Disclaimer: A moi, à moi, à moiii ! Muahahahaha!

Avertissemnt: Beh toujours pareil, des hommes qui s'aiment koa, ça a pas changé!

A/N: Hello tout le monde! Voici donc le nouveau chapounet, qui s'est fait attendre... (honte à moi! -rougit-). Mais avec les épreuves du bac à terminer et pis pas mal de problèmes personnels, j'ai été débordé.. Vraiment navré, j'espère que vous m'en voulez pas trop.. -fait ses yeux de chat botté irrésistibles-

Avant de commencer un groooos merci à tout mes reviewers (je pense avoir répondu à tout le monde, sinon désolé, j'ai pas fait exprès ) et une mega bisouille baveuse à ma bêta! Mici à tous!

Sur ce, enjoy!


« C'est ça que tu cherches Potter ? » entendit il une voix de derrière lui. Ses yeux s'agrandirent de stupeur et il se retourna, l'air horrifié.

Malfoy le pointait de sa baguette, celle du survivant bien en évidence dans sa poche.

« Ne t'as t'on jamais appris à veiller sur tes affaires ? Ohh, ne fais pas cette tête, tu vas me faire pleurer !»

Ceci dit il se redressa, s'exhibant aux yeux des deux hommes, tirant le Gryffindor à sa suite.

Chapter 5

Prison

Ténèbres, humidité, souffrance. Une voûte basse. Un banc de pierre pour s'asseoir ou se coucher. Ni lumières ni chaleur. La prison. Des yeux cruels et froids scrutant un visage inconscient. Aucun sentiment. Les visages des créatures du seigneur des ténèbres ne laissent paraître leurs intentions. Elles étaient là, sombres et silencieuses, tels des veilleurs éthérés, irréels.

Draco sentit un frisson d'effroi lui parcourir l'échine. Il n'aurait jamais cru que les créatures de ses contes de jeunesse existaient réellement. Pour lui, tout cela n'était que le fruit d'une imagination trop abondante, destinée à faire peur aux petits enfants. Lui-même avait arrêté d'y croire depuis ses cinq ans, mais il était bien obligé à présent de réviser ses convictions. Les Morgûls existaient bel et bien, sombres créatures sans forme réelle, mélange mi-bestial mi-humanoïde et ils étaient au moins une demi-douzaine à ramper autour de leur cachot, leurs ongles raclant le sol de pierre, lui arrachant une plainte sinistre à chaque mouvement. .

Selon ses souvenirs, les Morgûls n'étaient pas tant à craindre par leur apparence, mais plutôt par leurs pouvoirs d'aspirer la magie des sorciers, un peu comme les détraqueurs aspirent les bons souvenirs. Cette faculté avait pour don d'affaiblir la personne désirée et pouvait même, au bout d'une exposition trop longue, mener à la mort. S'il s'en rapportait aux livres que sa mère lui lisait, ce n'était pas une mort à laquelle il aimerait succomber.

Ses pensées s'égarèrent et il opprima un nouveau frisson. Heureusement que son père lui avait fournit une protection. Il serra le petit pendentif reposant sur sa poitrine, puis détailla la petite pierre de plus près. Elle semblait être à base de corail rouge, vif contraste avec la couleur pâle de sa peau.

Il la serra dans son point et regarda dans le vague, laissant ses pensées vagabonder. Puis cela lui revint. Le corail rouge conjuguait les forces bénéfiques des trois règnes, minéral, végétal et animal. Il concentrait en lui toutes les énergies cosmiques, développait le magnétisme et l'énergie spirituelle de celui qui le portait, ainsi que sa faculté magique, pour préserver du mauvais sort et de l'influence négative extérieure. Dans la situation présente cela lui parut tout à fait logique. Grâce à ce talisman, les Morgûls n'avaient aucune emprise sur lui, c'était une sorte de bouclier.

Il avait toujours était fasciné par la cristalothérapie, le fait que l'énergie circulant dans les pierres précieuses pouvait être reliée à l'énergie interne propre à chaque être humain. L'usage des pierres était aussi vieux que l'humanité, le plus souvent sous forme de talisman. C'était un domaine à part entière, unité de formation et de recherche peu exploré et pourtant immensément riche, et le fait qu'elle ne soit pas enseigner à Hogwarts était pour lui plus que navrant. Mais à quoi s'attendait-il, cette école n'était mener que d'incompétents. Sûrement avaient-ils peur que les pierres précieuses ne se fassent voler, ce qui ne l'étonnait pas vu le nombre de déguenillés, miséreux, nécessiteux, pouilleux, trimardeurs et va-nu-pieds qui fréquentaient cette école.

Il porta son regard argent devant lui, où était attaché l'un de ceux qu'il qualifiait de miséreux, mais qui pourtant faisait l'objet de toutes les convoitises : Harry Potter. Le grand, le glorieux, le bien-aimé Potter, ce jeune homme en qui toute la communauté sorcière plaçait ses espoirs. Mais pour lui il n'était autre que le balafré, le pouilleux, l'increvable Potter, son ennemi de toujours, qui avait fait un enfer de la partie qui aurait du être la plus plaisante de toute sa jeunesse.

Mais tout ça serait bientôt terminé, il prenait sa revanche. Il ne put s'empêcher de tressaillir d'impatience. Le maître viendrait et le récompenserait à la hauteur de son exploit, lui qui avait réussi là où tout autre avait échoué. Il avait capturé Potter, même si il ne comprenait toujours pas en quoi le maître attachait autant d'importance à une existence aussi misérable. Mais grâce à cela, lui serait probablement élu dans les rangs des Deatheater. Le plus jeune de toute l'histoire. Et l'autre… il mourrait, probablement.

Cette pensée déclencha en lui un sentiment étrange, alors qu'au contraire elle aurait du le remplir de satisfaction. Mais tout ce qu'il ressentait était de l'amertume.

Harry était son rival, à lui et à personne d'autre. Son rival personnel, pas juste un jouet de Voldemort, pas même le survivant, mais le Gryffindor en chair et en os, avec ses regards moqueurs, ses lunettes affreuses et sa tignasse hirsute.

Draco savait tout de Potter. S'il avait passé moitié autant de temps à s'entraîner au Quidditch qu'il l'avait fait à l'observer, il l'aurait battu depuis bien longtemps déjà. Mais c'était son grand passe-temps, observer Harry Potter. Après tout, quand on est l'ennemi de quelqu'un, il est tout à fait normal d'observer cette personne pour comprendre son comportement, afin de mieux pouvoir anticiper ses réactions.

Et en effet, il savait tout. Ce que le brun prend au petit-déjeuner, sa manière de se mordiller la lèvre inférieure lorsqu'il se concentre, comment, lorsqu'il est préoccupé, il passe sa main dans ses cheveux, les décoiffant encore davantage ou encore comment il se gratte la tête lorsqu'il est embarrassé, lui donnant des airs de parfait innocent.

Il avait également remarqué que depuis le début du terme, Potter était devenu plus distant. Pas juste distant, mais aussi agité, irritable, nerveux et lunatique. Draco n'avait même pas besoin de l'agacer, que déjà celui-ci s'emportait. C'était extrêmement amusant, néanmoins cela l'intriguait. Qu'est-ce qui pouvait préoccuper le survivant à tel point. Il avait même commencé à bûcher en potion, mais Draco savait que ce n'était pas pour le salut de ses notes. Non, il tentait de se distraire, de fuir quelque chose.

C'était étrange, en effet, et Draco avait besoin de savoir pourquoi. Il avait bien une petite idée derrière la tête, à laquelle le nom de Sirius Black s'accordait parfaitement, mais il était sûr que ce n'était pas tout.

Il devait bien l'avouer, il était beaucoup plus curieux qu'il n'aurait du l'être. Il le savait. Sa fixation sur Potter s'était changée en quelque chose d'autre, beaucoup plus sévère. La continuelle rivalité, les regards malicieux, la compétitivité durant les années, tout cela avait été intense, mais maintenant c'était bien plus. Il était complètement obsédé.

Mais qu'était la rivalité de Potter face à la fierté de son père. Il avait fait honneur à son nom et aurait bientôt tout ce qu'il avait toujours désiré : honneur, prestige et pouvoir. Et ce n'était pas une simple rivalité de jeunesse qui allait tout compromettre.

Un mouvement le tira subitement de ses pensées. Les Morgûls commençaient à s'agiter, il pouvait sentir leurs auras s'intensifier. Quelque chose semblait attirer leur attention.

Il dirigea son regard vers Potter, enchaîné au mur à deux mètres de lui et fronça les sourcils.

Il était pâle, beaucoup trop pâle. Son teint blafard et ses lèvres bleuies formaient un énorme contraste avec la couleur ébène de ses cheveux.

Baissant son regard, il posa ses yeux sur la poitrine du survivant, qui se soulevait à un rythme irrégulier. Il semblait avoir la respiration difficile et saccadée et le blond ne comprenait que trop bien pourquoi.

Lloyd et Michigan n'y étaient pas allés de main morte. A la première tentative de fuite du survivant ils s'étaient rués sur lui, lui assénant nombres de coups, les uns plus puissant que les autres. Arrivé ici, Potter était une loque, incapable de marcher par lui-même et cela faisait maintenant plusieurs heures qu'il était inconscient. Il avait sûrement des côtes cassées.

Il se leva et s'approcha du blessé. Doucement il lui ôta sa cape, puis s'attaqua à sa chemise, défaisant un à un les boutons, se maudissant d'avoir les mains tremblantes. Voir Potter plus bas que terre devrait pourtant le remplir de joie, mais il ne pouvait s'empêcher de se sentir inquiet.

Il s'arrêta en plein mouvement et écarquilla les yeux. Lui ? S'inquiéter ? Pour Potter ? Impossible, il le détestait. Non, il y avait sûrement autre chose. Oui, ce pour quoi il s'inquiétait était que Potter meure. Le maître l'avait précisé, il le voulait vivant et il ne préférait pas s'imaginer ce qu'on lui ferait si jamais le brun en venait à mourir. Voila, c'était cela, il s'inquiétait pour sa propre vie, pas pour celle du bigleux.

Rassuré, il se remit au travail, ses gestes volontairement plus brusques qu'au départ, arrachant un gémissement de douleur au brun. Immédiatement, Draco s'interrompit, le cœur battant. Il dévisagea quelques instants son rival, puis se remit à l'œuvre, plus tendrement. Inutile de précipiter sa mort…

Séparant les pans de sa chemise il déglutit. Le survivant semblait avoir bien plus qu'une côte cassée et à en juger par le sifflement qu'il émettait, les poumons étaient touchés.

« Pas si increvable que ça finalement, hein Potter ? » murmura t'il entre ses dents. Puis, se redressant, il appela :

« Kanye ! » Immédiatement, un elfe de maison apparut à ses cotés, l'air craintif.

« Oui, Draco Malfoy Sir ? »

« Va à Malfoy Mansion et rapporte moi la boîte en bois de rosier qui se trouve dans le secrétaire de mes appartements, et vite. » L'elfe hocha et disparu.

En attendant, Draco commença à guérir ce qu'il pouvait, mais à part faire disparaître quelques bleues et ecchymoses, il ne changea pas grand-chose. Les sorts de guérisons qu'il maîtrisait ne pouvaient réparer des os ou un poumon perforé. La respiration du brun devenait de plus en plus faible et il ne pouvait rien faire pour l'en empêcher.

Un raclement attira son attention. Il détourna son regard et le posa à l'extérieurdu cachot. Ce qu'il vit le fit blêmir.

Les Morgûls s'étaient rapprochés, rampant autour des barreaux tel des insectes, leurs membres longs et squelettiques s'entremêlant, émettant des craquements sinistres. Ils avaient les yeux grands ouverts, recouverts d'un fin film blanc, leurs conférant un aspect laiteux. On aurait dit des yeux de mort et pourtant ils fixaient intensément son compagnon de cellule, qui lui s'était mit à remuer, agité de soubresauts. Draco reporta rapidement son regard sur le brun, lequel était prit de convulsions, le visage défiguré par la douleur, la bouche ouverte en une plainte silencieuse. Puis il comprit.

Ce qui tuait le brun n'était pas ses blessures, mais le pouvoir des veilleurs. Ils sentaient leur victime proche de l'autre monde et décuplaient leur puissance. Si il les laissait faire, son prisonnier mourrait.

D'un geste vif, il attrapa le pendentif reposant sur sa poitrine et le cassa en deux. Puis, se saisissant de sa baguette, il murmura un sort, effectuant des gestes complexes au dessus du deuxième morceau, lequel commença à briller d'un éclat doré. La lueur s'intensifia, le forçant à plisser les yeux, puis les enroba tout deux d'une lumière aveuglante. Aussi rapidement qu'elle était apparue, la lumière disparût et Draco tint dans sa paume un deuxième pendentif, identique au sien.

Il le passa autour du cou du survivant et le glissa sous le col de sa chemise. Immédiatement, les mouvements à l'extérieur du cachot diminuèrent. Les Morgûls avaient perdu leur proie et s'éloignèrent, résigner.

Draco ne leur prêta aucune attention. Il se pencha sur le brun et lui tâta le pouls. Son rythme cardiaque était lent mais régulier et sa respiration semblait moins saccadée.

Il soupira et se laissa aller en arrière. Le pire était passé, ils l'avaient échappé belle…

oOo

Après ce qui lui sembla une éternité, Kanye revint, la boite en bois de rosier entre les mains. Draco, à bout de nerfs, se leva et assena un coup de pied phénoménal à l'elfe qui avait osé le faire attendre.

« Ne t'avais-je pas ordonner de faire vite ? » s'exclama t'il, les yeux argent assombri par la colère, tel un ciel avant l'orage. « Tu me prend pour qui ? N'ais-je pas l'air assez sérieux ? »

L'elfe se recroquevilla dans un coin. « Nnn... Non maître, pardonnez-moi. Kanye a essayé, mais… » Un second coup de pied le stoppa net.

« Je ne t'ai pas permis de parler ! » s'emporta Draco. « Préfèrerais tu que j'informe mon père de ta non obéissance ? »

« NON ! » s'écria la créature, secouée de tremblements. « Non maître, je vous en prie, pas Malfoy Senior Sir ! Pas ça ! » Puis elle éclata en sanglots, hoquetant des bribes de phrases incompréhensibles en s'agrippant à la cape du jeunehomme d'un geste désespéré.

Draco la regarda avec un air de profond mépris et secoua sa cape. « Hors de ma vue.. » siffla t'il. Kanye leva vers lui un regard emplit d'effroi puis se leva. Après une profonde révérence, trop pour être tout à fait sincère, il disparut.

Draco renâcla. Cette misérable créature serait punie, il y veillerait.

« C'est comme ça que tu te procure du respect, Malfoy ? »

Sidéré, Draco fit volte-face. Son regard rencontra deux iris menthe à l'eau que le propriétaire semblait avoir du mal à tenir ouvertes.

« Oh, le grand Harry Potter de retour parmi nous ! » ironisa t'il.

Tbc


A/N: Et voilaaa!

Oui, oui, je sais, ce chapounet est quelque peu plus cour que les précédents, mais je trouvais que c'était un bon endroit pour couper! Non, vous trouvez pas?

-Les petites culottes sales fusent et Lyn se fait huer de tous les cotés- Ah, bah on dirait que non... Quoi qu'il en soit vous me faites pas peur! Et oui, ma ptite grenouille n'est pas juste ma bêta, mais aussi mon garde du corps! Et vaut mieux pas se frotter à elle, elle est championne du monde en ultimate fighting! Vous voilà prévenues! Hohohohoho!

Néanmoins, j'espère que ça vous aura plu quand même. On en apprend un peu plus sur Draco et ses motivations et si vous vous demandez comment il ce fait que les poignets à nos deux choupinous ne soient plus liés, ou encore pourquoi Draco se retrouve lui aussi dans le cachot, beh faudra attendre le prochain chapitre! hinhinhin! -evilgrin-

Sur ce, mille kisous à tous!

Lyn