Disclaimer : Tout est à moi, nihihihihi !

Warning : Toujours relation homme/homme (bah oui, faut pas rêver !) et pis toujours rating M. Ca va commencer à devenir un peu violent à partir de maintenant je pense, alors faut pas s'étonner… -evilgrin-

Remerciements : A vous, qui me soutenez et me lisez ! Vous adooreuh ! –smak- Bisouilles !

Bêta : Ptite Grenouille, parce qu'elle le vaut bien !

A/N : Voili, voilou, un nouveau chapounet tout frais!

Oui oui, je sais, il s'est fait attendre.. Honte à moi ! –rougit- (j'ai l'impression de dire ça souvent..)

Mais c'est que c'est difficile de trouver du temps pendant les vacances… Lol (la bonne excuse!) Et maintenant que j'ai commencé une deuxième fic il faut raccourcir mon temps de moitié ! (Bah oui quoi, encore une excuse !)

Je comprend vraiment pas comment ils font ceux qui ont au moins cinq fics en cours –coup d'œil à Levia-

C'est pas des êtres humains ça ! Ils mangent et ils dorment quand ? Sans parler de se doucher ! Obligé, c'est des Fanfictiondieux ! (Vous croyiez qu'il faut leur construire un autel ?)

Enfin bref, on s'en fout, voici la suite !

Enjoy..


Ce fût Harry qui le tira de son état songeur, se réveillant en sursaut, la main plaquée sur le front, les traits figés en une moue de douleur. Draco haussa un sourcil.

« Qu'est ce qui t'arrive ? »

« C'est lui… Il arrive... », Murmura le brun, le regard dur comme pierre rivé sur la porte. Draco se sentit lentement gagné par la nervosité. Inconsciemment, il se mit à chuchoter lui aussi.

« Qui lui ? »

« Voldemort. »

Une porte éloignée s'ouvrit avec fracas et les torches dans le couloir se mirent à vaciller. Le sombre seigneur venait et ses créatures s'empressèrent de le rejoindre.

Chapter VII

First Steps

Un bruit de pas froid et métallique se rapprocha inexorablement, résonnant contre les parois rocheuses suintant d'humidité, s'y répercutant à l'infini, amplifié à l'extrême tel un concert ténébreux. Le Seigneur des ténèbres approchait et avec lui une aura immense de magie et de peur.

Draco se retint de frissonner et bientôt le bruit de pas ne fût plus qu'à quelques mètres de leur cachot. Le blond ferma les yeux et se surprit à espérer qu'il passe son chemin, sans les gratifier d'un regard.

Mais il se ressaisit bien vite. Il ne devait avoir peur ou douter de sa Seigneurie, elle s'en apercevrait. Alors il fit comme le professeur Snape le lui avait enseigné et vida son esprit de toute chose, laissant un calme serein l'envahir, sans pour autant parvenir à chasser l'aura incommensurable et désagréable qu'émanait du sombre seigneur.

Puis le bruit de pas s'interrompit et Draco rouvrit les yeux, la tête haute mais quand même légèrement inclinée, les yeux baissés, comme le lui avait apprit son père. Son regard se posa sur une paire de bottes sombres comme une nuit sans lune, richement stylisées, autour desquelles se pressaient une dizaine de Morgûls, raclant le sol de leurs ongles, leurs yeux laiteux grands ouverts, semblant se délecter de la puissance magique de leur maître.

Draco frissonna et fit remonter ses yeux le long d'une cape toute aussi sombre pour finalement s'arrêter sur la face la plus horrifiante qu'il n'ait jamais vu. Il se retint de justesse de laisser échapper un hoquet d'aversion et remercia Merlin que les yeux cruels et sanguinolents qu'il venait d'apercevoir ne reposent pas sur lui, mais sur la nuque de son père. Son père…

Son père que l'on croyait moisir à Askaban, alors que tout le monde devrait se douter qu'un homme aussi puissant ne pouvait être gardé derrière des barreaux. Mais même malgré cette puissance il ne l'avait remarqué, tant l'aura du mage noir à ses cotés était imposante. Et maintenant il comprit pourquoi son père avait décidé de se mettre au service de cette puissance.

Plongé dans ses pensées, il l'observa s'afférer sur la serrure de leur cachot, ne le gratifiant du moindre regard.

Une fois la porte déverrouillée, il fit un pas de coté, la tête inclinée, laissant la place à son maître. Celui-ci n'hésita pas à s'engouffrer dans le minuscule espace que formait leur cellule, sa cape battant l'air autour de lui et inconsciemment Draco se fit plus petit, intimidé par cette aura de magie.

Potter, lui, était loin de se faire petit. Au contraire, il avançait tant que ses chaînes le lui permettaient, jetant un regard de haine non voilée au sombre seigneur, laissant paraître ceux qu'ils lançaient à Draco durant les années presque affectueux. Mais son visage était contracté en une moue de douleur, étrangement pincée, comme si une douleur lancinante lui vrillait le front. Probablement sa cicatrice…

Draco avait toujours sût que la cicatrice du Survivant était spéciale, hors du commun, mais jamais il n'aurait cru qu'elle constituait une liaison aussi directe avec le sombre seigneur. Dorénavant, il la verrait d'une toute autre manière.

Il fut interrompu par une voix assibile et suave, lui faisant courir un frisson le long de l'échine.

« Tiens, tiens, tiens. Tu te décides enfin à venir nous rendre une petite visite ? Comme c'est aimable. Tu m'en vois ravi ! » Faisant une petite révérence, Voldemort sourit d'un air mauvais, dévoilant une rangée de dents acérées et jaunies, semblant se délecter de la situation. Puis il rapprocha son visage hideux de celui du Gryffindor et plongea son regard érubescent dans celui verdoyant de son opposé.

« A genoux », siffla t'il soudainement. Plus aucune trace d'amusement et même Draco se sentit tressaillir.

Mais Harry ignora l'orde, son regard encore plus haineux qu'au début, pas la moindre trace de peur sur son visage.

« A genoux » répéta de nouveau le sorcier, les yeux plissés, la voix dangereusement basse.

Mais Harry se contenta de lui offrir un sourire railleur et de cracher à ses pieds.

« Va te faire foutre ! »

Draco en resta abasourdi. Mais à quoi il joue ? Il veut crever ou quoi ? Quel abruti fini !

Cette remarque ne sembla pas plaire au sombre seigneur non plus, car d'un revers de sa baguette il raccourcit les chaînes, envoyantle brunvalser contre le mur.

« Je vais t'apprendre les bonnes manières » souffla t-il, s'avançant vers lui, un doigt long et blafard tendu en avant. Lorsqu'il le posa sur son front, Potter ferma subitement les paupières, cachant ses iris de jade brillant. Son corps fut agité de soubresauts et il serra ses mâchoires et ses poings à en faire blanchir les articulations. Draco aussi sentit une douleur lui parcourir le visage et il se retint de justesse de plaquer sa main sur son font. Ce n'était pas une douleur violente, mais désagréable, comme un picotement inhabituel et à travers ses paupières plissées il vit les chaînes encerclant les extrémités du survivant lui ciseler la chair.

Mais le brun ne laissa s'échapper aucune plainte, ce qui ne sembla énerver que davantage Voldemort. Otant son doigt de son front il se mit à faire les cent pas, ignorant le corps pantelant du jeune homme, avachit dans ses chaînes, tentant de reprendre son souffle et de clamer les tremblements qui lui parcouraient les membres.

« Quoi qu'il en soit tu tombes à pic. Dans quelques jours à peine,tu auras l'honneur d'assister à mon ascension à l'immortalité et tu vas même m'y aider. Je vais récupérer le pouvoir dont tu te vantes mais qui ne t'appartient et ce jour là ta catin de mère ne sera pas là pour te protéger… »

Harry se releva tant bien que mal, les traits défigurés par la rage, mais le mage noir l'ignora et poursuivit sa tirade.

« Et que vais-je faire une fois immortel et surpuissant ? Je mettrais Hogwarts à feu et à sang et je prendrai un malin plaisir à torturer chacun de tes petits camarades… »

A ces mots, Harry ouvrit en grand ses yeux et tenta de se jeter sur lui, un grognement bestial émanant du fond de sa gorge. Mais ses chaînes le retinrent au mur, ne faisant qu'approfondir ses entailles. Draco tressaillit. Si il continue comme ça il va s'ouvrir les veines…

« Mais que vois-je ? Tant d'ingratitude ! » Le tritura Voldemort, le ton moqueur. « Estime toi heureux ! Tu pourras rejoindre tous ces sangs de bourbes et tes bons à rien de parents. Dire que leur sacrifice aura été vain... Quels imbéciles ! » Puis il éclata d'un rire dément qui envoya un frisson le long de l'épine dorsale de Draco.

Potter, lui, laissa échapper un hurlement de rage et se débattit dans ses chaînes comme un forcené.

« VA TE FAIRE FOUTRE ! VA TE FAIRE FOUTRE ESPECE D'ENCULÉ ! »

Draco recula sous la véhémence de cette attaque, mais le seigneur des ténèbres ne bougea pas d'un pouce, ses traits fendus en une moue désapprobatrice.

« Ts, ts, ts. A ce que je vois tu n'as toujours pas appris les bonnes manières Harry. CRUCIO ! »

Sous ce sort, le dos de Potter s'arqua violemment, au delà du supportable, envoyant sa tête heurter le mur en un bruit sec, mat. Draco aussi sentit un picotement lui parcourir les membres et cela commença à l'inquiéter. Pourquoi souffrait-il lorsque Potter souffrait? Il redirigea son regard sur sa Némésis, se tortillant dans ses chaînes et il déglutit. Chaque muscle semblait saisit de tressautement, cruellement tendu, tordu. Et pourtant Potter ne laissait s'échapper aucun son, la bouche étroitement fermée.

Au bout de ce qui sembla durer une éternité, Voldemort sembla se lasser du spectacle. Il cessa son sort d'un coup de baguette et rangea celle ci dans un pli de sa robe.

« J'espère qu'à présent tu garderas ta langue dans ta bouche. » Ceci dit il se détourna et quitta le cachot, Lucius sur ses pas, refermant la porte derrière eux.

Une fois dehors, le seigneur des ténèbres se tourna finalement vers le jeune Malfoy et le jaugea de ses yeux cruels. Celui-ci se redressa inconsciemment, tentant d'adopter l'allure fière de son père. Mais ses mains ne cessèrent de trembler. L'idée d'être récompensé par sa Seigneurie lui semblait soudainement beaucoup moins aguichante.

Cette pensée ayant traversée son esprit, il se maudit pour douter de ses ambitions. C'était ce qu'il avait toujours voulu, toujours désiré et ce n'était pas parce que Potter avait reçu ce qu'il méritait que cela allait changer.

Il déglutit et inclina la tête, comme cela ce devait.

« Jeune Malfoy, tu auras l'honneur d'être mon assistant le jour de mon ascension et une fois Potter mort, tu accèderas toi aussi au rang de mes fidèles serviteurs, le plus jeune de tous les temps. »

Draco aurait du se sentir honorer par ces paroles, mais son esprit était à des kilomètres de là. Du coin de l'œil, il détailla la silhouette immobile de Potter, toujours parcourue de soubresauts, cherchant un signe pour s'assurer que celui-ci était toujours en vie.

Etait-il fou? Le sorcier le plus puissant de tous les temps s'adressait à lui et lui était trop occupé à s'assurer de la bonne santé de son ennemi.

Il secoua mentalement la tête et se concentra sur les paroles qu'on lui adressait.

« Pettigrew t'apportera ce dont tu auras besoin pour la cérémonie. »

Puis ce fut le silence. Draco pouvait sentir le regard brûlant posé sur lui, Voldemort attendant visiblement une réponse de sa part.

Il inclina la tête et murmura un humble: « Oui, mon Seigneur. »

Ceci sembla le satisfaire, car il se détourna, robes voletant à sa suite et s'en alla d'un pas félin, puissant, un enchevêtrement de noirceur à sa suite, les Morgûls s'empressant de le suivre. Probablement avait-il besoin d'eux autre part.

Draco releva la tête et le regarda partir, retenant un soupir.

Son père s'avança alors vers lui et lui tendit les clefs du cachot à travers les barreaux.

« Je suis fier de toi mon fils. » Puis il se détourna à son tour et emboîta le pas à son maître.

Draco resta interloqué. Il venait d'entendre les quelques mots qu'il attendait depuis si longtemps, mais cela ne déclencha absolument rien en lui. Il se sentait vide, exténué, alors qu'il n'avait été qu'un simple spectateur. Et ce qu'il avait vu l'avait remplit d'effroi. Non, il n'était pas fier. Potter avait raison, ce qu'il avait fait était lâche.

Mais lui... Lui était resté droit et fier. Malgré ce que cela aurait pu lui coûter, malgré les souffrances qu'il avait endurées, il n'avait montré aucune peur, avait fait face au sorcier le plus puissant de tous les temps sans fléchir. Et tout ça alors que lui-même était enchaîné et désarmé. Il avait tenu bon...

Draco regarda le garçon inconscient face à lui, ses muscles se contractant encore par moment, comme en arrière goût au sort qu'ils venaient de subir. Et il frissonna. Il l'avait lui, ce qu'il essayait d'obtenir depuis tant d'années. Le pouvoir... Ce que depuis son plus jeune âge on lui avait inculqué de respecter. Pour Draco, ce soir Potter avait fait preuve de plus de puissance que sa Seigneurie, malgré sa posture désavantageuse, malgré ses blessures. Et cet état de fait ébranla profondément le blond. Même la petite voix au fond de lui, tentant de le convaincre que cette puissance n'était pas méritée, qu'elle avait été volée au seigneur des ténèbres, ne pouvait l'empêcher de ressentir ce que cela entraînait: du respect.

C'est ce moment là que choisit Kanye pour faire son apparition, un plateau fumant dans les mains.

« Kanye pensait que Draco Malfoy Sir aurait faim. Kanye a apporté quelque chose. »

Draco faillit punir l'effronterie de la créature. Non mais pour qui se prenait elle? A décider des ses états physiques ! Mais il se retint de justesse, frappé par la mauvaiseté de son acte. Voilà comment lui, Draco Malfoy, se procurait du respect. Par la force! Alors que depuis toujours on lui avait appris que comme la loyauté et la fierté, le respect se méritait. Les paroles du Gryffindor lui revinrent en mémoire. C'est comme ça que tu te procures du respect?

Dégoûté par son propre comportement, il se saisit du plateau que l'elfe lui tendait d'un air craintif.

« Ce sera tout... Merci. »

Kanye semblait abasourdit. C'était la toute première fois qu'on le remerciait de remplir son devoir et sautillant d'un pied à l'autre, il s'exclama:

« Oh, mais avec plaisir Draco Malfoy Sir. Si Draco Malfoy Sir désire quoi que ce soit d'autre, n'hésitez pas. Kanye le fera avec plaisir. » Ceci dit, l'elfe disparût, le visage fendu par un large sourire.

Draco n'en revenait pas. Tout ce qu'il avait fait était dire merci et voilà que cette créature misérable s'emballait, comme si c'était la huitième merveille du monde. Il ne remarqua pas le regard émeraude incrédule posé sur lui.

Je rêve, ou est ce queMalfoy vient de dire merci? A un elfe de maison qui plus est! Je dois rêver, y a pas d'autre explication. Sûrement les vestiges de ce que je viens de subir...

Ce fût ce lien étrange qui les unissait qui indiqua à Draco l'état de son prisonnier. Il le sentait conscient, alerte, comme si il l'entendait bouger.

Il porta sur lui son regard brumeux et haussa un sourcil.

« T'es pas mort toi? »

Harry ignora le sarcasme et demanda d'un ton neutre. « Combien de temps à t-il gardé le Cruciatus sur moi? »

Draco releva la tête d'un geste sec, étonner du ton anodin de Potter. Il parlait de cet incident comme si il n'y avait rien de plus banal, alors que ça aurait pu lui coûter la vie.

« Deux, trois minutes. »

Harry hocha de la tête. « Ca me semblait bien plus long que la dernière fois... »

« La dernière fois? » Malfoy écarquilla les yeux. « Tu as survécu à ça deux fois? »

Le brun le scruta du regard. « Oh je vois, ton père ne t'as probablement pas raconté ce qui s'est passé après le tournoi des trois sorciers. Ou sinon a-t-il simplement omit de te raconter la part ou j'ai était ficelé à une pierre tombale et pris comme cible pour le Cruciatus... »

Malfoy était sceptique, incrédule, mais par dessus tout, abasourdit. Potter parlait de ça si nonchalamment, comme ci ce n'était qu'un simple fait divers, alors que la plupart des sorciers adultes et bien entraînés en auraient été profondément ébranlés.

Une violente quinte de toux l'arracha subitement à ses pensées. Potter se tenait les côtes, face contre terre, en proie à un soudain accès. A nouveau du sang perlait autour des ses lèvres et Draco sentit son esprit s'alerter. Oh non, pas encore...

Il regarda autour de lui, à la recherche de sa petite boîte, avant de se souvenir qu'il avait dit à Kanye de la remettre en place. Merde!

« Kan...! »

Mais son regard s'accrocha au plateau que l'elfe lui avait apporté à peine quelques instants plus tôt, et là, posée bien en évidence, était sa petite boîte en bois de rosier.

Il soupira de soulagement et se précipita pour s'en saisir, en extirpant de nouveau la petite fiole translucide, à présent à moitié vide. Les larmes de phoenix étaient rares et dures à trouver, mais pour l'instant cela ne lui importait peu. Il y avait plus important.

Se penchant au dessus du Gryffindor, il se saisit de son menton et le força à avaler quelques goûtes du liquide guérisseur entre deux quintes de toux.

Immédiatement, la potion fit son effet et lentement les traits crispés du brun se détendirent. Draco soupira et s'essuya la sueur du front, uniquement pour sursauté du fait qu'il soit soulagé. Pourquoi devrait-il s'inquiéter de Potter? Pourquoi..? Ah oui, tout juste, parce que Lord Voldemortavait besoin de lui vivant. Toute sa gloire future ne dépendait que de l'utilité de Potter pour sa Seigneurie. Voilà, parfaitement acceptable! Continue à te dire ça, lui murmura une petite voix dans sa tête. Ta gueule!

Il s'appuya sur ses genoux pour se relever et se redirigea vers le banc, où était posé le plateau fumant que Kanye lui avait apporté. Il y avait là une multitude de sandwichs, deux verres d'eau, deux tasses de chocolat chaud, une assiette de biscuits et un petit récipient d'eau tiède avec un linge propre à coté. Le Slytherin haussa un sourcil. Cette créature est bien prévoyante...

Se saisissant du bol et du morceau de tissu, il se redirigea vers la forme toujours immobile au fond du cachot et s'activa à lui éponger le front.

oOMOo

Plus lentement cette fois, Harry tenta d'ouvrir les yeux. Malfoy était penché au dessus de lui, le visage empreint d'inquiétude et cela en soit suffit déjà à déclencher en lui quelques sonneries d'alarme. Mais il fut encore plus étonné lorsqu'il vit Draco lever le bras et lui éponger le visage à l'aide d'un linge humide.

Il ouvrit la bouche, s'apprêtant à lui demandé ce que diable il faisait, lorsqu'il fut à nouveau prit d'une quinte de toux, moins importante certes, mais pas moins douloureuse. Hoquetant, il tenta de se redresser, mais ses bras plièrent sous le poids, encore trop affaiblis par ce qu'ils venaient de subir.

Contrairement à ce à quoi il s'attendait, il ne retomba pas durement au sol, mais fut rattraper fermement par deux bras puissants. Draco l'aida doucement à se rasseoir, sa main restant posée sur son abdomen un peu plus longuement que nécessaire. Harry resta assit, pantois, ne voulant croire ce que sont esprit lui disait. Etait ce seulement une hallucination ou bien Malfoy l'avait vraiment traité comme un être humain ? Non, il devait halluciner. Malfoy ne voulait pas son bien. A la base Malfoy était la raison pour laquelle il se retrouvait dans toute cette merde.

Un éclat luminescent attira alors son attention à ses pieds, où avait été égaré la petite fiole cristalline à présent vide.

« Tu sais, ce n'est pas la première fois que j'ai du me faire soigner à l'aide de larmes de phoenix. », dit il doucement.

Draco releva brusquement la tête. Même si il ne l'aurait jamais avoué, il était terriblement curieux. Mais il se contenta de hausser le menton et de le détailler de haut. « Oh, et qu'elle quête vaillante étais tu en train d'accomplir pour te faire massacrer à ce point ? »

« Je me suis battu contre un Basilisk. »

Immédiatement, le menton de Draco redescendit. « C'est impossible.» Puis, essayant de reprendre contenance, il poursuivit. « Premièrement tu serais mort, et deuxièmement il n'y a plus de Basilisk vivant sur terre depuis des siècles. »

« Plus maintenant, en effet. »

Le Slytherin ouvrit la bouche pour la refermer de suite après. Potter avait l'air de tout, sauf de plaisanter. Il avait même une expression quelque peu pincer, comme si ce souvenir le faisait souffrir.

« Tu ne plaisantes pas, hein ? »

Harry secoua la tête de droite à gauche. « J'aimerais bien. »

« Alors, qu'est ce qui c'est passé ? » Ca ne lui faisait pas de mal de demander non ?

« Tu te rappelles la bestiole qui s'amusait à pétrifier tout le monde lors de notre deuxième année ? Eh beh voila ce qui c'est passé. »

« Tu veux dire qu'il y avait un Basilisk à Hogwarts ? Mais c'est impossible ! Les Basilisk ne pétrifient pas mais tuent. Et personne n'est mort ! »

« Ce n'était qu'un gros coup de chance. Personne ne l'a directement regardé dans les yeux, il y avait toujours quelque chose entre, comme un miroir, une flaque d'eau ou encore un fantôme. »

Draco ne lui prêtait déjà plus attention. « Quoi que ce soit qu'il y avait dans la chambre des secrets, c'était uniquement supposé tuer des sang de bourbes. Mais un Basilisk… ça aurait tuer tout le monde ! »

« Oh, mais c'est que tu commences à réfléchir ! »

Le blond l'ignora de plus belle. « C'était à Hogwarts. Un Basilisk à Hogwarts. J'aurai pu mourir ! »

Face à cet air effarouché, un sourire étira les lèvres du Gryffindor. « Et dire que c'est ton père qui a commencé toute cette histoire ! »

Draco sembla soudainement se rendre de nouveau compte de la présence de l'autre garçon et partit sur la défensive. « Comment ça ? »

« C'est lui qui a lâcher cette bestiole dans les couloirs de Hogwarts. »

Furieux, Draco se releva à moitié. « Je… Tu dis n'importe quoi ! Jamais mon père n'aurait fait ça avec moi à l'intérieur de l'école ! »

Harry se releva à son tour. « C'est pourtant lui qui à glisser le journal intime dans les affaires de Ginny ! »

Draco fronça les sourcils. «Quel journal intime?»

«Un ancien journal à Voldemort avec un morceau de sa mémoire à l'intérieur. C'est elle qui s'est amusée à lâcher le Basilisk sur tout ce qui bougeait, par l'intermédiare de Ginny.»

« Tu… Tu mens. Il m'aurait prévenu. Probablement ne savait-il pas lui-même ce qui ce trouvait à l'intérieur. »

Harry renâcla et se laissa retomber parterre. « Crois ce que tu veux. »

Le blond le gratifia d'un regard hautain avant de lui aussi se laisser glisser de nouveau au sol.

« Et donc ? Comment se fait-il que tu ai fini par te battre contre ce Basilisk? »

« Ron et moi sommes descendu dans la chambre des secrets pour en ressortir Ginny. »

« Le fameux courage Gryffindor, hein ? Aussi appelé stupidité sans fond », laissa échapper Draco.

Harry le fusilla du regard. « Ginny était innocente. Elle avait été entraînée dans quelque chose qui la surpassait de loin, et tout ça à cause de gens mauvais comme ton père. »

« Ce n'est qu'une petite idiote trop stupide pour comprendre avec quel genre de magie elle s'amuse et trop faible pour s'en sortir seule. Je ne risquerais pas ma vie pour une fillette comme ça. »

« Je n'en attendais pas moins de toi. Mais contrairement à quelqu'un d'aussi égoïste que toi, je risquerai ma vie mille fois pour mes amis, et si c'était à recommencer, je le ferais sans hésiter !»

Draco resta bouche bé, tant les paroles du Gryffindor étaient sincères.

« Donc, que c'est il passé une fois en bas ? »

Harry prit une profonde inspiration et poursuivit. « Une fois en bas, Ron et moi avons été séparés et quand je suis arrivé dans la chambre des secrets, Voldemort s'est emparé de ma baguette… »

« Tu-Sais-Qui était là ! » Draco ne tenta pas de cacher sa réaction.

Potter hocha de la tête. «Le souvenir dans le journal intime absorbait en quelque sorte la force vitale de Ginny. Si il avait réussi, nous aurions aujourd'hui deux Voldemorts parcourant les champs. Ne serait-ce pas fabuleux ? »

« Cela prouve encore une fois à quel point il est puissant. »

« Quoi qu'il en soit. Il a lâché sa bestiole sur moi et si Fawkes, le phoenix de Dumbledore, ne m'était pas venu en aide en lui arrachant les yeux, c'en aurait été fini de moi. »

« Sauvez par un oiseau chanteur, quel conte de fée ! »

« Tu crois ce que tu veux. De toute façon, ça n'a pas changé grand-chose. Même aveugle cette bête restait mortellement dangereuse et étant donné que je n'avais plus ma baguette, j'ai quelque peu fini dans un combat à l'épée. »

« Un combat à l'épée ? Contre un Basilisk ? » Demanda Draco, incrédule. « Avant même que je ne te dise à quel point ça sonne con, d'où diable as tu sortis cette épée ? »

« Euh… Du Choixpeau ? »

A ces propos, le blond laissa échapper un rire moquer. « Tu craques si tu crois que je vais avaler ces conneries ! »

Harry lui jeta un regard venimeux. « Je ne fais que te raconter ce qui c'est passé. C'est toi qui m'as demandé, alors soi tu veux savoir, soi je me tais. »

Draco cessa de rire et pris un air faussement sérieux. « Ok, ok, je veux savoir. »

Le détaillant du regard, le brun poursuivit. « En fait, c'était plutôt simple. N'ayant aucune idée de comment me servir d'une épée et encore moins face à un adversaire de cette taille, je l'ai tout simplement pointée devant moi et lorsque le Basilisk à fendu sur moi, il s'est empalé dessus. L'épée a traversé sa tête et voilà, fin de l'histoire. »

Draco resta silencieux, complètement éberlué par ce qu'il venait d'entendre. C'était impossible. Tout bonnement impossible. « Alors tu as tué ce monstre avec une épée obtenue d'un chapeau pourrit amené d'un oiseau chanteur ? La seule raison pour laquelle je te croirais est que je ne te crois pas assez intelligent pour inventer une histoire pareille. »

« Merci du compliment. » lâcha Harry d'un ton neutre.

« Et qu'est ce que ça a à voir avec les larmes de phoenix ? » le questionna Draco.

« Ah oui, tout juste. Lorsque mon épée a traversée son crâne l'un de ses crochets à venin s'est enfoncé dans mon bras. Quand la bestiole est tombée à terre, la dent s'est brisée et est resté plantée dans mon bras. »

« Tu as été mordu par un Basilisk ? Oh, brillant Potter, héro jusqu'au bout des doigts ! » Se moqua Draco. « Et d'où as tu sortis les larmes de phoenix ? Tu ne devais avoir plus d'une minute. »

« Fawkes, le phoenix de Dumbledore. Il ma soigné. »

Draco resta pensif, scrutant Harry du regard. L'histoire sonnait totalement biscornue, mais pour une quelconque raison, il le croyait. « Potter, soi c'est le meilleur mensonge que j'ai jamais entendu, soi tu es le bâtard le plus chanceux du monde. Tu l'as toujours ? »

« Quoi donc ? »

« La cicatrice, je veux la voir. »

Harry haussa un sourcil. Pourquoi Malfoy voulait il voir sa cicatrice ? Pour s'assurer que son histoire était bien vraie ? Soit, qu'il vérifie par soi même. Les larmes de phoenix n'ayant pas complètement effacé la marque, il serait bien obligé de le croire.

Remontant sa manche droite il tendit son avant-bras vers Draco, qui s'en saisit sèchement, attirant le survivant vers lui.

En effet, il y avait bien une cicatrice, marque blanche en forme d'étoile, rehaussée par le ton basané de la peau du survivant. Le blond resta bouche bé. Alors comme ça c'était bien réel. Le brun n'avait pas inventé cette histoire de toute part. De plus, la cicatrice était plutôt large. Il ne préférait même pas s'imaginer la taille de la dent...

Impressionné, il déglutit. Il avait beau se déclarer l'ennemi juré de Potter, au fond il ne savait rien. Combien de choses ignorait-il encore? Il ne l'aurait jamais avoué, mais maintenant il était bien plus que curieux.

Relavant discrètement son regard argent sans pour autant relâcher le bras où il était posé, Draco détailla le jeune homme brun à travers le voile épais de ses cils. Il voulait savoir ce que le Gryffindor avait encore à caché et il se jura qu'un jour il y parviendrait, qu'importe ce que cela lui coûterait.

TBC.


A/N: Voila, fini pour cette fois!

Alors, commencez vous à entrevoir de l'espoir? Un chtit peu?

Je m'amuse beaucoup à faire lentement changer Draco, mais c'est super difficile… Plus que je ne l'aurais cru quand j'ai commencé cette fic. Surtout que je veux pas devenir OOC… J'espère que je me débrouille pas trop mal.

Je pense qu'il y aura encore à peu près deux chapitres se déroulant dans les cachots, l'un pour permettre à Harry et Draco de se rapprocher peu à peu et de laisser lentement Draco changer d'avis (j'aime beaucoup ce chapitre!) et l'autre où l'idée de fuir commence à s'installer et à être mise en œuvre (un peu d'action et de gore! Mais je peux pas vous en dire plus, l'ai pas encore écrit, lol). Après quoi… vous verrez bien! -sourire-

RAR des anonymes (les chenapans!):

yohina: Lol, moi aussi j'aime bien les questions que se pose Draco, enfin qu'il se les pose quoi! Merci pour ta review, m'a faite sourire! -fait bisou-

Anonyme: Je comprends parfaitement que tu en veuilles à Draco, il se comporte vraiment comme un con. Mais faut pas trop lui en vouloir, ou le détester, parce que je pense que tout le monde aurait agit de la même façon si ils avaient été à sa place. Je veux dire, à la base Dray déteste Ryrry, et réciproquement, alors pourquoi trahirait il tout ce en quoi il croit pour lui? C'est déjà bien qu'il le fasse par la suite, et assez rapidement qui plus est! Alors je pense qu'avec le temps tu lui pardonneras (car même Ryrry le fait) et que tu comprendras sa façon d'agir.

En tout cas ta rage m'a faite bien rire, lol! Merci pour cette review.

elerae: Pour toi je retire le chenapent, parce que tu m'as laissé ton adresse, mais que ça a pas voulu l'envoyer.. Sniouf…
En tout cas mici beaucoup beaucoup pour tes reviews, elle me font sourire à chaque fois.
Lol, même que j'ai hésité à mettre en oeuvre ton idée (dois dire que moi aussi j'ai hâte qu'ils s'embrassent ces deux cons), mais après je me suis dis qu'il valait ptet mieux pas...
Imagine Voldy arrive et voit Ryrry et Dray en plein échange de bave! Je crois d'abord qu'il se rincerait l'oeil, qu'ensuite il tuerait Dray et pis qu'il s'amuserait avec Ryrrounet! Oh non, qu'elle horreur! -fait une grimace-
Voila pourquoi j'ai préféré dire non, lol! Tu m'en veux pas j'espère.
Mais tinkiet, ton Ryrry il va pas mourir! Je l'aime trop pour ça!

Encore merci.

Senshy: Je t'aime!

oOMOo

Voila, c'est tout pour aujourd'hui. La suite est déjà toute prête dans mon nordinateur, ce qui veut dire que cette fois je posterais à l'heure! Youpi!

Mille kisous

Lyn