Chapitre 3
Le lendemain matin il se réveilla bien avant elle. Elle était encore blottit dans le creux de ses bras. Il la garda ainsi jusqu'à ce qu'elle se réveille. Restant là à l'observe en silence.
« Bonjour. »
Elle cligna des yeux difficilement et réalisa où elle se trouvait. Elle se leva aussitôt du lit.
« Je suis désolée. »
Il n'eu pas le temps de réagir qu'elle était partit dans sa chambre. Il ne chercha pas à la rattraper et alla prendre une douche, s'habilla d'un jean et d'un t-shirt et sortit de sa chambre.
Il se dirigea vers la sienne mais malgré ses appels elle ne répondit pas. Il décida alors d'aller voir sur la plage si elle s'y trouvait. Et elle était là, assisse dans le sable à regarder les vagues. Il s'approcha d'elle et s'assit.
« Quand j'étais petite j'aimais la mer. J'imaginais toujours que des bateaux viendrait me chercher et m'emmènerais loin d'ici. Mais ça n'arrivait jamais. »
« Sara… »
Elle tourna la tête.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé hier soir ? »
« Je n'ai pas envie d'en parler. »
« Il le faudra bien. »
« Non. »
Il ne dit rien de plus. Il avait envie de savoir ce qui l'avait effrayé à ce point mais il ne voulait pas la forcer à parler. Il ne voulait plus la voir terrifiée. Il ne voulait plus apercevoir cette angoisse dans ses yeux. Son corps trembler de toutes parts. Il voulait l'aider, la guérir de ses peurs assassines.
« On part après manger. »
« D'accord. »
Ils se levèrent et partirent prendre leur petit déjeuner. Une fois que ce fut fait ils réglèrent leur nuit et repartir sur la route.
Au bout de deux heures elle arrêta la voiture sur un nouveau parking et descendit de la voiture.
« Restez ici. »
Elle s'en alla et se dirigea vers une petite maison. Elle y pénétra et disparu de sa vue.
« Sara ! »
« Salut Marc ! »
« Comment tu vas ? »
« Bien. »
« Ça faisait longtemps que l'on ne t'avait plus vu par ici. Qu'est-ce qui t'amène ? »
« Je suis en vacances et je me suis dit que je pourrais passer dans le coin. »
« Et bien je peux te dire que tu as bien fait. Tu comptes rester ? »
« Oui mais si ça ne te dérange pas je préfère rester seule. »
« Pas de problème. Je ne viendrais te voir que si tu le demandes et je serais muet comme une tombe sur ton arrivée. »
« Merci. »
« Mais y'a pas de quoi. Je te dois bien ça. Tu veux peut-être les clefs du chalet ? »
« Ce serait mieux. »
« Besoin d'autres choses ? »
« Oui il y a quoi dans le chalet ? »
« Un peu de nourriture qui reste depuis mon dernier séjour il y a un mois, mais franchement pas grand-chose. Tu peux peut-être tenir une semaine avec ton petit appétit. »
« Et pour deux ? »
« Deux ?! »
« Oui deux. »
« Tu as quelqu'un dans ta vie ? »
« Disons que c'est compliqué. Mais je ne serais pas seule au chalet. »
« Tu sais quand même qu'il n'y a qu'un lit. »
« Je sais. Mais j'ai désespérément besoin de ce chalet Marc. »
« Pas de problème. Je vais chercher les clefs, je reviens dans cinq minutes. »
« Merci. »
Elle resta ici au guichet de ce centre de vacances dans lequel elle avait tant joué et qui possédaient les meilleurs de ses souvenirs. Marc était comme un père pour elle. Elle lui avait toujours tout dit. Il savait tout de Grissom et elle n'avait pas voulu lui dire que ce serait lui dans le chalet avec elle. Il n'aurait pas émit d'objection mais il aurait eu ce regard qui lui aurait dit de lâcher prise. Et elle ne voulait pas le voir. Elle se sentait déjà assez angoissé à l'idée de le laisser entrer dans son monde sans garanti de rien du tout en retour.
Marc revint au bout de cinq minutes avec les clefs, comme promis.
« Dis moi c'est qui ce quelqu'un qui va partager le chalet avec toi ? »
Elle ne voulait pas qu'il lui pose cette question. Elle ne pouvait pas lui mentir pas à lui. Il voyait bien la gêne dans ses yeux et il comprit tout de suite.
« C'est lui, c'est ça ? »
Elle hocha la tête affirmativement pour toute réponse.
« Sara… »
« Je sais Marc mais je ne peux pas. Et puis je n'y peux rien. Il est venu tout seul. »
« Tu aurais pu lui dire non. »
« Je n'aurais pas pu. »
« Allez va c'est pas grave, viens ici. »
Il ouvrit ses bras et elle se dirigea vers cette étreinte paternelle qui lui avait sauvé la vie autrefois.
« Merci Marc. Merci pour tout. »
Il sourit et la regarda partir sans rien dire.
Elle retourna à la voiture et sans un mot démarra. En une demi-heure ils étaient au chalet, non loin de l'océan. Ils pouvaient entendre le bruit des vagues.
« C'est ici que l'on va rester. »
« C'est joli. »
C'est tout ce qu'il avait trouvé à dire.
« Il faudra faire les courses mais je n'ai pas envie de le faire maintenant alors on se contentera de ce qu'on trouvera sur place. »
Elle avança vers le chalet. Il la suivit sans rien dire portant sa valise et la laissant porté la sienne. Il se sentait idiot de lui avoir laissé porter quoique ce soit. Mais il était un peu tard pour se rattraper.
Ils entrèrent dans le chalet. Elle lui fit visiter les lieux et lui apprit qu'ils allaient dormir ensemble tous les soirs à moins qu'il ne préfère le canapé. Il avait hésité un instant, un court instant avant d'accepter. Il avait eu peur mais il n'était pas à Las Vegas. Personne ne le regardait. Personne de l'écoutait, ne le connaissait. Et puis il aimait cette sensation de plénitude, de chaleur qui l'envahissait dès qu'elle le touchait, même si ce n'était qu'un frôlement involontaire. Alors il avait accepter parce qu'un lit et la présence de Sara était beaucoup plus agréable qu'un canapé.
Il posa sa valise sur le sol de la chambre et imitant son hôte rangea ses affaires dans un placard.
