Disclaimer : Malheureusement, tout est à J.K.Rowling, sniouf... Je ne fais que m'amuser un peu avec…
Warning : Lorsqu'on met un bel homme excité dans un lit et qu'on rajoute un deuxième bel homme excité dans ce même lit, qu'est ce que ça donne ? Un slash ? Bah voila, vous avez tout compris !
Remerciements : A tous ceux qui m'ont suivit jusqu'ici. Câlin collectif pour tout le monde ! Vous adore !
Beta : Ma chère Leïlia à moi, alors que la betalecture n'est pas sa vocation ! Alors j'espère que vous nous pardonnerez si il restent des fautes, parce que l'ordinateur à ma bêta ptite grenouille est tombé gravement malade et se trouve actuellement chez le docteur pour une durée indéterminée. Voila ! –sourire-
N/A : Hier soir j'ai rêvé que j'étais J.K.Rowling (mais j'étais plus belle et plus jeune) et c'était merveilleux ! Surtout que les personnages d'Harry Potter étaient tout sauf fictifs… -ronronne-
J'habitais dans un magnifique appartement en plein cœur de Londres, en compagnie d'un Ryrry et d'un Dray bien réel (et bien beau aussi -bave-) et ils étaient loin d'être aussi stupide et borné que dans les livres. Et moins timides aussi… -blush-
Je dois dire qu'un baiser torride en plein couloir ou des échanges encore bien plus intimes dans la cuisine n'étaient pas rares et j'avoue que je me suis bien rincé l'œil, hihihihi ! Mais le mieux c'était lorsqu'ils m'invitaient à participer… Haaah ! –tombe dans les pommes- (bah oui quoi, dans le rêve c'était moi leur créatrice, faut bien en profiter non ?)
Voila pour vous chers yaoïstes, je vous souhaite la même veine.
En attendant, voici la suite.
Enjoy
Remontant sa manche droite il tendit son avant-bras vers Draco, qui s'en saisit sèchement, attirant le survivant vers lui.
En effet, il y avait bien une cicatrice, marque blanche en forme d'étoile, rehaussée par le ton basané de la peau du survivant. Le blond resta bouche bé. Alors comme ça c'était bien réel. Le brun n'avait pas inventé cette histoire de toute part. De plus, la cicatrice était plutôt large. Il ne préférait même pas s'imaginer la taille de la dent...
Impressionné, il déglutit. Il avait beau se déclarer l'ennemi juré de Potter, au fond il ne savait rien. Combien de choses ignorait-il encore ? Il ne l'aurait jamais avoué, mais maintenant il était bien plus que curieux.
Relevant discrètement son regard argent sans pour autant relâcher le bras où il était posé, Draco détailla le jeune homme brun à travers le voile épais de ses cils. Il voulait savoir ce que le Gryffindor avait encore à cacher et il se jura qu'un jour il y arriverait, qu'importe ce que cela lui coûterait.
Chapter VIII
Dawn of Consciousness
Lentement mal à l'aise sous l'insistance du regard qu'il sentait peser sur lui et la main chaude toujours posée sur son bras, Harry tenta subtilement de se défaire de cette emprise. Mais Draco le tenait fermement et trop absorbé par ce qu'il regardait, il ne sembla pas remarquer la tentative du brun. Celui-ci soupira d'agacement.
« Lorsque tu auras fini de me mater, aurais tu l'amabilité de relâcher mon bras ? »
Sursautant, Draco retira sa main comme si il s'était brûlé et se releva prestement, évitant le regard émeraude du brun. Il remercia la pénombre qui l'entourait, cachant ainsi aux yeux verdoyant la légère rougeur qui revêtait ses traits.
A croire que Potter le troublait jusqu'à lui en faire perdre contenance...
Luttant pour revêtir son masque, Draco se détourna et se dirigea vers le banc de pierre. Cela faisait à présent presque deux jours qu'ils étaient là et ils avaient à peine dormis, ne serait-ce manger. S'asseyant d'un geste gracieux il se saisit de l'un des sandwichs et le présenta à son prisonnier.
« Une ptite faim ? »
Harry détailla le sandwich et son propriétaire d'un œil suspicieux. Probablement la nourriture était elle ensorcelée ou encore empoisonnée…
« Ni l'un ni l'autre. » , fit Draco.
Abasourdit, le brun releva le regard. « Comment.. ? »
« Ce sandwich n'est ni empoisonné, ni ensorcelé. »
« Comment tu… »
« Ton visage Potter. Tu n'as jamais su cacher tes émotions. On peut lire en toi comme dans un livre ouvert. »
Cette fois ce fut au Gryffindor de rougir tout en se rembrunissant. Ce n'était pas la première fois qu'on lui disait cela et il détestait pouvoir être cerné si facilement. Surtout par Malfoy.
Un grognement échappé de son ventre coupa court à son dilemme et hochant de la tête il tendit un bras.
« J'en veux bien un au poulet. Y'a ? »
Lâchant un bref sourire, Draco reposa le sandwich qu'il tenait en main et, grâce à sa baguette, en fit léviter un autre droit dans la paume ouverte de Potter. Celui-ci s'en saisit prestement et mordit dedans à pleines dents.
Le blond l'observa un cour instant puis se saisit à son tour d'un sandwich, aux rillettes, et commença à l'avaler. Ils mangèrent en silence et alors que Draco se resservit, Harry lui se contenta d'un seul sandwich.
Pas étonnant qu'il soit si maigre. Si déjà après deux jours d'abstention il ne mange que ça, je veux pas savoir ce que c'est lors de trois repas par jour…
Une fois son repas fini, Draco épousseta sa cape, envoyant au sol les quelques miettes qui s'y étaient égarées, puis se rassit plus confortablement. Harry lui, semblait captivé par la contemplation des torches dans le couloir et plus le silence s'installa, plus ils se sentirent mal à l'aise, aucun d'eux ne sachant que dire. C'était peut-être lié au fait qu'ils étaient assis là, ensemble, dans le calme, alors qu'habituellement une minute ensemble dans la même pièce suffisait à déclencher un malheur. Malgré leur haine réciproque les querelles et insultes ne semblaient plus de mise et n'étant uniquement habitué à ça, les deux garçons se sentaient quelque peu déboussolés.
Ils restèrent ainsi cinq minutes supplémentaires, jusqu'à ce que Harry, soupirant, rassemble son si loué courage gryffindorien et demande :
« Alors, comment t'as grandis ? »
Draco lui lança un regard qui aurait put sans peine faire geler les feux de l'enfer. Lentement il haussa un sourcil et demanda d'une voix sèche :
« C'est quoi ce bordel ? »
Harry se passa une main dans les cheveux d'un geste nerveux, les ébouriffant davantage encore, avant de reprendre d'une voix diplomatique : « Ecoute, visiblement on ne peut s'ignorer et il semblerait que nous allons passer un bon bout de temps ensemble, alors autant s'occuper. »
Draco repassa cet argument plusieurs fois dans son esprit avant d'en tirer la conclusion que le brun avait raison. Néanmoins il ne put s'empêcher de rajouter : « T'as beau avoir raison, ta question reste vraiment pourrie. »
Harry soupira et secoua la tête. « Ok, beh vas-y, trouve mieux ! » Puis il se détourna, fixant les flammes d'un air boudeur.
A nouveau le silence s'installa et Draco réfléchit à toute allure comment il pouvait bien débuter une conversation avec le Gryffindor. Ou plutôt il se demandait de quelle manière commencer la conversation pour que vienne sur le tapis ce qu'il voulait savoir sur Potter. Finalement il demanda d'une voix vaincue : « Uhm… Comment t'as grandis ? »
Tout doucement, Harry tourna sa tête vers le blond, le dévisageant un long moment sans aucune expression. Puis, sans crier gare, il éclata de rire. Draco tenta d'adopter une moue boudeuse mais ne put se défendre longtemps contre l'amusement du brun. Il sourit également et observa le brun qui, s'étant calmé, continuait néanmoins à sourire.
Et ce sourire le captivait. Pour lui, la vue de ce genre d'émotions était rare. Il ne voyait pas souvent un sourire pur et sincère. Il connaissait uniquement les sourires hautains, suffisants et cruels, comme si les personnes qui l'entouraient pensaient que c'était en dessous de leur dignité de sourire proprement. Le peu de sourires semblable à celui là qu'il lui avait était donné d'apercevoir n'avaient jamais été dirigés vers lui. La jovialité n'était pas quelque chose de commun aux personnes de son statut...
Mais Potter venait de lui sourire, ouvertement. Pas de sourire hautain, suffisant ou cruel, juste un sourire, presque comme un ami. C'était quelque chose de magnifique et maintenant Draco se rendit compte à quel point ce genre de choses manquait dans sa vie.
« As tu jamais eu une petite amie? », demanda t-il soudainement.
« Uhm… Oui. », avoua le brun, les sourcils froncés, comme si cet épisode de sa vie faisait partie des souvenirs qu'il voulait oublier.
« Ca ne semble pas être un souvenir bien positif! », se moqua Draco.
Harry sourit légèrement, se grattant derrière la tête d'un air gêné.
"Oh, mais dis moi, n'était-ce pas cette petite Ravenclaw asiatique?"
"… Oui, c'est bien elle…"
"Eh bien vas-y, raconte. Qu'est ce qui t'a traumatisé à ce point?"
"A part le fait que tous ses baisers étaient baignés de larmes? Ou bien qu'elle sortait avec moi alors qu'elle aimait encore Diggory? Ou encore que tout ce qu'elle voulait était avoir des informations sur sa mort? Rien je pense."
Draco resta interloqué quelques instants.
"Wow. C'est encore plus pourrit que ce que je m'imaginais…"
"C'est le cas de le dire…", maugréa le brun.
Bien sûr Draco avait entendu les rumeurs qui circulaient à propos du survivant et Cho Chang durant leur cinquième année. Déjà à l'époque il se disait que la Ravenclaw avait tout simplement besoin de quelqu'un pour surmonter la mort de Diggory. Mais elle n'aurait put faire un plus mauvais choix que Potter, qui à cette époque était émotionnellement probablement encore plus instable qu'elle même.
"Et toi, t'as déjà couché avec quelqu'un?"
La question ramena brutalement le blond à la réalité. Si le brun lui avait demandé si son père aimait porter des tutus roses, il n'aurait pas moins était surprit. Ancrant son regard argent dans celui aventurine de son opposé, il demanda.
"Pardon?"
Harry se racla la gorge, mal à l'aise. Puis il haussa les épaules et répéta sa question, bien qu'un peu plus timidement. "J'ai demandé si t'avais déjà couché avec quelqu'un."
Le cerveau de Draco semblait avoir du mal à réaliser le fait que le Gryffindor avait bel et bien eut le culot de lui poser cette question.
Haussant un sourcil, il croisa les mains sur ses genoux. "Est-ce là la légendaire curiosité gryffindorienne ou bien demandes tu par intérêt personnel?", dit il finalement, un léger sourire étirant le coin de ses lèvres.
Harry sentit une chaleur intense se propager le long de ses joues, mais il refusa de faire marche arrière. Les Gryffindors n'étaient pas uniquement courageux et curieux, mais terriblement têtus aussi.
"Alors?"
L'angle droit de la bouche de Draco s'étira davantage et il afficha le fameux sourire malfoyien, sauf qu'au lieu d'être hautain, celui ci était plutôt moqueur.
"Oui, Potter", repondit il finalement. "J'ai déjà coucher avec quelqu'un. Tu sais, selon les statistiques, la plupart des garçons ont leur première fois à quinze ans."
Heureusement que le brun ne pouvait rougir davantage lorsqu'il entendit les paroles chargées de sous-entendus du blond. Ignorant les sonneries d'alarmes, il poursuivit.
"Combien de fois?"
Draco soupira. "Si tu veux savoir combien de petites amies fixes j'ai eu, la réponse est deux et si tu veux savoir combien de fois j'ai couché avec chacune d'entre elles, la réponse est je sais pas."
Surprit, Harry haussa un sourcil. "Seulement deux?", demanda t-il dubitativement. Draco haussa des épaules. "Tu t'attendais à quoi? Dans un internat le choix n'est pas vraiment grand..."
"Et c'était qui?"
Mais Draco secoua la tête en souriant. "Potter, un gentleman profite et se tait. Je ne te dirais sûrement pas avec qui j'ai couché!"
"Ca veut dire que je les connais?"
"Bien sur que tu les connais, vous allez dans la même école! Mais assez parlé de moi, à ton tour maintenant. A part Chang, il y a eut qui encore? Célèbre comme tu es, elles doivent toutes se presser sur le pas de ta porte."
En entendant cette remarque, Harry se maudit intérieurement. Il aurait pourtant dut se douter que l'effet boomerang ne tarderait pas à venir, surtout avec Malfoy. Rougissant de nouveau, il murmura: "Disons simplement que je n'ai pas encore remplie la statistique."
Draco dévisagea le Gryffindor d'un air perplexe. Alors comme ça le héros de toute la communauté sorcière britannique n'avait encore jamais eut de rapport sexuel? Encore sous l'effet de la surprise, un étrange sentiment de bien-être se propagea lentement à travers son corps. D'ou il venait et pourquoi le fait que Potter n'ait encore jamais coucher avec personne le réjouissait tant restait un mystère et Draco préféra chasser ces pensées incommodes.A nouveau le silence s'installa, durant lequel Harry semblait captivé par ses ongles, ignorant sciemment le fait que sans ses lunettes il n'y voyait absolument rien. Quel idiot il était! Qu'est ce qui avait bien put le prendre à vouloir faire plus ample connaissance avec cette fouine! Encore une de ses idées foireuses qui ne faisaient que le faire tomber encore plus bas qu'il ne l'était déjà. Faut vraiment être con pour s'humilier tout seul!
Mais le blond n'avait aucune envie de se moquer du survivant. Tentant de détendre l'atmosphère, il lui proposa un chocolat chaud. Mais le Gryffindor se contenta de lui jeter un regard noir, pas vraiment efficace, vu qu'à cette distance il ne voyait qu'une silhouette vacillante.
"Je veux mes lunettes."
Soupirant, Draco fouilla dans l'une des ses nombreuses poches. Potter avait de la chance qu'il les ait ramassées lors de leur périple pour venir ici.
Ayant trouvé ce qu'il cherchait, il extirpa un amas de ferraille et de verre complètement tordu de sa cape et se saisit de sa baguette, s'apprêtant à leur redonner une quelconque forme. Mais Harry l'en empêcha.
"Laisse, j'en veux pas de ton aide!"
Le regard mauvais, Draco lui lança ses lunettes d'un geste brusque. "Soit. Démerde toi tout seul."
Ayant de bons réflexes grâce à son entraînement de Quidditch, Harry n'eut aucun mal à les attraper en plein vol, malgré le fait qu'il n'y voyait strictement rien. Rapprochant les lunettes de ses yeux, il remarqua d'un air soulagé que les verres n'étaient pas brisés. Ce n'était que la monture en fer qui avait quelque peu souffert…
S'attelant alors à la tâche de les réparer, il les tordit dans tous les sens afin de leur redonner leur forme originale. Au bout de ce qui sembla au blond durer une éternité, les lunettes n'avaient toujours pas meilleure mine et sentant sa patience toucher à bout, il s'exclama soudainement: "Donne moi tes lunettes, je vais les réparer."
Mais Harry secoua la tête d'un air obstiné. "Non, elle sont très bien comme ça."
" Dis pas n'importe quoi, elles ressemblent à rien!"
Mais le brun l'ignora et continua son opération de réparage. Au bout de cinq minutes supplémentaires plus qu'éprouvantes pour ses nerfs, Draco s'écria à nouveau d'un ton exaspéré: "Donne moi tes putains de lunettes Potter, tu vois bien que ça sert à rien!"
Harry se contenta de relever le menton et de le toiser du regard. "Je te dis qu'elles sont réparées! Regarde." Il leva ses lunettes vers son visage et les posa sur l'arête de son nez, où elles restèrent deux bonnes secondes avant de retomber sur ses genoux.
Draco ne put s'empêcher de rire face à l'air pantois du survivant, qui, tentant de froncer les sourcils en une moue boudeuse ne parvint pourtant pas à empêcher le coin de ses lèvres de tressauter. Contaminé par l'absurdité de la situation, un sourire goguenard se faufila à son tour sur ses lèvres.
A ce moment là, Kanye réapparût dans leur cellule.
"Draco Malfoy Sir a t'il besoin de quelque chose?"
Secouant la tête, le blond répondit. "Ca ira Kanye, merci."
Plus qu'heureux à l'entente de ce remerciement, l'elfe lui offrit ce qui voulait être un magnifique sourire et disparût.
Alors que Draco s'étonnait toujours face à cette réaction, il remarqua le regard de Potter posé sur lui. Il avait les sourcils haussés en une moue surprise et… approbative. Draco sentit une vague de fierté parcourir ses membres et colorer ses joues, avant de se réprimander soi-même. Il ne voulait pas de l'approbation de Potter. L'approbation de son père était ce qu'il désirait. Potter n'était qu'un jouet, jusqu'à ce que le sombre seigneur en décide autrement. Voila. Draco n'était qu'en train de jouer avec lui, le rendant confus en remerciant un elfe et en étalant sa générosité. Les Gryffindors étaient confiant. Potter ne ferait que s'ouvrir davantage, s'exposant plus facilement à d'autres attaques. Draco utilisait tout simplement une nouvelle tactique.
Toujours en train d'essayer de te convaincre, n'est ce pas? La petite voix était de retour.
Un bruit de porte dans le couloir attira leur attention et se relevant, Draco s'approcha doucement de la porte de leur cachot, regardant à travers les barreaux.
Il pouvait entendre un bruit de pas se rapprocher timidement. Rien à voir avec l'entrée imposante du sombre seigneur à peine quelques heures auparavant.
Se tordant la nuque pour apercevoir qui s'approchait, le blond parvint à apercevoir une silhouette vêtue de noir. L'homme en dessous de la lourde cape semblait frêle et peureux et plus il s'approchait, plus Draco trouvait qu'il ressemblait à un rat.
A la vue du tas de grimoires que le Mangemort portait sous son bras, Draco parvint à lui donner un nom.
"Peter Pettigrew", entonna t-il, une fois l'homme à sa hauteur.
Celui-ci sursauta violemment, surprit par le son de la voix émanant des ténèbres. Faisant un pas en arrière il plissa les yeux, tentant de percer la pénombre afin d'apercevoir qui s'adressait à lui. C'est alors que Draco fit une pas en avant, s'extirpant des ténèbres et s'avançant dans le faible halo des torches, les bras croisés sur la poitrine, le regard froid.
"Je… je viens vous apporter ce dont vous aurez b… besoin." bégaya le petit homme.
Au son de sa voix, Harry se redressa, les yeux verts luisant dangereusement.
"Toi…", siffla t'il, la voix basse.
Surprit, Pettigrew se tourna vers lui et fit un pas en arrière.
"H…Harry! C…Comment vas tu?"
En guise de réponse, Harry s'élança en avant, autant que ses chaînes le lui permirent. "Comment je vais! Viens là que je te montre comment je vais, espèce d'enculeur!" hurla t'il. Pettigrew recula davantage et Draco observa le tout d'un air amusé.
"Et si tu rentrais pour poser tout ça", fit-il en désignant du menton le tas de livres sous son bras. "Ca doit être lourd." Lui souriant d'un air mauvais, Draco extirpa les clefs de sa poche et déverrouilla la porte.
L'homme à l'extérieur blêmit, une fine pellicule de sueur recouvrant son front. Il avait l'air de tout, sauf de vouloir entrer.
Mais Draco se délectait bien trop de sa peur. "Eh bien?" D'un large geste du bras, il invita l'individu comme si il s'agissait d'une somptueuse demeure.
Les épaules voûtées, Pettigrew fit comme il lui dit et pénétra le cachot d'un pas traînant. Il gardait Harry, qui le fixait intensément de ses yeux de jade, bien en vue et se dirigea précautionneusement vers le banc que Draco lui indiquait. Posant les livres dessus, il fit demi-tour et repartit vers la sortie d'un pas pressé.
Mais lorsqu'il passa devant Harry, celui ci fit mine de se jeter sur lui, les dents découvertes tel un animal près à bondir, et malgré la distance qui les séparait, l'homme à la figure de rat sursauta en couinant et se précipita hors du cachot, sans un regard en arrière. Bientôt on entendit plus que l'écho de ses pas se répercutant au loin contre l'épaisse paroi rocheuse.
Draco lui, s'esclaffa à la vue de ce spectacle. Il détestait ce genre d'individu et le petit show de Potter valait vraiment la peine d'être vue. Se tenant les côtes, il referma la lourde porte en fer et fit tourner la clef.
"Vraiment Potter, qu'est ce que ce pauvre homme a bien pu te faire pour que tu lui fasses une telle frayeur?" demanda t-il en se retournant, un petit sourire en coin de lèvres.
Mais le brun semblait loin d'être amusé. "Pour qui tu te prends? T'as cru qu'on était copain toi et moi?" cracha t'il, dévisageant Draco de ses yeux haineux.
Celui ci resta interloqué. "Je… Je croyais juste que…"
"Eh beh tu croyais mal!", le coupa le brun d'un ton sec, faisant les cent pas. " Tu pensais que quoi? Que j'allais peut-être oublier où j'étais et à cause de qui je suis dans cette merde? Que j'allais te raconter tous mes petits secrets?" Il éclata d'un rire froid et dément qui envoya des frissons le long de l'épine dorsale du Slytherin. "Je te hais et si je le pouvais, je ferais souffrir chaque parcelle de ton misérable corps jusqu'à ce que tu me baises les pieds pour me supplier de t'achever." Les derniers mots étaient prononcés d'une voix tellement basse que le blond eut du mal à les capter. Plus aucune trace de chaleur. Toute l'attitude du Gryffindor criait sa haine, et plus il parlait, plus le regard du blond se durcit.
"Merde Potter, je ne fais que mon travail! Ce n'est pas comme si j'avais un choix en la matière! Tout ça c'est entre toi et sa Seigneurie, c'est pas ma responsabilité. Je ne tue personne ici!"
"Tu crois vraiment que ce n'est pas ta responsabilité? Faut grandir un peu et arrêter de rêver Malfoy! Mon sang est sur tes mains maintenant, qu'importe comment tu veux voir les choses. C'est quelque chose qui pèsera sur ta conscience toute ta vie, si encore tu as une conscience, ce dont je doute."
Draco s'apprêta à répondre mais Harry l'interrompit. "Non, tu te tais. T'es responsabilités à toi sont l'honneur de ta famille. C'est la seule chose que tu saches faire, te vanter du clan de ton père plus que de ta propre personne. Mais moi j'ai de plus gros problèmes, parce que si je meurs de la main de Voldemort, tout ceux que j'aime ne tarderont pas à me suivre. Tous ceux qui ne sont pas déjà mort…", ajouta t-il d'une voix amère. "Je me sens déjà responsable pour suffisamment de morts, mais cette fois ci, c'est toi le responsable. Tu es le fautif. Au moment même où tu t'es saisis de ma baguette pour me livrer aux Mangemorts, tu as accepté la responsabilité de non seulement ma mort, mais celle de centaines d'autres personnes aussi. J'espère que tu es fier de toi."
Chaque parole était comme un coup de poignard et alors que Draco bouillonnait de rage, il ne put s'empêcher d'avouer que Potter avait raison. Condamné à mourir de la main de Voldemort et c'était lui qui tenait les satanées chaînes. Mais il croyait que quoi? Qu'il avait un choix? C'était son rôle, merde! Lui Draco Malfoy ne faisait que remplir son rôle! Et oui, il avait une conscience! Une conscience de Malfoy certes, mais une conscience.
Mais ce n'était pas le Malfoy en lui qui se surprit en train de murmurer, "Je suis désolé..."
Harry secoua tristement la tête. "Les mots ne servent à rien Malfoy, les valeurs d'un homme se mesurent par ses actes."
"Oh, et je suppose que je devrais faire passer ta vie avant la mienne?", s'énerva le blond.
"Mais pas que la mienne bordel, celle de tout le monde! Si Hogwarts est détruit, combien de tes amis crois tu vont mourir? Ou peut-être que tu n'as pas de vrais amis? Tous ces gens que tu fréquentes, ne le fais tu que par nécessité, en bon Malfoy? Est ce que au moins il signifient quelque chose pour toi Malfoy!"
Harry apprécia le regard hanté sur le visage de Draco. " Qu'importe. Au fond ça n'a pas vraiment d'importance. Tu es bien trop lâche pour risquer ta vie pour les sauver, même si tu tenais à eux. Ca, et le fait que cela te priverait de l'immense satisfaction de me voir crever comme un chien. Avoue le Malfoy, tu ne peux prouver que tu es désolé, et même si tu l'étais, tu serais toujours trop faible pour le démontrer."
Derrière ses apparences haineuses extérieures, Draco pouvait voir qu'au fond Harry le suppliait, espérait malgré tout que peut-être Draco avouerait qu'il avait tort. Et d'une certaine manière Draco fut tenter de simplement relever le défi et de prouver qu'il était désolé. Provocation ou pas, il se surprit à espérer qu'il pouvait… mais non.
Il se força à détourner son regard des prunelles menthe à l'eau où il était plongé, ne manquant pas l'éclat de douleur qui les traversa. D'un pas lourd il se dirigea vers le banc de pierre, où il se laissa choir, l'esprit absent.
Harry le regarda faire sans un mot. Probablement ne l'aurait il pas entendu de toute façon… Se laissant glisser le long du mur il s'assit par terre et lâcha un bâillement à s'en décrocher les mâchoires. Cette journée l'avait exténué et il comptait bien reprendre des forces avant sa prochaine confrontation avec le sombre seigneur.
Se roulant en boule, il se coucha face contre le mur et tenta de trouver le sommeil, ignorant la sensation désormais familière des centaine de petites pointes acérées s'enfonçant dans sa chair.
Draco le regarda faire, l'esprit dans le vague, avant de secouer la tête et de se saisir d'un des livres éparpillés sur le banc. Il n'arriverait sûrement pas à trouver le sommeil, alors autant s'informer un peu sur la tâche à laquelle il se verrait bientôt confronté.
Il regarda le livre qu'il tenait entre ses mains. La reliure épaisse en cuir rouge carmin avec ses enluminures dorées était sèche et craquelé et si ça n'avait été que par son aspect extérieur, Draco ne lui aurait probablement prêté aucune attention. Mais quelque chose émanait de ce livre, comme une aura magique et mystérieuse et intrigué, Draco plissa les yeux pour déchiffrer le titre à moitié effacé. Surprit, il se rendit compte qu'il n'était pas écrit en anglais, mais en celtique ancien. Se frappant mentalement la tête il se maudit pour sa stupidité. Pas étonnant qu'il ne soit pas en anglais moderne, vu l'âge que ce livre semblait avoir. Il remercia silencieusement son père pour l'avoir forcé à suivre ses cours de celtique ancien depuis son plus jeune âge et ce malgré ses protestations.
A ces souvenirs, un sourire se glissa sur ses lèvres. Il lui en avait fait voir de toutes les couleurs, mais il était sûr que sont père avait lui aussi détesté ces cours lors de sa jeunesse. Il n'avait jamais vu l'intérêt à cette tradition, l'une des plus ancienne et selon lui plus barbante aussi, que ne pratiquaient plus que les plus puissantes et plus anciennes familles pur sang, afin de pouvoir transmettrent leurs livres les à travers les générations. A présent il ne la trouvait plus si inutile que ça.
Se concentrant à nouveau sur le titre, il parvint sans mal à le déchiffrer. Anima. Ce mot lui disait vaguement quelque chose, comme un souvenir évasif remontant très loin. Quelque chose lui disait que c'était important, mais il ne parvint pas à mettre le doigt dessus. Le nom de l'auteur lui en dirait peut-être plus.
Il fouilla la reliure des yeux mais ne trouva aucune autre inscription, ni nom, ni initiales. Etonné, il ouvrit du pouce le petit verrou richement stylisé sur le coté droit du grimoire et ouvrit le livre d'un geste précautionneux, craignant de l'abîmer.
Et la il le vit. En bas de page, marqué d'une jolie écriture fine et entrelacée: Myrddin Wyllt. Les yeux de Draco s'agrandirent et il laissa échapper un hoquet de surprise. C'était impossible! Il ne restait pratiquement aucune preuve écrite de son existence et surtout pas en si bon état. Si ce livre était bel et bien de la main de Merlin (1), il devait valoir une fortune.
Avec une sorte de respect craintif, Draco se mit à tourner les pages. Elles étaient jaunies et élimées par le temps et une forte odeur de vieux parchemin lui emplit les narines. Il aimait cette odeur, l'avait toujours aimé, alors qu'encore petit il se faufilait dans la bibliothèque de son père et lisait ces vieux livres pleins de mystères et d'interdits.
Il revint à la première page et détailla le sommaire.
Anima
1) Source et signification
2) Constitution
3) Alliance
- charnelle
- magique
- spirituelle
4) Absorption
Curieux, il s'apprêta à lire la première partie. C'est alors qu'un gémissement le tira de sa lecture et relevant les yeux, il vit Harry gémir et se tortiller dans son sommeil. Il se leva et s'approcha quelque peu du brun, le détaillant avec curiosité et c'est alors qu'il vit avec horreur Harry tenter de s'arracher les yeux avec ses ongles.
TBC
(1) Connu de nos jours sous le nom de "Merlin l'enchanteur", il fut également nommé « Myrddin » ou « Myrdhin » en gallois, « Merzhin » ou « Marzhin » en breton et en cornique. « Myrddin Wyllt » signifie Merlin le sauvage.
A/N : Alors ? Vous en pensez quoi ? –se tortille les mains-
Votre opinion sur ce chapitre est très importante pour moi, parce que moi je l'aime beaucoup. Il y a des hauts et des bas, mais j'adore comment les deux se rapprochent, leurs discussions débiles et pis le p'tit incident avec les lunettes. –sourire-
Et puis Harry pète enfin son plomb, remettant Draco à sa place. Ce serait un peu étrange si d'un coup ils devenaient amis… (C'est pour toi Anonyme ! –sourire-)
Normalement, c'est au prochain chapitre que Draco va finalement craquer. Pourquoi ? Vous verrez bien, lol.
Maintenant j'ai une ptite faveur à vous demander (rien de bien grave, vous inquiétez pas !)
Si quelqu'un a des bonnes idées de tortures bien gores, qu'il n'hésite pas, je pourrais sûrement en avoir besoin. Se serait gentil –fait bisouille déjà à l'avance-
Voila, c'est tout pour cette fois.
Mille kisous
Lyn
RARs des Anonymouuusse... au chocolat (lol, bide) :
Anonyme : Tout d'abord : Bonjour ! Et puis : Merciii ! Nya !
J'ai hâte d'avoir ton impression pour ce chapitre aussi et comme tu vois, Harry ne lui a pas du tout pardonné ! T'inquiètes pas, Draco ne va pas avoir la vie trop facile, et tu verra pourquoi à la fin du prochain chapitre. Je pense qu'il aura suffisamment payé ses fautes, déjà qu'il va aider son ennemi à s'enfuir !
Alors j'espère qu'enfin tu l'aimeras !
Bisouille partout où tu veux !
PS : Tu n'aurais pas un pseudo ? Parce que anonyme ça fait très beaucoup… anonyme, lol.
yohina: Nya va toi ?
Mici beaucoup beaucoup pour toutes tes jolies reviews, me ravissent à chaque fois ! -offre une fleur-
Je suis contente que tu ais aimé les réactions de tout le monde tout au long du chapitre précédent, c'est ce qui rend un auteur heureux !
Et oui, Draco comprend de plus en plus à quel point son comportement est méprisable, comme on peut le voir (je l'espère !) dans ce chapitre.
Et pour ce qui est des possibilités mal tournées, faudra attendre encore un peu –sourire pas perverti du tout-
Allez, j'ai hâte de savoir ce que tu penses de ce chapounet !
Gros bisous à toi !
