Disclaimer: Suis-je blonde, riche et anglaise? Non? Beh ça veut dire que tout ça ne m'appartient pas... snif
A/N: Ouiiiii! Ca y est, j'ai mon bac! Houba Houba -danse du bonheur- Enfin, ce n'est pas encore sur, mais bon, hehe, la vie est belle !
Je tenais à remercier tous les gentils petits reviewers qui m'ont laissé une gentille petite review! Donc gros bisous à Farniol (j'espère que tu trouveras la suite toujours aussi intéressante), Leilia (ai-je vraiment besoin de dire quelque chose..? Je t'adore!), Janira (merci bcp pour ta review! ), Hawainne (Harry et Draco ne sont pas encore au bout de leurs peines, hehe -evilgrin- Mais tinkiet, je suis une adepte des happy-ends, enfin, normalement...), Draya Felton (enjoy!), Miss Malibu (-rougit et offre une fleur- Merci beaucoup beaucoup pour ta review, elle m'a fait vraiment super plaisir! Waouh, tant de compliments -rerougit-), nami (merci pour tes encouragements et pis désolé de t'avoir fait attendre si longtemps...), Love Draco Malfoy (lol, j'aime bien ton pseudo, en tout cas ça montre que tu aimes Draco! Hihi, moi aussi! En tout cas j'espère que tu saura attendre encore un peu pour que les ti moments mignons arrivent, car c'est pas encore pour tout de suite. Et oui, je veux pas hâter les choses, j'm pas quand c'est trop OOC.. Bisous!), Padfootsvampirehuntress (Well, I don't know if you're going to pop in once again, but if, I just wanted to say that I'm not gonna write this out in english, at least not for the moment. It just takes to much time..But maybe one day I'll try! Kiss) Senshy (hihi, mdr. Je t'm ), Leviathoune (Coucou! Merci pour tes reviews, mdr! J'espère que la suite te plaira toujours autant, sinon... trononeuse! milles bisous) et tchaye (merci et encore merci! A bientôt j'espère)
En gros ça veut dire: Merci, merci, merciii! -offre pleins de gateaux-... -et pis des fruits aussi pour celles qui sont au régime ;-)-
Et pis je m'excuse aussi milles fois pour le retard qu'a eu ce chapitre et pour les fautes d'orthographes, mais je n'ai pas de beta-lectrice, donc si ça intéresse quelqu'un..!
Voilà, j'espère que la suite vous plaira!
Chapter Two
The Beginning
Ténèbres. Tout n'était que ténèbres. Noirceur sans fin, vide d'émotions, de sensations.
« Où suis-je..? Encore..? Non… » Un souffle, une plainte.
Il parlait et pourtant aucun son ne franchit ses lèvres.
« Non ! Non ! » Il tenta de bouger, sans succès. Il n'était plus maître de son corps, comme si celui-ci était irréel, échappant au contrôle de son esprit.
Il resta ainsi suspendu en l'air pendant longtemps, plongé dans ses pensées, lorsqu'un léger picotement se fit ressentir au niveau de sa cicatrice.
« Le voilà… » Dirigeant son regard en avant, il vit une lueur verdâtre se propager tel un brouillard, traçant un sentier baigné d'une lumière mystérieuse. Comme si cela avait était un signal, son corps se mit à bouger, se dirigeant inexorablement vers la source de lumière. Celle-ci l'enroba, le plongeant dans un océan d'or et de vert, menaçant de l'engloutir, le submerger.
Peu à peu, il sentit une vague de panique se propager à travers son corps. Il fallait qu'il sorte de là, qu'il quitte cet endroit, avant qu'il ne soit trop tard, qu'il ne soit coincé. Il n'avait pas peur de Voldemort, non, il ne pouvait rien lui faire. Celui-ci ne savait probablement même pas qu'il se retrouvait régulièrement dans son esprit. Non, ce dont il avait peur, c'était des images…
Il lui sembla marcher une éternité et bien qu'il se situait au milieu de l'étrange brouillard, tout autour de lui restait noir. Un noir sans vie, sans espoir. Le néant…
Puis, soudainement, les ombres se mirent à bouger, se concrétisant, formant des images. « Non, non ! S'il vous plaît. Je ne veux pas les voir, je ne veux pas… » Il sentait la potion, maintenant partie intégrante de son sang, faire son effet. Il savait ce qu'il allait se passer, ce qu'il allait voir. Dans un dernier effort, il tenta de se raccrocher à quelque chose de tangible, repoussant l'effet de la potion de toute sa volonté. C'est là qu'il sentit la douleur, une douleur insupportable, couvrant tout autre chose. « Noooon… »
oOo
L'air frais le frappa en plein visage, glaçant le fin film de sueur qui recouvrait sa peau. Ses yeux étaient grands ouverts, un regard emplit de terreur figeant ses traits.
« Où.. ? Pourquoi ? Comment ?... », bégaya t'il, la voix rauque et pleine d'émotions. Encore une vision. J'ai du crier. Ron est sûrement réveillé.
C'est alors qu'il remarqua son entourage. Cela ne ressemblait pas du tout à son dortoir dans la tour Gryffindor. Et d'un coup, tout lui revint : Dumbledore, Malfoy, le ravin, leur chute !
Et la douleur le frappa. Lâchant un grognement il retomba sur le dos. Tout son corps n'était que souffrance. Sa peau semblait en feu et il ne sentait plus ni sa jambe droite, ni son bras gauche. Sous d'énormes souffrances, il se redressa quelque peu et fit courir son regard le long de son corps.
Il était couvert de blessures, allant d'égratignures à plaies béantes, notamment sur son abdomen. Le sang coagulait déjà par endroits, mais les blessures les plus sérieuses saignaient toujours abondamment. Il remarqua que sa jambe droite partait dans un angle étrange. J'ai du me la casser. Le bras aussi je pense et il porta son attention sur son bras gauche. Ce qu'il vit le fit blêmir. Qu'elle horreur ! Comment je me suis fais ça ? Son bras était tuméfié et enflé, et à l'endroit où l'humérus aurait du rejoindre l'avant-bras, l'os avait fendu les chairs, dévoilant un morceau acéré d'une blancheur immaculée.
Son poignet aussi semblait mal en point et c'est en y portant son regard, qu'il remarqua la main fine et pâle reposant dans la sienne. Merde, Malfoy !
Le blond semblait encore plus mal en point que lui-même, si cela était possible. Sa peau habituellement si blanche était presque entièrement recouverte de sang, révélant des blessures béantes sur la quasi-totalité de son corps. Ses vêtements étaient en lambeaux et ce qu'il en restait était imbibé de sang. Il ne va pas être content…
Puis il remarqua la balafre obscène qui recouvrait la majeure partie de son visage. La vue lui coupa le souffle et son cœur manqua un battement.
« Malfoy ? » Il ne se le serait jamais avouer, mais l'état de Draco l'inquiétait terriblement. Ignorant ses membres douloureux, il se pencha quelque peu pour tâter le pouls du Slytherin. Pendant un moment, qui lui sembla durer une éternité, il ne sentit absolument rien. Puis, une légère pulsation. Il soupira, une vague de soulagement le submergeant. Mais ce n'était pas le moment de se réjouir. Si il ne soignait pas prestement leurs blessures, ils ne passeraient pas la nuit.
Saisissant sa baguette da son bras valide, il s'attela à la tâche. Il commença d'abord par son coude et son abdomen, les blessures lui semblant les plus sérieuses. Puis il referma unes à unes toutes les plaies recouvrant le corps de l'autre garçon, retenant à grande peine son envie de vomir. L'état du blond n'était vraiment pas beau à voir.
Guérir leurs blessures ne fut pas chose facile, étant donné ses talents médiocres de guérisseur. Durant les vacances, une partie de son entraînement avait été d'apprendre des sorts de guérison. Merlin savait à quel point ceux-ci pouvaient s'avérer utiles. Mais leurs blessures étaient bien plus importantes et bien plus sérieuses que celles qu'il avait l'habitude se faire et ce ne fut qu'au lever du soleil qu'il sombra, exténué, dans un profond sommeil, toutes craintes concernant cauchemars et visions effacées de son esprit.
oOo
Une douce chaleur lui caressa le visage. Il inspira profondément, savourant la fraîcheur de l'air et ouvrit délicatement les yeux. Immédiatement, une douleur fulgurante s'y propagea, le faisant les refermer prestement.
« Eteignez la lumière… », bafouilla t'il, la voix encore enrouée de sommeil.
Mais rien ne ce passa. C'est à ce moment là qu'il remarqua la dureté de son matelas. Non, la dureté du sol.
Oh non, dites moi que je rêve…
D'un geste réticent, il ouvrit d'abord un œil, puis l'autre. Au dessus de lui, se découpant sur le ciel d'un bleu limpide, s'étendaient de grandes branches chargées d'une multitudes de feuilles et de fleurs, lançant leurs ombres alentour, mêlant leurs odeurs subtiles à celle du sol encore humide de rosé. Aucun doute, il ne se situait sûrement pas dans sa chambre spacieuse des donjons. Et merde…
Se relevant quelque peu, il détailla avec attention son entourage. Il était au pied d'une pente, s'élevant à plus de trente mètres au dessus de lui. Ce n'est qu'en regardant à sa droite qu'il remarqua la silhouette étendue à ses cotés. Potter. Alors ce n'était pas un rêve.
Il roula des yeux et soupira. Puis une lueur de malice s'alluma dans ses prunelles et ce fut avec un sourire perfide qu'il se tourna vers son rival. Sourire qui se figea bien vite.
En y regardant de plus près, le blond vit que le garçon à sa droite était recouvert de blessures, striant la quasi-totalité de son corps. Bien que les vêtements en lambeaux cachaient de grandes parties de son anatomie, il pouvait deviner que celles-ci étaient également couvertes d'hématomes, d'ecchymoses et de contusions. Il ne préférait même pas s'imaginer le nombre de fractures dont le brun devait être victime. Mais comment il s'est fait ça ? Potter à beau être con, le masochisme ne fait pas partie de ses crétineries.
Puis il se rappela de leur chute. Soudainement paniqué, il reporta son regard sur son propre corps. Celui-ci révélait quelques éraflures, mais en nombre bien plus insignifiant que celles du brun. C'est alors qu'il remarqua l'état de ses propres vêtements, guères plus présentables que ceux du brun, et qu'il vit la quantité de sang séché le recouvrant. Les coupures qu'il présentait ne pouvaient être à l'origine de tant de sang. Mais alors, comment..? Potter !
Il a du reprendre conscience avant moi et guérir mes blessures. Mais c'est absurde ! Pourquoi Wonderboy me soignerait-il au risque d'y laisser sa peau ? Il doit y avoir autre chose…
Un léger gémissement le tira brusquement de ses pensées, le faisant reporter son attention sur la personne à ses cotés.
Ce n'est pas le moment de se poser des questions. Si je fais rien, Potter risque… Mais il ne finit jamais sa pensée. Eberlué par ce à quoi il venait de songer, Draco resta figé. Depuis quand se faisait il des soucis pour le balafré ? En temps normal, il se serait réjoui de la situation, de voir son rival impuissant.
Mais là, c'était différent. Potter lui avait probablement sauvé la vie, et bien qu'il détestait l'admettre, il ne pouvait laisser cette dette de sang impayée. De plus, ces six années d'inimités ne pouvaient s'achever comme cela, à cause d'une vulgaire chute. C'était trop simple.
Sa décision prise, il saisit sa baguette et jeta plusieurs sorts de guérisons sur le Gryffindor, regardant avec satisfaction toute trace de blessures disparaître, laissant place à une peau délicate et immaculée. Il profita de la situation pour guérir ses propres commotions, puis il répara ses vêtements, laissant ceux de Harry comme ils étaient. Non, mais! Ce que j'ai fait est déjà bien suffisant, je vais pas me mettre à jouer sa couturière. D'un geste résolu, il remit sa baguette dans sa poche et se déplaça quelque peu vers sa droite. S'accoudant contre un tronc d'arbre, il attendit patiemment que le brun se réveille.
oOo
« Mmm… » Quel rêve étrange. Il ma presque paru réel…
« Enfin réveillé, Potter? » Celui-ci resta figé et cessa de respirer, accusant le choc. Cette voix, cet air moqueur, cette façon de prononcer son nom. Impossible…
« Ce que tu dis dans ton sommeil a beau être intéressant, je commençais à m'ennuyer. »
Aucun doute…
« Malfoy ! Quelle réjouissance que d'entendre ta douce voix de si bon matin », grogna t'il en ouvrant les yeux, vaincu.
« N'est ce pas ! Tu devrais te sentir flatter par l'honneur que cela signifie. »
Bien trop fatigué pour riposter, Harry lâcha un bâillement. Il ne se rappelait pas s'être endormi. J'ai du m'évanouir sous l'effort. Réalisant ce que cela signifiait, il porta immédiatement son regard sur son corps. Il avait beau avoir guéri ses blessures les plus importantes, les autres, par delà leur nombre, n'en restaient pas moins négligeables.
Ses yeux s'agrandirent d'étonnement. Plus rien…
« Comment ? », bafouilla t'il. Il était pourtant sur de ne pas avoir tout guéri.
« Ferme la bouche Potter, tu ressemble à un poisson », le nargua Malfoy.
« Toi.. ? », demanda t'il incrédule, reportant son attention sur son vis-à-vis.
« Moi ? », ricana celui-ci, s'amusant de l'incrédulité du brun. Il avait vraiment l'air idiot.
Harry se détailla de nouveau, histoire de s'assurer. Non, plus aucune trace de blessures.
« Pourquoi ? »
« Pourquoi quoi ? »
« Arrêtes de jouer les imbéciles ! », s'emporta le survivant, finalement à bout de patience. « Tu sais très bien de quoi je parle. »
« Ah bon ? Et de quoi donc ? »
« Mes blessures, elles ont disparues ! »
« Tout comme les miennes », rétorqua le blond.
Ils se dévisagèrent un long moment, tentant de deviner les intentions de l'autre. Finalement, Draco brisa le silence, posant la question qui lui brûlait les lèvres depuis qu'il s'était réveillé.
« Pourquoi ? »
« Pourquoi quoi ? » Hum, j'ai une impression de déjà vu.
« Pourquoi avoir guéri mes blessures, au lieu des tiennes ? Tu aurais pu en mourir. » Il était sincère. Il ne comprenait toujours pas l'acte irréfléchi du Gryffindor. Quoique, les Gryffindors sont réputés pour leur stupidité, ils agissent toujours sans réfléchir…
« Parce que si je ne l'avait pas fait, tu serais mort à l'heure qu'il est. J'ai beau te détester, je ne suis pas cruel », lui répondit le brun en soutenant le regard vif-argent. Au fond, il ne comprenait pas vraiment pourquoi il avait agit ainsi. Plus d'une fois il avait rêvé de voir son rival mort ou agonisant, mais le voir ainsi en réalité l'avait chamboulé. Jamais il ne pourrait tuer quelqu'un de sang froid ou le laisser mourir sans réagir, que ce soit Malfoy ou quelqu'un d'autre. Sa conscience ne le lui permettrait pas, si ce n'est pour Voldemort.
« Et toi, pourquoi avoir guéri les miennes ? » A son tour de savoir.
« Oh, l'envie de ne pas le faire ne me manquait pas, rassure toi! Mais avoir un mort accroché à mon poignet ne m'aurait été d'aucune utilité. Le chemin de retour n'en aurait été que plus difficile et on m'aurait sûrement rendu responsable de ton acte de stupidité héroïque. »
Il garda pour lui le fait qu'il l'aurait bien laissé crever, mais que cette foutu dette de sang l'en avait empêchée. Et puis ce lien… Le vieux fou n'y était sûrement pas allé de main morte, Draco n'aurait certainement pas réussi à le rompre.
Ils sombrèrent à nouveau dans le silence. Qui aurait cru qu'un jour ils mèneraient une conversation à peu près civilisée, sans insultes ou crêpages de chignons, alors que leurs deux noms n'étaient même pas à concevoir dans une même phrase.
« A propos de chemin du retour, qu'est ce qu'on fait ? », s'enquit le brun, quelques temps après.
« Hum… Hogwarts se trouve à environ soixante kilomètres vers l'est. Reste à savoir où est l'est », réfléchit le blond à voix haute, se retenant de sourire. Harry le regarda abasourdi. « D'où tu sais ça ? »
« Tu n'as pas écouté ce qu'a dit Dumbledore ? », le nargua t'il, le sourire étirant à présent ses lèvres. Il prenait sa revanche. Les joues du Gryffindor s'empourprèrent légèrement. Touché !
« T'aurais pas pu me le dire plus tôt, au lieu de me faire tourner en rond inutilement hier soir ! », s'emporta celui-ci pour masquer sa gêne.
« Tu ne m'a rien demandé. », dit il seulement. Ce n'était pas tout à fait vrai, le brun lui avait bel et bien demandé ce qu'ils devaient faire, mais son air désespéré avait bien valu ces quelques heures de marche supplémentaires. Heureusement, celui-ci ne sembla même pas s'en rappeler. Pff, pathétique…
« Bon, soixante kilomètres à l'est, c'est ça ? » Harry n'attendit même pas sa réponse qu'il tira déjà sa baguette, la posant à plat sur la paume de sa main. « Point me. » (nda : chai pas comment ils le disent en français ) Immédiatement, la baguette se mit à tourner sur elle-même, puis s'arrêta, la pointe dirigée vers leur gauche. Du doigt, Harry pointa devant eux. « C'est par là. » Puis il se releva, tirant son compagnon de fortune à sa suite.
oOo
La forêt était d'une beauté éblouissante. Partout se dressaient des arbres d'une taille incommensurable, étendant leurs branches lourdes de verdures alentour. Leurs troncs massifs étaient recouvert de lierre, tapissant le bois d'une multitude de feuilles, les unes grandes et vertes, les autres petites et fines, largement teintées d'argent et or. Il y en avait également d'un vert intense, parsemées de petites fleurs rouges carmin, ponctuant cet océan de vert d'une touche d'écarlate.
Au pied des géants s'étendait une grande quantité de fougères et autres plantes, revêtant le sol d'un épais tapis de verdure, arborant une nuance vert vif et gai, virant au vert sombre par endroit. Le tout était enrobé d'un halo lumineux, car au travers des cimes, denses par endroits et clairsemées par d'autres, une partie du ciel restait toujours visible, baignant de soleil cette mer de verdure.
L'air était emplit d'une multitude de sons, variant entre bourdonnement et chants d'oiseaux à d'autres bruits à la source indéfinie. L'odeur de moisissure que l'on rencontrait habituellement dans ce genre de forêts densément recouvertes était quasi imperceptible, étant masquée par le parfum délicat émanant des fleurs poussant de ci de là.
Etant donné le peu de temps qui s'était écoulé depuis l'aurore, l'air était encore frais et humide, détail qui n'échappa pas à Draco. Celui-ci en profita pour rompre le silence qui se voulait bien trop détendu à son goût.
« C'est froid et humide ici », se plaigna t'il. « Je vais sûrement tomber malade. »
Harry roula des yeux.
« Je ne peux même pas te dire à quel point cela m'est égal. »
« T'es cruel ! »
« Soucie-toi plutôt de tes cheveux.. »
« Quoi ? Pourquoi ? Qu'est ce qu'ils ont mes cheveux ! », s'exclama t'il d'un air affolé, portant immédiatement l'une de ses mains à ses cheveux pour en constater l'état.
« Oh Merlin, tue-moi maintenant.. », soupira le Gryffindor.
Un peu plus tard.
« Hey, tu m'as menti. »
« Et ? »
« T'es peut-être pas au courant, mais le stress c'est mauvais pour la santé. »
« Et tu crois que sachant cela ça me donnera envie d'arrêter ? », dit le brun d'un air mutin. « Tiens ! Il te reste une boucle là. », ajouta t'il en montrant du doigt la chevelure du Slytherin, avant de se détourner, un sourire sur les lèvres. L'héritier Malfoy faillit y porter une main, comme par réflexe, avant de réaliser que le brun se moquait encore de lui. Il s'apprêta à répliquer, mais la brusque rencontre avec l'épaule du survivant le coupa net.
« Non mais t'es malade ! », s'emporta t'il, atteignant peu à peu les limites de sa patience. Il se prend pour qui ce bouffon !
Harry ne répondit même pas. Il venait de pousser de côté un rideau de lichen, masquant à sa vue ce qui se trouvait derrière, et le spectacle qui lui fut offert était à couper le souffle.
Il se trouvait au bord d'une petite clairière, à l'autre bout de laquelle s'élevait une paroi rocheuse. Du haut de celle-ci, une cascade se déversait dans un petit bassin à ses pieds, faisant ricocher l'eau sur les rochers. L'eau du bassin s'écoulait par un petit fleuve, lequel zigzaguait à travers les arbres jusqu'à se perdre dans la forêt.
Il n'avait même pas entendu le bruit de l'eau. C'est sûrement la végétation qui l'a absorbé, se dit-il, avant de faire un pas en direction de la chute d'eau, l'air émerveillé.
« On dirait que cette vue misérable représente le paradis pour toi, Potter », le tira brusquement une voix de son ravissement. Il haussa les épaules et fit quelques pas de plus.
« Elle le pourrait, en effet. La seule chose qui l'en empêche est ta présence. » Ceci dit, il se retourna en lui offrant un sourire resplendissant, totalement contradictoire au contenu de sa phrase. Mais les traits de Malfoy ne semblèrent refléter que davantage d'arrogance.
« Tu sais, Potter, pour quelqu'un qui peut s'habituer à ce trou à rats qu'est l'endroit de couvaison des Weasley, je pense que même ma présence ici devrait lui être supportable. » Il lui rendit son sourire.
Harry se figea, sentant une vague de haine l'envahir. Il pouvait dire de lui ce qu'il voulait, il trouverait toujours une réplique, mais qu'il laisse ses amis en paix !
Les mâchoires serrées, Harry se retourna et ancra son regard émeraude dans une paire de yeux opalescents étincelant de malice.
« Tu veux me dire quelque chose, Potter ? » Tant de suffisance en une seule voix !
« Espèce… Espèce de... », commença t'il, luttant pour garder son calme.
« Espèce de quoi ? Allez Potty, dis-le si tu as quelque chose à dire ! »
C'en était trop. A bout de nerfs, Harry attrapa Draco au col, prêt à lui faire sentir ce qu'il pensait, lorsqu'il sentit le sol vaciller, puis s'enfoncer sous ses pieds. Oh non, pas encore ! Il regarda le blond d'un air affolé et celui-ci lui rendit son regard de la même façon.
C'est ainsi enlacés qu'ils sentirent le sol se fendre, puis disparaître totalement sous leurs pieds.
Ils atterrirent dans un enchevêtrement de membres et Harry fut étonné du peu de douleur qu'il ressentit. Ils étaient pourtant tombés de plusieurs mètres. C'est alors qu'il sentit le sol en dessous de lui remuer. Il se releva quelque peu, appréhendant une nouvelle chute et vit avec étonnement que le sol en dessous de lui n'en était en fait pas. Durant leur chute, Draco Malfoy avait du atterrir en dessous de lui, amortissant par la même occasion le choc, et le survivant se trouvait à présent allongé sur le blond, les jambes entre ses jambes, dans une position si peu chaste qu'il en resta figé d'embarras, les joues violemment empourprées. Draco ne sembla pas être dans le même cas et c'est avec véhémence et le regard emplit de dégoût qu'il le repoussa.
« Bouge de là, Potter », siffla t'il avant de se relever, tirant un Harry quelque peu dans le vent à sa suite.
En regardant autour d'eux, ils virent qu'ils se trouvaient dans une sorte de tunnel. L'air empestait la moisissure et les parois, percées de ci de là par d'énormes racines, suintaient d'humidité.
Draco fronça le nez d'un air dégoûté.
« Où est ce qu'on a encore atterri ? »
« Je sais pas, mais une chose est sûre, c'est qu'on ne ressortira pas par où on est entré », commenta le brun.
Le blond suivi son regard et détailla l'ouverture dans le plafond, à bien quatre mètres au dessus de leurs têtes. Impossible d'y accéder.
« Reste plus qu'à chercher une autre sortie », dit-il en se détournant, examinant leur entourage avec plus d'attention. C'était bel et bien un tunnel et il préférait ne pas savoir quel genre de créature pouvait s'y trouver. Sans attendre le consentement de Harry, il opta pour la droite et se mit à marcher d'un pas décidé. Inutile de rester ici plus de temps que nécessaire.
Tous deux ne remarquèrent pas l'ombre qui se faufila à leur suite.
TBC
A/N: Voilaaa! Oui je sais, c'est pas très long et pis il se passe pas grand chose, mais c'est nécessaire pour la suite. Je pense (enfin je sais) que d'ici un ou deux chapitres les choses devraient commencer à se corser, hehe. Nos deux héros auront encore bien des périples à traverser, de montagnes à gravir, de méchants à affrontés et pis, le plus important, d'amours à construire ! Mais bon, étant donné que je suis très méchante -oui oui- n'allez surtout pas croire que tout cela sera facile. Non non, ce serait pas marrant sinon. Voila ! En tout cas j'espère que ça vous aura plu quand même.
Gros bisoux et à bientôt !
Lyn
