Rating : M

Prairing : HP/SS, un peu HP/DM (mais juste un peu et pas forcément pour le bonheur d'Harry) et quelques autres sous-entendus.

Disclaimer : Vraiment rien à moi, personnages et univers de JKR, histoire de la sémillante Cluegirl, moi je traduis seulement…

Spoiler : tome 6

Avertissements : Ceci est un slash, c'est-à-dire deux fringants (enfin pas si frais que ça dans cette histoire) jeunes hommes en train de batifoler dans la nature. Cette fic a un rating M, ne perdez pas ça de vue, surtout pour aujourd'hui.

Note de la traductrice : Le lien vers l'histoire originale est toujours disponible dans mon profil. Cluegirl a même posté un nouveau chapitre et il est gnuhargh (au moins).

Note pour ce chapitre : Les passages raturés en VO sont indiqués comme ceci (bla bla)

Faites bien attention aux dates… Je vous souhaite une bonne lecture !

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Everybody's fool - - Chacun sa folie

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Chapitre 9 : Le blues des lundis orageux

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(Remus Lupin, sale branleur !)

Cher Remus.

Ha ha, oh, c'est trop drôle. Snape l'a fracassée sur le sol quand je lui ai donné cette eau de Cologne dont tu disais avoir toujours été ta favorite. Tu AURAIS PU ME PREVENIR que Sirius avait pour habitude de se parfumer avec quand vous étiez à l'école, puisque, comme tu le sais, JE L'AI acheté pour le type que Sirius avait pour loisir de tourmenter !

Maintenant mon cottage chlingue à cause du truc et j'ai dû me débarrasser du tapis sur lequel il a explosé la bouteille. ET il ne m'a pas adressé la parole pendant trois jours, en plus, parce qu'il pense que j'ai voulu me moquer de lui. C'est pas ce que j'appelle faire une bonne impression à l'anniversaire d'un gars, tu sais ? Bordel de merde, qu'est ce—

(Non, non, non. Tu as compris de travers. Peut être qu'il ne le sait pas. Tu ne peux pas lui envoyer ça, Harry. Essaye encore.)

Cher Remus.

Merci pour ton conseil pour le cadeau d'anniversaire de Snape. L'eau de Cologne a fait une assez bonne impression—je ne pense pas qu'il s'attendait du tout à ça. Je ne lui ai pas encore dit que c'état ton idée, mais je suis sûr qu'il appréciera le sentiment derrière comme je le fais.

Prends soin de toi.

Harry

(Ps. : Sale branleur !)

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10 août

C'était un mauvais départ pour une mauvaise journée.

Severus avait trop dormi, pour commencer, ce qui le laissait toujours endolori et nauséeux. Cela était déjà assez mal en soi, mais le fait qu'il allait devoir encore faire face à une autre journée non productive sur les foutus problèmes de protections qu'il avait débattus avec Potter pendant une semaine et demi, donnèrent envie à Severus de se retourner et de se cacher sous les couvertures.

Et il aurait très bien pu s'en tirer comme ça, aussi bien. Potter ne s'était pas dérangé à descendre au laboratoire depuis que Severus l'avait mis dehors avec un coup de pied au derrière vendredi dernier. (Des erreurs sur l'Arithmancie, certes ! Le petit présomptueux !) Il n'y avait pas encore d'étudiants, la plus grande partie du personnel était toujours quelque part en vacances, et Merlin savait que la Directrice n'attendrait rien de lui un lundi matin... Mais Severus ne parvint à rester allongé qu'un quart d'heure de plus avant de mettre fin à son désespoir, et au final de sortir du lit. Avec un grognement et un juron bien tourné, Severus s'habilla et appela un elfe pour lui apporter son petit-déjeuner.

Avec lequel la foutue créature s'embrouilla. Trois œufs cuits pendant une minute, au lieu d'un œuf cuit trois minutes, des crêpes au lieu de muffins, pas de scone en vue, et de la crème dans son thé au lieu du lait.

Severus mettait du lait dans son thé toutes les fois où il avait bu cette boisson à Poudlard ! Même Albus savait qu'il fallait un pot de lait sur le plateau à chaque fois où il invitait Severus à son bureau pour une de ces foutues discussions ! De la crème, certes !

Severus venait juste de se décider à descendre aux cuisines et expliquer le problème quand ses protections s'enclenchèrent. Juste après, Potter ouvrait la porte de sa chambre dans un grand 'bang'.

« J'ai réussi ! » Hurla-t-il, un regard furieux, les cheveux emmêlés et partiellement hérissés, et ses vêtements froissés. Potter ressemblait trait pour trait à un fou furieux quand il se glissa à l'intérieur et fit une halte près de la table de petit déjeuner de Severus.

« Je ne me rappelle pas vous avoir invité ici—

Potter, le rude petit bâtard, se précipita vers lui. « La méthode d'identification, Snape, » dit-il, comme si Severus était le malade ici. « J'ai trouvé comment centraliser et diriger les bulles—

« Potter, J'AI trouvé ceci avant que vous ne daigniez ramener vos fesses trop parfumées d'Italie ! » Severus donna un coup de pied à sa chaise et cogna sa cuiller contre la table. « Mais, comme il semble que vous ayez dormi jusque là, permettez moi de vous rappeler que la structure centralisée des sphères enchantées pour le—

« Snape ! » Si Severus avait eu le bénéfice d'une bonne tasse de thé avant que le misérable n'ait fait interruption, Potter n'aurait jamais pu attraper sa mâchoire comme cela, réflexes d'Attrapeur ou non ! « Vous ne me portez pas attention. Nous avions décidé que nous ne pouvions pas utiliser les bulles comme une partie des protections du château parce que… »

« Parce que comme vous, ces foutues choses n'ont ni raisonnement, ni intelligence, ni mémoire, » répliqua Severus, éloignant les mains de son visage quand vraiment, il ne pouvait plus se retenir de mordre les doigts jusqu'au sang. « Les sphères enchantées peuvent être dirigées par le vestige du verre principal, mais uniquement pour des tâches spécifiques et limitées dans le temps. »

« Vrai, et nous ne pouvons pas nous en servir comme une sécurité magique car les gens racontent en général des bobards, et même ceux qui ne le font pas peuvent toujours être trompés, ou juste faire des erreurs. »

« Potter, si vous avez fait tout ce chemin jusque ici et interrompu mon déjeuner uniquement parc—

« Vous ne le mangez pas de toute façon, » dit Potter comme si cela changeait quelque chose. Severus se redressa sur sa chaise et mis un morceau de crêpe dans sa bouche tandis que Potter laissait tomber sur la table sa liasse de papier tel un marteau de fortune. « Maintenant, devinez ça, Batman : Quelle est la seule chose que tous les diplômés de Poudlard ont en commun ? »

« D'être allés à Poudlard, benêt. » Severus ignora le commentaire sur le bat truc—ce n'était pas comme s'il n'avait pas entendu pire de la part du morveux, après tout.

D'une certaine façon cela fit augmenter le sourire de Potter. « ET, quel est le premier pas requis pour aller à Poudlard ? »

Merlin, il détestait les crêpes. Il jeta la chose dans son assiette et siffla. « Je n'arrive pas à voir comment le Poudlard Express pourrait—

« Non, non, non, vous loupez le truc ! » Severus se pencha en arrière tandis que Potter plongeait vers lui, mais au lieu de saisir une fois encore ses épaules, Potter s'empara seulement du morceau de crêpe entamé. « Je pense à quelqu'un qui a rencontré tous les étudiants de Poudlard, de toute l'histoire de Poudlard. Quelqu'un qui a lu clairement dans leurs cœurs et leurs esprits, leurs forces, leurs faiblesses, intentions et potentiels dans les quelques secondes où il les a rencontrés. Quelqu'un qui ne peut pas être acheté, subir un chantage, être mis sous Impero, souffrir de la Légilimencie ou être tué. Quelqu'un dont la dévotion à Poudlard est absolument inébranlable. »

« Ah oui, » acquiesça Severus, se servant d'un peu de thé. « C'est clair maintenant. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi je ne l'avais pas réalisé avant. »

« Exactement ! » Eructa Potter, tapant le plat de sa main sur la table et faisant clinquer tous les accessoires servant au thé. « Je savais que vous—

« Vous êtes saoul de toute évidence. »

« Quoi ? Non ! »

« Car, » Severus se leva de sa chaise brusquement en grognant. « Si vous n'êtes ni dans un état d'ébriété avancé, ni souffrant d'un conséquent traumatisme crânien, vous ne pouvez possiblement pas suggérer que nous connections le cœur et l'âme des protections magiques à un objet magique qui n'a même pas le bénéfice d'un résidu de cerveau même de l'espèce de ceux que les Griffondors clament avoir ! »

Potter le regarda yeux grands ouverts. « Waouh. Vous arrivez à sortir tout ça comme ça ? »

Severus soupira. C'était ça ou gémir. « Je ne répète pas mes insultes, idiot. Elles sont immanquablement inspirées par la profonde stupidité de l'humanité en général, et par vous en parti—

« Je vous défie d'essayer. »

« Je ne relève pas de défis avec les Griffondors ! » Les mots étaient hors de sa bouche sans une deuxième pensée. Parce que, bien sûr, qu'il ne les relevait pas. Seul un fou aurait pu faire ça. « Essayer quoi, exactement ? »

« Mettez le sur votre tête, pour voir si vous pouvez lui mentir, » le rictus de Potter était réfrigérant. « Vous avez menti à Voldemort, qui était ouvertement connu pour être le meilleur légilimens vivant. Vous avez menti au monde Magique en entier pendant les dernières années de la guerre. Si vous pouvez en laisser passer un au Choixpeau magique, alors je laisserai tomber le sujet des transplanages dans Poudlard pour toujours. »

Severus avait, cependant, arrêté de l'écouter alors que la notion démente, ridicule et profondément Dumbledorienne commençait à avoir un certain poids dans son esprit. « Cela requerrait un endroit pour ceux qui seraient détenus par les sphères enchantées, » songea-t-il à voix haute. « Quelque chose de sécurisé, mais pas trop éloigné pour que les visiteurs légitimes qui ne seraient pas connu du Choixpeau ne souffrent pas du désagrément. Quelque chose de magiquement—

« La salle sur demande, » La voix de Potter était un défi ouvert et pressé. « La chambre des Secrets pour les menaces connues ou les visiteurs sur liste noire. »

« La Directrice voudra connaître—

« Elle est dans son bureau en ce moment. »

« Et il faudra l'implanter—

« Avant que les étudiants n'arrivent, » les yeux de Potter s'illuminaient et quelque part la lueur de triomphe ne réussit pas à faire grincer des dents Severus. « Une fois que nous saurons que ça marche, nous déciderons si nous avons assez de temps pour ça. Alors si vous êtes prêt à arrêter de bouder, allez chercher la Reine des Bulles, on ne peut pas faire cette expérience au sinon ! »

« La glace est fine, Potter… » Grogna Severus alors qu'il se dirigeait vers le laboratoire où le modeste morceau de verre attendait toujours. « Et je veux que tout soit réglé avant que je ne remette les pieds dans ce bureau, » il agrippa l'épaule de Potter, coupant court à sa course vers la porte. « Je ne relève pas de défis de la part de Griffondors. Pas même de vous. »

Potter rit, le misérable, et s'approcha pour l'embrasser furtivement sur la bouche. « Je parlerai au Choixpeau si vous voulez, » dit-il, le guidant dans le couloir avec lui. « Mais si ça marche réellement, alors c'est vous qui offrez la bouteille ce soir et je veux du scotch ! »

Effleurant ses lèvres avec le bout de ses doigts, Severus oublia de mentionner qu'il avait commandé une bouteille d'Auld Wallace à Pré-au-Lard deux semaines auparavant. Cela ferait aussi bien l'affaire d'une offre de paix, si cette ridicule idée marchait néanmoins, comme d'un cadeau d'anniversaire.

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Potter releva la tête quand Severus lui tendit un verre, ses yeux verts toujours brillant de triomphe, comme si leur accomplissement de cet après-midi était son seul travail. Severus savait au-delà de toutes certitudes que les prochains mots que le morveux sortirait seraient odieux. Egoïstes et narcissiques, et profondément sans decorum comme l'homme lui-même.

« Bon boulot aujourd'hui, Snape, » dit Potter.

Par les couilles de Merlin, il avait raison. Faites confiance à Potter pour n'avoir aucun respect pour complètement et profondément snober quelqu'un ! C'était déjà assez mal qu'il ait réussi à se traîner jusque dans les appartements de Severus et d'avoir résolu par lui-même le problème qui les préoccupait depuis quinze jours, mais l'enthousiasme infernal de Potter n'était absolument pas de circonstance.

Cependant, Severus se trouva lui-même en train d'acquiescer au foutu compliment avant qu'il ne s'éloigne vers son fauteuil.

Avec la mémoire courte, Potter jacassa pendant que Severus installait ses légères robes d'été autour de lui. « Je croix que Minerva a été vraiment impressionnée avec les bulles et—

« Typique des Griffondors d'être distraits par la partie colorée du processus, » marmonna-t-il, « Les sphères enchantées sont simplement un jeu amusant sans la mise au point précieuse du Choixpeau. » Potter s'illumina, prenant clairement sa critique générale des Griffondors comme une sorte de compliment personnel. Dégoûté, Severus laissa tomber, et par un instinct résiduel d'auto protection, Potter arrêta également, bien qu'il n'arrivât pas à cesser de sourire.

Severus se concentra sur son verre, et jeta quelques regards en coin au fléau de son existence en silence. La couleur dorée de son précédant coup de soleil adoucit créait un plaisant contraste avec les occasionnels flashs de dents blanches et d'yeux verts lumineux. Son séjour près du lac italien lui avait été profitable, bien que la profonde injustice que Potter soit bronzé plutôt que pelé altérait partiellement l'appréciation de la vue.

Il se consola avec son whiskey, ignorant le fait qu'il semblait s'être habitué à la chose à un moment, et était même parvenu à l'apprécier au fil des mois à force de la ténacité de Potter à l'amener. Potter, de même, semblait perdu dans son verre et buvait en silence.

« Alors, vous pensez vraiment qu'on aura le temps de tout installer avant que les étudiants reviennent ? » Potter brisa le silence au moment même où Severus commençait à l'apprécier.

Il renifla et re-remplit leurs verres. « Potter, je n'aurais pas dit ceci à la Directrice si je n'avais pas été confiant en mes— » il coupa court, puis redirigea la discussion en faveur de l'ego du Héros. « Nos habilités à y parvenir. De plus, ce schème de portoloins est simplement un supplément aux protections existantes, que nous laisserons en place jusqu'à ce que nous ayons trouvé une solution propre au problème des pierres de protections. »

« Ouais, » Potter ne semblait pas convaincu, « Mais il n'y a plus que quelques semaines, et—

« Et le plus gros du travail, » fit remarquer Severus, « a été accomplit dans le bureau de la Directrice aujourd'hui. Tout ce qui reste est à faire au retour du personnel et de leur laisser démanteler toutes les protections personnelles qu'ils ont installées dans leurs appartements, salles de classe, et à vous de faire plus de ces sphères enchantées—

« Vous pouvez les appeler des bulles, vous savez. »

Severus l'ignora. « --comme cela nous aurons un sort référant—

« La Reine des Bulles. »

« --Sort. Référant. Au cas où quelque chose d'imprévu arriverait au premier. Même si vous deviez rester dans votre lamentable état d'ébriété—

« Hé ! »

« --pendant les vingt prochains jours, honorer notre engagement ne devrait pas poser de problème. »

« Un putain de verre, » protesta Potter, se tenant droit dans son fauteuil pour montrer à l'appui de son verre qu'il avait presque fini deux fois dans la journée. « Un putain de verre ne me met pas dans 'un lamentable état d'ébriété' ! »

Severus grimaça et vida le sien. « Il le fait quand vous avez clairement sauté le petit déjeuner pour débarquer dans mes cachots à la première heure, puis passé le reste du matin sur les protections sans vous arrêter pour une collation. » Les réclamations de Potter s'arrêtèrent brusquement et son regard se changea en cette expression ahurie qu'il prenait toujours quand le morveux essayait de faire des calculs mentaux. Severus attendit jusqu'au rougissement anticipé sur ses joues avant que la remarque ne l'atteigne. « Ou, n'ai-je pas réussi à percevoir cet essai cabotin de me rendre saoul et aimable ? »

De façon inattendue, le sourire de Potter réapparut. « Et bien, je dois l'admettre, vous êtes habituellement plus aimable quand vous êtes saoul, mais aujourd'hui ce n'était pas délibéré, je vous le promets. J'ai juste eu l'esprit ailleurs et j'ai un peu oublié de manger, c'est tout. »

Severus haussa sceptiquement un sourcil. « Oublier de manger ? Quel genre d'idiots oublient de manger ? » Il fit un geste avec son verre, montrant le corps longiligne et sous alimenté de Potter. « Que croyez vous que votre métabolisme a utilisé pour générer la magie dont vous avez eu besoin aujourd'hui ? Plus de votre masse musculaire ? Ou avez-vous décidé que vous n'êtes pas assez petit et que vous pouviez perdre le poids de vos os à la place ? Et POURQUOI diable êtes vous en train de sourire, imbécile—

Le rire muet de Potter devint audible, et Severus mit en place son plus féroce froncement de sourcils en attendant.

« Vous— » parvint à éructer Potter. « Vous êtes inquiet pour moi ! »

Severus se lança à la recherche de la bouteille pour cacher sa soudaine mortification. « Bien sûr que non—

« Si, vous l'êtes ! » Potter tendit son verre pour une autre tournée. « Vous êtes assis là, noir comme un chaudron, et me faites la morale parce que j'ai loupé des repas, alors que vous n'avez même pas mangé vous aussi, et vous avez fait autant de magie que moi ! »

« Balivernes, » répliqua Severus, versant une plus grosse dose de liqueur, puis remplissant son verre. « J'ai simplement—

« Simplement fait tout le travail de charme sur la Reine des Bulles—

« Le sort référant. »

« --alors que j'ai juste discuté avec le Choixpeau. » (1) Il tiqua puis rit dans sa barbe. « Chat avec le chap'. Hé. Dites, vous pensez pas que le Dr Seuss soit venu avec McGonagall à Poudlard ?

« Docteur qui ? » Mais bien entendu, Potter l'ignora.

« Alors nous avons le cha…rognard dans le chapeau aussi, n'est ce pas ? Et le bât—

« Potter… » Severus l'avertit et miraculeusement, Potter paya attention.

« Le gniard dans le chapeau, ça pourrait être Draco Malfoy… non attendez, il serait le chiard dans le chapeau. »

Severus ne rit pas, bien qu'il en donnait l'air. « Et vous seriez ? »

« Le saoulard dans le chapeau, à votre service ! » Potter descendit de son fauteuil pour s'incliner, et parvint même à ne pas s'écrouler par terre, bien que Severus n'arrivât pas à voir comment. Et quand il se redressa, il avait non seulement un verre toujours rempli dans une main, mais aussi sa baguette dans l'autre.

Le petit misérable ! Pensa Severus Il métabolise bel et bien l'alcool ! Il n'y avait pas d'autres explications possibles mis à part que le morveux convertissait directement en énergie magique, tout comme Albus l'avait toujours fait avec le sucre ! L'injustice était tout simplement écoeurante.

En représailles, Severus tapa le dessous du verre de Potter avant qu'il ne se rasseye.

« Je n'étais pas inquiet, » dit il tandis que Potter léchait le whiskey sur ses doigts pendant qu'il se laissait tomber dans le fauteuil. « Si j'étais plus enclin à m'inquiéter, je ne m'ennuierais pas avec de telles trivialités sur ce que vous mangez ou non. Alors que vous offrez tant d'autres exemples plus judicieux de votre auto destruction. »

« Hé non ! Je n'ai pas tenté de m'auto détruire depuis des mois, » dit Potter, ses yeux, enfin, commençant à montrer quelques traces de circonspections appropriées alors qu'il finissait de nettoyer ses doigts. « Je vous l'ai déjà dit, je ne savais pas à propos de cette eau de Cologne. C'était une erreur honnête. » Severus ignora la tactique de distraction et fonça dans là brèche à la place.

« Mmm. Et mis appart votre essai nébuleux pour vous dérober, je suppose que vous imaginez que vous cacher de votre famille d'accueil en faveur de votre sordide histoire avec un individu semble normal pour vous ? »

Potter devint très tendu, son verre en suspend contre ses lèvres entrouvertes. Severus pensait qu'elles tremblaient peut être.

« Vous n'avez jamais été une créature isolée, Potter, » continua-t-il, poursuivant le sujet délicat. « Votre attitude du début à la fin de toutes vos années d'étude a démontré cela clairement. »

« Je vais bien, » tenta Potter au final, regardant fixement dans son verre.

Severus ricana. « Vous dépérissez et vous vous cachez sans vos amis et ceux qui vous veulent du bien pour vous supporter, et nous le savons tous les deux ! Vous avez toujours été un, » il ne put empêcher ses lèvres de s'incurver, « une créature sociale, et là vous êtes assis, enterré vivant dans un cachot avec un homme que vous avez haï dès la première fois que vous l'avez vu. Et ceci vous semble sain ? »

Ses yeux s'enflammèrent, blessés et verdoyants sous la frange de Potter tandis qu'il mettait son verre à moitié plein de côté. « Si vous ne voulez pas de moi ici, je m'en irais. »

« Asseyez vous et ne soyez pas obtus, » rabroua Severus. « Qu'est ce qui fait pour que vous ayez ignoré toutes les invitations que Molly Weasley vous a envoyées depuis ces deux dernières années ? »

« J'avais pas envie d'y aller. » Le ton de Potter était vibrant et Severus prit plaisir à ignorer l'avertissement. Le même instinct qui avait brisé tous les délits, sans parler de la façon bien particulière, de la Maison de Serpentard, pendant seize ans était de nouveau irrité. Il était sur la piste de quelque chose qui voulait être dit et il n'avait pas besoin de Légilimencie pour le savoir.

« Et ce serait pour la même raison que vous ne recherchez plus, ni ne permettez, la compagnie de vos pairs ? » Demanda-t-il. « Il fut un temps, Mr Potter, où chaque week-end vous partiez courir un pub ou un autre. »

« Qu'est ce que ça peut vous faire ? » Ah, oui. La rage était là, brisant les barrière de la douloureuse vérité. « Je n'y vais pas parce que j'en ai pas envie ! Je passe du temps ici parce que j'ai pensé— » il ravala le reste de sa tirade en secouant violemment sa tête.

« Quand ai-je failli à vous faire pleinement comprendre que vous n'étiez pas importun, Potter ? » Severus ne se borna pas à cacher son exaspération.

« Aujourd'hui. » Comment un homme adulte qui s'était battu et avait gagné une guerre pouvait paraître si petit ?

Severus soupira et versa plus de liqueur dans le verre de Potter. « Aujourd'hui, vous êtes toujours assis dans ce fauteuil, devant mon feu, et vous êtes toujours en train de boire le whisky que j'ai payé. Prenez cela comme une évidence et permettez moi d'avancer mon point sans être interrompu, si vous le pouvez. »

Potter prit le verre, et le conseil, soupirant sombrement alors qu'il se réinstallait dans le fauteuil comme pour protéger ses arrières. « Bien. Alors quel est votre point ? »

« Ces portes vous sont toujours ouvertes, Potter. Portes qui m'ont toujours été fermées depuis la première fois où je suis tombé en disgrâce. » Severus tourna son bras et pu sentir sa marque cachée ramper sous le bref regard de Potter. « Mon isolation est due et largement méritée ; je suis d'une compagnie déplaisante et je représente des choses déplaisantes que les gens préféreraient oublier. » Potter releva ses yeux, la bouche ouverte comme s'il voulait arguer. Severus le contra en levant sa main. « Je ne quitte pas Poudlard parce que je ne suis pas le bienvenu ailleurs, mais vous, Mr Potter, êtes le bienvenu partout où vous voulez. Il y a, en fait, peu d'endroits où vous ne seriez pas le bienvenu, auriez vous le courage de sortir de votre exil imposé. »

Potter fut tendu pendant un instant, ses yeux de nouveau cachés derrière sa frange broussailleuse tandis qu'une aura de colère émanait de lui. Severus attendit, sûr que son but avait été juste et prêt pour n'importe quelle rage que le morveux expulserait.

Potter avala le reste de son whisky, l'alcool lui faisant faire une grimace quand il se releva.

« Asseyez vous, » avertit Severus, se levant pour bloquer la fuite de Potter.

« Non. »

« Potter, je vous préviens, » Severus recula seulement d'un pas quand la tête dure, le têtu morveux, s'approcha de lui, juste assez pour tirer sa baguette de sa manche.

« Fermez la, » grogna Potter, continuant d'avancer et attrapant à deux mains la robe de Severus. « Fermez la. Je vais vous embrasser. »

« Quoi ? » Severus tenta de s'esquiver, essaya d'attraper les mains de Potter, lâcha sa baguette et les fit presque tomber près de la table basse avant de retrouver son équilibre. « Qu'est ce que vous faites ? » Demanda-t-il, s'échappant du visage trop près de Potter.

« Parce que je veux que vous la fermiez, » dit le misérable, pressant son corps contre celui de Snape jusqu'à ce qu'il n'est plus d'autre choix que de s'effondrer dans son fauteuil ou bien de le repousser. « Je veux que vous la fermiez, et vous embrasser est beaucoup plus sûr que de vous ensorceler là maintenant. »

« Potter, vous avez foutrement intérêt—Mph !

C'était une invasion, une pression humide et insistante de lèvres et de langue et de genoux et de cuisses et de torse et de menton qui grimpèrent sur ses genoux et passèrent ses dents ne laissant pas la moindre possibilité d'évasion. Des points serrés dans le revers de sa robe alors que l'assaut se poursuivait avec ardeur, une respiration tendue palpable sur le torse sous les mains de Severus, des bouffées frénétiques contre ses joues et l'entortillement de ses propres cheveux contre le dos du fauteuil, alors qu'il essayait de détourner son visage de la pression du silencieux baiser.

« Mphotter… » Il se tortilla, mis ses mains sur le visage du morveux et attrapa son menton. « Potter, stop, » il haleta, effleura de ses lèvres celles qui était toujours pressées contre son doigt et son pouce et chuchota de nouveau. « Stop. » Un autre baiser quand Potter essaya de parler, celui-ci s'apposant doucement sur les lèvres entrouvertes mais ne s'aventurant pas à l'intérieur. « Harry. Stop. »

Potter se raidit puis devint souple contre lui, ses mains se décrochant de la robe de Severus, ses cuisses serrés relâchant leur prise, son visage se glissant contre celui de Severus et son front s'appuya contre le dos du fauteuil. Un petit son s'échappa de lui, un son jeune, qui pouvait signifier 'je suis désolé' tout comme 'ne me faites pas de mal'. Déplaçant ses mains du torse de Potter, Severus caressa calmement le dos du jeune homme jusqu'à ce que sa respiration reprenne calmement et que les tremblements cessent.

« Je sais pourquoi vous avez refusé d'aller sous le Choixpeau aujourd'hui. » La voix de Potter, quand il se remit finalement à parler, était sure, et plus forte que ce que Severus attendait. Ses yeux étaient secs et clairs quand il se redressa sur les genoux de Severus et la couleur sur son visage tanné aurait pu facilement être due autant à l'alcool qu'à l'émotion.

Distrait entre confusion et frustration, cela prit un instant à Severus pour comprendre son cheminement. « Oh ? » Dit-il, laissant glisser ses mains vers la courbure des hanches de Potter quand le garçon acquiesça.

« Oui. Parce que vous ne vouliez pas qu'il farfouille dans votre tête, » dit Potter, semblant ne pas être au courant de la déconfiture de Severus tout comme de son érection pressant contre son pantalon. « Parce que vous avez eu assez de ça toute votre vie, entre Voldemort et… » il ravala le nom suivant et plaça une main sur la poitrine de Severus, juste en dessous de sa clavicule, un pouce rugueux s'amusant encore et encore avec un des boutons de la veste. « Et vous êtes fatigué de devoir toujours être sur vos gardes. »

Son sexe se durcissant, sa tête tourbillonnant, Severus toussa, « Potter, » mais il ne fut pas surpris quand il fut ignoré.

« Parce que maintenant vous avez assez donné, » murmura Potter tandis que son pousse continuait de faire des ronds. « Vous vous êtes battus et vous avez assez payé, et vous voulez juste que les gens laisse votre tête tranquille. »

« Oui, » soupira Severus, en réponse à ce qui avait été dit et ce qui ne l'avait pas été.

Les yeux de Potter se relevèrent pour fixer les siens, leur expression quelque part dans le domaine de l'intangible entre demande et prière. « Je veux pas me battre avec vous, » dit il quand son pouce décrocha enfin le bouton. « Je ne le veux vraiment, vraiment pas. »

« Alors ne vous battez pas, » répliqua Severus. Puis il se saisit de ce visage, sombre, rougissant et perdu entre ses mains, et embrassa le petit bâtard proprement.

oOoOoOo

« Sto—Merlin, Potter ! Stop ! »

« Mmmm ? » Demanda Potter sans s'arrêter.

« Uhnnng… ne faites pas ça ! »

« Ça ? » Potter fit passer sa langue sur le prépuce de Severus. « J'croyais que vous aimiez ça. »

Severus refréna son envie de lever les yeux jusqu'au plafond. « J'aime beaucoup ça, crétin, » lâcha-t-il, serrant le drap entre ses poings. « Ne faites pas l'autre chose ! »

« Ah, vous voulez dire ça ? » Demanda Potter et il titilla son anus de nouveau.

« GAH ! » Severus tenta de s'éloigner du doigt tout en gardant les lèvres à proximité. « Oui, ça ! Ne faites pas ça ! »

S'en suivit une pause qui ne présageait rien de bon, le souffle chaud et humide de Potter chatouillait son sexe sensible et exposé. Puis, « Pourquoi pas ? » Potter pencha sa tête et sourit en défi tandis que son doigt caressait l'anus de Severus et que sa langue s'aventurait hors de sa bouche pour lécher une goutte de liquide séminal sur son gland. Severus geignit. Geignit, bordel !

« C'est assez bon, vous savez, » une autre caresse/léchouille. Severus se contorsionna. « Beaucoup mieux que ce que vous pensez. Il y a cette petite—

« Je sais foutrement bien ce qu'est une prostate, Potter, » Severus arriva finalement à reprendre ses esprits pour hurler. « Et non, un doigt entre mes fesses n'est pas 'assez bon' ! »

Potter s'appuya sur un coude, passant l'autre bras sur la hanche de Severus et faisant comme s'ils ne savaient pas qu'il maintenait l'homme plus âgé contre le matelas. « Vous avez essayé alors ? » Demanda-t-il, le bout de son doigt continuant à caresser et exciter son anus. « Pendant que j'étais parti ? »

« Bien sûr. Contrairement à D'AUTRE, je suis capable d'être motivé pour étudier et—

Potter eut un rictus, le petit con. « Et vous avez vu comment j'ai joui fort la dernière fois quand j'ai mis un doigt à l'intérieur, pas vrai ? »

« Humph. Et bien, vous sembliez l'apprécier, » concéda Severus, fixant le baldaquin au-dessus de sa tête. « Enfin, vous appréciez le mauvais whiskey, les chips au curry et ces répulsifs fondants du chaudron, alors de ce que je sais— » Le poids sur lui disparut tout d'un coup. Potter relâcha la prise ferme (et affolante) à la base de son sexe, se redressa sur ses genoux et descendit du lit. Et là, Severus gisait, dur et prêt, et étendu telle une prostituée de l'Allée des Embrume tandis que le bâtard s'en allait ? Sa furie et son sang ne firent qu'un tour quand il grogna entre ses dents. « Potter… »

« Du calme, je vais juste chercher quelque chose, » il regarda par-dessus son épaule en marchant nu et sans honte vers la salle de bain. « J'reviens de suite. Gardez tout ça au chaud pour moi pendant ce temps, qu'en dites vous ? »

« Si je dois le faire moi-même, alors pourquoi êtes vous—

Le rire de Potter l'interrompit, tout comme il envoya une onde de choc tout droit dans son sexe désespéré. « Oh, je vais m'occuper de vous, Snape, » promit-il, en faisant s'entrechoquer des bouteilles dans l'armoire. « Maintenant au sujet de ce doigt. Dites moi ce que vous en avez pensé. »

« C'était… étrange, » admit Severus, enroulant ses doigts autour de sa chair humide que les lèvres de Potter avaient abandonnées. « Bizarre. Assez inconfortable. »

« Ok, » la voix de Potter lui parvenait de la salle de bain. « Et combien en avez-vous essayé ? »

« Que voulez vous dire par combien ? Pourquoi diable aurais-je dû continuer après un seul ? »

Potter réapparut, un onguent analgésique à la main, un sourire espiègle placardé sur son visage et son sexe rebondissant à chacun de ses pas jusqu'au lit. « Vous voulez réessayer ? »

Severus eut juste le temps d'ouvrir sa bouche pour rappeler au morveux qu'il ne relevait pas de défi de Griffondors quand Potter dévissa le bouchon du large pot volumineux et y trempa quatre doigts. « S-sûrement pas ! »

Potter rit. « Pas pour commencer, non. » Il se réinstalla entre les cuisses de Severus, caressa brièvement les lourdes bourses gonflées et ronronna. Le sexe de Severus se durcit et plus de liquide séminal coula, et ses protestations se transformèrent en gémissements.

« Alors, » le garnement eut l'audace de demander, « Vous me faites confiance. »

Severus voulait réellement dire non. Il voulait effacer l'orgueil sur le visage du morveux présomptueux et le renvoyer chez lui la queue entre les jambes. Pourtant, à la place, il laissa ses jambes s'ouvrirent, laissant les doigts lubrifiés de Potter étaler l'onguent contre son… oh.

Oh mon…

Severus essaya mais ne réussit pas à étrangler son gémissement quand le doigt de Potter se glissa en lui et ne le heurta aucunement. En fait, la légère et douce invasion lui donna désespérément envie de… s'étirer comme un chat.

« Mmm, » il pouvait sentir le sourire moqueur de Potter contre sa cuisse quand le doigt se retira pour le caresser de nouveau. « J'pense que vous avez dû essayer sec… » Il mordilla, puis lécha un endroit sensible, avant de re-presser son doigt. « Plus ? »

« Ahh ! » Severus haleta, se forçant à ne pas pousser contre ce doigt envahissant quand il plongea plus en profondeur et se retira encore une fois. « Vous… vous l'avez fait comme ça avant ? » Potter ronronna à sa question contre la veine de son sexe et le souffle de Severus se coupa. « Remettez le en place… pendant que vous –oh Merlin ! » Le doigt revint en un oint et long mouvement. Severus se laissa aller et jouit presque quand il sentit les jointures de Potter presser contre ses testicules.

« Oh, je suppose que oui, » dit Potter, sa joue collée à la cuisse de Severus. « Chuis habitué. J'préfère un peu plus qu'un doigt ou deux… » Il ouvrit la bouche et lécha le sexe de Severus de la racine jusqu'au gland, passant sur les doigts de Severus, et saperlipopette, mais il avait l'air béat ! « J'aime ça aussi. » Le doigt se retira. La bouche plongea sur son sexe. Les yeux de Severus se révulsèrent. « Beaucoup. »

« Gnuh, » dit Severus, puis secoua sa tête pour refaire circuler son sang et réessaya. « Que… c'était ma—

« Mmm. Prostate. » Potter arriva à sourire la bouche étirée sur son sexe tandis qu'il relevait la tête laissant s'échapper son gland dans une sorte de 'pop' humide, un soupir et une lueur démoniaque dans les yeux. « V'voulez que je le refasse ? »

« Merlin oui ! » cria Severus tandis que ce merveilleux, horrifiant, délicieux doigt s'incurvait encore une fois en lui. Après cela, ce ne fut qu'une multitude de caresses et de coups de langues et d'étirements et de frissons et d'étoiles derrières ses yeux. Il perdit la trace de ces bruits humiliants qu'il faisait, n'arriva plus à compter le nombre de fois où il aurait pu jouir ou mourir. Il rejeta au loin tous les derniers vestiges de dignité et de maintient qu'il avait un jour possédé et quelque temps après, un orgasme l'emporta, Severus n'aurait pas pu dire même sous Veritaserum, s'il avait supplié pour l'avoir ou non.

Il gisait, pétrifié et respirant comme un hippogriffe essoufflé alors que son corps entier était parcouru et secoué par l'onde d'écho de son plaisir. Ses pensées étaient toujours des éclats incontrôlés d'émerveillement pour lequel il n'avait aucun mot pour le décrire.

« Alors, » une voix sensuelle rit entre ses cuisses et Severus haleta et sursauta quand il sentit une langue retracer langoureusement une éclaboussure de sperme le long de sa hanche. « Combien de doigts pensez vous qu'j'ai mis ? »

Bon, sa mortification parvint facilement à faire disparaître son émerveillement. Severus laissa tomber sa main sur son visage bouillant et gémit. « Potter, pour l'amour de Merlin ! »

« D'accord, d'accord, » répliqua le misérable rieur. Il donna une petite impulsion à ses doigts, gagnant au passage un autre sursaut et halètement de Severus, avant que l'invasion se retire. Potter se rassit, essuyant sa main sur une serviette que Severus n'avait pas vue être invoquée et sourit. « Alors, maintenant que vous avez eu les doigts faits proprement, vous en pensez quoi ? »

Ce qu'il en pensait ? Severus pensa, en premier et avant toute chose, que c'était une très bonne chose qu'il soit resté célibataire durant sa carrière d'espion, car si n'importe qui, Mangemort, Maraudeur, Auror, ou Lord Noir, lui avait fait ressentir ce que Potter venait de faire, Severus n'aurait jamais pu réussir à garder un seul secret à l'intérieur de son crâne. Il y avait eu des moments, bridé sauvagement entre la bouche scélérate de Potter et ses doigts intelligents, pendant lesquels Severus aurait pu dire, faire, ou promettre n'importe quoi pour obtenir sa libération.

Mais il aurait préféré faire face à la mort sous Doloris plutôt qu'admettre une telle chose à quelqu'un d'affilié à James Potter, alors il glissa langoureusement sa main sur le sexe de Potter, écarlate, négligé et cognant désespérément contre son ventre quand le jeune homme s'installa près de lui. « Je pense que vous avez foutrement intérêt à m'apprendre comment faire ça ! »

oOoOoOo

« Snape… ? »

« Mmm ? »

« Z'êtes saoul ? »

« Mmm. »

« Moi aussi. »

Un bruit de vêtement. « Ce n'est pas une excuse. » Enoncé avec une précision chirurgicale.

« P'quoi ? »

Une hésitation pondérée. « … Rien du tout. »

« D'ac… » Un long silence. Le frottement d'une main contre un visage. « Chuis vraiment bourré là… naze. » Une autre longue pause. Un reniflement, un réveil. « Hng. Ok, ok. » Un soupir las. « Où vous p'sez qu'est mon caleçon ? »

« Potter… » Grogné avec exaspération.

« Huh ? »

« Couchez vous. Rendormez vous. Fermez là. » Une pause. « Ou partez. Sans votre foutu caleçon. »

« Oh. » Un bruit de drap. Un soupir reconnaissant. « Super. »

Silence. Des respirations comme seul bruit dans l'obscurité, jusqu'à que des draps se froissent par le soudain retournement d'un corps. « Potter ? »

« Mmm ? »

« Avant… Combien ? »

Plus de froissements, le bruit d'un corps se roulant en boule, se rapprochant. « Assez. » Le mot s'enroula autour d'un sourire.

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A suivre

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(1) Il existe un truc horrible pour tou(te)s les traducteurs (trices) : le jeu de mot merveilleux mais intraduisible. Et là je suis tombée sur un gros. J'ai longtemps pensé à retirer ce passage de la traduction mais ça enlevait également le gag suivant et j'ai, finalement, trouvé ça dommage. Comme je ne suis absolument pas satisfaite de ce que j'ai traduit je vous laisse le passage en VO pour que vous puissiez l'apprécier comme il se doit. Si vous avez une idée pour mieux traduire ça, je suis toute ouïe (par voie de review ou par mail, dans mon profil).

"-While I just had a chat with the Hat." He blinked, then snickered. "Chat with the Hat. Heh. Say, do you suppose Dr. Seuss went to Hogwarts with McGonagall?"

"Doctor Whom?" But of course, Potter ignored him.

"So we've had the Rat in the Hat as well, haven't we? And the Bat-"

"Potter..." Severus warned, and miraculously, Potter heeded.

"The Brat in the Hat, that would be Draco Malfoy... no wait, he'd be the Twat in the Hat."

Severus didn't laugh, though it took some doing. "And you would be?"

"The Prat in the Hat, at your service!"

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Mon cerveau et moi-même ayant récemment perdu un grand nombre de neurones, nous vous annonçons que nous partons en vacances sur une île (presque déserte) pour les deux semaines à venir afin de colmater tout ça. Nous vous laissons donc sans chapitre jeudi prochain et le jeudi d'après (Ooooh). Mais nous reviendrons ressourcés et pimpants comme au premier jour, avec le début d'une autre traduction, en plus du chapitre 10 (Aaaaah).

A dans deux semaines (ne m'oubliez pas !) pour de nouvelles aventures ! (Les crustacés, j'arriiiiiive !)