Auteur : Daiya
Titre : Destinée, chapitre 2
Origine : Harry Potter (j'ai lu pour le moment les quatre premiers tomes. Risque de spoilers.)
Disclamer : Les personnages et l'univers appartiennent à personne d'autre que J.K. Rowling. Je ne fais que les emprunter (pour le plaisir de les faire souffrir !)
Couple : futur HP/DM
Note : Cette fic sera publiée, si tout va bien, tous les quinze jours (seuls moment où j'aurai accès au net). Pour le moment trois chapitres sont écris.
Toujours un merci à Setsu, même si elle ne connaît que la moitié de ce chapitre. J'espère qu'elle va le lire, et qu'il va lui plaire.
Cette fic est, jusqu'à la fin, dédiée à ma Marion à moi. J'espère que je réussirai à te convaincre un peu plus encore par la suite. Je t'adore, ne l'oublie jamais, quoi qu'il arrive. Merci pour tout.
Je remercie toutes les personnes qui m'ont lu, et particulièrement celles qui m'ont laissée une review. Elles sont très importantes pour moi. J'y réponds à la fin de ce chapitre.
Bonne lecture, je l'espère…
Destinée, chapitre 2
Les couloirs me semblent encore plus interminables que d'ordinaire, comme si leur longueur exaspérante n'est qu'une manière de me dire que je ne suis pas le bienvenu.
Mes pas raisonnent sur le plancher de bois, accompagnés par ceux de Rubble, mon elfe de maison.
L'odeur caractéristique des Malfoy me donne la nausée, et mon désir de quitter cet endroit se fait de plus en plus pressant.
Je ne sais pas pendant combien de temps je parcours ainsi le manoir, mais mes nerfs mis à rude épreuve sont récompensés lorsque je discerne enfin la lourde porte en merisier.
Je reste cependant quelques seconde devant, interdit.
La main sur la poignée, je tente de calmer les battements furieux de mon cœur., tandis que mon esprit fonctionne à toute allure.
La douleur revient en moi, encore plus insupportable et pressante, comme une intolérable envie de se jeter dans le vide et d'en mourir.
Je ferme les paupières, laissant ce sentiment se refléter sur mon visage.
Le seul instant de faiblesse que je m'autorise.
Puis, avec douceur, je presse la pomme de bois.
La porte s'ouvre en un grincement sinistre qui fait naître en moi un frisson d'appréhension apeurée. Jamais ce bruit n'a été aussi notable qu'aujourd'hui.
Je pénètre dans la chambre obscure.
La main glacée autour de mon cœur resserre sa poigne, et je retiens de justesse une grimace.
J'entends derrière moi la porte se refermer, et les pas de Rubble s'éloigner.
Je ne bouge plus.
Mon oreille guette le moindre bruit, mon œil le plus infime mouvement. Mais je ne perçois rien d'autre qu'un silence pesant. Une atmosphère sans vie.
Comme si la pièce n'était habitée par rien de plus que des meubles et de l'air.
Mes yeux papillonnent à un rythme plus soutenu.
Mes mains tremblent légèrement sous ma robe de sorcier.
« Draco ? »
Je sursaute au son de cette voix rauque qui, faiblement, m'appelle.
« Oui… je suis là »
« Approche »
Lentement, guidé par ma mémoire, je me dirige vers le lit à baldaquin.
Je m'arrête au bord de celui-ci.
« Assieds-toi près de moi. »
Je m'exécute.
Peu à peu, mes pupilles s'habituent à l'obscurité omniprésente, et je distingue alors les traits fins et fatigués de ma mère.
« Maman… » je murmure, perdu devant son visage si marqué par la douleur.
Je la vois lever avec difficulté son maigre poignet et caresser ma joue en un geste tendre et gauche.
« Draco, mon ange, tu es venu. »
Ses yeux s'embrument tandis qu'elle me sourit.
« Je suis si heureuse que tu sois là. J'avais peur que tu ne viennes pas… »
Je tends la main vers son visage et l'effleure doucement.
« Tu n'as pas à douter, maman, je serai toujours là lorsque tu auras besoin de moi »
Un rire essoufflé sort de ses lèvres.
Je sens sa joue s'appuyer sur ma paume, j'accentue ma caresse.
« C'est la dernière fois Draco, la dernière fois que je t'appelle près de moi. »
Je secoue la tête, essayant de me convaincre qu'elle se trompe.
« Si Draco je… »
Une quinte de toux sèche et douloureuse la coupe brusquement.
Lorsqu'elle reprend la parole, sa voix n'est plus qu'un murmure à peine audible.
« C'est fini. Je ne veux pas te laisser Draco, mais je ne peux pas faire autrement je… Il en a voulu ainsi, et cela fait trop longtemps que je ne lui ai pas obéi. Alors il a frappé plus fort… »
Sa main faible s'accroche à la mienne.
« Draco, je t'en prie, promets moi quelque chose. »
« Tout ce que tu voudras. »
« Venge-moi de lui. Venge-moi de eux. Ne tombe pas dans leur piège sanglant et destructeur. Sois fort et … »
Ses yeux vacillent, elle les replonge dans les miens.
Je vois la vie qui s'en échappe.
Reste avec moi, tu es celle qui me permet de vivre, je ne pourrais pas affronter ça sans toi.
« Sois fort et venge-moi, Draco. Jure-moi que tu feras tout ton possible pour ça. »
Je glisse mes doigts dans ses cheveux.
Ils sont aussi doux qu'avant…
Peut-être que…
« Je te le jure » je balbutie.
Ses paupières se ferment, la souffrance plane sur son visage.
Lorsqu'elle rouvre les yeux, des larmes, aussi fines que son corps, glissent le long de ses joues opalines.
« Merci »
Elle embrasse ma paume.
« Je t'aime » souffle-t-elle contre ma main.
Non !
NON !
Un cri rauque et déchirant, venant du plus profond de mes entrailles, retenti dans la chambre.
Mon corps tombe sur celui, sans vie, de ma mère, la personne la plus importante à mes yeux, la seule que j'aime, et qui m'aime comme je suis.
Ce n'est pas possible, c'est un cauchemar, je vais me réveiller… faites que je me réveille !
Des larmes amères jaillissent de mes yeux.
La main autour de mon cœur enfonce ses épines profondément.
Je veux mourir aussi…
Laissez-moi mourir !
La douceur mauve et bleutée du crépuscule laisse peu à peu place à une nuit noire sans lune.
Pas une étoile n'accompagne le ciel en cette veillée nocturne, seules les ténèbres impénétrables envahissent l'atmosphère de leur pesanteur.
Ma mère a toujours aimé la nuit étoilée, car elle avait l'impression de vivre sous une pluie d'or. Elle aimait la nuit, et elle passait des soirées à contempler le ciel. Elle me disait souvent qu'elle rêvait de s'envoler vers les étoiles, de s'y perdre et de ne plus en revenir.
Elle aurait détesté cette nuit. Elle aurait détesté ce ciel obscur et hostile, noir et profond.
Elle l'aurait tellement détesté…
Mais elle n'est plus là pour le voir.
Me yeux se perdent dans la noirceur de la nuit, et mes pensées se bousculent dans mon esprit tourmenté.
Mes larmes se sont taries, mes mains ne tremblent plus. Seul mon cœur souffre comme jamais.
Ma vie n'a été qu'une succession d'événements marquants. Je ne connais ni la simplicité, et encore moins la tranquillité.
J'ai passé mon enfance à détester mon père, puis à le snober sous des airs de profond respect et d'admiration exagérée. J'ai appris à vivre sans l'amour paternel, à vivre sous des ordres, des punissions. J'ai appris à n'accepter que la perfection, et à repousser toutes failles, tous défauts, toutes faiblesses…
Mais j'ai cultivé la seule et unique faiblesse qui m'était vitale : l'amour que je portais à ma mère.
Bien sûr que cela m'était interdit, que je ne devait pas porter d'intérêt à cette femme, même si c'était elle qui m'avait mise au monde. Le sexe féminin est une épine dans le pied d'un homme, uniquement utile à perpétuer la descendance.
Mon père m'a battu à coup de magie, et même à mains nues, parce qu'il considérait mon amour pour ma mère comme néfaste pour moi.
Alors je me suis caché.
Par peur qu'il lui fasse du mal, j'ai caché mon affection pour elle aux yeux de tous.
L'année de mes dix ans, je ne l'ai vu qu'une fois lors de la fête de Noël durant laquelle je ne lui ai pas une seule fois accordé un regard.
Les années suivantes, je me rendais dans sa chambre le soir, quand je rentrais au Manoir, pour pouvoir lui dire bonjour et l'embrasser normalement.
Ma mère a toujours été compréhensive face à cette situation.
Elle a supporté sans broncher mon dédain, mes colères injustifiées envers elle, mais surtout la fureur de mon père.
Elle a subit silencieusement sa violence, morale et physique, dans le seul et unique but de me protéger.
Son amour a été pour moi le moyen de grandir, même s'il n'a pas suffit à me rendre heureux.
Comment être heureux lorsque quelqu'un que vous aimez souffre par votre faute ?
C'est aussi illusoire que de se croire heureux sans amour.
Même si je hais ce sentiment plus que tout, je sais pertinemment qu'il est le seul capable de faire naître une bulle de bonheur.
Sans l'amour, la vie ne vaut rien, et c'est pour cela que je sais que je ne vivrai pas longtemps : je suis incapable d'aimer, je suis inapte à ressentir ce sentiment.
Ma mère était l'unique personne dans ce monde qui réussissait à faire éveiller en moi ce sentiment, cette sensation de dépendance et de tendresse.
J'aimais ma mère, comme un fils aime sa mère, avec une admiration presque sans borne.
Je l'aimais, et c'était la seule à voir en moi quelqu'un qui méritait de l'amour.
Les autres m'ont toujours vu comme un être froid et calculateur.
Et ils n'ont pas tord.
Car malgré l'indifférence haineuse que je lui porte, mon père a toujours eu une influence plus que conséquente sur mon comportement et mes idées.
Et j'en suis venu peu à peu à penser, à agir comme lui.
Je suis devenu un garçon détestable et hautain, quelqu'un qui inspire le respect et la crainte.
J'aime ça, j'aime ce que je suis devenu, car je ne me vois pas autrement. Je suis une personne qui ne ressent rien, ni la douleur physique, ni la joie. Je ne connais pas le bonheur, l'amitié. Je ne connais que l'indifférence et la souffrance glaciale, ce mal intérieur qui vous rend froid et insensible à tout, et à tous.
Je ne suis pas fais pour le bonheur, je suis un être de haine et de froideur.
Je suis comme mon père.
De ce côté…
C'est pour cette raison que, malgré cette colère à son égard, et malgré tout l'amour que je ressentais pour ma mère, j'ai toujours pensé que mon avenir était tracé : je marcherai sur les traces de mon géniteur.
Après tout, je suis comme lui…
Jusqu'à aujourd'hui…
Avant je me cachais derrière des illusions que je m'inventais pour me dissimuler la vérité.
Mais se voiler la face ne sert à rien, seulement à vous faire encore plus souffrir lorsque la vérité éclate comme une bombe, claire et sans appel, à vos yeux.
Aujourd'hui, j'ai pris conscience de la gravité de la situation.
Aujourd'hui, j'ai réalisé que ce désintérêt qu'il éprouvait envers ma mère allait bien au-delà de ça…
Aujourd'hui, la vérité s'est imposée à mon esprit, douloureusement réelle…
Mon père haïssait ma mère, au point de la tuer.
C'est lui qui l'a tué, c'est lui qui l'a éloignée de moi.
Il n'avait pas besoin de faire ça, je lui aurait obéi de toutes façons.
Il n'avait pas à le faire…
Et il n'aurait pas du…
Mon regard quitte le ciel vide, mes yeux se ferment un instant, juste le temps que la douleur disparaisse, ou qu'elle se fasse moins forte.
Je marche à pas silencieux vers mon lit.
Je suis épuisé comme jamais, si épuisé que je n'ai même pas la force de dormir.
Je sais ce qui va se passer si je ferme les yeux.
Trop d'émotions négatives, pas assez de positives.
L'image de Potter et de son corps plein de haine me vient furtivement à l'esprit, mais disparaît aussi vite qu'elle est venue.
Je m'étends sur mon lit, un vide profond m'envahit alors.
Trois légers coups frappés à la porte me sorte de ma léthargie réparatrice.
Je me redresse, remet en place mon masque d'indifférence.
« Entrez »
Rubble pénètre dans la pièce, le regard baissé.
« Excusez-moi de vous déranger, Maître… » commence-t-il en se tordant les mains.
« Rubble, je n'ai que faire de tes paroles inutiles, vas droit au but, qu'on en finisse. Je ne suis pas d'humeur à supporter tes futilités. » je soupire, las.
« Bien sûr mon Maître, je m'excuse mon Maître »
« Rubble… »
Mon ton est froid, menaçant.
« J'ai quelque chose pour monsieur mon Maître. C'est madame qui me la remis, pour que je la donne à mon Maître si jamais… »
Je me lève brusquement et rejoins à grands pas mon elfe de maison.
Celui-ci sursaute brusquement, et se couvre la tête de ses mains.
Je ne l'ai pourtant jamais frappé.
« Qu'est-ce que tu me racontes là ? Donne-moi ça tout de suite ! »
Il plonge sa main dans sa vieille chemise trouée et crasseuse, et me tend une lettre immaculée.
A peine l'ai-je prise entre mes doigts que Rubble recule, le visage toujours penché, et quitte la pièce sans un mot.
Je regarde la lettre.
Un « Draco » doré en orne l'enveloppe.
Je reconnais son écriture.
Je n'ai même pas besoin de l'ouvrir pour savoir que ce qu'elle contient est important.
Peut-être même plus qu'important.
Je me dirige vers mon fauteuil de cuir, et m'y assois lentement.
Après avoir contemplé la lettre durant de longues minutes, je me décide à ouvrir l'enveloppe.
Mon ange,
Si tu lis cette lettre, c'est que je suis partie.
Celle-ci est d'une grande importance.
C'est pour cette raison que chaque mot qui s'y trouvent s'effaceront dans dix minutes exactement.
Seul toi doit la lire.
Je suis désolée de t'avoir laissé, mais je sais que tu es fort, et que tu deviendras quelqu'un de bien.
Pas un homme froid et cruel.
Mais un homme intelligent et aimant.
Je suis fière de toi, je le serai toujours car tu ne me décevras jamais, quelques soient tes choix, puisque je sais qu'ils seront mûrement réfléchis.
Bon, passons au véritable propos de cette lettre.
Si je t'écris, c'est pour que tu m'aides.
Moi morte, je ne pourrais plus rien faire, mais toi…
Toi tu es là, tu es fort.
Tu peux m'aider.
Tu peux m'aider à le détruire, à les détruire.
Pour le mal qu'ils ont fait, et qu'ils vont faire.
Pour le mal qu'ils ont fait à des innocents, et à nous.
Je sais que ton avenir est une chose indiscutable : tu seras mangemort, et ce dans quelques mois.
Qu'espérer de plus pour un Malfoy ?
Mais en as-tu vraiment envie ?
Souhaites-tu réellement t'avilir à une cause aussi dégradante et abjecte ?
Tuer des gens, pour le simple plaisir d'un sorcier sans scrupule ni morale ? Un être ignoble et cruel ?
Veux-tu vraiment devenir un assassin ?
Aux côtés de ton père ?
Je ne peux pas t'en empêcher, je ne peux pas intervenir dans tes choix d'avenir.
Je ne peux que te conseiller.
Et te supplier.
Ne deviens pas mauvais, Draco.
Ne deviens pas comme ton père.
Aide les gens plutôt que de les tuer.
Fais les vivre plutôt que mourir.
Regarde ce qu'il a réussi faire !
Il m'a séparé de toi !
Je connais le moyen.
J'ai fait des recherches, des années de recherche pour les détruire, pour mettre un terme à cette horreur.
Et j'ai trouvé une solution, je sais comment les renverser.
Mais je ne peux me permettre de divulguer ces informations.
Alors comprends moi : j'ai jeté un sort sur les pages qui suivent cette lettre, sort qui consiste à laisser invisible ce qui y est inscrit. Seule ta volonté peut faire apparaître les mots.
Si tu veux vraiment les combattre, venger les morts et empêcher les prochaines, alors le résultat de mes recherches se révèlera à ton regard. Plus aucun doute de dois t'habiter.
Mais saches que tu joues un rôle prépondérant, qu'il n'est pas question du célèbre Harry Potter, mais uniquement de toi. Peut-être que celui-ci devra t'aider, tu dois prendre cela en compte, mais ce que j'ai trouvé ne concerne que toi.
J'espère que tu choisiras cette alternative.
Je l'espère de tout mon cœur.
N'oublie pas que mon amour pour toi est éternel.
N.
Je relis la lettre encore une fois, perdu.
A ma troisième lecture, je m'aperçois que les premières lignes se sont déjà effacées.
Elles deviennent peu à peu toutes invisibles.
Mon regard, cependant, reste accroché au parchemin.
Mon cœur bat à tout rompre, si fort que j'ai l'impression qu'il me lacère la poitrine.
Une peur sans nom me glace le sang, insidieuse et douloureuse.
Que vais-je faire ?
Cette question tourne en boucle dans mon esprit, tel un leitmotiv cruel.
Ai-je la force et le courage nécessaire pour bouleverser mon avenir, contrecarrer les projets de mon père, et de l'autre ?
Je… je ne sais pas…
Je ne sais pas !
L'envie de venger ma mère est aussi forte que cette peur qui m'étreint le corps.
Depuis toujours, dans ma tête, je suis mangemort, c'est mon avenir tracé. Je me vois grandir ainsi, au service du mage noir.
Mais ma mère me demande de faire l'inverse : les trahir, les détruire.
Me mettre de l'autre côté.
Je me redresse d'un bon et jette cette lettre, maintenant vierge, dans le feux crépitant dans la cheminée de ma chambre.
Je le regarde brûler, cherchant dans cette image la solution à mes problèmes.
Je baisse les yeux sur les deux parchemins que je sers dans mes mains crispées.
Ils sont vides de toute lettre, et leur couleur jaunie et unique me donne la nausée, une nausée faite de peur et de douleur.
Je voudrais tellement qu'ils révèlent ce qu'ils cachent, pour que je puisse décider de la tournure que doit prendre de mon futur !
Mes yeux me piquent, je papillonne des paupières pour faire partir cette désagréable impression de larmes prêtes à couler.
Je dois être fort, même si cela est difficile.
Je dois être capable de faire le bon choix.
Pliant soigneusement les parchemins vierges, je les glisse dans la poche intérieur de ma robe de sorcier, puis quitte ma chambre silencieusement.
Je rejoins celle de ma mère sans croiser âme qui vive.
Je rentre dans la pièce, toujours aussi sombre, et l'impression que cette pièce est « sans vie » devient tout à coup plus vraie que jamais.
Mu d'un mauvais pressentiment, je me dirige vers le lit presque en courant.
Ce que je craignais est arrivé : mon père est rentré.
Sur le lit ne se trouve qu'un amas de couvertures, mais aucune trace de ma mère.
Je retiens le gémissement au fond de ma gorge, et fuis cette pièce.
Je dois partir.
Je ne peux pas rester ici, sachant qu'il est là.
Je sais que ma mère n'aura pas d'enterrement.
Mon père ne voudra pas dépenser d'argent pour elle, alors il va la jeter dans la tombe familiale, et retournera à ses occupations sans un regard un arrière.
Alors il faut que je retourne à Poudlard, que je quitte cet endroit avant qu'il ne me voit.
Je range précipitamment mes affaires dans ma malle.
Rubble arrive, clopinant, et me dis de sa voix aiguë que le taxi est arrivé.
Il prend mes affaires, et nous descendons les escaliers pour rejoindre l'extérieur.
Je monte dans le carrosse magique, mon regard irrémédiablement posé sur la lande entourant le Manoir.
Je sais, je le sens, que mon père est à la fenêtre de son bureau, regardant avec une attention malsaine chacun de mes mouvements.
Je murmure un « Poudlard » au chauffeur, et dans un tourbillonnement de magie, je me retrouve à quelques mètres de l'entrée du collège.
Il fait nuit, le château est endormi, et aucun bruit ne trouble la quiétude de cet instant.
Je fais voler ma valise devant moi, et rejoint ma chambre, ne croisant qu'un Peeves somnolant.
A l'intérieur des murs de Poudlard, je me sens enfin en sécurité.
Jetant ma malle à terre, je rejoins mon lit tout habillé, une brusque fatigue s'emparant de moi.
Cependant, le sommeil ne me gagne qu'à une heure avancée de la nuit, tandis que les premières lueurs de l'aube naisse dans le ciel anglais.
A suivre…
J'espère que vous avez aimé ce chapitre.
N'hésitez pas à me faire part de vos avis sur ma fic, ça me ferait vraiment plaisir.
Merci de me lire.
Je laisse la place aux RAR, et vous dis à bientôt.
Daiya.
Niphredill : Merci pour cette première review qui m'a mise de bonne humeur ! En tout cas j'espère que tu ne seras pas déçue par la personnalité de Draco par la suite. Merci pour mon écriture, même si je ne suis pas vraiment d'accord… Mais ça me fais très plaisir quand même ! Ce chapitre 2 a mis entre parenthèses la haine entre Draco et Harry, mais cela était nécessaire pour la suite. J'espère que ce nouveau chapitre t'aura plu. Merci encore une fois. Bisous.
Aki no Sabaku : Ma chérie ! Moi contente d'être rentrée, même si c'est pour un jour et demis, car moi déprimer dans mon internat (et toi omettre de m'appeler…. Mouinn !). Bon, je vais parler normalement, je suis en Hypokhâgne tout de même ! (mdr la blague !) Merci pour cette loooooooooooongue review, comme d'habitude ! (en plus elle concerne bien ma fic quoi, ça c'est étonnant ! Mdr) Bon, je sais que t'aime pas la fin, ni celui d'après (je parle du 2) mais bon, il ne peut pas y avoir QUE des confrontation ! (non, je te dis que non !). C'est la fic que tu préfères oO ah bon ! J'aurais pas cru ! (et pis crois pas que je m'applique mieux pour elle que pour not' bébé ! C'est pas vrai du tout du tout !). J'ai fini le chapitre 3 de Destinée au fait, si tu le veux, dis le moi ;) (mais j'ai pas continué cette chèèèèèèèère séquelle mdr). Pour l'instant je bosse, après j'essaierai d'écrire un peu ;) J'espère que tu vas finir par vraiment aimer cette fic, car elle est pour toi et rien que pour toi d'abord ! (et de rien pour la dédicace, c'est la moindre des choses !). Désolée pour la longueur dérisoire, mais l'essentielle c'est ça : merci pour tout, tout, tout. Je t'adore et je suis on ne peut plus heureuse de te connaître. Gros bisous, mon petit parasite ;)
Ptit bou : Salut ! Rah, comme ça fait plaisir une tite review de toi ! Merci beaucoup ;) En effet, Draco est très spécial, je pourrais dire, et ce n'est pas près de s'arrêter (dans le prochain, c'est grave ! Mdrrr). Pour Pansy et Draco, j'ai une idée, ne t'inquiète pas, et pis c'est bien une DM/HP ;) Pour ton neurone, t'en fais pas j'ai le même que toi, on est deux alors ! Merci mile fois pour ta review. J'espère que ce nouveau chapitre ne t'a déçue. Bisouss et à dans quinze jours !
Mairylulu : Et bien merci beaucoup ;) J'espère que ce nouveau chapitre t'as plu. Bises, et peut-être à bientôt. Merci encore.
Shima-chan : Oh ! Merci mile fois pour ta review ! Tu peux pas savoir comme elle m'a fait plaisir ! Je ne sais pas si c'est un beau texte, mais en tout cas ce que tu me dis me donne envie d'écrire, et ça c'est génial ! En tout cas j'essaie au maximum de décrire les sentiments comme je les ressens, et je suis contente que tu en ais cerné la signification. Draco est quelqu'un de très complexe, et j'espère pouvoir rendre ça compréhensible, et surtout crédible. merci encore, j'espère que tu as aimé ce nouveau chapitre. Tu peux me donner ton avis, ce sera un plaisir. Bizouxx
Lyj-chan : Salut ;) Bien-sûr que je vais la remercier, en plus elle ne m'avait rien dit la méchante ! En tous cas je suis heureuse que ce premier chapitre t'ai plus. J'essaie de faire de Draco quelqu'un de complexe, de torturé. J'espère réussir. C'est vraiment la première fic que j'écris en POV, donc c'est nouveau pour moi ;) Mais j'ai très bien compris ce que tu me reprochais. Je fais passer les pensées et les sentiments de Draco avant l'action ? Et bien c'est parce que c'était le premier chapitre. Je pense que ce problème se verra moins dans le deuxième (c'est à dire celui que tu viens de lire). Mais je pense que ma fic sera toujours imprégnée par les sentiments de Draco, c'est pour cela que j'ai choisi le POV. Dis-moi si tu trouves que ça a persisté dans ce chapitre deux. Merci beaucoup pour ta review très intéressante, et utile. J'espère que tu ne seras pas deçue par la suite. Bisous.
