Merciiiiiiiiii(...)iiii pour toutes les reviews :D Ca fait très plaisir
Excusez pour la courtitude relative des chapitres :D C'est le métier qui veut ça xD
Voilà, j'ajoute que de mon côté j'ai bientôt fini cette fic (verse une larmichette)... Mais vous inquiétez pas, il vous reste bien 7/8 chapitres à savourer
24. Les Combattants
John venait d'entrer dans une pièce vide, sachant pertinemment que Teyla le suivait.
« Pourquoi ne veux-tu pas le croire innocent ? » commença-t-elle.
« Parce qu'il ne l'est peut-être pas ! »
« Il a trouvé une réponse à toutes nos questions, ce n'est qu'une question de temps avant que ce soit confirmé ! »
« Tu peux me dire comment tu fais pour avoir tant confiance en lui ?! »
« Je le connais bien, j'ai appris à le comprendre, et si je te dis qu'il dit la vérité c'est que c'est vrai ! J'ai peut-être douté de lui mais maintenant qu'il s'est expliqué, je ne comprends pas pourquoi tu ne veux pas y croire ! »
« Et moi je ne comprends pas comment tu peux le connaître aussi bien ! »
« Qu'est-ce que je suis sensée comprendre ? »
Se défiant du regard, ils furent interrompus par Carson qui venait d'entrer dans la pièce sans qu'ils s'en rendent compte : « Euh excusez-moi de vous interrompre mais... »
« Quoi ?!! » crièrent-ils à l'unisson.
Beckett leur lança un regard étonné alors que ses deux collègues se regardèrent, un peu gênés.
« Quand vous aurez terminé de vous hurler dessus, on a du nouveau. » dit-il en quittant la pièce.
Teyla s'apprêtait à le suivre quand John l'attrapa par le bras.
« Attends ! … Je suis désolé, d'accord ? Je n'aurais pas dû m'emporter comme ça, surtout avec toi, je… »
« Non, le coupa-t-elle. Je crois… Je crois que c'était une erreur. On n'est pas encore prêts pour ça, surtout en ce moment. »
John ne sut quoi répondre. Il laissa passer un silence et fit glisser sa main jusqu'à celle de Teyla, espérant avoir mal compris ce que ça signifiait.
« Les autres vont nous attendre. » dit-elle finalement.
Elle se dirigea vers la porte, laissant John derrière elle.
Il allait falloir qu'ils arrêtent ce dingue parce que tout ça commençait sérieusement à l'agacer !
Une fois de plus il avait tout foutu en l'air.
...oo0oo...
« Alors, qu'est-ce qu'on a ? »
« J'ai analysé le contenu de la seringue : je n'avais jamais rien vu de tel. Avec les notes de Rodney, on a réussi à comprendre de quoi il s'agissait. Je ne sais pas vraiment comment l'expliquer. Disons que ça ressemble fortement à un nanovirus. »
« Comme celui qui a décimé la Cité l'an dernier ? » demanda Sheppard.
« Et bien, les nanocytes qui le constituent ont été programmé pour une mission différente, mais c'est le même concept. Apparemment, les nanorobots ont pour but de localiser les dommages dans l'organisme et de réparer les dégâts, quels qu'ils soient. »
« En quoi le Dr Pace avait-elle un rôle dans ce projet ? » intervint Elizabeth.
« Disons que c'est là que ça se complique. Pour faire simple, des cellules vivantes, je dirais que des êtres vivants de la taille de bactéries, interviennent au niveau de la guérison en 'collaboration' avec les nanocytes. »
« Comment ? »
« Euh ça, j'en sais rien. Ils ont du travaillé pendant des semaines sur ce projet, alors ce n'est pas en quelques heures que je pourrais comprendre de quoi il retourne exactement. »
« Est-ce que… est-ce que ça a des chances de marcher ? » demanda Elizabeth.
« Honnêtement, je n'en ai aucune idée. Ca dépasse largement mes connaissances, et nous ne sommes mêmes pas sûrs que l'antidote soit au point. »
« Mais… Ca vaut peut-être le coup d'essayer, non ? » tenta John.
Elizabeth laissa son regard se perdre dans le vide. C'était à elle de prendre cette décision, à elle seule. Et elle savait que quel que soit son choix, elle risquait de tuer Rodney.
...oo0oo...
Carson dirigea la seringue vers la perfusion de Rodney d'un geste hésitant. Il jeta un coup d'œil vers Elizabeth, qui hocha de la tête en signe d'assentiment. Il injecta le contenu de la seringue, et ses yeux se fixèrent sur le goutte à goutte. On aurait dit comme un compte à rebours, comme le tic tac final, qui fait qu'à tout moment tout peut exploser.
Il se tourna vers ses amis et dit simplement :
« Nous n'avons aucune idée du temps que ça mettra à agir, alors… Vous devriez tous aller faire un tour, je vous contacterai quand il y aura du changement, d'accord ? »
Les autres se regardèrent en silence, mais ne bougèrent pas d'un pouce.
Puis il y eut ce bruit qui brisa le silence. Le bruit qu'il avait toujours aimé entendre.
Celui d'un rythme cardiaque régulier.
Il se précipita au chevet de McKay, suivit d'Elizabeth et eut un sursaut de surprise en voyant Rodney ouvrir les yeux. Ils virent son torse se bomber, comme s'il prenait une respiration après un long moment d'apnée.
« Rodney, restez calme, d'accord ? Le tube dans votre gorge est là pour vous aider à respirer, je vais l'enlever. Vous allez prendre une inspiration, et quand je vous le dirai vous expulserez l'air, ok ? ». Recevant un battement de paupières pour acquiescement, il continua : « Bien, alors on y va. »
Le médecin retira le tube et aida Rodney à pivoter sur le côté pour calmer sa quinte de toux.
« Ca va aller Rodney, le plus dur est fait maintenant. »
Tentant de prendre une respiration normale, McKay ne put que serrer la main d'Elizabeth, qui se trouvait dans la sienne depuis le départ. Mais doucement il sentit que quelque chose n'allait pas : il n'arrivait pas à calmer sa toux, il n'arrivait plus à respirer, c'est tout juste s'il arrivait à penser. Il avait l'impression d'être envahi par une brume opaque qui s'infiltrait dans ses poumons, se glissait entre chaque synapse de ses neurones, de sorte que même s'il le voulait son corps échappait à son contrôle. Il ne voulait pas, non, il ne voulait pas retourner là-bas, pas retourner dans le noir, non il…
Le bruit d'un bippement plus que rapide alerta les membres présents dans la pièce.
« Je crois qu'il fait une crise de panique. »
« Quoi ? » murmura Elizabeth imperceptiblement.
« Rodney, calmez-vous, ça va aller ! Il n'y a plus rien à craindre maintenant, vous êtes sorti d'… Non de Dieu ! Il convulse !! Sheppard venez m'aider à le maintenir ! »
Les deux hommes tentaient de limiter les soubresauts du corps de Rodney tandis que l'infirmière veillait à ce que sa tête soit inclinée en arrière. Elizabeth entendit Carson donner des ordres, mais elle n'était plus vraiment là. Tout ce qu'elle voyait, c'était les mouvements incontrôlables de Rodney et ses paupières entrouvertes qui ne laissait voir que le blanc de ses yeux.
Les convulsions finirent par se calmer, laissant Rodney dans un état semi-conscient.
« Rodney, dites-nous qui vous a fait ça ! » fit Sheppard.
« Il n'est pas en état de répondre à des questions ! » ordonna Beckett.
« C'est notre seule chance d'avoir une information, alors ne venez pas me dire ce que je dois faire ! » répliqua-t-il.
« Ellean… » murmura Rodney.
Les deux autres hommes, se regardèrent surpris, avant de tendre l'oreille.
« Ellean… C'est… Ellean… »
« Qu'est-ce qu'il a dit ? » demanda Carson.
« Ellean… Rodney, qu'est-ce que c'est Ellean ? »
« Vous perdez votre temps, il est inconscient. »
« Comment va-t-il ? » s'inquiéta Weir.
« Son état est stable. Il est sorti du coma profond dans lequel il était plongé, mais son inconscience signifie qu'il n'a pas encore finit de se battre. »
John regarda le scientifique une dernière fois, et dit avant de quitter la pièce :
« Il gagnera. »
