Espérant que les alertes fonctionnent cette fois ci... C'est le début de la fin...


32. Le Combat Final

« John ! »

Sheppard venait juste de débarquer sur cette espèce de champ de bataille qui se trouvait devant le gymnase. Il y avait du monde, beaucoup trop de monde.

« Je n'ai pas le temps, Carson ! »

« Je sais, je voulais juste que vous sachiez que... »

Le soldat lui fit brusquement face, le regardant dans les yeux comme s'il y cherchait quelque chose.

« Que quoi, Carson ?! » demanda-t-il sèchement.

« Que... que mon équipe est prête à gérer n'importe quelle situation, je veux dire... »

Le regard de John s'échappa vers ailleurs, et n'écouta pas la fin de la phrase. Il y avait Zelenka, avec d'autres types en bleu autour de la porte, en train de trafiquer il ne savait quoi. En plus de l'équipe médical de Beckett, il y avait aussi ses hommes à lui, et tout ça formait un joyeux bordel.

Il y avait trop de monde, bien trop de monde. Tout ça n'était pas bon, il y avait trop de monde, trop de gens, trop de vies, trop de coeurs battants, d'adrénaline, trop de tension... Trop de panique...

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Il y avait du monde, derrière la porte. Il les entendait, ils étaient là, oui, ils étaient tous là. Certains chuchotaient, certains criaient, il pouvait sentir... l'adrénaline, l'élixir qui s'écoulaient dans leurs veines à tous, cette excitation, mélange de peur et d'euphorie, oui, ils étaient tous là à l'attendre...

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Il fonça en direction de la porte, près de l'attroupement bleu ciel, que tentait de gérer Lorne.

« Je peux savoir ce qui se passe, bon sang ?! »

« Il a bloqué les commandes de la porte, de l'intérieur. Il a sûrement du enlever des cristaux, on en sait rien encore. » répondit Zelenka.

« Je veux que vous m'ouvriez cette porte, c'est clair ? S'il faut vous y mettez du C4, je m'en contre-balance, mais ouvrez là !! » cria-t-il.

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La créature était allongée à même le sol, elle dormait, paisiblement... Ou elle semblait dormir... Il voyait sa poitrine bouger à chaque inspiration, il voyait ses yeux glisser sous ses paupières, il connaissait la puissance de ces êtres, il savait leur résistance au Pouvoir Suprême, mais ce qu'il savait aussi, c'est que si lui, gardait la bête ainsi endormie, alors son Maître, oui, l'Elu lui-même viendrait, et détruirait cette créature du mal...

Cela faisait des semaines, des mois même que l'Elu jouait un rôle, qu'il la gardait auprès de lui, feignant l'ignorance sur sa véritable nature, semblant, l'apprécier, semblant même l'Aimer. Mais ce n'était que pour mieux piéger cette créature de destruction, cette épouse du Mal, cette fille des Démons... Cette fille des Wraiths...

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John tournait comme un lion en cage, sous le regard de ses coéquipiers. Il fallait qu'il trouve, il fallait absolument qu'il trouve quelque chose, il fallait qu'il entre, il le fallait... Si seulement il ne l'avait pas éloignée, s'il ne l'avait pas fuie... Il pensait la protéger en l'écartant, mais ça n'avait servi à rien... Cet autre, il était son opposé comme son complément, il était comme son côté obscure, il était comme cet homme capable de décimer des commandos Genii entiers, comme cet homme capable de tuer des Wraiths à la volée, capable de bombarder des villes entières... Il était cette partie de lui qu'il haïssait au plus profond de lui même, mais cette partie de lui qui existait quoi qu'il en dise... Pour savoir ce que l'autre ferait, il devait se demander comment lui, il agirait... Et ça lui faisait peur de savoir de quoi il était capable...

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Il était à présent près de la fenêtre, observant le soleil tendre vers l'horizon... Bientôt il se coucherait... Et quand il émettrait ses derniers rayons, alors porté par la force Suprême, il pourrait alors être fier, car il aurait accomplit sa mission.

Conforté par ce sentiment, Peter sourit, et, lorsqu'il regarda le ciel rougeâtre, une intuition le poussa à se retourner... Son regard se dirigea vers la porte. Et celle-ci explosa.

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John en avait marre, sacrément marre, il avait mal au crâne, tout le monde autour de lui se rongeait les ongles, le regardant avec un air de chien battu totalement pathétique, et cette bande d'imbécile qui ne parvenaient pas à ouvrir cette putain de porte ! Il se retourna, et regarda la pseudo bande de professionnels de la technologie Ancienne, encerclée par la superbe équipe d'assaut de Lorne, tous équipés en mode noir de la tête aux pieds, McKay se serait bien foutu d'eux et de leur passion pour le noir s'il les avait vu là... Il claqua nerveusement des doigts, comptant un, deux, trois, et se dirigea vers l'équipe de schtroumpfs qui se bousculait devant la porte pour essayer de la débloquer.

« Dégagez, je veux plus aucun civil à moins de dix mètres de cet endroit, et que ça saute !! »

« Mon Colonel ? »

« Je vais entrer. »

Stephen se demanda si Sheppard n'avait pas soudain un peu oublié le petit problème technique qui se présentait à eux.

« Monsieur, la porte est toujours bloquée, ils ont besoin d'un peu plus de temps. »

« Ne vous inquiétez pas Lorne, je vais la débloquer. »

Il voulait jouait à ça, il voulait jouer à qui est le plus fort, jouer à qui est le plus barge, alors très bien ils allaient jouer tous les deux, mais gare à celui qui allait perdre, car à ce jeu là John ne posait qu'une seule règle : Pas de quartiers.

« Je veux que vos hommes s'écartent, d'au moins deux mètres, je ne veux pas prendre de risque. »

Mais bon sang, de quoi parlait-il exactement ? Lorne douta une seconde, et demanda :

« Vous voulez la faire sauter au C4 ? »

Sheppard regarda son subordonné, et lui dit :

« La faire sauter, oui. Mais pas au C4. »

C'est là que sans trop savoir comment, Lorne avait tout de suite compris ce que Sheppard avait en tête. Avait en tête, oui c'était une jolie image pour exprimer ce qu'il comptait faire... Il n'aurait pas pensé ça possible, mais il avait lu la certitude dans les yeux de son supérieur, et il savait que s'il n'était pas sûr, jamais il ne prendrait de risque. Ni pour lui, ni pour son équipe. Ni pour elle.

Stephen fit se replier son équipe. Il ne doutait pas de Sheppard. Ni de sa colère.

Sheppard se mit devant la porte, le regarda une dernière fois, et posa alors son regard sur la porte. Il la fixa une seconde, puis deux, et alors que le reste de l'équipe se demandait ce qu'il fabriquait, la troisième seconde fut la bonne : La porte fut projeter à l'intérieur de la pièce, et s'il n'y avait eu aucun mur pour l'arrêter, ils auraient parié qu'elle aurait encore pu parcourir des kilomètres en plein air.

A suivre...