Disclaimer: Une ombre se faufile derrière J.K.Rowling, avant de s'en approcher à pas de loup. Lyn surgit hors des ténèbres et la pointe de sa baguette: "IMPERIO! Muahahahahahaha! Harry et Draco m'appartiennent!"
J.K.Rowling la regarde d'un air dubitatif: "Euh, c'est un stylo que tu tiens là..."
Lyn regarde sa main et la baisse d'un geste rageur: "Zut, c'est vrai! Bon beh, vous savez tous ce que ça veut dire... Harry et Draco ne sont pas prêts de s'aimer et l'ère du fanfictionisme est loin de s'achever. Mais bon, ça valait le coup d'essayer..."
Avertissement: Comme dit dans les chapitres précédants, ceci est un slash. Je conseille donc vivement aux homophobes de rebrousser chemin! Ceci n'est pas pour vous!
Remerciements: A ma chère petite beta qui m'a corrigé toutes mes horribles fautes en un temps record! La pauvre, elle doit être assoiffée, c'est que c'est pire qu'un marathon! -donne de l'eau à petite grenouille- Tiens, c'est pour toi ma chère! Un grand merci également à Leilia, qui comme toujours me supporte et m'inspire et puis bien sur à tous les gentils lecteurs qui m'ont laissé une review! Je vous adore! -distribution de bisous-
Sur ce, je vous laisse lire le prochain chapitre, en espérant qu'il vous plaise.
Enjoy...
Ce n'est qu'une heure après que le blond put à nouveau se mettre debout et c'est soutenu par Harry qu'il se mit à marcher en direction de la lumière, de la liberté…
Chapter 4
Treason
Ils scrutèrent la brèche crée par l'explosion. Un flot de lumière s'en déversait, inondant les alentours et chassant les ténèbres.
Elle se situait à une hauteur d'environ deux mètres, accessible simplement en levant les bras, mais Harry vit avec ravissement qu'un éboulis de pierre s'était accumulé juste en dessous, leur permettant d'y accéder sans difficultés.
Ils commencèrent à escalader, ne prêtant que peu d'attention à là où ils mettaient les pieds, bien trop pressés à sortir enfin de cet endroit infernal.
Arrivé au sommet du petit monticule, Draco s'apprêtait à se faufiler au travers de l'ouverture, lorsqu'il sentit quelque chose le tirer vers l'arrière et le presser vers le bas.
« Priorité au sauveur de l'humanité, Malfoy », lui fit Harry qui, un sourire aux lèvres, se faufila devant lui. Draco resta abasourdi quelques instants, avant qu'un léger sourire ne fleurisse également sur ses lèvres et qu'il ne se remetteà la suite du brun.
« Tu sais Potter, un gentleman demande à son partenaire de se baisser. Forcer quelqu'un révèle de mauvaises manières », fit-il d'un ton sans équivoque, le sourire à présent étirant ses lèvres.
Harry ne sembla pas réagir. Ce n'est que quelques instants et une dizaine de pas plus loin qu'il laissa échapper un petit 'oh'.
Il était pratiquement certain que la douleur fulgurante qui se propageait à présent dans son menton était due au fait que celui-ci était tombé à terre et ce fut le visage en feu qu'il se détourna, chassant les images non invitées de son esprit.
Draco le dévisagea d'un air triomphant.
« Toujours aussi stupide à ce que je vois, Potter. Je préfère ne même pas savoir à quoi tu pensais. »
Harry le regarda d'un air indigné.
« Mais… je… tu… Rooohh ! Comme si tu l'avais pas fais exprès ! » s' emporta t'il, l'embarras laissant place à la colère. Draco haussa un sourcil.
« Faire rougir ton joli minois n'est pas dans mes priorités, figure toi. » fit-il d'un ton sarcastique. « Non, ce qui m'intéresse… » ajouta t'il, laissant errer son regard le long de son corps, les sourcils légèrement froncés, chose qui eu pour effet de faire à nouveau rougir le brun, mal à l'aise sous l'insistance du regard « …se serait de me laver. » Harry laissa échapper un soupir de soulagement. J'ai bien cru que j'allais devoir me coltiner un pervers…
Reprenant contenance, il dirigea lui aussi son regard le long de son corps et fronça, tout comme le blond un instant auparavant, les sourcils en une moue dégoûtée.
On aurait cru qu'il portait une tenue près du corps tellement sa peau était sale, ne laissant paraître aucun morceau de chair claire. Noir, rouge, jaune, toutes les couleurs y étaient, mélange de sang, de boue et de pus. Ses vêtements étaient trempés, empestant la moisissure, les excréments et autres odeurs nauséabondes à l'origine inconnue.
Harry opprima un haut le cœur. L'odeur répugnante emplissait ses narines et sa peau le démangeait terriblement. Il ne préférait même pas s'imaginer l'état de ses cheveux…
Draco n'en menait pas plus large. Son état l'horripilait plus que tout et il n'osait même plus bouger tellement le frottement de ses habits imbibés de merde le répugnait.
Un air dégoûté sur le visage, il enfouit précautionneusement sa main dans sa poche et en extirpa sa baguette.
« Scourgify », murmura t'il, la pointant sur son torse. Immédiatement, la crasse commença à s'écarteler, se détachant de sa peau et s'évanouissant dans l'air avant même de toucher le sol. Harry l'observa et se saisit à son tour de sa baguette.
oOMOo
Un quart d'heure et une dizaine de Scourgify plus tard, les deux garçons se détaillèrent suspicieusement. Leurs peaux avaient reprises une teinte plus ou moins normale, mais le résultat laissait amplement à désirer.
Les impuretés étaient tellement incrustées que même les sorts de nettoyages ne pouvaient les en débarrasser définitivement.
Draco fronça les sourcils.
« Faut qu'on trouve de l'eau, je refuse de me balader dans cet état ! L'hygiène ne fait peut-être pas partie de tes priorités, mais tout le monde n'est pas habitué à vivre dans la merde comme toi et tes amis belettes. »
Harry roula des yeux. Il aurait pu s'y attendre.
« Alors trouve nous de l'eau, oh grand gourou de la propreté ! ». Le blond le fusilla du regard.
« Tu sais ce qu'il te dit le grand gourou de la propreté ? Va te faire foutre ! ». Ceci dit, il fit volte-face et s'éloigna à grandes enjambées, tirant bien malgré lui le brun à sa suite.
Celui-ci opprima un sourire. L'Est se trouvait exactement dans l'autre sens. Décidant de laisser au blond le soin de les guider ainsi quelques temps, il observa le paysage à la recherche d'un cours d'eau.
Contrairement à ce qu'avait dit le Slytherin, lui aussi ressentait le besoin irrémédiable de se laver à l'eau claire. Tant que celle-ci n'est pas trop profonde…
oOMOo
Après une demi-heure de marche inutile, il se décida enfin d'aborder le blond, lequel semblait au bord de l'explosion.
« Hum, tu n'as pas l'impression que c'est déjà la troisième fois qu'on passe devant ces arbres ? », fit-il d'un ton innocent, peinant à retenir son rire.
Le blond fit comme si il n'avait rien entendu et poursuivit sa route.
« Tiens, ce rocher me semble bien familier », reprit le brun, son air moqueur à présent à peine dissimulé. Draco l'ignora de plus belle et pressa le pas.
« Dis donc, tes pouvoirs de grand gourou laissent à désirer ! Ne devrais tu pas sentir l'eau à des kilomètres à la ronde ? » Silence. « Tu devrais avoir une sorte d'antenne pour te guider non ? » Silence. « Tiens, il me semble que t'es cheveux viennent de s'hérisser ! C'est peut-être un signe ! »
Cette fois le blond en eut assez. Il s'arrêta d'un coup et fit volte-face, le visage enflammé par la colère, un 'ferme ta putain de gueule Potter' sur les lèvres. Insulte qu'il ne prononça jamais. Les yeux agrandit par la stupeur, il lâcha un 'de l'eau' estomaqué.
Harry se retourna dans la direction que fixait le blond et un sourire ravi étira ses lèvres.
« Wouahou ! Je retire tout ce que je viens de dire ! T'es vraiment doué comme gourou ! Tu me révèles tes secrets ? Hein ? Allééé, surtout celui des cheuveux-antenne ! S'il te plaîîît ! », fit-il d'un air mielleux, battant furieusement des paupières. Cette remarque lui valut un coup sur le crâne et une myriade d'injures. Se tenant la tête et les côtes en un mélange de douleur et d'hilarité, il se mit à la suite du blond et tout deux se dirigèrent vers le petit ruisseau qui coulait non loin de là.
Lorsque le clapotis de l'eau se fit entendre, Harry opprima un frisson. Son aversion pour l'eau remontait à son plus jeune âge et jamais il n'avait pu s'en débarrasser. L'élément sombre et imprévisible avait toujours été celui qu'il aimait le moins et malgré son expérience avec les abysses du lac d'Hogwarts en quatrième année, les eaux profondes et mouvementées le terrorisaient toujours. Tout cela remontait au jour où oncle Vernon l'avait délibérément laissé…
Une voix insistante le tira subitement de ses pensés.
« Hé oh, Potter ! Ton cerveau marche encore ou ton dernier neurone ta finalement lâché ? »
Harry cligna plusieurs fois des paupières et son regard plongea directement dans deux orbes mercuriels. Le visage de Draco se trouvait à à peine quelques centimètres du sien et le fixait d'un air agacé.
« Ohh, Saint Potter de retour parmi nous ! Je m'en vois honoré ! », cracha t'il. « Tu pues et je ne sens pas les fleurs, alors magne toi le cul ! »
Le Gryffindor regarda autour de lui. Ils se trouvaient à présent au bord du petit ruisseau et il nota avec soulagement que celui-ci n'était ni profond ni mouvementé. Il laissa échapper un petit soupir et redirigea son regard sur son interlocuteur.
« Mais après vous, grand gourou ! » chantonna t'il d'un air amusé, un sourire enjoué sur les lèvres. Draco poussa un petit grognement et fit volte-face, bien trop pressé à se débarrasser de toute cette crasse pour répondre au brun.
Il pénétra dans l'eau tout habillé, ses vêtements nécessitant autant que lui-même d'être lavés, et c'est avec une immense satisfaction qu'il sentit l'eau fraîche jouer autour de ses chevilles, puis de ses mollets, montant de plus en plus haut, l'immergeant finalement jusqu'à la mi-poitrine.
Harry, lui, était un peu plus réticent à rentrer dans l'eau, mais même lui ne pouvait nier la satisfaction qu'elle lui procura, le débarrassant de toutes ses impuretés. Il fut totalement pris au dépourvu lorsque Draco plongea, l'attirant à sa suite. Il sentit le sol se dérober sous ses pieds et se retrouva, une seconde après, la tête sous l'eau. Il se débattit et remonta à la surface, toussant et crachant de l'eau, le cœur battant la chamade. Le Slytherin, lui, se frictionnait déjà énergiquement les cheveux, ne semblant pas remarquer le malaise du Gryffindor. Celui-ci soupira. Pas la peine de lui donner une raison de plus pour me charrier…
Il se contenta donc de lui lancer un regard emplit de mépris et commença à se frictionner à son tour.
oOMOo
Ils se lavèrent ainsi durant un quart d'heure, se débarrassant de ce qu'ils pouvaient grâce aux moyens dont ils disposaient. Mais ils remarquèrent bien vite que l'eau ne nettoyait qu'en surface, laissant les impuretés les plus profondes intouchées.
Draco désespérait à faire partir l'odeur répugnante qui lui collait à la peau et aux vêtements et au bout de cinq minutes supplémentaires il frappa l'eau d'un geste rageur.
« Ca sert à rien ! Cette merde et impossible à enlever ! »
Harry le jugea du regard puis scruta les environs.
« De la saponaire… »
« De la quoi ? »
« De la saponaire. C'est une plante qui pousse sur ce genre de berges et qui peut faire office de savon. », expliqua t'il. Draco le dévisagea d'un air dubitatif, lui valant un soupir exaspéré.
« Aide moi à en trouver et tu verras bien. C'est une plante assez grande aux feuilles ovales opposées et aux fleurs roses pâles, de cette taille environ. » Il souligna ses propos d'un geste de la main et tout deux se mirent à la recherche.
Ils longèrent la berge, séparant les herbes hautes, plongeant dans l'eau de temps à autre, dans l'essai désespéré d'ôter au moins un peu de leurs saletés.
Une dizaine de mètres en aval Harry s'exclama soudain d'un air ravi.
« J'en ai ! Regarde Malfoy, y'en a plein ici ! »
Il leva le poing au ciel d'un air triomphant, exhibant son butin aux yeux du blond.
« Prends en autant que tu peux et aide moi à trouver une pierre creuse pour les écraser. Et prends les avec les racines. »
Malfoy fit comme il lui dit et suivit le brun jusqu'au coude de la rivière, où plusieurs rochers pointaient hors de l'eau. Harry les détailla un à un et s'approcha finalement de celui qui le satisfaisait le plus. Y déposant les feuilles et les racines qu'ils avaient cueillies, il se pencha et se saisit d'une pierre qui lui servirait de mortier et se mit à l'œuvre.
Il écrasa les plantes à l'aide de son outil de fortune, ajoutant de l'eau de temps en temps, jusqu'à en obtenir une substance moussante. Il y rajouta quelques pousses de saponaire et répéta l'opération jusqu'à ce que la cuvette naturelle soit entièrement remplie de cette substance laiteuse.
Satisfait, il posa sa pierre et se saisit d'une poignée de mousse, indiquant au blond d'un signe de la tête d'en faire de même, avant de se frictionner les mains et les avant-bras.
Draco l'observa quelques instants, puis fit de même et le résultat le ravi.
La matière onctueuse était fraîche et agréable au toucher et, chose qui l'étonna le plus, semblait enlever avec facilité le reste de saletés.
Il plongea les mains sous l'eau et les ressorti pour les détailler attentivement. Plus aucunes impuretés, elles étaient propres, comme si il venait de les laver au savon.
Harry, lui, était déjà passé à l'étape suivante. Faisant glisser sa cape au dessus de sa tête et le long de son bras gauche, il réussit à la faire passer par le creux entre leurs deux poignets. Heureusement qu'ils ne sont pas collés !
Il l'astiqua puis la coinça entre ses jambes, laissant au courant le soin de la rincer. Puis il se débarrassa de son T-shirt, n'ayant pas pris de pull en partant d'Hogwarts, et en fit de même.
Il ne remarqua pas que le blond s'était arrêté en plein mouvement. Il ne remarqua pas non plus son regard scrutateur se promener sur son corps.
oOMOo
Draco avait déjà vu à maintes reprises le torse du survivant, après les matchs de Quidditchs, préparant un mauvais coup dans les vestiaires de l'équipe adverse.
Mais ce qu'il vit l'avait prit au dépourvu. Il s'attendait à voir le torse bien battit du survivant, ni trop fin, ni excessivement musclé, mais à la place il découvrit un buste amaigri, les côtes saillantes.
Qu'avait il bien pu se passer pour que le survivant perde tant de poids en l'espace de quelques mois seulement, lui qui pourtant devait tout posséder.
Laissant glisser son regard vers le bas, il détailla l'abdomen de sa némésis. Ici aussi on voyait cruellement les effets de la sous-alimentation, bien que les abdominaux finement ciselés soient toujours visibles. Ce n'était pas de muscles qu'il manquait, non, ceux-ci étaient toujours présent, c'était de chair.
Harry remarqua le regard inquisiteur et interrompit sa tâche.
« Y'a quelque chose ? »
Pris sur le fait, Draco détourna le regard. Merde, il ma flague en train de le fixer. Puis il se reprit. Non, un Malfoy ne fixe jamais. Je ne faisais qu'observer. Rassuré il se remit en action, se déshabillant à son tour, tachant de chasser les questions qui lui assaillirent l'esprit.
Harry, lui, ne parvint pas à chasser aussi facilement ses pensées.
Il l'avait remarqué. Malfoy avait remarqué son amaigrissement. Et ça t'étonne ? Y'a rien de magique à remarquer qu'une personne a perdue au moins dix kilos en 3 mois ! Il soupira. J'aurais pu m'en douter… Se détourant quelque peu, il masqua sa poitrine à la vue de l'autre.
Depuis la mort de Sirius, l'appétit l'avait quitté. La nourriture lui était devenue âpre et ses mets préférés ne laissaient sur sa langue qu'un goût de cendre. Il mangeait ce qu'il lui fallait pour ne pas s'effondrer, et malgré les protestations d'Hermione, son organisme si était habitué.
A quoi bon entretenir un corps qui serait bientôt brisé ? La mort de Sirius lui avait ouvert les yeux : La faucheuse pouvait frapper à tout instant, sans avertissement et sans raison aucune. Elle aurait mieux fait de l'emporter lui, Sirius n'avait pas mérité de mourir. Non, il ne l'avait pas mérité…
Chassant ses sombres pensés, il s'appliqua à se débarrasser des dernières salissures. L'héritier Malfoy ne le gratifia plus d'un regard, ce dont il lui était reconnaissant et ce ne fut qu'une fois l'astre céleste haut dans le ciel qu'ils sortirent finalement de l'eau, étendant leurs vêtements sur la plage de galets, les laissant sécher, ainsi qu'eux même, à la chaleur cuisante du soleil.
oOMOo
Assis ainsi, ils reflétaient un parfait contraste, dont les bords semblaient pourtant s'emmêler.
Le garçon de gauche, sombre et élancé, semblait posséder une magie primitive, accentuée par son apparence aux aspects sauvages. Ses cheveux d'ébène, en épis et pourtant soyeux, encadraient en une cascade de jais un visage hâlé et velouté, au nez droit et fin et aux lèvres pleines et pulpeuses. Mais ce qui captivait le plus étaient ses yeux. Grands et en amendes, soulignés par des cils d'un noir profond, ils rappelaient ceux d'un félin. Leur couleur menthe à l'eau inhabituelle accentuait davantage encore cette impression et leur éclat singulier, malicieux et taquin, leur conférait une volonté propre, espiègle et coquine.
En l'étudiant de plus près, cependant, on était amené à réviser la première impression qu'il donnait d'être un garçon plein d'entrain et de joie de vivre. Ses yeux en apparence si pétillants semblaient drapés d'un voile de tristesse et même lorsque il souriait, une facette de lui semblait rester terne et mélancolique.
L'autre garçon, lui, reflétait exactement le contraire. Où l'un semblait d'une élégance sombre et sauvage, l'autre était lumineux et affecté. Ses cheveux dorés paraissaient tissés de lumière et entouraient en un mouvement souple et soyeux un visage au formes harmonieuses. Tous ses traits semblaient sculptés d'une main d'artiste, s'accordant parfaitement dans ce visage à la peau pâle et à la forme quelque peu effilée. Son nez fin et pointu, ses sourcils finement arqués, ses lèvres roses et délicatement ourlées, tous étaient précisément ciselés. Il irradiait la nonchalance et son port de roi et son élégance féline eussent persuadé plus d'un de son statut de noble. Mais tout comme chez l'autre garçon, ses yeux restaient ce qu'il avait de plus captivant. Prunelles argentées entourées de cils aussi foncés que ses cheveux étaient clairs, ils brillaient de ruse et d'intelligence. Mais leur éclat n'était pas chaleureux. Il était froid.
Parfois pourtant, cette impression de dureté faiblissait, comme si au souvenir d'un évènement heureux la glace fondait, laissant place à une mer de douceur et de sérénité.
Ils restèrent assis ainsi un long moment, chacun suivant le cours de ses propres pensées, lorsqu'un gargouillis les tira tout deux de leur indolence. Les joues du brun se teintèrent d'une jolie couleur rosée et il détourna le regard, gêné.
« Tiens donc, l'estomac sur pattes se manifeste ! » commenta le blond, sarcastique, avant qu'un deuxième gargouillement ne déchire le silence. Cette fois, ce fut le Slytherin qui rougit légèrement.
« On ferait ptet bien de se trouver de quoi manger… », murmura t'il.
Le brun ne se priva pas de rire à gorge déployée et se releva, entraînant le blond à sa suite.
« Ben voyons comment tu pêches alors ! Je suis sur qu'il y a pleins de gros poissons qui n'attendent que d'être saisis puis dévoré par ta magnificence ! », ironisa t'il. Il entraîna son rival au bord de l'eau avant de se baisser et de retrousser son pantalon.
« Beh qu'est ce que t'attends ? Ils vont pas te sauter dans les bras les poissons ! »
Draco croisa les bras, ou plutôt dit un bras, et leva le menton, toisant le Gryffindor du regard.
« Pff, si tu crois que je vais me rabaisser à pêcher ces trucs gluants à mains nues ! Tu fais comme tu veux, mais moi je refuse de me comporter comme un vulgaire homme des cavernes. »
Harry soupira et haussa les épaules.
« Bah crève alors. »
Disant cela il entra dans l'eau, tirant Draco derrière lui.
« Hey… ! »
« Bah, quoi ? T'as cru que ça marchait comment? »
Plissant les yeux, il se détourna, scrutant les flots en amont. Heureusement l'eau n'était pas profonde et plutôt claire, repérer une proie ne fut donc pas difficile.
« Bon, plus un bruit et surtout tu bouges pas ! »
Draco aurait préféré mourir que de l'avouer, mais il devait admettre qu'il était curieux de savoir comment Harry allait si prendre. Pêcher un poisson à mains nues. On aura tout vu !
A pas de loup, surveillant chacun de ses mouvements, le survivant s'approcha à contre-courant de la truite qu'il avait repérée. En un mouvement infiniment lent, il se baissa, glissa sa main sous la surface miroitante de l'eau et en dessous du ventre du spécimen. Il avait vu à la télé qu'il fallait leur chatouiller le ventre avant de les saisir subitement par les branchies et de les jeter hors de l'eau.
Mais la technique semblait marcher bien mieux à la télé qu'en réalité. A peine eut il glisser sa main dans l'eau que déjà le poisson filait à toute vitesse.
« Pff ! Quel talent ! », ironisa Draco, un sourire mauvais eur les lèvres. Harry décida de ne pas s'en déranger et se mit à la recherche d'un autre poisson.
Mail lui aussi, ainsi que les suivants, se révéla coriace et après vingt minutes supplémentaires le survivant frappa rageusement l'eau.
« Raaaah, putain de merde, ça marche pas ! »
La patience n'avait jamais était son fort et les moqueries incessantes de la part de son auxiliaire ne l'aidaient pas vraiment à rester calme. Poussant un gémissement il renversa sa tête en arrière et observa le ciel d'un œil absent. Tiens, ce nuage à la forme d'un dragon… Un dragon, cela le faisait penser à quelque chose. Et d'un coup l'idée lui revint.
Se frappant mentalement sur la tête il sortit de l'eau, ignorant le regard interrogateur du blond.
Se saisissant de sa baguette il la pointa sur les flots.
« Et tout tu comptes faire quoi, Potter ? »
« Regarde et admire ! » Lui faisant un clin d'œil, il fit de nouveau face à l'eau et prononça « Accio poisson ! ». Immédiatement, un poisson vola hors de l'eau et atterrit devant ses pieds, se débattant furieusement. Draco le dévisagea d'un air incrédule, la bouche légèrement entrouverte. Harry, lui, affichait un sourire triomphant. Au moins ils n'allaient pas mourir de faim !
Pointant de nouveau sa baguette sur l'eau il invoqua un second poisson.
« Tiens! C'est mon jour de bonté ! »
Ceci dit il se pencha et ramassa son butin.
« Eh beh, tu comptes rester planté là combien de temps ? Il va pas se cuire tout seul ton poisson ».
Se ressaisissant, le blond se pencha également et attrapa son poisson.
Harry dût voir son air égaré, car il le lui prit des mains, et après les avoir tués et transfiguré un morceau de bois en dague, commença à les vider, sous le regard horrifié de Draco.
« Ca se voit que t'as jamais cuisiné de ta vie toi », le nargua t'il.
« Humpf ! A quoi bon ? Un Malfoy n'a pas besoin de ça ! ».
Harry roula des yeux. Je devrais le laisser crever pour la peine…
oOMOo
Une fois les poissons vidés, il les embrocha sur une branche pointue et les positionna au-dessus d'un petit foyer, que le blond s'empressa d'incendier. Bien que l'idée du survivant lui préparant à manger l'enchantait, il ne voulait pas passer pour un ignare.
Profitant du temps de cuisson, les deux garçons se rhabillèrent et au bout de quelques minutes, l'air était emplit d'une odeur de poisson fumé. Ils s'assirent en tailleur et Harry posa sa baguette près du feu, avant de se saisir de la branche et de passer sa part à Draco.
Ils mangèrent en silence, bien trop occupés à assouvir leurs appétits, mais Draco nota du coin de l'œil que le brun toucha à peine à sa part. Une fois rassasié, Harry s'apprêta à se relever. « On ferait bien de se remettre en route. » Mais il s'arrêta en plein mouvement.
« T'as entendu ? »
« Entendu quoi ? »
« Chut ! Ecoute… » En effet, on entendait des bruits de pas et des éclats de voix en provenance de leur droite.
« Viens. » souffla t'il, Draco faisant disparaître leurs traces d'un coup de baguette et se dirigeant rapidement vers les buissons les plus proches, s'accroupissant derrière.
Peu de temps après, deux silhouettes firent leur apparition sur la clairière.
« Mais je te dis que tu as rêvé ! »
« Tais toi. Je suis sur que j'ai vu de la fumée ! On est pas seul je te dis ! »
« Ouais, beh en attendant on a toujours vu personne. Et puis les autres nous attendent. Tu sais bien ce que le maître fait aux retardataires… » Leurs voix se firent chuchotements.
A ces paroles Harry se crispa. Des mangemorts ! Il porta sa main à sa poche,cherchant sa baguette, mais il ne tâta que le vide.
« Mais… ? »
« C'est ça que tu cherches Potter ? » entendit il une voix de derrière lui. Ses yeux s'agrandirent de stupeur et il se retourna, l'air horrifié.
Malfoy le pointait de sa baguette, celle du survivant bien en évidence dans sa poche.
« Ne t'as t'on jamais appris à veiller sur tes affaires ? Ohh, ne fais pas cette tête, tu vas me faire pleurer !»
Ceci dit il se redressa, s'exhibant aux yeux des deux hommes, tirant le Gryffindor à sa suite.
TBC
A/N : Levia, pose cette trononeuse.. Louange, tu comptes faire quoi avec ton fromage pourri? Et toi Leilia, tu crois que je t'ai pas vue avec tes ptites culotte sales? Ts ts ts... C'est pas ma faute! Si vous voulez des scènes mignonnes, chui obligé d'être sadique... Alalalala... -soupir-
C'est que ça passe vite le temps!
Mais bon, j'espère que ce chapitre vous aura plu néanmoins! Surtout la description des deux, je crains de ne m'être laissé emporter… -rougit- Mais bon, pour moi ils sont magnifique, j'y peux rien !
Par contre j'aime beaucoup décrire Harry l'air ravi. Ca me donne chaud au cœur! -smile-
Malheureusement, il n'aura pas beaucoup de quoi être ravi dans les chapitres à venir…
Quelqu'un se doute t'il de ce qu'il va se passer ? -sourire impatient-
Mais bon, passons aux questions existentielles :
1. Draco percera t'il un jour dans le métier de grand gourou de la propreté ?
2.La tactique des cheveux-antennes est elle vraiment efficace ?
3.Harry et Draco ont ils lavé leurs caleçons ?
4.Draco a-t-il avalé une arrête de travers ?
5.Les mangemorts étaient ils habillés en noir ?
Et pour finir :
6.Qui a tué le colonel moutarde ?
Sur ce je vous laisse réfléchir !
Milles kisous
Lyn
