Chapitre 7 : Te faire croire

Chapitre 7 : Te faire croire

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6 juillet

Quand les flammes devinrent vertes, Severus s'agenouilla et passa la tête dans la cheminée, en hurlant, « Potter ! Espèce de misérable, vous avez intérêt à ne pas être encore parti ! »

« Snape ? » Potter fit son apparition à la porte de la chambre, paraissant plus chiffonné que d'habitude. Severus se demanda sarcastiquement si le garçon ne s'était pas endormi tout habillé. « Non, je ne suis pas encore parti. J'étais juste en train de mettre mes affaires dans ma malle, en fait. Pourquoi, c'est quoi le problème ? »

« Le problème, » siffla Severus, se relevant de la cheminée sans attendre de permission, « mis à part le fait que vous avez laissé votre collection de pornographie ainsi que ces foutues bulles enchantées sautiller dans tous les sens dans mon laboratoire avec seulement un sort de restriction pour les contraindre, » et là il fit une pause pour jeter les magasines sur lesquels ils avaient médité deux jours auparavant, « est que vous me devez une foutue explication ! »

« Une explication de quoi ? » Dit Potter, le muscle de sa mâchoire tressaillit lorsqu'il posa les mains sur ses hanches fines et ne jeta absolument pas un coup d'œil aux magasines. « J'ai dit que vous pouviez garder les bouquins jusqu'à ce que je rentre, et j'ai enfermé toutes les bulles dans le laboratoire, donc si elles se sont échappées, c'est parce que quelqu'un d'autre a ouvert la porte ! » Potter passa une main dans ses cheveux, rendant sa tignasse noire encore plus hérissée et lorgna l'horloge sur le rebord de la cheminée. Sa branche pointait à 'pressé', nota Severus sans plus de sympathie, ce qui voulait probablement dire que Potter avait repoussé la préparation de sa valise à la dernière minute. « Et je ne vois pas pourquoi ces deux trucs vous ont amené dans mon salon à cette heure-ci du matin, » finit-il, se tournant pour balancer une paire de chaussettes dans la chambre, « Avant même que j'ai pu déjeuner—

°Ping !°

Les deux hommes sursautèrent alors qu'un elfe de maison apparut dans un magnifique tourbillon de bonnets tricotés. La créature leur fit un sourire resplendissant, chancela sous un énorme plateau de thé, de pâtisseries et de divers plats. « Dobby apporte le petit-déjeuner à vous, Harry Potter et Professeur Sna—

« Dobby, bordel, » Potter retira ses lunettes pour se pincer l'arête du nez. « Veux tu S'IL TE PLAIT ne pas apparaître ici A CHAQUE PUTAIN DE FOIS QUE JE MENTIONNE DE LA BOUFFE ? »

« C'est un elfe de maison, Potter, » répliqua froidement Severus, « C'est son TRAVAIL ! » Il dépassa Potter et se pencha pour attraper le plateau de l'elfe larmoyant. « Merci, » dit-il pour le congédier, « Ce sera tout pour le moment. »

« Et voilà, » cria Potter quand Dobby lui lança un dernier regard mouillé, puis disparut de sa vue une nouvelle fois, « Depuis quand décidez-vous de renvoyer mon putain d'elfe ailleurs ? »

Severus se retourna et lâcha le plateau de si haut sur la table de cuisine de Potter que la vaisselle fit un bond et les couverts clinquèrent. « Je n'ai pas envie de vous voir tourmenter le pauvre malheureux pour qu'il se torture lui-même devant moi, » renifla-t-il, examina le repas avant de prendre un scone aux raisins secs. « Si vous voulez passer votre mauvaise humeur sur votre elfe de maison, Potter, ayez au moins la grâce de ne pas le faire en ma compagnie. Même Lucius Malfoy avait plus de bonté que cela ! »

Le lourd silence qui servit de réponse indiqua à Severus qu'il avait marqué un point, mais c'était juste avant qu'il ne relève les yeux après s'être servi une tasse de thé et regarde le visage de Potter pour réaliser à quel point son propos avait été percutant. Le garçon était blanc comme un linge, gris autour des lèvres et ses yeux, le seul endroit coloré de son visage, étaient fixés sur le dernier endroit où l'elfe s'était tenu, hantés comme si son fantôme le confrontait toujours.

« Je ne lui demande rien du tout, » marmonna Potter. « Je ne l'exploite pas. Il n'a même pas à rester là du tout, il—

« Doux Salazar, ne me dites pas que je doive vous expliquer à vous le concept de loyauté ! » Cria Snape, se récoltant un regard noir. Fichtre. Qu'est ce qui faisait chez le morveux qu'à chaque fois leurs discussions tournaient en affrontement ? Il était venu avec une simple question, une simple requête, et si Severus laissait l'andouille plonger dans sa bouderie imminente, aucun d'eux ne s'adresseraient plus la parole avant que Potter ne parte pendant deux semaines chez Lupin. Fichtre !

Severus servit une seconde tasse de thé, et la glissa bruyamment vers l'autre côté de la table. « Un elfe ne peut pas contrer sa nature, Potter, » dit-il, adoucissant son ton en signe d'apaisement. « Ni son désir de plaire. Si vous ne lui indiquez aucune piste pour vous rendre heureux excepté son absence, bien sûr qu'il fera dans l'excès. » Severus arracha un morceau de son scone et le recouvrit de beurre, prétendant que Potter n'était pas debout en face de lui le regardant comme s'il avait été frappé sur la tête avec un gros poisson. « Laissez lui vous préparer un encas à prendre avec vous quand vous partirez, » finit-il par suggérer. « Cela devrait suffisamment vous excuser. »

« Donc, je devrais m'excuser en le faisant travailler ? » Potter s'assit, amusé désormais, plutôt que muet comme une carpe, et ramena son thé vers lui. Severus supposa que le bol de porridge était pour lui, puisque tous les elfes savaient que Severus ne supportait pas la chose, et il l'enleva du plateau pour la glisser vers le morveux.

« C'était ce qu'il voulait pour commencer, » Severus ne regarda catégoriquement pas Potter rendre son bol de glue visqueuse encore moins appétissante en y ajoutant du beurre, puis y saupoudrer du sucre par dessus. « Pourquoi ne devriez vous pas en bénéficier tout autant ? Même moi, j'ai autorisé Granger à parader de temps en temps dans ma classe, si vous vous souvenez. » Principalement, quand les regards vides et les chaudrons fumant prouvaient qu'aucun autre gamin n'en avait la moindre idée, néanmoins, Severus se comprenait. A sa surprise, Potter acquiesça.

« Ouais. Je pense qu'on veut tous se sentir utile, hein… » songea-t-il, ses yeux se tournèrent vers la chose compacte censée être son petit déjeuner, bien que Severus pouvait voir qu'ils étaient dans le passé. Merveilleux. Boudant malgré ses meilleurs efforts.

Puis Severus se souvint de la date, et soudainement tout s'éclaircit ; l'humeur de Potter, son état de somnolence, son intention évidente de tourmenter son petit déjeuner plutôt que de le manger. Le fait que malgré son triomphe discutable sur la matrice liquide (sur laquelle Severus doutait encore que l'on puisse y inclure du verre) il ne s'était pas montré au laboratoire hier. Cela expliquait même les bouteilles vides de whiskies par terre, juste à côté du fauteuil près du feu.

Le 5 juillet. Le jour où Nymphadora Tonks avait été capturée pour la dernière fois. Attrapée par des Mangemorts, juste à côté de Place Grimmaurd, elle s'était laissée prendre plutôt que de donner à Potter, Granger et Weasley la chance de briser leur couverture pour lui venir en aide. Et au final, malgré tous les efforts de l'Ordre, et ce que Severus lui-même pouvait faire, cela lui avait coûté la vie. Fichtre.

Severus mâchonna son dernier scone et en prit un autre pour gagner du temps, puis considéra sa stratégie.

« Et bien, » dit-il au final, époussetant les miettes de ses mains, « Si c'est juste un moyen de vous rendre utile que vous recherchez, vous pouvez parfaitement rajouter ceci dans votre malle. » Il tira de la poche de sa cape une flasque argentée, et la mit dans la main de Potter. Potter le regarda, les sourcils levés, et Severus haussa les épaules.

« C'est pour Lupin ; c'est une version plus concentrée et qui se garde plus longtemps de la potion Tue-Loup. Cela devrait accomplir avec une dose d'une cuiller l'effet d'un gobelet entier. Ce qui est dans la flasque devrait lui suffire jusqu'à Halloween, si elle est entreposée dans un endroit frais. » Et là, il ne put résister à un rictus triomphant. « De plus—j'aurais besoin de lui pour me dire si je suis parvenu à lui donner un goût raisonnable de chocolat. Puisque vous avez un portoloin menant directement chez lui, en Italie, déjà enchanté, vous pouvez tout aussi bien épargner le voyage à un hibou. »

Oui, cela avait fait l'affaire. Les yeux de Potter s'illuminèrent de ravissement tandis qu'il regardait la flasque dans sa paume. « Vous lui avait donné le goût du chocolat, » chanta-t-il, « Snape, sale romantique ! Il va adorer ! »

« Humph, » toussa Snape, « Et bien, je doute qu'il puisse détester la flaveur de la potion plus que d'habitude, alors au final ce sera une amélioration. Vous serez là quand il prendra la première dose, alors vous pourrez me dire ce qu'il en a pensé quand vous reviendrez. » Il glissa un bout de parchemin sur la table, puis prit un autre scone avant que les doigts de Potter puissent effleurer les siens. « Les instructions de dosage sont assez claires, je pense. Même vous pourriez être capable de les suivre. »

Potter ouvrit le parchemin, fronçant les sourcils en le regardant. « Snape, êtes vous sûr de ne pas vouloir lui écrire un mot ou quelque chose pour aller avec ? Je veux dire vous vous êtes donné beaucoup de mal, et—

« Et Remus Lupin n'a aucun besoin de déclaration de ma part pour réaliser ce fait, » trancha-t-il, toujours aussi embrassé à l'idée d'une possible gratitude. « Il sait que je n'ai aucune habileté pour les émois et les sentiments. Je ne l'insulterai pas, ni ne m'embarrasserai à m'y essayer. »

« Vous n'avez pas besoin de lui écrire une putain de lettre d'amour, Snape, » Potter rit et, au moins, mit une cuillérée de porridge dans sa bouche. « Mais, vous savez, une lettre. Quelque chose pour dire comment vous allez ces temps-ci, ce que vous faites—

« Tout ce qu'il saura par vous, s'il ne s'en fiche pas. »

« Ou demander comment LUI va, » continua Potter. « Parce que c'est une chose de me demander un rapport quand je rentrerai, mais ça peut être chouette de lui demander directement, vous ne pensez pas ? Les gens aiment quand vous vous intéressez à leurs vies, au cas où vous n'auriez pas remarqué. » Severus offrit un regard sceptique et Potter sourit en réponse. « Allez ; mon portoloin n'est pas minuté, alors j'ai même le temps pour vous aider à l'écrire avant de partir. »

Severus grogna dans sa tasse de thé.

« Quoi ? Vous ne pensez pas que je puisse me foutre de vous avec ça, hein ? » Potter n'était qu'innocence et Severus ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Il pouvait dire que le morveux s'accrochait à l'idée comme un chien à son os, et il allait falloir quelque chose de drastique pour le détourner de cette idée insensée et gênante. « J'ai cru comprendre que j'étais là pour vous aider avec ça, » dit Potter, finissant ses flocons d'avoine et laissant sa cuiller dans le bol gluant.

« Certes, » Severus croisa ses bras sur sa poitrine et lui fit un regard noir, « Et c'est pour cela que vous avez négligé une explication complète des évènements de jeudi ? »

« Quoi, vous voulez dire la… ? » Potter replia nonchalamment ses doigts, déplaçant son poing d'avant en arrière au bord de la table en guise d'illustration. « Je ne pensais pas… je veux dire vous avez dit que… » Severus continuait de le regarder, se régalant secrètement de voir le visage de Potter s'empourprer. « Et c'était quoi tous ces trucs sur 'tenir compagnie de ma propre main gauche' et 'je me °suis° déjà branlé avant ça, Potter', alors ? » parvint finalement à dire le morveux.

« Potter, étant donné que l'ampleur de mes expériences sexuelles antérieures à vos avances consistait à ma propre main gauche, vous n'avez aucunement besoin de paraître surpris que j'ai pu faire appel à votre duplicité. Pas, » Severus leva sa main quand le front de Potter se plissa à son choix de mot. « Que je vous blâme entièrement—étant donné l'ampleur de vos expériences sexuelles. »

Potter le regarda, l'outrage se disputant avec l'amusement sur son visage, et le mélange des deux était, Severus réalisa, le seul signe qu'il ait prit en compte que le propos n'était pas une blague.

« Je ne sais pas si je dois être plus en pétard sur le fait que vous m'appeliez une traînée, ou impliquiez que je vous ai menti, » maugréa le jeune homme, versant du lait dans sa tasse et remuant rageusement avec sa cuiller. « C'était juste une branlette, Snape. Et ça vous a plu autant qu'à moi, alors c'est quoi le problème maintenant ? »

« Ce que je dis, Potter, c'est que ce n'était en aucun cas 'juste une branlette'. Je suis familier avec 'juste une branlette', et cette expérience n'était rien de ce genre. »

« De quoi êtes-vous en train de parler ? » Potter se tortilla, mal à l'aise sur son tabouret, et Severus se força à ne pas regarder le denim tendu et étiré contre son entre-jambe quand il le fit. « Je veux dire, mains, queue, tout ça glisse—y'a rien d'autre à ajouter ? »

« Comment le saurais-je ? » cria Severus, frappant la table avec sa main. « Une sorte de… potion sensibilisante sur vos mains, peut être. Ou des… effet intensifiant dans la fumée de la foutue potion de vos bulles, » il parvint à masquer le frisson qui hantait son épine dorsale au souvenir des mains de Potter sur lui, au souvenir du goût de ce baiser désespéré quand il s'était abandonné à ces doigts rugueux, forts et scélérats. Juste une branlette, certes !

Et maintenant Potter était vraiment en train de rire de lui. Severus sentit son sang bouillir, comme quand la vapeur atteignait le couvercle de ses chaudrons quand il les mettait sur le feu, tandis que les tremblements de Potter se transformaient en éclat de rire. Puis du rire, à une espèce de larmoyant gloussement pendant qu'il enlevait ses lunettes avec une main se cachant la figure avec l'autre.

« Arrêtez de rire de moi, » Severus prit une intonation sourde, noire, et dangereuse, mais le morveux était parti beaucoup trop loin dans sa blague. Potter secoua simplement sa tête, sa frange noire tombant sur ses doigts quand il se passa la main dans les cheveux. « Arrêtez ça ! » Severus se leva, contourna la table en trois pas furieux et attrapa Potter par le col.

« Déso— » haleta le morveux quand Severus le secoua, « Désolé, désolé. Je ris plus. »

« Oh que si ! » Ses joues étaient humides, mais foutu gosse, il était toujours en train de sourire, ses lèvres normalement douces coincées dans un étrange rictus. Severus le hissa sur ses pieds, mais Potter chancela contre lui, et bizarrement… ne se recula pas.

« Pas de vous, » Potter pressa son front contre l'épaule de Severus, expirant un souffle humide entre ses doigts. Circonspect par cette réaction, Severus attendit, s'accommodant du poids du morveux. A la fin, Potter eut un long soupir et se raidit. « Allez vous toujours attendre rien d'autre que le pire venant de moi ? » demanda-t-il d'une voix lasse.

Severus inspira, lentement et douloureusement avec son dos et ses épaules contractés. Les cheveux emmêlés de Potter chatouillaient son nez. « je ne sais pas, » admit-il, « L'êtes vous ? »

« Non je— » Potter se redressa, mais ravala sa protestation une fois qu'il eut vu le regard de Severus. « D'accord, des fois je le suis. Mais quand vous vous comportez bien, je vous cherche pas. » Severus attendit. « Normalement. »

Triomphant, Severus eut un sourire moqueur. Potter, par contre, caressait fébrilement les mains accrochées à sa chemise et son air sarcastique passa inaperçu. « Ecoutez, j'ai pas encore fini mes valises, et je dois encore me laver avant de partir, » dit le morveux, « Alors, allez vous me laisser partir bientôt, ou devrais-je vous laisser ici avec ma chemise ? »

« Et au sujet de vous ne me 'cherchant' pas, » répliqua Severus, poussant Potter contre son tabouret sans lâcher sa prise, « Allez vous m'expliquer l'incohérence que je vous ai soulignée, ou pensez vous me quitter en me laissant y réfléchir seul jusqu'à votre retour dans une quinzaine de jours pendant que vous gambadez avec les loup-garous ? »

« Gambader, » renifla Potter. Ses mains glissèrent sur Severus, mais doucement cette fois-ci, sans heurts. « Et je ne peux pas répondre à une question jusqu'à ce que vous en posiez une, vous savez, » le regard qu'il fit à Severus était défiant, oui, mais traversé par une pointe d'amusement, ainsi qu'une émotion sous-jacente de… quelque chose que Severus n'était pas habitué à voir, mais que son sexe semblait reconnaître. « Qu'est ce que vous n'avez pas compris ? »

Il déglutit, « L'expérience avec vous était… plus, » il réalisa qu'il avait complètement ouvert ses poings sous la caresse douce de Potter, et qu'il avait maintenant le plat de ses mains pressées contre l'arc chaud de son torse. Ses clavicules étaient solides sous les doigts de Severus, et un de ses doigts passait doucement sur le vallonnement du muscle près du sternum, où les battements de son cœur se ressentaient faiblement. « Ce n'était en aucun cas une simple masturbation, sinon j'aurais été en mesure de répliquer les effets moi-même—

Potter secoua sa tête. « Ce n'est pas une science exacte, » dit-il entrouvrant légèrement ses cuisses aux hanches de Severus et le rapprochant de lui. « Chaque fois est différente. Ce n'est pas toujours deux fois identiques même quand vous êtes avec la même personne. »

Snape considéra cela. « Beaucoup de variables, » décida-t-il, laissant les mains de Potter guider les siennes plus bas, glissant sur la chemise chiffonnée, et les muscles secs et tendus dessous. « Réponses hormonales, stimuli des… températures, et… » Les muscles abdominaux de Potter sursautaient sous sa caresse et la respiration du garçon se coupa quand il s'inclina en arrière contre la table, invitant ouvertement la caresse. « … Pression. Tension. » Il déglutit. « Les humains sont trop imprévisibles. »

« C'est ce qui rend ça intéressant, » accorda Potter, assez essoufflé, ses doigts faisant de légers cercles au dos des mains de Severus. « Mais… c'est habituellement assez sûr de parier que chaque expérience avec une autre personne sera plus intense— » un halètement coupa son explication quand la main de Severus glissa sur la courbe de sa hanche, et vers ses cuisses, ne touchant pas, mais sentant le renflement pressant sous le tissu. Severus considéra la réaction, et décida qu'il voulait voir la bouche du morveux impertinent s'ouvrir, si accueillante, plus souvent.

« Donc, si je vous prenais en main dés maintenant… » fit remarquer Severus, retournant une de ses mains vers la ceinture de Potter, et souriant d'un air satisfait quand l'inspiration de Potter fit reculer sa chair tremblante de la fermeture, « ne connaissant uniquement que ma seule caresse pour guide, » il s'attaqua aux boutons, et baissa la braguette avec une pression douce et taquine sur la turgescence en dessous, « Cela sera supérieur à vos propres caresses ? » Logiquement, il savait que ce ne pouvait pas être le cas. C'était une assertion ridicule. Potter se donnait du plaisir depuis des années, et devait connaître ses préférences pour la vitesse, la pression et l'inclinaison, là où Severus pouvait seulement deviner, et probablement deviner mal, mais…

Mais les joues de Potter étaient rougies, et ses yeux étaient assombris par ce qui pouvait être uniquement appelé du désir, et sa lèvre inférieure était miroitante, et meurtrie par ses dents, et par Merlin, il avait l'air autant débauché que Severus se rappelait l'avoir été sous les mains du très talentueux morveux.

« Vous voulez le découvrir ? » Osa Potter complètement essoufflé, se frottant à la table pour faire glisser son pantalon. Son caleçon suivit et Severus se trouva une fois de plus confronté au sexe de Potter. C'était un sexe décent—les magasines avaient rendu la comparaison possible, il n'avait jamais été de ceux à esquiver ses recherches—pas intimidant par sa grosseur, mais certainement assez long pour requérir un bon mouvement du coude en passant sa main de la racine au sommet. Un sexe impatient, rosé et mauve, mais avec une teinte plus foncée au niveau du prépuce, visible quand la main de Severus s'abaissa, passant durement son pouce contre la grosse veine et récoltant un bruit guttural de son propriétaire.

Oui. C'était un air convenable pour Potter, décida Severus, regardant les yeux mi-clos, les joues rougies, et la bouche haletante et accueillante. Severus le re-fit, notant comment les hanches de Potter se soulevaient avec envie, bien que le morveux essayait de les en empêcher. « Vou… Lez, vous— » haleta Potter, alors que ses doigts effleuraient son pantalon, et l'érection cachée dessous.

Severus tapa sur sa main pour l'éloigner. « Arrêtez d'essayer de me distraire, » ordonna-t-il arrachant un halètement à Potter avec son mouvement de poignet et de pouce. Avec un gémissement coincé dans sa gorge, Potter enleva sa main, mais uniquement pour la laisser sur la hanche de Severus tandis qu'il relâchait un souffle tremblotant. Severus le fit payer pour son arrogance, roulant le prépuce sur le gland de Potter comme du marbre sous sa paume pendant qu'il tenait fermement son sexe avec son autre main. Puis, lubrifié par le liquide séminal de Potter, il partit à la recherche des trop célèbres testicules du morveux.

« Putain, Snape, » siffla Potter, ses doigts solidement plantés dans sa hanche, « Juste… un peu… » Enfin les testicules, lourdes et douces dans sa main, se contractèrent soudainement. Le sexe de Potter se durcit encore plus et tressauta entre ses doigts, et le morveux fit un bruit scandaleusement affamé, quelque part entre le sifflement et le gargouillement, quand il jouit dans la main de Snape.

Merlin. Comment pouvait-il être si affamé et repu à la fois ? La tête du garçon était renversée en arrière, sa bouche étirée autour d'un cri muet, ses yeux révulsés n'étant plus qu'une ligne brillante sous ses longs cils. Ses hanches se remuaient, poussant franchement dans la main humide de Severus, jusqu'à ce qu'il n'est plus rien à donner, et s'effondra contre la table, laissant la hanche de Severus froide quand sa main se retira.

Severus se rapprocha, gardant sa poigne mais l'adoucissant quand des frémissements parcoururent le corps de Potter. Il respirait fort, nota Severus, presque aussi fort que Potter lui-même, et son sexe… son sexe hurlait pour une attention. Il l'ignora, comme il le faisait d'habitude, et voulut enlever de son nez une mèche de ses cheveux.

Mais la substance sur ses doigts l'arrêta ; soyeuse et brillante comme du marbre. Visuellement, c'était peut être dégoûtant, s'il n'avait été un homme assez habitué à avoir des choses dégoûtantes sur ses doigts à peu près tous les jours de la semaine. Mais l'odeur… c'était différent. C'était aromatique, musqué et velouté, quand il l'huma. Il pouvait sentir le sel, et un élément curieux, un élément terreux qui était quelque part entre le vin et les champignons noirs sauvages qu'il aimait ramasser au printemps dans la forêt. Il prit une plus large inspiration, se concentrant sur l'odeur envahissant son palais, mais ne put manquer la façon dont son sexe se manifesta à l'odeur, comme s'il était affamé.

Et bien… pourquoi pas ?

Potter eut une autre sorte de gémissement, et Severus l'ignora afin de goûter à la semence pâle que le morveux avait laissée au travers de sa main. L'aigreur le surprit, mais cela laissa place ensuite à des flaveurs plus subtiles et complexes. Il glissa son doigt loin dans sa bouche, pour en avoir plus, puis un autre doigt, suivant le liseré blanc sur ses jointures, et sur son pouce, les sourcils froncés par la concentration. Cela ne défiait pas ses compétences d'analyse, cet insaisissable goût de la reddition de Potter, mais c'en était peu loin.

Absorbé comme il était, Severus ne remarqua pas quand Potter étouffa un juron, se redressa du bord de la table, et y poussa Severus avec son corps. Il la cogna avec une insulte et un grognement, mais Potter était déjà à genoux, s'attaquant aux boutons du pantalon de Severus avant qu'il ait pu retrouver son équilibre.

« Par tous les diables— » grogna-t-il, puis fit un son entre le glapissement et le grognement quand Potter libéra son érection, et souffla sur son gland.

« Vous êtes, » dit Potter, chacun de ses mots se répercutant contre le sexe de Severus, « Incroyablement excitant…, » et il sortit sa langue et lécha ! Chaud, et humide, et dur et glissant, et juste sur le gland violacé et douloureux et bon Dieu, était-ce lui qui venait de faire ce bruit ? « Vous n'avez aucune putain d'idée à quel point c'est sexy, hein ? » Sans attente de réponse, Potter lécha de nouveau, tirant doucement sur le prépuce avec ses doigts pour laisser sa langue glisser dessous, et maudis soit l'enfer, ce devait être lui, parce qu'il fit ce bruit à nouveau !

Sans réfléchir, il attrapa la tête noire et échevelée avec ses deux mains—pour le pousser, pour le faire revenir, pour juste se tenir à quelque chose quand les lèvres de Potter se refermèrent sur lui et le sucèrent profondément. Et c'était tout ce qu'il avait jamais pu imaginer être, et ce n'était °rien° de ce à quoi il s'était attendu ; un fourmillement de sensations qui se déplaçait tout le long de sa peau comme une vague de feu. Une pression, et une succion, et tellement de chaleur, et ces petits bruits grognés que Potter faisait quand sa langue—oh bon Dieu, sa langue ne pouvait pas aller si loin, n'est ce pas ? Quelle était cette pression…

Puis, avec un bon effort, Potter avala—avala et pressa ses lèvres en avançant, le menton touchant les testicules de Severus, les cheveux en cascade sur ses lèvres étirées.

Severus s'arrêta de respirer.

Les yeux de Potter s'ouvrirent, regardant vers le haut, rivés à ceux de Severus. Il s'avança de nouveau, juste un tout petit peu, et soudainement Severus jouit, hurlant muettement, laissant son âme dans la gorge du morveux. Potter se recula alors, se redressant sur ses talons et maintint le sexe tremblant de Severus près de sa bouche ouverte, ainsi les jets de sperme atterrirent sur le bout de sa langue, ses lèvres, même son nez, et se fut trop.

Il y eut un bruit de vaisselle cassée. Un éclat et un splash, et il y eut du thé et du jus de citrouille dans tous les sens, et Severus n'y porta absolument aucune attention.

Il remit Potter sur ses pieds, et fit pénétrer sa langue entre les lèvres ouvertes, léchant, testant sa propre semence sans le moindre intérêt d'analyse. Il voulait uniquement les lèvres de Potter, sa langue, et il se foutait complètement de ce qu'il y avait dessus ! Et à en juger par les bruits affamés que Potter faisait dans sa gorge, la grippe de ses mains dans les robes de Severus, et l'emmêlement acharné qu'il faisait de leurs langues, Potter n'y portait aucune attention non plus.

Il s'éloigna, tenta de reprendre son souffle, et cria lors de la soudaine sensation enveloppante du transplanage. Se remettant tout juste des affres de son orgasme, c'était presque sensuel, mais alarmant en même temps. Spécialement quand ils émergèrent, littéralement, du transplanage dans de l'eau chaude.

Une baignoire, pour être exact, ronde et profonde et pleine d'eau bouillante qui s'engouffrait dans les bottes de Severus, et faisait flotter ses robes et celles de Potter tels des nuages noirs. « PAR LES SEPT CERCLES DE L'ENFER— » Severus s'arracha de l'étreinte de Potter essayant de ne pas glisser sur les carreaux. Le bord de la baignoire empêcha la chute, mais Potter ne fut pas aussi chanceux.

Cela mettait un peu de baume au cœur de Severus de voir Potter dégringoler dans l'eau. Même s'il savourait la joie de voir l'imbécile se noyer, Severus ne pourrait en outre ne jamais avoir ses réponses, ainsi il plongea une main à la recherche de Potter pour le remettre sur ses pieds.

« N'essayez même pas de me convaincre qu'il est considéré comme pratique courante d'interrompre les endomorphines post-coïtales en transplanant sans prévenir et faire trempette ensuite, » rabroua-t-il, attendant que Potter arrête de tousser, plus lui plongea la tête dans l'eau de nouveau. Mais juste un court instant. « Qu'est ce que vous vouliez me faire comprendre ? »

Potter secoua la tête, toussant désespérément de tout son coeur quand il pointa à droite, là où dans l'ovale de la pièce un espace vide comportait un banc et une pile de serviettes. Il y avait un épais tapis sur le sol carrelé, d'un coloris verdoyant et étrangement élégant au milieu de l'ambiance rustique de la salle de bain. « J'ai loupé ma cible, » parvint à souffler Potter. « Vous m'avez distrait. »

« Donc c'est ma faute ? »

« C'était un compliment, Snape, » la voix de Potter était basse et rugueuse, bien que Severus ne pensait pas qu'il avait toussé aussi fort. « C'était un putain de baiser. »

Oh. Et bien cela était… différent. Potter, cependant, ne remarqua pas la déconfiture de Severus à la louange inattendue, parce qu'il était en train de se tortiller dans ses robes et de déboutonner sa chemise. « Qu'est ce— » Severus sursauta quand Potter mit les vêtements mouillés par terre, puis se pencha pour enlever son pantalon. « Arrêtez ça ! »

« Pourquoi ? » demanda Potter, ne lui accordant seulement qu'un coup d'œil. « J'ai besoin de me laver avant de partir—je vous l'ai dit. Et merci pour votre part de magie quand je vous suçait, » était-ce un rictus ? Maudis soit le morveux, c'en était un bref, mais Severus était certain de l'avoir vu ! « --vous avez besoin d'un bain également. Vous ne voulez pas que quelqu'un puisse vous voir si vous retournez à vos cachots avec du jus de citrouille dans les cheveux ? »

Bien sûr qu'il ne voulait pas. Mais quand même. Potter, malgré cela, finit d'enlever son pantalon, son caleçon et ses chaussettes et les posa par terre. Et alors que la vue était agréable—Potter n'avait pas encore perdu son corps ferme qu'il devait au Quidditch—cela donna encore moins envie à Severus d'être nu devant lui.

« Oh, ALLEZ ! » Cria Potter, levant les yeux au ciel. « Je viens juste d'avoir votre queue dans ma bouche, Snape, vous n'avez pas à être sentimental là-dessus maintenant. »

« La fellation… est une chose, » dit-il, son dos touchant le mur tandis que Potter s'approchait de lui, « Mais—laissez ça tranquille !—je ne veux pas—je ne suis pas accoutumé à—Potter, si vous ne—ARRETEZ de tripatouiller mes boutons, crétin ! » Il tapa sur les mains du morveux pour qu'il les retire et au final fut récompensé par un regard triste de la part de ces yeux verts distrayants.

« Snape, quel est le problème ? Je sais que vous avez utilisé les douches collectives de Poudlard quand vous étiez jeune, comme moi…oh. » L'estomac de Severus se tordit quand il vit que Potter avait deviné la vérité. Il frémit quand Potter posa une main sur son bras, mais il ne fit qu'une petite pression. « C'était aussi mauvais que ça pour vous? » Severus détourna le regard et Potter se fit sa réponse tout seul. Mais, Merlin soit loué, il renonça à prolonger cette conversation.

« J'aimerais vous voir, » dit Potter, nageant vers l'autre côté du bassin et s'asseyant sur les marches. « J'aurai besoin de voir à quoi vous ressemblez un beau jour, si nous continuons, mais mis à part ça… et bien… » il haussa les épaules et ces maudits yeux suppliants se rivetèrent à ceux de Severus. « J'aimerais juste. Maintenant. S'il vous plaît. »

Severus retint sa respiration, sentant la laine mouillée et rêche de sa veste et des ses robes crisser contre ses côtes, et la sensation moins confortable de son sexe flasque flottant contre la toile de son pantalon toujours ouvert. Il se souvint du regard de Potter deux jours plus tôt, quand il avait osé un « Alors ne me donnez pas matière à rire. » Il n'y avait pas de défi là maintenant… mais Severus savait qu'ils n'en étaient pas loin.

Il pouvait partir. Il pouvait passer devant Potter, lancer un sort pour sécher ses vêtements, le jus dans ses cheveux, et partir. Potter ne courrait pas après lui. Le morveux était nu et trop loin de sa baguette. Il ne pourrait pas.

Severus sortit sa baguette de sa manche… et fit disparaître ses vêtements.

Il ne ferma pas les yeux—il avait déjà eu à faire face à des situations plus humiliantes qu'un morveux aux yeux verts amusé. Non, Severus regarda ces yeux embrumés voyager sur lui, notant la position de ses côtes, la cicatrice allant du sternum à sa hanche en passant par son ventre, les os saillants de ses coudes, ses hanches osseuses. Heureusement, au moins, que l'eau couvrait ses genoux noueux de sa vue. En ayant assez de la pause d'exhibitionnisme humiliant, Severus se retourna, laissant son dos dans le champ de vision de Potter, et attendit.

Oui, Potter retint son souffle. Peu ne le ferait pas, à la vue de cette collection de cicatrices. La surface de l'eau s'agita. Quelques gouttes glissèrent le long d'une main sortie du bain quelques secondes avant qu'elle touche, sensuelle et douce, son épaule. De l'eau dégoulina de la caresse, coulant comme de chaudes larmes dans son dos.

Le son d'un objet pénétrant l'eau. Severus tourna sa tête pour voir Potter sortir une éponge de l'eau—Merlin seul savait comment elle était arrivée là—et la presser contre le dos de Severus en de longs mouvements sensuels qui résonnèrent jusque dans ses os.

« Vous n'avez pas besoin— » commença-t-il, coupé par un frémissement quand Potter trempa l'éponge une nouvelle fois et mouilla un peu plus de peau, « Contrairement à l'opinion publique, je sais comment—

« Chut, » répliqua Potter. « Ça fait parti de la leçon. »

« Se laver ? »

« Caresser. » L'éponge revint, cette fois chargé d'un savon gras et résineux qui coula sensuellement sur la peau de Severus. Potter recouvrit son dos par de longues et tendres caresses—assez fermes pour stimuler la peau, mais ne la râpant pas. « Votre amant s'attendra à ce que vous le caressiez, » dit le morveux, un léger essoufflement trahissait son ton décontracté, « Parce que vous ressentez le besoin de sa peau sous vos mains, parce que vous aimez son odeur, pas uniquement parce que vous voulez le séduire. Caresser est important. Ça veut dire que vous croyez en quelqu'un. »

Potter pressa l'éponge contre sa hanche jusqu'à ce qu'il lève le bras pour lui laisser le passage. Puis—ohh, si défendu, la sensation du savon se répandit contre son dos et le torse de Potter ! Et comment se pouvait-il que son aine frémisse quand la main de Potter caressa son torse et son ventre ! Par Merlin, il venait juste d'avoir un orgasme !

« Ceci, » déglutit Severus, « Ceci, n'est pas sensé séduire ? »

Le souffle de Potter était comme une légère brise contre son épaule. « Et bien… ça pourrait l'être… mais ça n'est pas forcément le but, si vous ne voulez pas. » Il plongea l'éponge dans l'eau et ses doigts effleurèrent le sexe de Severus. Puis il la serra fort pour enlever le savon. « La confiance, ok ? Ça va dans les deux sens. Vous faites confiance à votre amant pour qu'il vous disent quand il a envie de vous, et il vous fait confiance si vous n'êtes pas sur la même longueur d'onde. Et si vous dites non, il y aura une autre fois où vous direz oui. » Il plongea l'éponge de nouveau et cette fois-ci l'effleurement n'était pas accidentel.

Severus attrapa son poignet et lui retira l'éponge. Il pouvait sentir le sexe de Potter flotter contre ses cuisses, bougeant avec le subtil mouvement de l'eau… ou possiblement avec le mouvement des hanches de Potter. « Je vois… et cette petite manipulation de votre part ? Quels sont les facteurs à prendre en compte dans la négociation ? »

Potter parut seulement un tout petit peu châtié quand il laissa Severus s'éloigner. « Je vous donnais juste mon avis, c'est tout. Vous n'avez pas encore dit non, alors… »

« Mais si je le dis, vous arrêterez de me caresser ? »

Les yeux de Potter se détournèrent de son visage, vers l'éponge crispée dans sa main. L'eau s'écoulant de ses cheveux traça des chemins sinueux sur le jeune torse couvert de savon quand il considéra, « J'arrêterai de vous embêter, oui. Mais si vous ne voulez pas que je vous touche, alors il faudra que vous me le disiez. »

Mystifié, Severus remua sa tête. « Mais pourquoi ? »

Potter sourit et fit une moitié d'haussement d'épaule avant de lancer un accio sur une autre éponge. « Parce que j'aime ça. Parce que vous êtes là, nu et très séduisant dans ma baignoire, parce que vous avez toujours du jus de citrouille dans vos cheveux. » Il releva l'éponge, gorgée d'eau, et prit sa lèvre inférieure entre ses dents une seconde avant de demander, « Alors… allez vous me dire non ? »

Severus leva les yeux au ciel. « Je ne suis pas aussi ignorant pour manquer le fait que vous souhaitez que je vous dise oui… »

Le sourire de Potter s'agrandit, et il se mit sur la pointe des pieds pour passer son éponge sur la tête de Severus. « Ça sera suffisant, » dit il quand Severus se mit à crachoter.

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A suivre

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Modifié le 22/07/08