie, lançant sortilèges après sortilèges, la plupart se faisant renvoyer ou contrer. Mais l'un d'entre eux passa, ratant de quelques centimètres sa cible et percutant violemment l'armure juste derrière. Celle-ci se mit à bouger, d'abord lentement, puis de plus en plus vite. A peine cinq secondes s'étaient écoulées, qu'elle s'était déjà engagée dans les escaliers menant aux étages supérieurs du château, dansant sur un rythme enflammé.

Draco arqua un sourcil et porta de nouveau son regard sur Harry, toujours bouche bée. « C'était quoi ça ? »

« Euh, je sais pas. C'est venu comme ça… » Les joues du Gryffindor avaient atteintes une jolie nuance de rouge. « N'empêche que j'aurais bien aimé te voir danser comme ça. Ca en aurait sûrement valu la peine. » Et le combat repris.

Snape, pendant ce temps, se baladait lui aussi à travers le château. Il se dirigeait vers les donjons, lorsqu'il resta figé sur place. Quelque chose s'approchait de lui à grand bruit. D'un coup, émergeant avec fracas du fin fond des ténèbres, surgit… une armure dansante. Sa bouche tomba grande ouverte. Elle se précipita droit sur lui, se tortillant d'une manière diablement sexy. Reprenant ses esprits, Snape se jeta sur le coté, évitant de justesse sa trajectoire.

Il resta allongé par terre, le cœur battant, et attendit que le bruit se soit éloigné. C'est à ce moment là qu'il entendit les bruits provenant du hall d'entrée. D'un geste lent, craignant une nouvelle attaque, il se redressa et tendit l'oreille. Qu'est-ce que c'est cette fois, une armée de fourchettes ? Il saisit sa baquette et se dirigea à grandes enjambées vers la source de nuisance, sa cape battant furieusement l'air derrière lui.

Entre-temps, Harry et Draco se livraient un combat sans-merci.

Le Gryffindor évitait avec aisance les attaques du blond, se déplaçant avec grâce et fluidité, érigeant des barrières de protection et renvoyant les attaques avec une simplicité déroutante.

Draco était malgré lui totalement captivé par les mouvements du garçon aux cheveux d'ébène. Cela ressemblait à une danse, dont seul Harry connaissait la mélodie, mouvant son corps sur un rythme inconnu. Il était fasciné mais en même temps terriblement irrité. Cela ressemblait beaucoup trop au jeux du chat et de la souris qu'il avait l'habitude de jouer, sauf que là, c'était lui la souris. Cette pensée le dérangeait terriblement.

Tant pis Potter, pensa t'il, un rictus mauvais sur les lèvres, tu ne me laisses d'autre choix que d'utiliser ce sort. J'en verrais les résultats à tes dépends. Il fit un mouvement rapide de son poignet et murmura « Metamorphosis innocens». Immédiatement, un jet bleu argent surgit de sa baguette et fondit sur le survivant. Celui-ci, surpris par la rapidité du sort, eu à peine le temps de se baisser pour l'éviter, que celui-ci passa déjà par-dessus son épaule, lui frôlant le haut du crâne. Ce fut le moment que choisit Snape pour faire son apparition.

Le sort destiné à Harry le frappa en pleine poitrine, l'enveloppant d'un épais brouillard argenté. Harry et Draco restèrent figés par l'épouvante, regardant avec effroi le brouillard se dissiper.

L'espace où se trouvait Snape à peine quelques instants auparavant, était vide.

Plus aucune trace du maître de potions.

Sidéré par ce qu'ils venaient de faire, les deux adolescents ne bougèrent pas d'un pouce. Harry fut le premier à se libérer de sa stupeur. Il crut apercevoir quelque chose par terre, à l'endroit où Snape avait disparu. Intrigué, il s'approcha et ce qu'il vit le fit rire aux éclats.

L'accès d'hilarité du brun arracha l'autre garçon à son inertie.

« Qu'est-ce qu'il y de si marrant, Potter ? Je te signale qu'on va sûrement se faire renvoyer après ce qu'on vient de faire », s'exclama t'il. Les rires du survivant ne cessèrent pas pour autant. Au contraire.

« Ss… Sssn… Ha ha ha... Sssnape...! », hoqueta t'il entre deux fou rires, se tenant les côtes et tentant à grande peine de rester debout. Exaspéré, le blond s'approcha de lui et regarda par terre. Ce qu'il y vit le laissa sans voix. Là où normalement aurait du se trouver son directeur de maison, se trouvait une petite chose indéfinissable. Cela ressemblait à une étrange petite bestiole, toute ronde et noire, couverte d'une longue chevelure aux aspects plutôt gras. En y regardant de plus près, Draco vit briller deux petits yeux de jais, lançant des éclairs alentour. Il n'y avait pas à s'y méprendre, cette chose était bel et bien leur professeur de potions, l'air visiblement mécontent.

Draco déglutit. « Professeur ? »

« Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? », s'exclamât une voix dans leurs dos. Tétanisés, ils firent volte-face, réalisant avec horreur que la voix n'était autre que celle de Filch, le gardien.

« Potter et Malfoy, hein ! », dit-il en s'approchant, l'air ravi. « Vous avez égaré vos lits ou… » SQUITCH. Sidéré, Harry et Draco regardèrent à ses pieds.

Trop tard.

Il l'avait écrasé.

Draco soupira. De mieux en mieux…

« Qu'est-ce que c'est que ça ? », demanda Filch, examinant suspicieusement la chose frémissante sous son pied.

« Professeur Snape… », murmura Harry

Fin Flash-back

C'est ainsi qu'ils s'étaient retrouvés dans le bureau du directeur. En y repensant, cela le fit presque rire. Voir Snape se faire marcher dessus valait toutes les punitions du monde !

Il jeta un regard au blond assis à sa gauche. Il avait l'air absorbé dans ses propres pensés, les yeux opalescents rivés au loin. La lune maintenant visible au dessus des cimes rehaussait son teint pâle et faisait apparaître un jeu d'ombres et de lumières sur ses mèches platine, leurs conférant un aspect argenté.

« Ce que tu vois te plaît, Potter ? », demanda Draco, un sourire narquois sur les lèvres.

Harry, qui jusque là le dévisageait fixement, s'empourpra violemment et détourna son regard. Zut, il m'a vu ! Il n'avait pas eu l'intention de fixer le Slytherin, mais il avait été captivé malgré lui.

« Que tu sois prévenu Potter, les hommes ne m'intéressent pas, du moins pas les bigleux balafrés dans ton genre. » Disant cela, il le dévisagea d'un air dédaigneux.

« Oh ! Tant mieux. Me retrouver ici avec un fils à papa pourri gâté et peureux est déjà bien suffisant. Manquerait plus qu'à ce que tu sois pervers ! Qui sait ce que tu pourrais me faire… » Draco faillit s'étouffer. « Pardon ? T'es malade ou quoi ! Je préfèrerais encore prendre Snape dans mon bain, que de devoir te toucher ! » Réalisant ce qu'il venait de dire, il devint livide. Beurk, quelle horreur ! D'où je sors ça moi ?

« Ok, oublie ça, tu veux. » Ce n'était pas une requête, c'était un ordre.

« Ooh, Maalfooy… Tu révèles ton penchant zoophile ! J'ignorais que les chauves-souris t'excitaient ! » Draco passa de blanc à vert.

« Non mais ça va pas ! Je t'ais dit d'oublier ça, d'accord. J'ais parlé sans réfléchir. »

« Hmm, un lapsus révélateur… Je me disais bien qu'il faisait du favoritisme, je comprends mieux pourquoi maintenant ! »

Les joues du Slytherin arboraient à présent une jolie couleur cramoisie. Il bégaya des choses incompréhensibles, ponctuées de « lion stupide », « connerie du siècle » etc.

Harry l'interrompit dans sa litanie. « Au fait, c'était quoi ce sort que tu lui a lancé ? Je donnerais n'importe quoi pour le revoir dans cet état ! »

L'interrogé, qui jusque là fixait intensément un rocher non loin de là, tentant de retrouver sa couleur de peau habituelle, reporta son attention sur son interlocuteur, fronçant les sourcils.

« J'en sais trop rien. C'est un sort que j'ai créé durant les vacances d'été. Je voulais qu'il soit rapide et qu'il mette hors d'état de nuire mon adversaire, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de le tester. Ce n'était pas vraiment une réussite… »

« Pas une réussite ? Tu rigoles ! Au contraire, tu mériterais un prix pour avoir réussi à rendre Snape inoffensif ! Je l'ai presque trouvé mignon, tout rond et tout plein de poils ! », s'exclama le brun, un sourire enchanté dansant sur ses lèvres, faisant pétiller ses yeux de jade.

Draco fit de grands yeux. J'hallucine ou Potter vient de me complimenter ? Non mais pour qui il se prend ! Harry remarqua son changement d'expression et fit immédiatement disparaître son sourire. Mais qu'est ce qui me prend, c'est Malfoy !

Revenant à son ancien lui-même, il ajouta d'un ton méprisant. « Quoique, tu en aura bien besoin, le jour où ces deux trolls que tu appelles amis te laisseront tomber. »

« Au moins ils me servent à quelque chose, pas comme le sang de bourbe et la belette qui te courent après sans cesse. Ils sont plus tes fans que tes amis ! »

Les yeux du Gryffindor se rétrécirent et il sera les mâchoires. « Ron et Hermione sont de vrais amis, ils mourraient pour moi ! Et je ferait de même pour eux, contrairement à Crabbe et Goyle, qui te suivent partout comme des chiens bien entraînés. Si Dumbledore leurs distribuait des gâteaux, ils te déserteraient aussitôt pour le suivre. », cracha t'il, le regard empli de mépris.

Ils s'étaient levés, prêt à sa jeter l'un sur l'autre.

« Au moins ils sont malins. Même un chien devrait savoir penser à soi. Quelle stupidité de se sacrifier pour quelqu'un d'autre, comme… comment s'appelait-il déjà ?... ah oui, Black ! Pff, un sac à puces sans cervelle. Se sacrifier pour toi, quel gâchis ! Dire qu'il… » Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Dés qu'il avait prononcé le nom de Sirius, Harry avait vu rouge. Toute pensée cohérente quitta son esprit et il n'eut plus qu'une envie, faire taire ce bâtard de Slytherin.

De sa main non menottée, il attrapa le blond au colet l'accola contre un arbre. Leurs visages étaient séparés d'à peine quelques centimètres et Draco pu voir la haine briller dans les yeux étonnamment verts de son opposant. Il ne l'avait jamais vu aussi furieux.

« Ne prononce jamais, jamais son nom. Te l'entendre dire me rend malade. » Sa voix n'était qu'un murmure, puis, sans crier gare, il lui décocha un coup de poings dans l'estomac, lui coupant la respiration. Plié en deux, Draco vit à peine venir le coup de pied sur sa droite et fut touché en plein visage. Sous la force de l'impact, il fut projeté à terre, traînant Harry, qui avait oublié les menottes, à sa suite.

Profitant de l'effet de surprise, Draco l'attira en dessous de lui, campant fermement ses genoux de chaque coté du Gryffindor. Du sang coulait à flots de son nez, gouttant sur ses robes et tâchant celles du garçon en dessous. Crevard, il a abîmé mon visage !

« Tu vas regretter ça, Potter », siffla t'il, avant de lui assener une série de coups de poings. Harry tenta tant bien que mal de les éviter, encaissant plus qu'il n'évitait. Tirant sur leurs poignets d'un coup sec, ignorant la douleur qui commençait à s'y propager, il désarçonna son adversaire et réussi à se relever.

Ils se firent de nouveau face, tournant légèrement en cercle, jugeant les capacités de l'autre. Leurs visages étaient défigurés par la rage et couverts de sang. Harry fut le premier à repasser à l'attaque.

Il se jeta sur Draco, encerclant sa taille de ses bras pour le projeter au sol. Mais il n'avait pas vu le ravin qui s'étendait juste derrière. Pris par son élan, il se sentit basculer et fut sur que le regard emplit d'horreur qu'affichait le blond reflétait parfaitement le sien. Leurs cris de douleur se mêlèrent indistinctement alors qu'ils dévalaient la pente, se heurtant l'un contre l'autre, brisant genoux, coudes et doigts au contact de roches acérés et chair tendre. Finalement, dans un dernier rebond impitoyable, ils arrivèrent au bas du précipice.

Tout tourna autour de Harry puis il sombra dans l'inconscience.

To be continued...

A/N: Et voilà! Je sais, la fin est un peu brutale, mais je veux que Harry et Draco soient aussi peu OOC que possible. Eh oui, ça demande des sacrifices.. -soupir- Mais ne vous inquiétez pas, vous aurez plein de scènes mignonnes par la suite XD

En ce qui concerne les fautes d'orthographes et d'expressions, je m'en excuse, mais c'est pas évident de parler trois langues et je n'ai pas lu un seul des livres en français. Donc soyez indulgeants, faite comme si elles n'étaient pas là!

Si ça vous a plu, faites le moi savoir, cela me donne envie d'écrire plus vite. Ca ne prend que quelques secondes et ça signifie beaucoup pour l'auteur...

Lyn