Albus posa sa plume et soupira. Sa main était devenue tout engourdie à force d'écrire encore et encore. Il leva son regard sur l'horloge murale qui ornait son bureau et poussa une exclamation de stupeur. 8H20 ! Le nouveau prof n'avait pas vu le temps passer.
Albus se leva et rangea ses affaires. Il attrapa sa cape et la revêtit. Avec discrétion il posa quelques sortilèges ici et là. Courant et bondissant, le jeune homme finit par arriver dans le couloir des sortilèges. C'est alors qu'il vit le jeune garçon par-terre. Il se précipita et l'examina. L'enfant devait être en première année et était blanc comme un linge. Sa robe montrait qu'il appartenait à Gryffondor, et il avait les yeux fermés. Albus le fit léviter d'un coup de baguette, et s'empressant de faire demi-tour, il fonça vers l'infirmerie. Après avoir installé l'enfant sur un des lits, il se dirigea vers les appartements de l'infirmière et toqua.
-Bonsoir, Hildegarde. Puis-je vous emprunter votre cheminée ?
-Bien sûr ! Que se passe t il ?
-Un élève est inconscient sur un des lits. Je l'ai trouvé dans le couloir des sortilèges.
-Mon Dieu !
L'infirmière, une vieille connaissance d'Albus, se précipita vers le garçon. Albus s'empara de sa baguette et appela successivement le directeur et la directrice-adjointe.
-Hildegarde ?
-Je suis là. Le jeune garçon est dans le coma.
-Ah. Armando et Rowena arrivent. Serez-vous assez gentille pour leur dire que j'ai quelque chose à faire avant de m'occuper de cette affaire ?
-Je leur dirais. Dépêchez-vous.
Albus sourit et se précipita de nouveau dans le couloir. Lorsqu'il se retrouva enfin devant le portrait de l'Illuminé, il était déjà 8H50. Le tableau s'ouvrit lorsqu'il prononça le mot de passe et il se retrouva face à une Minerva colérique.
-Il y a eut un accident, Min. J'ai trouvé un première année de Gryffondor inconscient dans le couloir.
-Quoi ?
Devant l'air stupéfait de sa Némésis, Albus jugea préférable de la prendre par la main et de la faire rentrer à l'intérieur de la pièce.
-Ecoute. Je ne peux pas rester avec toi cette nuit. Retourne vite à la salle commune sans te faire surprendre et évite d'ébruiter la nouvelle. Je suis plus que désolé, Min.
-Décidément, tout nous sépare, fit tristement la jeune fille en posant sa main froide sur la joue chaude du jeune homme. Avec douceur, il lui prit les deux mains et les réchauffa en soufflant dessus.
-Tu es toute froide. Tu vas bien ?
-Oui. Mais dépêche-toi, tu vas être en retard, on t'attend sûrement.
Minerva avait baissé les yeux au sol et s'apprêtait à sortir du tableau. Mais Albus la prit sous le menton et plongea totalement dans ses yeux charbons ardents. Avec tendresse, il emprisonna sa bouche de ses lèvres et la serra contre lui. Minerva poussa un soupir de satisfaction et le repoussa avec force contre le mur, en l'embrassant de plus belle. Quelques secondes plus tard, Minerva courait jusqu'au portrait de la Grosse Dame en pleurant. Elle en avait marre de toujours être séparée de celui qu'elle aimait.
Le lendemain :
Minerva regardait songeusement par la fenêtre de la salle commune, le temps brumeux typique de ce mois de septembre. Le froid était heureusement retenue dehors par un de ses sortilèges anciens, et ne pénétrait pas dans la pièce écarlate. Minerva était seule, et ne s'ennuyait pas du tout. Ses pensées vagabondes jonglaient entres Albus et le jeune garçon de Gryffondor. Qui était-il ? Minerva avait soigneusement observé les premières années, la veille au soir, mais curieusement, personne ne semblait avoir remarquer la disparition d'un élève.
La jeune fille songea un instant à aller visiter le jeune inconnu, mais se reprit bien vite en songeant aux conséquences possibles de son acte.
Le portrait de la Grosse Dame s'ouvrit soudainement en grinçant, la faisant sursauter. L'air lasse mais un sourire étonné sur les lèvres, le nouveau professeur de DCFM fit son apparition.
-Albus ! Enfin. Alors, qui est le garçon ? D'où vient-il ?
-Calme, Minerva. Je suis vraiment désolé, mais je ne peux rien te dire. Le directeur nous a fait garder le secret.
-Il n'est pas d'ici, n'est ce pas ?
-Ca dépend de ce que tu veux dire. Mais tais-toi où je risque de tout lâcher !
Minerva prit la main du jeune homme avec douceur et l'entraîna en direction du portrait de la Grosse Dame en mettant un doigt sur sa bouche.
-Il est une heure du matin, Albus. Peu de monde est debout, à cette heure-ci. Viens avec moi, j'ai une surprise pour toi.
Il sourit, et ils disparurent tous deux dans l'escalier.
Armando Dippet était assis, ses doigts massant ses tempes, à son bureau. Devant lui, Rowena Mistado, directrice-adjointe.
-Armando… Ce jeune homme ne peut rester ici. Il faut vite le renvoyer d'où il vient.
-Je sais. Mais je ne connais rien, pour l'instant, à propos des voyages dans le temps.
-Mon Dieu, c'est le portrait craché de sa mère. Vous savez, Claire Longdubat, à Serdaigle.
-Claire Longdubat ? Par Merlin, c'est bien vrai. Mais cela ne nous dit toujours pas ce que nous pouvons faire.
-Je vais demander à Albus. Après tout, il est Auror, pourquoi ne nous aiderait-il pas ?
-Bonne idée. Je vais le chercher ?
-Non. Demandez à un elfe de maison.
-Bien.
La jeune fille poussa un soupir de contentement en sentant la bouche de son amant contre son cou. Les yeux fermés, la tête renversé en arrière, elle savourait cet instant si précieux et si rare, celui où l'on est seul avec l'être aimé. Cheveux roux et noir se mêlaient en une danse effrénée, chaque parcelle de peau des deux êtres souffrait quand l'un s'éloignait loin de l'autre.
Avec tendresse, le jeune homme allongea l'être désiré sur le lit. Il fit sauter le premier bouton de la chemise, aussitôt suivit par les autres. Elle défia son jean, gagna et le fit disparaître en agitant la main. Les mains de l'une se glissèrent sous le tee-shirt de l'autre, tandis qu'il s'occupait de la jupe, si courte qu'elle n'était qu'un petit bout de tissu inutile.
Si occupés qu'ils étaient, ils n'entendirent pas le portrait s'ouvrir, ni les pas qui venaient à eux.
-Evelyne ! Damien ! Mais c'est MON lit !
Rouge de confusion, les deux interpellés se redressèrent d'un bond sur ledit lit.
-Enfin quoi, vous auriez pu aller autre-part pour faire ça, non ?
Soupir de la part de Minerva.
-Enfin bon, je vous le laisse pour ce matin. Mais je vous préviens, ce soir il a intérêt à être libre.
Puis la jeune fille fit demi-tour et le portrait se referma derrière elle. Eve-et-Adam-version-sorcier se regardèrent, stupéfaits, puis sourire et reprirent leur activité.
-Viens, lança Albus, je connais un endroit génial. Tu connais la Salle-sur-Demande ?
-Non, Albus, ce n'est pas assez sécurisé, fit Minerva en secouant la tête. Je connais un bien meilleur endroit, mais il est assez loin. Suis-moi.
Elle lui prit la main en lui faisant un clin d'œil, et se mit à courir dans le couloir désert.
-On est bientôt arrivé…
Soudain, une ombre se profila sur l'un des murs du couloir. Minerva lâcha immédiatement la main d'Albus et presque aussitôt après paru le professeur d'enchantement.
-Un problème, professeur Dumbledore ? Fit sèchement l'homme acariâtre.
-Aucunement. Je raccompagnais juste cette demoiselle à son dortoir. Je l'ai trouvée en mauvaise posture.
-Mais… Les dortoirs sont dans l'autre sens, très cher.
-Peeves a encore fait des siennes, je suis obligé de faire un grand détour sous peine d'être inondé.
-Je vois… Eh bien, je vous laisse.
Et le professeur disparut dans un passage dérobé. Minerva se tourna vers Albus, admirative.
-Wow, quel sens de la répartie !
-Je me demande bien ce que faisait le professeur Drachme dans ce couloir. Peu de professeurs y vont ordinairement.
Le front d'Albus s'était barré d'une ride soucieuse. Minerva l'embrassa sur la joue, le déridant immédiatement.
-Laisse tomber, pour l'instant, il y a plus important.
Il lui sourit tendrement et la poursuivit en courant.
(Passage NC-17)
Avec douceur, elle vint se caler contre lui. Il lui passa les mains dans le dos et elle leva son propre visage vers le sien. Doucement mais fermement, leurs lèvres se scellèrent. Le baiser d'abord doux devint rapidement sauvage et passionné. Avec une lenteur exagérée, il commença à lui enlever son chemisier, jusqu'à ce qu'elle soit en soutien-gorge contre lui. Entre-temps, elle lui avait enlevé son pantalon, et s'était retrouvée sous lui qui était en boxeur.
Un petit renflement très suggestif entre ses deux jambes le fit gémir sourdement, tandis qu'elle ôtait la chemise qui cachait ses muscles puissants et virils. Elle le retourna sur le lit et l'embrassa avec une passion furieuse. Sans attendre, il lui enleva son jean, l'amour se reflétant dans leurs yeux et sur leurs corps enflammés par le désir.
Les bougies blanches de la chambre s'éteignirent soudain, et se fut dans le noir qu'il dégrafa le soutien-gorge de sa compagne. Le vêtement vint rejoindre les autres, bientôt suivi par les deux derniers.
Il l'embrassa avec douceur dans le cou, passant des mains baladeuses sur son corps frissonnant. La jeune fille gémit et passa sa main sur la colonne vertébrale de l'homme, le faisant soupirer de bonheur. Ravie de son effet, elle réitéra, lui faisant faire le dos rond. Il se vengea soudain au moment où elle s'y attendait le moins, il descendit doucement, et vint lécher puis sucer les seins de cette être désiré. Sous ses gémissements de plaisir, il passa sa langue sur son sternum, sur son ventre, embrassant délicatement son nombril au passage. Lorsqu'il arriva au lieu tant attendu, et qu'il la caressa lentement, d'abord à la surface, puis à l'intérieur, elle poussa un léger cri, le faisant frémir de satisfaction.
Alors, il remonta, l'entoura de ses bras, et l'embrassa avec tout l'amour qu'il avait pour elle. Elle lui répondit sans attendre, l'entourant non seulement avec ses bras, mais aussi avec ses jambes, le caressant de part et d'autre de son corps.
Dans le temps qui suivit, ils ne firent plus qu'un, se fondant l'un en l'autre, s'aimant comme des amants, se collant des aimants. Leurs corps s'emboîtaient parfaitement, comme s'ils étaient fais l'un pour l'autre depuis longtemps. Lorsque enfin l'instant de jouissance tant attendu arriva, ils crièrent ensemble dans un cri de pur bonheur, s'effondrant l'un sur l'autre, leurs corps emmêlés luisant sous l'éclat de la lune.
Si fort était leur amour qu'ils ne sentirent pas le sort de protection sexuelle se diluer puis disparaître.
Le soleil, lentement, daigna montrer ses timides rayons et illumina les deux chambres endormies.
Dans la première, une masse de cheveux roux s'étalait sur la poitrine d'un jeune homme aux cheveux noir corbeau et mi-longs.
Dans la deuxième, une jeune fille aux cheveux noir jais de côté, le dos appuyé contre la poitrine d'un homme roux.
Les deux couples avaient pour le moment deux points communs : ils dormaient et ils s'aimaient. Mais le sommeil n'est pas immortel, et lorsque le gong de Poudlard retentit, le deuxième couple s'éveilla.
-Hum…
Minerva plissa les yeux, puis les entrouvrit légèrement. Elle avait l'impression d'être sur un petit nuage, le sien et celui d'Albus. Baillant comme un chat, elle s'étira et roula sur le ventre. Son regard croisa celui d'Albus, et une fois de plus, elle se perdit dans ce regard tellement bleu qu'il en devenait transparent.
-A quoi penses-tu ? Lui glissa le jeune homme dans un murmure, ses yeux se plissant légèrement tandis qu'il parlait.
Elle sourit et lui caressa la joue du bout du pouce.
-Tu fais de la musique ?
La question prit Albus au dépourvu et un instant il resta la bouche grande ouverte.
-Euh… Je fais du piano, mais pourquoi me poses-tu cette question ?
Un sourire illumina le visage de Minerva et elle l'embrassa.
-Je suis tellement contente que tu sois là…
Crac !
-Milias doit avertir maître Dumbledore que maître Dippet souhaiterait lui parler dans son bureau. Maître Dippet était très pressé, et Milias conseillerait à maître Dumbledore de se dépêcher.
Minerva étouffa un cri et disparut sous les couvertures. Légèrement éberlué, Albus se redressa sur un coude.
-Heu… D'accord, merci Milias, vas lui dire que j'arrive.
L'elfe de maison disparut dans un craquement sonore. Albus se leva d'un bond et commença à s'habiller en vitesse. Minerva s'étira nonchalamment, la couverture au niveau des hanches.
-Bonne journée, mon chéri…
L'homme lissa sa robe avec sa baguette et s'approcha d'elle en souriant tendrement. Il posa sa main sur son ventre et remonta main à plat jusqu'à sa gorge offerte. Ses lèvres vinrent frôler la peau tendue et remontèrent jusqu'à la bouche de Minerva. Ils se regardaient avec intensité, comme s'ils cherchaient à communiquer par la seule force de la pensée et du toucher.
Minerva repoussa son amant alors qu'il tentait d'approfondir le baiser, et avec tendresse lui noua sa cravate.
-Dépêche-toi, tu vas être en retard…
Il se leva, enfila sa robe, lui vola un baiser et disparut dans le trou du portrait. Minerva poussa un soupire satisfait et se leva lentement, en s'étirant avec la volupté de la fille comblée.
-Bonjours Albus. Bien dormi ?
-Très bien merci. Que se passe t-il ?
-C'est à propos du jeune homme.
-Ah…
-Comme vous le savez, il vient du futur. Aussi, je crois qu'il est important de le cacher aux autres élèves. Qu'en pensez-vous ?
-Je pense que ce serait une grosse erreur.
-Pardon ?
-Comme vous le savez, les voyages dans le temps sont des phénomènes encore mystérieux pour nous autres, sorciers. L'enfant, je pense, ne doit même pas savoir comment est-ce qu'il a fait pour changer d'époque. Le faire entrer à Poudlard en tant qu'élève serait le meilleur moyen pour empêcher les curiosités déplacées. Il suffirait de le faire passer pour un élève privé qui aurait décidé de suivre des cours communs.
-Mais il ressemble tellement à sa mère, c'est impossible, il n'arriverait pas à s'adapter, et puis qui nous dit qu'il gardera le secret ?
-Il suffit de faire un peu de magie, monsieur, et si vous le désirez, je pourrais me charger de lui moi-même, l'intégrer et l'aider à s'adapter.
-Hum… C'est un pari risqué, mais je crois que c'est la solution la plus sûre. Vous avez mon autorisation pour l'intégrer à l'école, il rentrera demain en cours, vous lui mettrez le choipeau en privé. Bien sûr, il faudra changer nom et apparence, mais vous vous en occuperez, n'est-ce pas ?
-Sans problèmes.
-Alors tout est clair. Et veillez à lui coudre la bouche…
-Oui, monsieur. Bonne journée.
-Bonne journée, Albus.
Albus sortit rapidement du bureau et descendit les escaliers en courant. En bas, il retrouva la directrice-adjointe et la salua poliment en prenant congé. Lorsqu'il se retrouva devant l'enfant, celui-ci avait les yeux grands ouverts et le regardait fixement. Le professeur s'assit sur le lit d'à côté, songeant avec un pincement au cœur que les yeux du jeune homme étaient presque de la même couleur que ceux de Minerva.
-Salut. Je m'appelle Albus Dumbledore, je suis le professeur de Défense Contre les Forces du Mal à cette époque où nous sommes.
-Normalement, vous êtes le directeur-adjoint et professeur de métamorphose. La prof de DCFM, c'est Minerva Macgonagall.
-Ne m'en dis pas plus, je n'ai pas le droit de savoir mon futur.
-Ni les autres, je pense.
-Ni les autres. Le directeur et moi-même avons beaucoup réfléchi, et nous avons convenu que tu suivrais les cours en première année après avoir mit le choipeau pour savoir dans quelle maison tu iras.
-Gryffondor. C'est marqué sur ma cape.
-Changement d'époque, retour à zéro. Ce soir, après mes cours, je t'emmènerai dans mon appartement et nous parlerons un peu pendant que je changerai certains détails.
-Je croyais que vous ne vouliez rien savoir sur l'avenir.
-Et je le veux toujours. Nous allons parler de comment tu es arrivé là.
-Oh. C'est une longue histoire.
-Tu as tout ton temps.
-Je m'en doute, maugréa tout bas le garçon.
Albus se leva, et après avoir saluer l'inconnu, passa la porte de l'infirmerie en courant. Il était 7H50, il avait dix minutes avant le début des cours pour manger. Autant en jurer.
-Donc, pour la semaine prochaine, deux rouleaux de parchemin sur les épouvantards. Vous me donnerez leurs caractéristiques, les formules utilisées contre eux, leur rôle dans la société et surtout, leurs aspects physiques comme moraux, s'ils sont des êtres vivants à part entière ou non. N'oubliez pas d'illustrer avec tout ce que vous voulez, surtout des exemples et des croquis. Bonne soirée, tout le monde !
Albus referma la porte derrière le dernier élève râleur et retourna s'asseoir à son bureau. Il s'assit en soupirant et attrapa une pile de parchemin. Contrairement à ce qu'il avait prétendu en début de journée à son directeur, il avait très peu dormi la nuit précédente, et il avait hâte d'aller se coucher. On toqua à sa porte, et le professeur se rappela, un peu tard, son rendez-vous avec le jeune inconnu. Il re-soupira et songea avec amertume en se levant qu'il n'avait même pas pu voir Minerva de la journée. Dure, la vie d'un prof !
-Entre, je t'en prie. Si tu veux bien attendre un peu, je vais ramasser mes affaires et nous irons dans mes appartements.
Le brun hocha la tête et l'homme ramassa ses affaires d'un coup de baguette.
Quelques instants plus tard, ils étaient dans la chambre d'Albus Dumbledore, en grande occupation. Albus avait ouvert quelques livres, et positionné le garçon devant la glace. Après maints sortilèges, le petit brun aux yeux noirs était devenu un grand châtain clair aux yeux gris-vert. Albus souriait d'un air satisfait pendant que le garçon faisait la moue.
-Je ressemble à Malfoy, comme ça ! Je me préférais brun.
-Hum… A présent, nous allons devoir nous mettre d'accord par rapport au secret du futur. Comme je me doute que tu es comme tout le monde, que tu n'aime pas garder tes secrets que pour toi, je vais te bloquer la mémoire pour 24h grâce à un sortilège compliqué mais efficace. Tu viendras me voir tous les soirs afin que je réactive le sort, à 21h précise, est-ce bien clair ?
-Oui, monsieur. Et pour mes affaires ?
-Je t'en procurerai. Mais, surtout, n'oublie pas que tu n'es là que pour une durée non-définie, en conséquence, ne prends pas d'habitude fâcheuse, et n'exagère pas trop l'amitié.
-Bien sûr monsieur, je comprends.
-Bien.
Albus s'assit sur le lit en tailleur et invita l'élève à en faire de même.
-A présent, conte-moi le comment de la chose.
-Je m'appelle James Potter, j'ai 11 ans, et je sais que vous sortez avec Minerva Macgonagall.
